Textes incontournables !

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13 commentaires

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Suite à la diffusion de l’article l’exclusion, un métier d’avenir ?, je mets à votre disposition ici les onze tapuscrits issus du blog « web’xclusion », retranscrits en version PDF. Son auteur, « A. Nonyme », ayant quitté la toile pour rejoindre la rue, parti sans laisser d’adresse, il nous lègue onze magnifiques textes empreints d’humour sur les conditions de vie des « sans-rien ».

    Quelques commentaires de Moutons Enragés :

    « … c’est le genre d’humour qui te prend aux tripes…
    C’est remarquablement bien écrit ! » (Gieller)

    « … c’est super bien écrit, intelligent, percutant. l’auteur décrit la rue sans fioriture ni complaisance. Il n’est ni dans la dénonciation ni dans l’émotionnel, c’est un constat, un croquis instantanée de notre société qui laisse songeur. » (Baron maudit)

    « Franchement merci de me le faire découvrir … Il faudrait même le pousser à publier, y en aurait des travailleurs sociaux et gens qui auraient besoin de ce rappel ! » (AvocatDuDiable)

    Les 11 PDF à lire et partager :
    01 > La rue (sans domicile fixe)
    02 > La taule (journée portes ouvertes)
    03 > (A venir)
    04 > (A venir)
    05 > (A venir)
    06 > (A venir)
    07 > (A venir)
    08 > (A venir)
    09 > (A venir)
    10 > (A venir)
    11 > (A venir)

    Lien direct vers le blog web’xclusion

    Catégories: société – réflexion

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Cette affiche fera hérisser le poil de certains d’entre vous, mais en fera peut-être réfléchir d’autres … http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

    Catégories: politique – réflexion

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    S’informer c’est ouvrir son esprit à la réflexion, au débat et à l’analyse pour avancer un peu plus chaque jour dans la compréhension de notre monde …

    M.G.

    Quand la CIA finançait la construction Européenne – Par Rémi Kauffer

    Un texte de Rémi Kauffer, publié en 2003 dans la revue Historia
    (revue mensuelle de vulgarisation consacrée à l’histoire)

    Catégories: politique – réflexion

  • Le manifeste de l’anarchie

    « Ah! oui, j’entends. Le mot est mal sonnant; vous l’avez jusqu’à ce jour appliqué à ceux qui ne se contentaient pas de leur bien propre, à ceux qui attiraient à eux le bien d’autrui; mais ces gens-là sont dans l’ordre humain, c’est vous qui n’y êtes pas. En vous plaignant de leur rapacité, savez-vous ce que vous faites? Vous constatez votre imbécillité.
    Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans! Eh bien vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves: là où nul n’obéit, personne ne commande.

    Écoutez bien ceci: le dogme de la résignation, de l’abnégation, de la renonciation de soi a été prêché aux populations.

    Anselme Bellegarrigue

    https://www.panarchy.org/bellegarrigue/manifesto.html

  • Voltigeur Voltigeur

    Un petit coup de pouce pour un nouveau site sympathique

    https://anonymster.com/fr/

  • La prodigieuse aventure des plantes ; De Jean Marie Pelt et Jean Pierre Cuny.

    Présentation :

    « Les extraordinaires et véridiques tribulations des plantes racontées
    grâce à la complicité d’un homme de science et d’un autre de la rue,
    et tendant à montrer qu’elles ressemblent étrangement aux tribulations des Hommes! …
    Ces plantes immobiles et silencieuses, en quoi nous ressemblent-elles?
    Comme les animaux, elles ont vécu une grande épopée, celle de l’évolution.
    Comme nous, elles ont une histoire. A les voir vivre,
    on découvre chez elles des  » moeurs  » et des  » comportements  »
    qui sont aussi les nôtres… … Certes, je mesure les risques
    d’une telle initiative et les critiques qu’elle ne manquera pas de susciter:
    prétendre trouver des analogies de  » comportements  » entre les plantes et nous
    paraîtra à certains saugrenu! D’autres crieront au scandale,
    refusant de voir l’homme se commettre avec des êtres
    juste bons à sécher dans des herbiers
    ou à exhiber leurs fleurs dans des catalogues,
    ce qui revient au même. D’autres encore parleront d' » anthropocentrisme « ,
    comme si dégager de l’observation des plantes les lois et principes
    qui sont ceux-là mêmes de la vie devrait nous interdire de reconnaître en elles,
    comme en tout être vivant, une part de nous-mêmes.
    Pourtant, il fallait bien un jour tenter d’introduire le public
    dans les secrets du monde végétal, de son histoire,
    de ses amours, de ses moeurs, de ses civilisations. …
    Réinstaller le monde vert au coeur même de la vie où nous sommes aussi,
    où nous sommes ensemble: tel a été notre projet, notre pari, notre défi. »

    Jean-Marie Pelt

    https://www.librairiedialogues.fr/livre/883879-la-prodigieuse-aventure-des-plantes-jean-marie-pelt-jean-pierre-cuny-fayard

    Extrait :

    « Il y a au moins trois milliards d’année,
    la terre et les océans qui la recouvraient
    étaient entourés d’une atmosphère épaisse.
    Il n’y avait pas la moindre trace d’oxygène.
    On imagine la mer, à cette époque,
    comme une sorte de soupe primitive dans laquelle
    les molécules chimiques étaient en suspension.
    Et ces molécules nourrissaient des êtres microscopiques
    qui les consommaient par fermentation en dégageant des bulles de gaz carbonique.
    Comme des prunes qui fermentent dans un tonneau.
    On ne saura jamais lequel de ses êtres primitifs
    a eu le génie de fabriquer pour la première fois cette
    molécule extraordinaire qui allait tout bouleverser :
    la chlorophylle! C’est l’apparition de cette molécule verte
    qui donne le départ à l’aventure des plantes!…
    Et, par voie de conséquence, à celle des humains.
    Grâce à ce filtre vert qui lui permet de se servir de la lumière
    pour transformer l’eau et le gaz carbonique en sucre,
    l’un de ces êtres primitifs devînt, il y a deux ou trois milliards d’années,
    une algue unicellulaire. Il a réussi cette opération magique :
    réunir trois des quatre éléments – l’eau, l’air et la lumière
    – pour en faire sa propre chair vivante.
    C’est ce qu’on appel la photosynthèse ;
    ce que ni l’humain ni l’animal n’ont jamais pu faire.
    Mais voici le deuxième acte. Des milliards de cellules,
    adoptant le système du filtre vert,
    entreprennent la fabrication industrielle des sucres,
    qui constituent la matière végétale vivante.
    Et, comme toutes les industries, celle ci a son déchet :
    c’est l’oxygène qui pollue peu à peu l’atmosphère au point
    que le ciel finit par prendre une vilaine teinte bleue!
    Et c’est une catastrophe! Pour tous les êtres minuscules
    qui se débrouillaient comme ils pouvaient pour vivre dans le gaz carbonique,
    l’oxygène est un dangereux poison!
    Alors des milliards et des milliards d’entre eux disparaissent.
    Les autres, pour mieux fuir l’oxygène, s’enterrent sous l’eau.
    On les trouvent encore de nos jours dans la vase des fonds,
    comme des gens qui auraient fui une planète irradiée
    pour vivre dans des abrits atomiques depuis trois milliards d’années!
    On les appelle des Anaérobies, ce qui veut dire : vivant sans air.
    Ce qu’ils ne savent toujours pas ces reclus, c’est qu’à la surface,
    entre-temps, la nature a mis au point un système
    de recyclage du déchet de l’industrie des sucres.
    Elle a inventé les animaux et les humains qui réutilisent l’oxygène,
    en le respirant, et qui rejettent à nouveau le gaz carbonique!
    C’est la première leçon d’écologie que nous donne la vie :
    recycler les déchets… »

    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

  • Islamisme

    « L’islamisme, un concept fourre-tout? Dans le livre Jihad made in USA,
    Mohamed Hassan distingue cinq courants différents aux intérêts parfois contradictoires. »

    Islamisme (1/6): Les traditionalistes historiques face au colonialisme

    « Qu’entendez-vous par islamiste traditionaliste ?

    Les traditionalistes ont marqué la fin du 19ème siècle et le début du 20ème.
    Sur le continent africain, ce sont des personnages emblématiques
    comme Abdelkrim al-Khattabi (1882-1963) au Maroc,
    l’émir Abdelkader (1808-1883) en Algérie,
    Omar Al Mokhtar (1862-1931) en Libye, le Mahdi du Soudan (1844-1885)
    ou Mohammed Abdullah Hassan (1856-1921) en Somalie.

    Contrairement à la plupart des combattants islamistes d’aujourd’hui,
    les traditionalistes n’avaient pas comme principal objectif d’établir un État musulman.
    Ils craignaient surtout d’être bousculés par toutes ces pratiques,
    nouvelles et inconnues, qu’apportait le colonialisme.

    L’islam était avant tout pour eux un instrument
    permettant de mobiliser la population
    et de rallier des combattants
    pour lutter contre les puissances coloniales.
    Vous trouviez également ce genre de combattants islamistes
    au Proche et au Moyen-Orient, dans des pays comme l’Égypte,
    l’Irak ou la Turquie. »

    http://www.investigaction.net/fr/islamisme-16-les-traditionalistes-historiques-face-au-colonialisme/

    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • Islamisme (2/6): Les réactionnaires, cette « merveilleuse » Arabie saoudite

      « Vous disiez que la Grande-Bretagne a appliqué à tout le Moyen-Orient ce qu’elle avait mené en Inde. C’est ce qui l’a poussé à se rapprocher de l’Arabie saoudite?

      La Grande-Bretagne d’abord et les États-Unis ensuite
      ont apporté tout leur soutien à l’Arabie saoudite
      et à la vision rétrograde de l’islam que ce pays défend :
      le wahhabisme. Une attention toute particulière
      a été portée à ce courant religieux dès sa création
      au 18ème siècle par le religieux Mohammed ben Abdelwahhab,
      lui-même soutenu par Mohammed Ibn Saoud,
      un prince de la péninsule arabique. Avec ces deux familles,
      l’une porteuse d’un nouveau courant musulman,
      l’autre avide de pouvoir, Londres voyait une belle occasion
      d’affaiblir l’Empire ottoman en y créant des divisions.

      C’est ainsi qu’au début du 19ème siècle, Abdullah Ibn Saoud
      et le petit-fils d’Abdelwahhab tentèrent un soulèvement.
      Accusant les chiites de diviniser Ali, quatrième calife
      et gendre du prophète Muhammad, les deux compères
      allèrent jusqu’à détruire les sanctuaires de Kerbala,
      de la Mecque et de Médine. L’Empire ottoman dépêcha alors
      les troupes du Pacha d’Égypte, Mohammed Ali,
      qui écrasa le soulèvement. Abdelwahhab et Saoud furent arrêtés
      et condamnés à mort. Leurs corps furent exposés
      au bout d’une potence durant plusieurs jours.
      Mohammed Ali refusa ensuite qu’on les enterre,
      avançant que les corps de ces deux agitateurs
      contamineraient la terre sainte de l’islam.
      Ils ont donc été découpés en morceaux puis jetés à la mer.
      Voilà l’origine des Saoud! »

      http://www.investigaction.net/fr/islamisme-26-les-reactionnaires-cette-merveilleuse-arabie-saoudite/

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • Islamisme (3/6): Les Frères musulmans, de la révolte à la soumission

      « Contrairement aux islamistes réactionnaires, les Frères musulmans, lors de la création de leur mouvement en Égypte, se sont opposés à l’ingérence britannique.

      C’est vrai. La Société des Frères musulmans a été fondée en 1928
      par un jeune enseignant égyptien, Hassan el-Banna. Officiellement,
      l’Égypte avait obtenu son indépendance six années plus tôt.
      En réalité, le pays était dirigé par une marionnette, le roi Farouk,
      et restait largement dominé par la Grande-Bretagne.
      Les Frères musulmans s’opposaient à cette ingérence
      et à l’imposition du mode de vie occidental qui en découlait.
      Ils souhaitaient que les Égyptiens s’attachent davantage
      aux valeurs islamiques et avaient donc entrepris d’islamiser la société par le bas.
      Un procédé que Banna résumait ainsi : « Nous voulons l’être humain musulman
      puis la famille musulmane et enfin la société musulmane ».

      L’appel des Frères a trouvé des oreilles attentives
      parmi les classes moyennes et la petite bourgeoisie,
      notamment chez ceux qu’on appelait les effendis.
      C’était des bureaucrates ou des professions libérales,
      non occidentaux, qui étaient particulièrement remontés
      contre l’ingérence coloniale. En effet, les colons britanniques
      se présentaient comme de virils globe-trotters
      tout en renvoyant aux Égyptiens une image dévalorisante d’hommes efféminés
      se complaisant dans le sous-développement. En réaction à cela,
      de nombreux jeunes se sont mis à la lutte et à la musculation.
      C’était plus qu’un phénomène de mode.
      La réaction de ces effendis a dépassé le seul cadre esthétique
      pour alimenter une certaine aversion pour le colonialisme paternaliste des Britanniques.

      Le programme islamique des Frères a également séduit dans les campagnes
      où l’on était sensible au message religieux. Au fil des années,
      la Société a gagné de nombreux membres en étant très active notamment dans les universités. »

      http://www.investigaction.net/fr/islamisme-36-les-freres-musulmans-de-la-revolte-a-la-soumission/

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • Islamisme (4/6) : Les patriotes, Hamas et Hezbollah résistent aux USA

      « A la tête de l’Egypte, Morsi était prêt à maintenir la paix avec Israël. Pourtant, le Hamas est une émanation des Frères musulmans…

      Oui et je vous ai expliqué pourquoi les Frères égyptiens
      constituaient une alternative valable pour les impérialistes.
      Avec Morsi, ces derniers avaient la garantie
      que les bonnes relations seraient maintenues avec Israël.
      Mais pour le Hamas, c’est différent. Aujourd’hui,
      ce mouvement se rattache moins à la tendance des Frères musulmans
      qu’à celle des islamo-nationalistes ou patriotes,
      la quatrième figure que je distingue parmi les islamistes.

      Les Frères avaient créé une branche à Gaza. Mais, au départ,
      ils pensaient qu’ils devaient d’abord islamiser la société palestinienne
      avant de s’engager dans la lutte pour la libération nationale.
      L’islamisation de la société était en quelque sorte un préalable. »

      http://www.investigaction.net/fr/islamisme-36-les-patriotes-hamas-et-hezbollah-resistent-aux-usa/

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • Islamisme (5/6): L’idéologue-clé, Sayyd Qutb

      « Quelle différence entre la lutte menée par les islamo-nationalistes et celle des jihadistes?

      Tout d’abord, il faut préciser que le jihad a pris dans les médias occidentaux
      une tournure négative en se référant exclusivement au combat mené par des fanatiques.
      Mais en islam, le jihad est aussi un combat que le musulman doit avant tout
      mener contre lui-même pour faire ressortir ce qu’il y a de meilleur en lui.
      Le jihad peut donc être quelque chose de très positif!

      Cela étant, les médias nous parlent surtout des jihadistes
      qui mènent une lutte armée. Tout comme les islamo-nationalistes effectivement.
      Mais au niveau de leurs analyses et de leur orientation politique,
      ces jihadistes sont en fait bien plus proches des Frères musulmans.
      Il y a longtemps eu un débat au sein de la Société.
      Sa direction a toujours défendu la voie légaliste.
      C’est petit à petit, et de manière pacifique,
      en participant notamment aux élections,
      que les Frères ont cherché à parvenir à leur objectif.
      Cependant, un autre courant au sein de la Société s’est développé
      sous l’effet de la répression menée par Nasser.
      Ce courant estimait que les Frères devaient prendre les armes
      pour lutter contre le gouvernement égyptien
      mais il n’a jamais pu imposer son point de vue à la direction
      si bien qu’il y a eu une scission.
      Les partisans de la lutte armée ont quitté la Société des Frères musulmans
      pour former des groupes jihadistes. »

      http://www.investigaction.net/fr/islamisme-56-lideologue-cle-sayyd-qutb/

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • Islamisme (6/6): Il n’y a pas un, mais deux Al Qaida

      « Vous avez dit que la pensée de Qutb allait trouver un certain écho en Arabie saoudite, bastion du wahhabisme. Mohamed Qutb, le frère de Sayyid, aurait compté parmi ses étudiants Oussama ben Laden et Ayman al-Zawahiri. La pensée de Qutb a-t-elle inspiré Al-Qaïda?

      Certainement. On voit donc que les Frères musulmans et les jihadistes
      partagent un socle idéologique commun.

      Mais ils ne sont pas d’accord sur tout. Zawahiri a rédigé un réquisitoire particulièrement sévère à l’encontre des Frères, estimant que la solution politique était une traîtrise.

      C’est principalement sur la méthode que les Frères musulmans
      et les jihadistes ne sont pas d’accord. Sinon,
      ils poursuivent le même objectif. Leurs cadres viennent des mêmes milieux :
      petite bourgeoisie, propriétaires terriens, commerçants, etc.
      Et leur principal ennemi, ce sont les États nationalistes et laïcs du monde arabe.
      Cet ennemi passe avant même les puissances impérialistes.
      Si bien que pour combattre les premiers, ils n’hésitent pas à s’allier aux seconds. »

      http://www.investigaction.net/fr/islamisme-66-il-ny-a-pas-un-mais-deux-al-qaida/

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

  • Le discours du Chef Seattle

    « Un discours tenu par le Chef Seattle en janvier 1854 a été rapporté par le Dr Henry A. Smith,
    négociateur du gouvernement, dans le journal Seattle Sunday Star en 1887.
    Il s’agit d’une réponse à un discours du gouverneur Isaac M. Stevens, Commissaire aux affaires indiennes.

    Selon les Archives nationales des États-Unis, la National Archives and Records Administration,
    « L’absence de toute preuve contemporaine amène à douter sérieusement
    de l’exactitude des souvenirs de Dr. Smith en 1887,
    environ 32 ans après les événements évoqués.
    C’est pourquoi il est impossible… soit de confirmer soit de contester la validité de ce… message. »

    Si le contenu du discours n’est pas sûr,
    les témoins de l’époque sont tous d’accord pour dire
    que le discours dura environ une demi-heure,
    et que durant tout le discours, Chef Seattle, un homme assez grand,
    laissa une main sur la tête du gouverneur Stevens, homme de petite taille.

    Une deuxième version du discours fut publiée dans une langue plus moderne
    par William Arrowsmith dans les années 1960.

    Le discours redevint célèbre quand une troisième version commença à circuler,
    celle que tout le monde connaît aujourd’hui et qui date des années 1970.
    Cette dernière semble avoir été minutieusement travaillée
    et a peu de choses en commun avec l’original.
    C’est pourtant celle qui fut imprimée sur des posters,
    des CD (zoralkia avec les secrets du temps) et même des livres d’enfants.
    Il fut même cité par Al Gore dans son livre Sauver la planète Terre en 1992.
    Cette version semble avoir été rédigée en 1971 par un scénariste américain, Ted Perry.
    L’affaire est révélée par le New York Times en avril 1992.
    Certaines affirmations de la version populaire confirment qu’il s’agit d’un faux :
    la traversée par le « fil qui parle » des montagnes de Seattle,
    alors qu’elle n’avait pas encore eu lieu, les bisons
    qui étaient inconnus dans cette région, et la mention d’un chemin de fer
    qui n’existera pas avant 1870. C’est une supercherie médiatique de l’ère écologique naissante qui,
    à sa révélation, a cependant amené ses détracteurs à préciser
    qu’elle n’enlève rien à la stature historique du Chef Seattle,
    ni aux idées des défenseurs de l’environnement. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle_(chef_am%C3%A9rindien)

    « Discours du Chef Seattle »

    « Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

    L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air
    et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

    Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

    Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse,
    chaque lambeau de brume dans les bois sombres,
    chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte
    sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

    La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

    Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance
    lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles.
    Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique,
    car elle est la mère de l’homme rouge.
    Nous sommes une partie de la terre,
    et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ;
    le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères.
    Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney,
    et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

    Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre,
    demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire
    qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous.
    Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc,
    votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile.
    Car cette terre nous est sacrée.

    Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux
    et les rivières n’est pas seulement de l’eau
    mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre,
    vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée
    et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs
    parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple.
    Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

    Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif.
    Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants.
    Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler,
    et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères
    et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières
    la tendresse que vous montreriez pour un frère.
    Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs.
    Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante,
    car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre
    ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi,
    et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin.
    Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
    Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.
    La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli.
    Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter,
    piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes.
    Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

    Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc.
    Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps,
    ou le froissement des ailes d’un insecte.
    Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas.
    Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.
    Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire
    de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit?
    Je suis un homme rouge et ne comprends pas.
    L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang,
    et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

    L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

    La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

    L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire.
    Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer,
    il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre,
    vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux,
    que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre.
    Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.
    Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée,
    comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.
    Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre.
    Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition :
    l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

    Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

    J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie,
    abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait.
    Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant
    peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

    Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient,
    l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes,
    arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

    Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux.
    Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race.
    Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère.
    Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
    Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

    Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ;
    l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons.
    Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

    Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

    Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie :
    il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

    Même l’homme blanc, dont le dieu se promène
    et parle avec lui comme deux amis ensemble,
    ne peut être dispensé de la destinée commune.
    Après tout, nous sommes peut-être frères.
    Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons,
    et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour,
    c’est que notre dieu est le même dieu.
    Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder
    comme vous voulez posséder notre terre,
    mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme,
    et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc.
    Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre,
    c’est accabler de mépris son créateur.
    Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus.
    Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

    Mais en mourant vous brillerez avec éclat,
    ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre
    et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre
    et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous,
    car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés,
    les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt
    chargés du fumet de beaucoup d’hommes,
    et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

    Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

    La fin de la vie, le début de la survivance. »

    http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_Chef_Seattle_en_1854

    ;)

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