Nucléaire, témoignage d'Yvonne Roherig…

Il est important de suivre ce qui se passe, et se passera dans les années à venir avec le nucléaire. Une journaliste de France3 Alsace, est revenue de Tchernobyl à l’occasion d’un reportage et son témoignage fait froid dans le dos….si nous ne nous mobilisons pas, dans quelques temps, on pourrait consommer des denrées venant de zone contaminées, qui auront été déclassées pour raison économique, et pour relancer l’industrie, beaucoup voudront aller travailler dans un site soit disant sans danger, ce serait l’horreur absolue etc…c’est important et ce reportage à mon avis, avec ce qui vient d’arriver au Japon, nous allons l’attendre longtemps……………………

Bonjour à tous,

Je reviens d’un séjour de 9 jours en Russie et en Ukraine, à Novozybkov, Tchernobyl et Kiev.
J’y ai vu les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl… Il y a 25 ans.
Les russes et les ukrainiens ne disent pas catastrophe, ils parlent de cataclysme.

8 millions de personnes vivent en zone contaminée; à Novozybkov, Russie, 45 000 personnes survivent: plus d’industrie parce que la région n’attire plus les personnels qualifiés, plus d’agriculture pour cause de contamination des sols, pas de nourriture « propre » pour les plus pauvres qui ne peuvent pas l’acheter et qui se nourrissent « local », s’irradiant et perpétuant le cercle de la contamination par le césium 137. Des enfants dont le système immunitaire est affaibli, avec des problèmes de thyroïde, des familles qui vivent pour partie dans des bidonvilles là où la terre est la plus contaminée; 800 000 becquerel au m2 de césium 137 dans une cour d’école, et rien n’est fait, pas d’argent. Des solutions pourraient être mises en œuvre, mais l’UE préfère financer un sarcophage construit par le consortium français Bouygues/Vinci pour des millions d’euros.


Et les autorités qui expliquent que ces gens sont pauvres et malades parce qu’ils boivent. Ces notables, ex communistes, ultra libéraux aujourd’hui, auxquels il faut graisser la patte sans arrêt, qui font la pluie et le beau temps, ont oublié ce qu’est la misère, ce que sont les appartements collectifs (plusieurs familles, chacune dispose d’une ou de deux pièce, cuisine et sanitaires en communs, des cages d’escalier sordides, des bâtiments délabrés, et partout à l’extérieur des ordures, de la boue…).

La forêt nourricière empoisonne les gens avec ses baies et ses animaux contaminés, la double peine pour les plus pauvres.

Un hôpital dans un état de délabrement horrifiant, dont les appareils modernes et les matériaux de construction pour la rénovation sont financés par des associations françaises, italiennes, japonaises, allemandes, irlandaises… Les travaux de rénovations sont effectués par le personnel de l’hôpital pendant le temps libre… Les malades irradiés de catégorie trois -une jeune fille par exemple qualifiée par les médecins de « mini centrale nucléaire » simplement après avoir mangé du sanglier braconné dans la forêt!- doivent se rendre à Briansk, 200 km, 4h de train, pour le suivi médical… Personne n’y va, un fatalisme, un sentiment d’abandon, une tristesse comme je l’ai rarement ressenti en Europe.

A Tchernobyl et dans la ville évacuée de Pripiat, un tourisme indécent et dangereux, nous avons mesuré plus de un million de becquerels au m2 de C137 au pied de la grande roue de Pripiat. Notre guide ukrainien notait les résultats de nos mesures, pour pouvoir emmener à l’avenir les touristes sur ces endroits là et leur faire entendre le crépitement du compteur Geiger…

A Kiev, des évacués de la zone interdite qui ont tout perdu, déracinés, sans emploi, malades. Partout, des « liquidateurs » qu’on a envoyé en « héros » il y 25 ans dans la zone interdite pour tenter de limiter les dégâts… Abandonnés aujourd’hui, malades, avec des pensions de misère.

J’étais là bas pour un reportage pour France 3, accompagnant l’association alsacienne « les enfants de Tchernobyl », qui organise l’accueil d’enfants des zones contaminées dans des familles de l’est de la France. L’association n’accueille que des enfants issus de milieux très défavorisés, et j’ai pu visiter les familles russes dont un enfant viendra pour la première fois chez nous cet été. Partout, j’ai vu des enfants qui savaient que ce séjour est une chance pour eux, des parents qui étaient resté sobres le jour de notre visite pour signifier à quel point ils souhaitaient que leur enfant vienne en France pendant les vacances. Pour ces gens, faire un passeport représente une démarche inouïe, il faut aller en ville, remplir d’innombrables papiers, se séparer de leur enfant avec la peur qu’il ne préfère « sa » famille française…

Mais pendant le séjour en France, la charge corporelle en C137 des enfants diminue de 1% par jour, et c’est essentiel pour leur santé – et cela, les parents le savent.

Un dernier mot: l’Ukraine et le Belarus, ainsi que l’oblast de Briansk dans lequel est situé Novozybkov, souhaitent « tourner la page » et demandent le déclassement des zones contaminées qui seraient alors déclarées « propres. Il s’agit de rendre ces zones de nouveau attractives pour les investisseurs, puisqu’elles ne seraient plus dangereuses officiellement, il s’agit aussi de pouvoir cultiver de nouveaux les terres agricoles… et d’exporter cette production… qui serait officiellement exempte de contamination.

Des solutions pour rendre ces régions moins dangereuses et du coup économiquement viables existent, travailler la terre, décontaminer les cours d’école, reloger les habitants dans des maisons salubres, interdire efficacement la cueillette de baies et la chasse dans les forêts, procurer de la nourriture propre aux habitants les plus pauvres etc. Pour des investissements minimes… Mais le monde a les yeux braqués sur le sarcophage de Tchernobyl, que beaucoup de spécialistes critiquent. J`étais à la centrale, là bas, on entend parler français partout: l’INRS est là pour des études sur la santé (les humains sont traités en cobayes, s’indignent les médecins locaux!), Vinci et Bouygues, Alsthom, Areva… A terme, plus d’un milliard d’euros qui peut retomber dans la poche de ces entreprises, de la France, VRP du nucléaire.

C’était il y a 25 ans, et ce n’est pas fini. La contamination des enfants là bas n’a cessé d’augmenter, dans toutes les zones contaminées. Quel est leur avenir?

Au Japon, ce n’est qu’un début.

Même désinformation qu’il y a 25 ans, même désarroi des autorités… et en France, il est « indécent » de débattre du nucléaire?

La France, une démocratie qui n’a jamais vu de débat sur la politique du nucléaire civil à l’Assemblée Nationale… Que font nos représentants?

Le risque est-il calculable? Est-il gérable? Peut-on froidement condamner la population vivant à proximité d’une centrale, et des millions d’autres contaminés plus légèrement, en cas d’accident?

J’ai pu le voir en Russie et en Ukraine, l’accident nucléaire a des conséquences qui vont bien au delà du problème technique. Il génère un traumatisme social collectif, il a des conséquences durables sur la santé, l’économie, la vie politique.

Voici donc ma contribution au débat lancé sur le groupe.

Yvonne Roehrig
Journaliste France 3 Alsace

source http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/temoignage-edifiant

  • Jean MOLINS

    Cet article est tellement poignant qu’il mériterait d’être lu par nos politiques ainsi que par un grand éventail de personnes afin qu’une majorité se dégage pour lutter contre cette monstruosité nucléaire ou atomique. Il faut tout faire pour éviter des nouvelles catastrophes et la seule solution est l’arrêt des centrales.
    Comme complément à cette expérience vécue par Madame Yvonne Roehrig, je ne saurais que recommander le livre « La supplication Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse » écrit par Svetlana Alexievitch.
    Plus que jamais je me sens japonais car leur détresse dépasse l’imaginable.

    • BRED

      nos politiques n’ont pas besoin de lire cet article ils sont parfaitement au courant, mais surtout il ne faut pas que cela se sache, sinon des millions de Français et autres peuples du monde entier descendraient dans la rue pour demander le sortir du nucléaire. C’est donc à nous qu’il appartient de faire suivre (via internet) tous ces articles qui eux dévoilent la vérité, et aussi en discutant avec d’autres personnes. Je le fais chaque jour avec ma fille, et comme elle me dit « les gens se demandent si on a pas un problème, à force de rabâcher la même chose ». Mais nous nous en moquons, il est vital pour la planète que la vérité sur le nucléaire éclate au grand jour. Continuons, nous sommes sur la bonne voix, on a jamais autant parlé du nucléaire. C’est pour moi un devoir envers ce peuple de Tchernobyl, de Fukushima, de Three Mile Island, de faire savoir l’horreur qu’ils vivent. Il faut informer les 90 millions de personnes dans le monde qui vivent dans un périmètre de 30km d’une centrale nucléaire et enfin protéger les générations futures, le comble étant qu’il existe d’autres énergies qui sont renouvelables.

  • myvong

    On a laissé le système capitaliste s’encrer et nos politiques de ce fait, se gaver! ça c’est une contamination qui fait boule de neige. Celle-ci grossit GROSSIT pour atteindre les plus petites classes!! c’est foutu…….de chez foutu!!. Ce témoignage est terrible, cette photo me tire les larmes. C’est l’image de notre future et de celui de nos enfants. Soit on continue à ne rien faire et on est complices soit « 1 jour » on arrête tous de travailler, consommer, regarder la télé pour dire STOP à tout ça, pour revivre simplement plus proche de la terre et de l’être humain.
    Il suffit de fixer une date!! allez…….. je suis le n°1 qui veut le faire avec moi ?

  • Il n’y a rien à rajouter, j’ai du voir plus d’une dizaine de reportages sur Tchernobyl, sans parler de toutes les pages de lues, parcourues, c’est l’horreur totale et le plus utile pour les puissances en place, c’est la mémoire courte de certains! Combien ont « oublié » car c’est passé, ce n’est plus d’actualité pour eux, il n’y a pas de rapport entre cela et Fukushima, etc….

  • Jean MOLINS

    On y va?. En 1964 j’ai passé mon permis de conduire et jamais j’ai eu de voiture. Moi, mon épouse et mes enfants, tous, nous sommes sans voiture. Pas de portable… Certaines personnes me demandent : « Comment vous faîtes quand vous êtes en montagne? Et s’il vous arrive un accident »?. Alors je leur réponds: Je fais pareil qu’il y a vingt-cinq ans. Ils restent muets. Malgré tout, je suis dans cette société de consommation que petit à petit je laisserai tomber pour aller admirer les merveilles de la vie, de la nature et tant des choses d’une valeur incalculable que, dès nos jours peut de personnes s’y attardent. Plus tard, la nature fera sa sélection… Par le passé, les êtres qui n’ont pas su s’y adapter ont tout simplement disparu de la croûte terrestre. On a trouvé des fossiles!.

  • La plus grande bétonnière navigue… vers le JAPON – Mike Adams Natural News

    http://fr.sott.net

    À Fukushima, les tribulations s’aggravent toujours.
    Voici les plus importantes évolutions de la journée :
    – Selon un expert en nucléaire, il faudra 50 à 100 ANS avant que les barres irradiées de Fukushima soient suffisamment froides pour être retirées du site.
    Pendant ce temps-là, il faudra continuer à inonder le combustible, et cela crée de l’eau hautement radioactive qui est rejetée directement dans l’océan.
    Voilà pourquoi nous envisageons, désormais, l’éventualité d’une fuite radioactive perdurant un siècle.
    – Sous la centrale nucléaire de Fukushima, la nappe phréatique affiche désormais
    10.000 fois le niveau de radioactivité normalement admis par les autorités.
    Ça provient de l’iode-131 détecté à 15 mètres en-dessous de l’un des réacteurs.
    – Vous avez sans doute déjà entendu dire que le recours à des robots a été tenté pour aider la résolution du cataclysme de Fukushima, mais ces efforts ont échoué.
    En outre, qui a besoin de robots quand on peut tout bonnement payer des hommes pour faire le même job mortel ?
    Reuters rapporte aujourd’hui qu’une entreprise zunienne recrute des employés zuniens pour aller à Fukushima et travailler là-bas dans l’équipe qui s’échine à sauver les réacteurs.
    Pourquoi quelqu’un approuverait de faire un truc pareil ?
    Parce-que, si vous pouvez les croire, ils ont promis de payer un supplément.
    Vous devez naturellement vous demander comment des gens peuvent s’imaginer qu’ils dépenseront toute cette rallonge de fric s’ils sont à moitié clamsés, contaminés par les radiations. Oui mais, en étant payés une roupie pour chaque millirem de rayonnement absorbé, ils pourraient bientôt être les nouveaux millionnaires de Fukushima !
    – La plus grande bétonnière du monde navigue vers le JAPON pour participer à un plan qui ne peut être que le début de l’abdication totale à Fukushima.
    Le besoin d’amener une grande quantité de béton s’explique uniquement par l’ensevelissement de la Centrale sous un sarcophage géant, comme à Tchernobyl.
    Mais qui continuera à pulvériser de l’eau sur les barres de combustible Nucléaire pendant ce temps-là ? (Personne ne sait…) .
    – À cause des joyeusetés à Fukushima, Tokyo connaîtra des pannes d’électricité pendant tout l’été. Le courant a été réduit d’environ 20 pour cent à Tokyo à cause du désastre de Fukushima.
    – Les liquidateurs de Fukushima, qui tentent désespérément de reprendre le contrôle des réacteurs, disent s’attendre à claboter du fait de l’exposition répétée à des radiations extrêmement scrogneugneuses.
    Ah ! Sauf que des contradicteurs racontent que le rayonnement à Fukushima est sans danger et que personne n’a même été esquinté par lui ! (Sérieusement…)
    – Souvenez-vous que les autorités sanitaires beuglent depuis des lustres que s’exposer au Soleil est potentiellement mortel à cause de ses rayons. Et on nous raconte maintenant que les retombées de Fukushima sont sont totalement inoffensives !
    Penser que le danger ne vient que du Soleil, pas de la fusion des barres de combustible Nucléaire. Ça vous va comme Politique de Santé publique ?
    Suivez : NaturalNews.com
    pour encore d’autres reportages journaliers sur la descente aux enfers à Fukushima.

  • Phosphorescente

    on paye les conséquences de « il ne se passe rien » de « tout va bien » « le nuage s’arrête à nos frontières »
    pour nous prouver tout celà, notre président s’est rendu au Japon QUELQUES HEURES (après avoir pris une bonne dose d’iode probablement)
    pour rassurer nos compatriotes leur disant « tout va bien »
    et les français interrogés à l’ambassade se disaient RASSURES

    Je les trouve COURAGEUX

    Je trouve pas courageux du tout ceux qui n’osent pas nous dire que c’est grave

  • Accident de FUKUSHIMA : radioactivité en baisse dans l’AIR en FRANCE.

    PARIS – Les concentrations mesurées en FRANCE d’éléments radioactifs provenant de la centrale japonaise de FUKUSHIMA sont en diminution dans l’AIR sur les derniers jours,
    a annoncé samedi l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN).
    L’IRSN a rappelé, dans un Communiqué, que les concentrations mesurées en FRANCE dans les différents milieux surveillés :
    – (AIR, VEGETAUX, EAU de PLUIE, LAIT)
    « sont très faibles et ne présentent AUCUN DANGER Environnemental ou Sanitaire, même en cas de persistance dans la durée ».
    L’IRSN confirme :
    – « Une présence généralisée de traces d’iode 131 en France » MAIS
    – « on note une tendance à la diminution de la radioactivité dans l’AIR »
    au cours des derniers jours, a précisé à l’AFP Jean-Marc Peres, responsable de la surveillance à l’Institut.
    En fonction des endroits, les concentrations les plus importantes dans l’air ont été détectées « entre le 29 et le 31 avril », selon ce Responsable.
    Dans le communiqué, l’IRSN souligne par ailleurs que
    – « la présence d’iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d’EAU de PLUIE, de LAIT et de VEGETAUX »
    mais à des niveaux SANS DANGER pour la Santé et l’Environnement.
    « De l’iode 131 est notamment détecté à l’état de TRACES dans des échantillons de LAIT de VACHE prélevés :
    ** en Essonne (0,09 becquerel/litre) et
    ** en Vendée (0,15 becquerel/litre) », précise l’Institut.
    Les Premières TRACES d’éléments RADIOACTIFS issus de l’accident Nucléaire de FUKUSHIMA, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars, avaient été enregistrées le 24 Mars en FRANCE, rappelle l’IRSN.
    Romandie News.ch – 2 Avril 2011.

  • L’uranium : = les pastilles à iode….
    J’avais lu… si c’est vrai ? – TCHERNOBYL, il n’y avait QUE de l’URANIUM « PAS de PLUTONIUM » !
    PLUTONIUM : mélangé à l’uranium = 6 REACTEURS « au MOX » au JAPON :
    J’ai lu : 24’000 ans et
    j’ai lu : 240’000 ans de demi-vie…
    Je comprends qu’ils n’osent pas en parler, tellement c’est terrible !
    Ils laissent venir les Evénements…

  • Des radiations dans le lait en Arizona, après Washington et Californie.
    SPREAD THE TRUTH – 2 Apr 2011.

    Des traces de radiation trouvées dans le lait en Arizona
    Des niveaux détectables d’iode radioactive ont été retrouvés dans le lait de l’État de Washington et en Californie la semaine dernière.
    Jeudi, les autorités de la santé publique en Arizona ont retrouvé les mêmes niveaux dans le lait, mais se voulait rassurantes en disant qu’il ne faut pas s’inquiéter.
    Will Humble qui est directeur du département de la Santé en Arizona ajoute : « Si vous ne pouvez pas voir, sentir, entendre ou toucher quelque chose, cela fait peur.
    La radiation est autour de nous chaque jour en très petite quantité et de façon inoffensive. Ce n’est rien d’alarmant ou de significatif pour la population, rien qu’une mère ne peut faire ».
    Des quantités d’Iodine-131, probablement provoquées par la retombé nucléaire du Japon, ont été retrouvées dans des échantillons de lait en Arizona. Ces quantités sont minimes et sans danger. Elles sont simplement détectables par le département de la Santé.
    Clayton Danzeisen, qui est propriétaire de Danzeisen Dairy à Phoenix ajoute :
    « Le lait est une source de nourriture très encadrée et réglementée. Il y a environ
    190’000 vaches laitières dans l’État et nous en possédons 2’500 ».
    Ses vaches produisent 24’000 gallons de lait par jour.
    Des pluies récentes ont peut-être fait tomber de l’Iodine dans leur réserve de nourriture. Malgré cela, M.Danzeisen n’est pas du tout inquiet des résultats trouvés cette semaine.
    « C’est si petit que ça ne peut pas affecter la qualité du lait ».
    Humble dit que les niveaux trouvés dans le lait sont si petits qu’aucune intervention ou action n’est nécessaire.
    Dans les faits, d’autres experts disent que les niveaux sont 5’000 fois plus bas que le seuil d’intervention.
    Humble rajoute : « C’est juste intéressant que nous sommes tous sur cette Terre ensemble et qu’un événement qui se produit à l’autre bout du monde soit détectable jusqu’ici ».
    Le département de la Santé va tout de même continuer à évaluer la situation en raison des résultats trouvés cette semaine. Ils sont d’Avis que les taux chuteront dans les prochains jours.
    Traduction par Stéphanie. Merci aussi à Ewen !
    Source :
    http://www.kpho.com/news/27397508/detail.html
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    Ce que je sais, c’est que quelques MICROGRAMMES en PARTICULES de PLUTONIUM ingéré, TUE !
    Personne ne peut rien faire, alors autant ne pas alarmer les gens.
    Rien de pire que le PLUTONIUM !

  • COMMUNIQUE DE PRESSE 17 avril 2011
    L’association « Les Enfants de Tchernobyl » apporte les preuves
    que la catastrophe de Tchernobyl se déroule aujourd’hui en 2011 !

    Une délégation de responsables français et ukrainiens de l’association humanitaire alsacienne « LES ENFANTS DE TCHERNOBYL » vient de rentrer d’une mission dans les régions du sud-ouest de la Russie fortement contaminées par les retombées radioactives de Tchernobyl.
    Les 15 participants de la mission « Tchernobyl, 25 années de catastrophe » avaient un double objectif humanitaire et scientifique : évaluer la situation sur le terrain plus de 25 années après l’explosion du réacteur ukrainien le 26 avril 1986.
    Quatre journalistes français et deux belges ont suivi la délégation durant ce séjour en Russie des « Enfants de Tchernobyl ». André Paris, scientifique, auteur de l’ouvrage de référence « Contaminations radioactives France et Europe » accompagnait l’équipe franco-belgo-russo-belarusso-ukrainienne muni d’un spectromètre gamma très performant pour évaluer la contamination en césium 137 de la couche superficielle des sols.
    Si l’association française a également sillonné la « Zone d’exclusion de Tchernobyl » en Ukraine, elle s’est essentiellement attardée à Novozybkov, une ville russe située à 200 km de la centrale nucléaire accidentée où vivent près de 45 000 habitants. En partenariat avec les autorités municipales de cette ville, l’équipe française s’est chargée de faire durant 5 jours des mesures de radioactivité des sols dans une cinquantaine d’endroits : en ville, dans les potagers, au parc municipal, près des usines, dans les espaces verts des écoles, dans les bois proches, aux abords des habitations individuelles et collectives,…
    Et les mesures sont sans appel. Partout, les chiffres s’affolent sur le compteur. Rares sont les zones décontaminées. La moyenne, avec des pics à 3 millions de becquerels par mètre carré (Bq/m2) là où se déversent les gouttières, donne environ 250 000 Bq/m² de césium 137…soit autant que dans la zone interdite de Tchernobyl située à près de 200 km de Novozybkov !

    L’essentiel de la contamination de la population se fait par les aliments. Qu’elle provienne du jardin, du marché ou d’une nature généreuse, la nourriture (légumes, lait, champignons, baies, gibier et poissons) est contaminée par le césium 137 radioactif qui s’est déposé en surface dans les jardins, les bois et sur les pâturages. Les habitants consomment les légumes du potager, on donne le lait des vaches aux enfants, on cueille les baies et les champignons dans une forêt qui accuse des contaminations en césium de l’ordre de 500 000 à 1 million de Bq/m². Les radionucléides stockés dans le sol contaminent les aliments par le biais de la chaîne alimentaire.
    Les populations prennent du bois contaminé par la radioactivité dans les forêts. Ce bois chauffe la maison et alimente le poêle de la cuisine. La pièce la plus chargée en radioactivité est donc souvent la cuisine. Les cendres servent d’engrais, ce qui entretient et amplifie la contamination du potager.
    En juillet et en août 2010, tous les enfants ukrainiens et russes invités à séjourner en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » étaient contaminés par du césium 137 dans leur organisme, mis en évidence par les mesures réalisées (aux frais de l’ONG) par l’Académie des Sciences d’Ukraine à Kiev. Certains des enfants mesurés, qui n’étaient pas nés en 1986 au moment de l’explosion du réacteur de Tchernobyl, avaient dans leur corps l’été dernier autant de césium 137 radioactif que leurs parents 24 ans plus tôt. Des mesures faites avant leur départ d’Ukraine, il ressort que la majorité des enfants avaient plusieurs centaines de becquerels (Bq) dans leur organisme, 11 d’entre eux plus de 2 000 Bq, 3 plus de 10 000 Bq et une des jeunes Ukrainiennes 19 645 Bq de césium 137.

    A l’hôpital de Novozybkov, en ce printemps 2011, les pathologies et maladies sont multiples.
    Depuis 1986, des milliers d’études ont mis en évidence dans les pays touchés une augmentation sensible de tous les types de cancer, ainsi que des maladies des voies respiratoires, des affections cardiovasculaires, gastro-intestinales, génito-urinaires, endocriniennes, immunitaires, des atteintes des systèmes lymphatiques et nerveux, de la mortalité prénatale, périnatale et infantile, des avortements spontanés, des malformations et anomalies génétiques, des perturbations ou des retards du développement mental, des maladies neuropsychologiques et des cas de cécité.

    Il y a peu de temps, l’« Académie des sciences de New York » a publié le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à la suite de l’accident de Tchernobyl. Cet ouvrage met à la disposition du lecteur une grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés : le Bélarus, la Russie et l’Ukraine. Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki ; que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Des 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts.
    Si les conséquences sanitaires et environnementales laissent les technocrates de marbre, la facture économique finale, elle, devrait les émouvoir. Pour les vingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe pour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, ce qui, rapporté au coût de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2 000 milliards d’euros.

    En dissimulant aux populations les conséquences sanitaires et écologiques de l’accident de Tchernobyl, les dirigeants des grandes puissances participent à la désinformation cinquantenaire dont bénéficie l’industrie nucléaire, aussi bien civile que militaire. Cette stratégie, car c’en est une, est coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), porte-parole de l’establishment nucléaire, grâce à la promotion d’une pseudo science sur les effets des contaminations radioactives. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en est, hélas, partie prenante, du fait de l’accord signé en 1959 entre les deux agences. Ce document interdit à l’OMS d’informer les populations sur les effets des rayonnements ionisants pour les humains sans l’aval de l’AIEA.
    Cette attitude coupable conduit à la disparition des mesures et des comportements de radioprotection et engendrent de fait des situations sanitaires dramatiques pour les populations de Novozybkov. Alors que la radioactivité des sols baisse naturellement lentement, la charge corporelle en composés radioactifs de l’organisme des habitants augmente.
    La gestion du dossier de Tchernobyl est devenue un enjeu majeur, scientifique, social, médical, technologique, financier mais aussi d’information et de communication. Vingt-cinq ans après l’explosion du 26 avril 1986, les promoteurs du nucléaire auraient volontiers tourné la page de Tchernobyl, mais les évènements de Fukushima sont venus douloureusement leur rappeler qu’on ne peut se voiler la face. L’association « Les Enfants de Tchernobyl » apporte les preuves que la catastrophe de Tchernobyl se déroule aujourd’hui en 2011 !

    Les mesures des sols réalisées par les bénévoles français sous les regards des autorités locales et des journalistes français, belges et russes mettent en évidence un indiscutable et important risque sanitaire encouru par les populations russes qui continuent de vivre sur des territoires contaminés par les retombées radioactives, en particulier le césium 137 qui reste très présent.
    Les témoignages, les mesures scientifiques et les documents rapportés de leur mission par les responsables de l’association « Les Enfants de Tchernobyl » prouvent que, plus de 25 années après l’explosion du réacteur N°4 de Tchernobyl, une mobilisation réelle, sincère et efficace de la communauté internationale s’avère urgente et indispensable pour protéger et aider les victimes de Tchernobyl. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité !
    Pour sa part, l’association « Les Enfants de Tchernobyl » dont le siège se situe à Pulversheim (Haut-Rhin) continuera d’apporter une aide aux populations russes de Novozybkov tout en poursuivant son soutien aux « Enfants de Tchernobyl » qui vivent au nord de l’Ukraine et au Bélarus, les deux autres principales républiques victimes de cette catastrophe qui se poursuit.
    L’association lance un appel aux dons pour financer ses nombreux projets.
    Association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL
    1 A rue de Lorraine 68840 PULVERSHEIM / France
    Tel : 03 89 40 26 33
    Courriel : les.enfants.de.tchernobyl@wanadoo.fr
    Site internet : http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr