Des déchets radio-actifs dans les matériaux de construction, une arnaque politique?

Une sacrément belle arnaque!!! Je me souvient qu’à l’époque Voltigeur et moi avions réagit sur cette information, scandalisés que nous étions au sujet d’un projet de loi autorisant la présence de déchets radio-actifs dans les matériaux ainsi que dans les objets de grande consommation, une aberration quand on sait que chacun d’entre nous pourrions finir irradiés sans même le savoir, ce projet était déjà complètement criminel et irresponsable! Bref, nous avions imaginé un avenir bien sombre….


L’air de rien, les industriels vont pouvoir, tout à fait légalement, introduire de la radioactivité dans des objets de la vie courante.

C’est ce qInfo signalée par un internauteue permet un discret arrêté signé par trois ministères en mai dernier, et attaqué devant le Conseil d’Etat.

Depuis 2002 et « après une longue bataille », se souvient la directrice de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) Corinne Castagnier, le code de la Santé publique s’était doté d’articles protégeant le grand public contre la présence de radionucléides [éléments qui émettent des rayonnements ionisants] dans les aliments, les biens de consommation et les matériaux de construction.

Des dérogations étaient bien prévues dans un autre article, mais sans l’arrêté définissant leurs modalités, elles étaient inapplicables. La Criirad avait obtenu l’engagement que l’arrêté ne paraîtrait jamais… ce qui est néanmoins arrivé en mai dernier.

Pour la Criirad, l’arrêté est « laxiste ». Il ne fait que « préciser ce qui était déjà possible et mettre des verrous », plaide au contraire le ministère de l’Environnement.

Photo : radioactivité

La Criirad a déposé en juillet un recours devant le Conseil d’Etat pour le faire annuler. Un premier rendez-vous entre l’association et les services de Jean-Louis Borloo doit avoir lieu lundi prochain.

Avis défavorable de l’Autorité de sûreté

L’arrêté ouvre la possibilité d’introduire des substances radioactives dans tout, sauf les aliments, les cosmétiques, les bijoux et les produits en contact avec les aliments.

Certes, comme le reconnaît Corinne Castagnier, des substances radioactives étaient déjà disséminées dans le domaine public :

« Il y a du radium 226 dans les paratonnerres, de l’américium 241 dans des millions de détecteurs de fumée âgés ; et chez les particuliers on trouve du radium ou de l’uranium, dans des réveils, des montres, des carreaux en céramique… »

Article complet sur: rue89.com


Le journal libération avait également fait un article sur le sujet:

«C’est irresponsable, criminel.» Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), ne mâche pas ses mots. Objet de son ire : un arrêté interministériel, paru au Journal officiel le 14 mai 2009 qui, selon la Criirad, ouvre une dérogation à l’interdiction, inscrite dans le code de santé publique depuis 2002, d’utiliser ou d’ajouter des substances radioactives dans les matériaux de construction et biens de consommation.

En bref, les industriels peuvent désormais écouler leurs déchets radioactifs en les mixant à d’autres matériaux et en faire des gravats ou du ciment. «La porte ouverte à l’éparpillement de la pollution radioactive», s’inquiète Desbordes, et un risque pour la santé publique : «Inclure des substances, même faiblement radioactives, dans la nature, c’est accroître le risque de cancers».

Suite de l’article sur: liberation.fr


Moi-même je me suis fait leurrer, ce n’est qu’en découvrant un reportage datant de 2009 que je ne connaissait pas que j’ai compris le vrai problème, ce projet de loi n’était pas là pour préparer l’avenir mais pour enterrer le passé, un scandale bien gênant, les terrains sont radioactifs depuis longtemps, de nombreuses régions de France ont accueillie des déchets nucléaires ensevelis sous des stades, des parkings, contaminant au passage ceux qui s’y trouvent, hommes, femmes, enfants, animaux, etc…. Je vous met l’article que j’ai trouvé sur le sujet:

Controverse autour de l’émission « Le scandale de la France contaminée » sur France 3
Site internet d’Europe 1

Créé le 29/01/09 – Dernière mise à jour à 12h35

Le 11 février, le nouveau numéro du magazine « Pièces à conviction » sur France 3 évoquera « le scandale de la France contaminée ». Pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France. Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l’enquête est « contraire à la déontologie ».

Le groupe Areva a annoncé jeudi son intention de saisir le Conseil supérieur de l’audiovisuel à propos de l’émission de France 3, « Picèes à conviction ». Dans un communiqué, Areva, qui a eu connaissance par la presse de la teneur des reportages proposés, estime « pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu’il ne se soit exprimé ». Les producteurs de l’émission ont cependant prévu un entretien avec le porte-parole du groupe, qui doit être enregistré vendredi et inséré dans l’émission. Se référant aux informations de presse, Areva exprime « le sentiment que le magazine est d’ores et déjà bouclé, à charge contre le groupe Areva ». Lionel de Coninck, rédacteur en chef de « Pièces à conviction », a assuré qu’il ne s’agissait « en aucun cas de présupposer ce qui va être dit dans l’émission ». Selon lui, ce qui a été dit dans le reportage de la position d’Areva est « basé sur ce que dit Areva depuis des dizaines d’années sur le sujet ».

Le sujet de la controverse : l’émission qui défend l’idée selon laquelle, en toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines d’années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants, sans aucune mise en garde sur les risques encourus. C’est cette situation que France 3 évoquera dans son magazine « Pièces à conviction » le 11 février prochain. Avec une édition intitulée « Le scandale de la France contaminée ».

Le magazine s’ouvrira sur un reportage à Gueugnon, en Saône-et-Loire. Sur le parking d’un stade, le détecteur de radiation d’un spécialiste de la Criirad (Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un « parcours de santé ». Gueugnon est « la toute dernière ville ayant découvert qu’elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs », selon Elise Lucet, présentatrice du magazine.

Au total, selon les enquêteurs du magazine, entre 1945 et 2001 plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière. L’enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs. Négligence ou véritable « omerta » des pouvoirs publics ? Une pierre radioactive à la main en guise d’argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, qui sera interrogé séparément.

Malgré le fait que les mines d’uranium françaises ne soient plus en activité depuis plusieurs années, cette pollution qu’il s’agisse de minerais « stériles » (trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d’autres résidus de l’activité minière, peut s’avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs du magazine. Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l’hypothèse d’une exposition prolongée évoquée par l’émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n’a pas souhaité apparaître dans l’émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau. Anne Lauvergeon, d’autre part, sera récompensée par le trophée des « Créateurs sans frontières » pour son action en faveur du rayonnement de la France à l’étranger. Ironique pour quelqu’un qui participe à l’irradiation intérieure de la France.

Déchets d’uranium : le cri d’alarme de « Pièces à conviction » – PARIS –

Par centaines de millions de tonnes dispersées dans toute la France, les déchets d’uranium contaminent le territoire dans l’indifférence et la négligence générales : c’est la thèse défendue par le magazine télévisé « Pièces à conviction ».

Pour son numéro du 11 février, le magazine d’information de France 3 évoque « le scandale de la France contaminée » par les déchets radioactifs, résidus des mines d’uranium.

Un reportage à Gueugnon, localité tranquille de Saône-et-Loire, ouvre le magazine. Sur le parking d’un stade, le détecteur de radiation d’un spécialiste de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant, qui a même accueilli un temps un « parcours de santé ».
Gueugnon est « la toute dernière ville ayant découvert qu’elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs », selon Elise Lucet, présentatrice de ce magazine que France 3 a réalisé en coopération avec la société de production Ligne de Mire. La ville, qui avait abrité une usine de traitement d’uranium, n’a découvert qu’en mars 2007 qu’elle était victime de cette contamination.
Les mines d’uranium françaises ne sont plus en activité depuis plusieurs années. Mais cette pollution, qu’il s’agisse de « stériles » (minerai trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d’autres résidus de l’activité minière, peut s’avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs de « Pièces à conviction ».

Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l’hypothèse d’une exposition prolongée évoquée par l’émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n’a pas souhaité apparaître dans l’émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau.

Au total, selon les enquêteurs du magazine, plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière.
L’enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs.

Négligence ou véritable « omerta » des pouvoirs publics ?
Une pierre radioactive à la main en guise d’argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, qui sera interrogé séparément.
(©AFP / 29 janvier 2009 08h23)

Source: econologie.com


Maintenant, je ne suis pas en mesure de proposer le reportage dans son intégralité sur le blog, mais il est disponible sur le site agoravox.tv, en cliquant sur le lien vous pourrez y accéder et regarder l’ampleur de la catastrophe! Là chapeau bas les politiciens, au lieu d’assainir tout cela et de vous occuper de la santé de vos concitoyens, vous préférez fermer les yeux et recourir à une loi qui permettra de vous sortir d’affaire, là on touche le fond au niveau honnêteté et respectabilité!!!


POUR LE REPORTAGE, CLIQUEZ SUR CE LIEN