La France aurait-elle protégé la famille de Ben Ali?

Ce n’est qu’un petit scandale de plus qui vient arroser le gouvernement, la fontaine est pleine mais il y a encore des cuves à déverser dirait-on…Il s’agit des neveux de Ben Ali, joyeux démocrate bien connu aux yeux des parvenus nationaux qui nous servent de politiciens qui ont trempé dans une affaire de trafic de yachts, la bouée qui aurait permis d’éviter la noyade dans une prison française étant Michelle Alliot Marie, nous allons finir par nous lasser, cela devient d’une banalité tous ces scandales…

Huit prévenus avaient été jugés à Ajajcio. Imed et Moez Trabelsi, ainsi qu’un autre ressortissant tunisien Naoufel Ben Mohamed el Habib n’avaient pas été cités par le parquet d’Ajaccio. Ils avaient été condamnés à des peines allant de six mois à deux ans de prison. Pierre-Antoine Fournil

Des neveux de Ben Ali mis en examen dans une affaire de vols de yachts entre la Côte d’Azur et la Corse n’ont jamais été cités à comparaître : une nouvelle affaire tunisienne pour MAM, garde des Sceaux à l’époque ?

Impliqués dans un trafic de yachts de luxe entre la France et la Tunisie, Imed et Moez Trabelsi n’ont jamais été jugés en France. En septembre 2009, ces deux neveux de l’ancien président tunisien Ben Ali avaient pourtant été mis en examen par un juge d’instruction en Corse pour vol aggravé.

Pendant l’instruction, les deux hommes avaient été présentés comme les commanditaires des vols de bateaux. Renvoyés devant la justice, Imed et Moez Trabelsi n’ont bizarrement jamais été cités par le parquet.

« Le procureur a expliqué qu’au plus haut niveau des assurances avaient été données pour qu’une instruction soit menée en Tunisie et qu’ils soient jugés là-bas », affirme aujourd’hui Me Michel Mas, avocat d’un commerçant toulonnais condamné dans cette affaire.

« Le code de procédure pénale fait obligation de citer les prévenus »

Saisi de cet incident, le tribunal avait estimé dans le rendu de son jugement que le « parquet n’a pas fait citer ces prévenus (…) alors que le Code de procédure pénale lui en fait l’obligation ».

« Il y a un déni total du juge français et aucune indépendance du parquet », martèle l’avocat toulonnais.

A l’époque, Michèle Alliot-Marie n’était autre que la garde des Sceaux.

Source: var matin