« La société post-croissance a déjà commencé »

Le site Reporterre publie un entretien avec la documentariste Marie-Monique Robin, auteure entre autres de « Le Monde selon Monsanto » ou encore « Notre poison quotidien », que je vous recommande fortement. Après avoir documenté les effets dévastateurs de la croissance industrielle capitaliste, Marie-Monique Robin documente cette fois-ci les alternatives à la sacro sainte croissance économique et technologique. Selon elle, la solution viendra « d’en bas » et reposera sur le modèle de la décroissance, alliant simplicité volontaire et convivialité…

Le monde selon Monsanto

http://youtu.be/si_VATnmNME

Notre poison quotidien

Marie-Monique Robin :

Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! ». Il s’inscrit dans la droite ligne des films que j’ai faits avant, où j’avais fait le tour du système agro-industriel sous toutes ses faces, aussi bien avec Le monde selon Monsanto, qu’avec Notre poison quotidien

Et la question qu’on me posait toujours est : « Est-ce qu’on peut faire autrement ? » J’ai commencé à y répondre dans Les moissons du futur, qui était une enquête sur l’agroécologie, se demandant si elle pouvait nourrir le monde. Et je me suis dit que tout ce système agro-industriel faisait partie d’un système beaucoup plus global, un système économique, qui est fondé sur le dogme de la croissance illimitée.

Le dogme de la croissance illimitée

C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Tous les matins à la radio, vous entendez que c’est parce qu’on n’a pas de croissance qu’on a du chômage, qu’on ne peut pas payer les retraites, etc.

Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop. Le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles, là-dessus il y a un consensus : on a passé le pic pétrolier et gazier.

C’est-à-dire qu’à partir de maintenant les stocks de ces ressources vont commencer à diminuer, et surtout que le prix de ces ressources va augmenter, ce qu’on constate déjà depuis une dizaine d’années.

Quand on plonge dans les dossiers, on voit aussi que les minerais sont menacés de disparition : on annonce la disparition de la plupart des minerais (à part la bauxite) d’ici 2020 à 2040.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il en restera, mais très peu, et ça veut donc dire que les prix vont augmenter. Et comme toute notre société de consommation est basée sur de l’énergie fossile, ou des minerais bon marché, il est certain qu’à un moment la machine va se crisper.

Sans parler du fait que les pays « émergents », comme la Chine ou l’Inde où je voyage régulièrement, se disent : « Nous aussi on voudrait bien vivre comme les occidentaux ».

C’est très clair lorsque vous interrogez les experts là-dessus, si tous les gens de la planète voulaient avoir le même standard de vie que nous les européens, il faudrait quatre planètes. C’est une donnée, ce n’est pas moi qui l’invente. Donc on se dit qu’il y a un quelque chose qui ne va pas…

L’urgence du réchauffement climatique

Est-ce qu’on va continuer à dire aux français que c’est la croissance la solution à tous nos problèmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt le contraire ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt le problème la croissance ?

J’ai donc commencé à travailler là-dessus, et j’ai réalisé qu’il y avait une urgence extrême. J’ai véritablement compris, au cours de la dernière année, à quel point le réchauffement climatique était largement en marche, qu’il faisait partie évidemment des conséquences du modèle basé sur la croissance illimitée.

Plus on a de croissance économique et plus on émet de gaz à effet de serre, parce que plus on utilise de pétrole (là-dessus les données sont très claires aussi). Le réchauffement climatique, ce n’est pas pour dans deux cents ans, ce n’est pas pour mes arrières-arrières-arrières petits-enfants, on est déjà dans la tourmente, et d’ici vingt ou trente ans, ce sera très, très dur.

Tout ça est déjà à l’œuvre. Il suffit d’aller en Afrique subsaharienne pour voir que la désertification est déjà en marche, tout comme en Amérique du Nord. En Californie ils ont une sécheresse tellement énorme en ce moment qu’ils ne savent même pas s’ils vont pouvoir sauver leurs arbres fruitiers. En France on a des inondations de plus en plus courantes, des cyclones, etc.

Donc il y a urgence ! Je le dis carrément, il y a véritablement urgence !


– Le lit sec du réservoir Almaden (San Jose, Californie), le 7 février. –

Montrer les solutions !

Moi je ne fais que retransmettre ce que m’ont dit les experts qui travaillent de manière indépendante sur ces questions. Donc comme il y a urgence, je pense que mon rôle n’est plus uniquement comme je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, de faire des films pour dénoncer des choses et permettre au citoyen d’agir ensuite. Je pense qu’il faut montrer les alternatives, et montrer qu’il faut faire autrement et vite !

Donc mon film n’est pas uniquement une critique de la croissance, il montre aussi que sur le terrain, partout dans le monde, il y a des gens qui ont compris ça. Et c’est vraiment magique. Ils ont compris que si l’on veut sortir du modèle de la croissance illimitée, il faut relocaliser la production de l’alimentation, de l’énergie, et aussi de l’argent. Trois grands mouvements planétaires en ce moment répondent à cela.

L’agriculture urbaine

Le premier est l’agriculture urbaine, grand mouvement planétaire. Pour cela je suis allé à Toronto et en Argentine, parce que je voulais montrer des expériences très abouties, prouvant qu’on peut faire autrement et que ça marche !

A Toronto la ville soutient de manière très active l’agriculture urbaine. C’est plutôt un contexte de citadins très diplômés qui laissent tout tomber (un ancien trader de la bourse de NY, etc.), pour aller faire pousser de la nourriture en ville sous forme coopérative, parce qu’ils ont conscience que l’autonomie alimentaire de Toronto est de deux jours. S’il n’y a plus de pétrole c’est fini, on ne nourrit pas les six millions d’habitants, c’est aussi simple que cela.

En Argentine c’est un autre cas de figure. Après la grande crise des années 2000, une municipalité très volontariste a mis en place un programme d’agriculture urbaine, comme moyen de sortir de la pauvreté, et qui s’est pérennisé par la suite. Et cela permet de résister au réchauffement climatique, car plus il y a d’espaces verts dans les villes mieux c’est. Cela permet aussi d’être plus résilient.

Les monnaies locales et les monnaies sociales

Le deuxième domaine c’est les monnaies locales et les monnaies sociales, grand mouvement planétaire aussi. Partout on crée des monnaies locales et sociales, à Paris, la ville de Nantes aussi était censée lancer la monnaie qu’ils avaient créée, Toulouse a créé la sienne…

Partout dans le monde, on crée des monnaies. Pourquoi ? Parce que le système financier est un autre gros problème, on sait très bien qu’il peut s’écrouler à n’importe quel moment ; ça c’est aussi les experts qui le disent.

Parce qu’il est complètement pourri. Quand on sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle… Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. On comprend bien qu’en fonctionnant ainsi, sur ce modèle de la croissance, créant toujours plus de dettes pour nourrir la bête, la croissance, un jour va imploser.

Il y a donc beaucoup de gens qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, qui est un moyen d’échange. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

C’est vraiment lié à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Pour cela je suis allée au Brésil et en Allemagne, deux histoires assez extraordinaires…

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26 commentaires

  • GROS

    En attendant, c’est grâce à Monsanto qu’on peut nourrir le monde.
    Mais ça, ça vous embête de l’admettre.

    • Jujusmart

      Non, Monsanto alimente, il ne nourrit pas

    • Ularius

      Tout le monde aura remarqué le lapsus de « gros » ainsi corrigé :

      « En attendant, c’est grâce à Monsanto qu’on peut mourir le monde »

      en attendant que la Terre se meurt « c’est grâce à Monsanto qu’on peut pourrir le monde »

      Chutzpah d’or pour « gros » avec mention spéciale du jury pour son complément « ils (Monsanto ) font vivre le monde » EH OUI ! Il ose ! Applaudissements ! en lisant GROS, on pense tous à la célèbre phrase de Michel Audiard dit par Lino Venture dans les Barbouzes…

      Gros c’est du lourd, une palette de Round Up de gagnée (et sans masque ni protection fournie) mais métastases intégrées au pack, pour une retraite confortable.

    • Lol « Gros » dis moi que tu l’a fait exprès pour déclencher une avalanche de posts.( ou que tu bosses pour eux?…)
      Monsanto ne nourrit pas le monde il le conduit à sa perte !
      Monsanto ne nourrit pas le monde ils cherchent juste à prendre le contrôle de l’alimentation mondiale.
      Monsanto ne nourrit pas le monde: Avec ses combinés OGM/intrants chimiques il ont tué 80% des terres agricoles dans le monde, nous mettant dans une impasse écologique et alimentaire qui promet des famines épiques à l’échelle planétaire(y compris en occident) dans les années à venir.
      Monsanto sera peut être le principal responsable de l’éradication de l’humanité.
      Renseignes toi un peu sur l’histoire et les méthodes de cette firme avant de poster des trucs comme ça !!

  • Ender Ender

    ça m’embête d’autant plus que c’est faux :)

  • Franoise3 Franoise3

    Il y a tout 1 tas de techniques , non toxiques / non destructrices , qui , Dieu merci , sont un très bonne  » alternative  » à Monsanto-Bayer Lol http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif
    Extrait , très court , d’un exemple :
    http://youtu.be/js2sXgmIYU4

  • Thierry92 Thierry92

    Je ne suis pas paysan mais je crois avoir compris que les technique de la permaculture alliées a l’electro-culture avaient des rendements largement supérieurs au techniques pétrolières de Montsanto.
    Le premier article sur l’electro cultures date de 1977 et est paru dans la revue electronique applications.
    Donc la décroissance me va tres bien. Pas de croissance des bénéfices pour les multinationales.
    Les techniciens ont vraiment des beaux jours a venir.
    C’est maintenant que nous avons besoins d’ingenieux plus que des ingénieurs.

    Petit rajout.

    Une emission a écouter a tete reposée.

    http://cadtm.org/Faut-il-payer-la-dette,9448

    Car ne révons plus. Nous faisons partie du tiers monde.

  • ciray

    Mosanto n’est pas là pour nourrir le Monde , il est pour au contraire il veut  » Réduire  » le Monde .
    Après 3 Générations ayant consommé des aliments transgéniques il n’y a plus aucune fertilité possible , conclusion le but est bien la réduction massive de la population mondiale et rien d’autre . Ceux qui n’ont pas conscience de ça sont des Moutons stupides , mais libre à eux de faire stériliser .

  • Monsanto – Kolibri

    Soul-M: Stop chemtrails

    ♥♥

  • Interview Lionel (Les Conférenciers Gesticulants)

    Paysans, Agriculteurs ou Exploités agricoles – Lionel Barbot

    Via : http://lesbrindherbes.org/2014/04/02/video-la-conference-gesticulee-du-paysan-lionel-barbot-le-decroissant/

    Rammstein – Amerika

  • Lionel

    Merci Lecteur !
    Ce genre-là on en redemande !!!

  • Malheureusement, et j’écris bien malheureusement, à nouveau on a le constat « plus de pétrole » et des solutions technologiques dépendantes du pétrole.

    Je suis donc tout à fait d’accord avec les constats, mais là où mon opinion diverge carrément c’est lorsque Marie-Monique Robin écrit: « trois choses dont tout le monde a besoin pour vivre, qui sont l’alimentation, l’énergie, et l’argent ». NON. Les trois choses dont tout le monde a besoin sont: eau, nourriture et chaleur (vêtement, cuisson, chauffage dans certains pays).

    Le reste c’est un luxe, luxe qui a été rendu possible par l’énergie pétrole bon marché. Maintenant ce n’est plus le cas. Et en plus de ne plus être bon marché, elle/il est sur le déclin.

    Selon les stats de l’eia (.org) -chacun peut refaire les calculs (très simples au demeurant)-, 133 pays ont assuré (en 2013) la production de +/- 90Mb/j (millions de barils de pétrole par jour). Comme, sur ces 133 pays, beaucoup n’ont produit que des quantités infimes de pétrole, on se demande combien de pays ont assuré 99% de la production mondiale de pétrole. Et là on tombe à 60 pays. Attention, c’est ici que ça devient intéressant.

    Sur ces 60 pays, 35 pays ont vu leur production annuelle (en moyenne sur les trois dernières années) diminuer de -1,42Mb/j, et les autres 25 pays ont vu leur production annuelle (en moyenne sur les trois dernières années) augmenter de +2,37Mb/j. A part le fait que l’augmentation est minime (+0,95Mb/j), si on enlève les Etats-Unis, l’augmentation de la production des 24 pays restants n’est plus que de +1,16Mb/j.

    35 pays : -1,42Mb/j
    25 pays : +2,37Mb/j
    24 pays : +1,16Mb/j

    Conclusion, sans les USA, la production mondiale de pétrole a déjà décliné (en moyenne sur les trois dernières années) de -0,26Mb/j. Et j’enlève les USA parce que même l’administration Obama de l’énergie prévoit que le boom du pétrole de roche-mère (schiste) s’arrêtera dans environ deux ans.

    Autre erreur relevée: « le vélo c’est un moyen de transport d’avenir ». Non, pour fabriquer un vélo, il faut du pétrole, ne fût-ce que pour le travail d’extraction dans les mines et surtout le transport. Il est impossible de trouver « localement » toutes les pièces détachées pour fabriquer un vélo. Les usines d’assemblage achètent leurs pièces détachées aux quatre coins du monde.

    Je trouve l’article très bien, Marie-Monique Robin va très loin dans le raisonnement, mais elle s’arrête juste avant l’ultime conclusion, à savoir que sans pétrole, toute solution doit être non-technologique, locale et doit se concentrer sur les besoins vitaux (eau, nourriture et chaleur).

    Evidemment il faut que les solutions soient durables, et par solution durable j’entends une solution qui soit encore fonctionnelle lorsque ma fille de 8 ans aura 48 ans. Pas un truc de politicien qui ne voit pas plus loin que les prochaines élections. Il faut penser à eux (enfants) pas uniquement à nous. J’ai d’ailleurs vu sur un blog un jeune se plaindre que les adultes lui avaient volé son futur. Lucide, le gars…

    Par exemple, construire des panneaux solaires qui dureront 20 ans n’est pas une solution durable. Dans 20 ans (si tout va bien), comment va-t-on les remplacer sans pétrole? Comment va-t-on extraire (des mines) arsenic, bauxite, bore, cadmium, cuivre, charbon, fer, gallium, indium, molybdène, phosphate, plomb, sélénium, silice, tellure et titane? Tous nécessaires pour leur fabrication. Comment va-t-on transporter ces minerais, métaux et métalloïdes (qui viennent des quatre coins du monde) vers les usines d’assemblage, puis vers les utilisateurs finaux?

    N’oublions pas non plus que pour mettre en place ces « solutions » technologiques il fallait le faire lorsque nous étions en phase ascendante de production de pétrole. En effet, imaginons qu’en 2014 on produise 100 unités de pétrole. L’année suivante, avec un déclin (optimiste) de par exemple 2%, on tombe à 98 unités de pétrole. Mais si on a besoin de 2 unités pour des solutions technologiques (il faut investir de l’énergie avant de pouvoir en profiter), ça tombe à 96 unités de pétrole, ce qui fait encore plus mal.

    Cela écrit, je reste optimiste car je pense qu’une société non-technologique ça reste possible et ça peut être agréable à vivre. A condition de mettre nos téléphones portables et autres gadgets à la poubelle, nos voitures à la casse, de fermer définitivement le compteur d’électricité, etc. Oui je sais. Et je le sais d’autant plus que c’est très difficile à faire que je ne parviens pas à le faire moi-même. La seule raison pour laquelle je reste dans le système c’est parce que j’ai besoin de thune pour mettre en place le projet.

    Si nous nous préparons au pire, qu’il ne se passe rien ou que le pire survienne, dans les deux cas, nous sommes gagnants. Par contre si nous ne faisons rien, dans le premier cas nous sommes aussi « gagnants », mais dans le deuxième cas on est morts.

    Je propose de faire une université non-technologique (virtuelle et/ou physique) où l’on tenterait de trouver des solutions non-technologiques à tous nos besoins vitaux. Un peu comme une assurance incendie. On espère que sa maison ne partira jamais en cendres, mais on prend quand même une assurance incendie, au cas où.

    • Bandit12

      Si l’on peut être d’accord (je le suis totalement) sur le fait que la décroissance est indispensable en raison du fait que les ressources terrestres ne sont pas illimitées on oublie presque toujours l’autre variable d’ajustement : la démographie ! car quand bien même on en reviendrait à une simplicité « non technologique » on ne gagnerait que quelques décennies sur le problème dans la mesure ou la simple existence d’un individu exerce une pression sur les ressources.
      Quelque soit le sens dans lequel on prend le problème il faudra en arriver à contrôler notre nombre sans quoi la planète le fera de façon violente (ou nous même pour nous arracher ses dernières ressources). C’était le cas autrefois avec les grandes famines et/ou épidémies mais nous avons maintenant les moyens d’éviter cela et je ne pense pas que votre idée du non technologique inclue également l’abandon de la médecine qui a permis cela.
      Ne sommes nous pas assez avancés pour contrôler notre nombre sans sacrifier personne? Il est possible que non tant c’est un tabou de retirer le droit d’avoir des enfants librement sans contrôle. Nous dépensons même des ressources démesurées à lutter contre l’infertilité…

      Ce fait établit le niveau de technologie d’une société est ensuite uniquement un choix de société car enfin en réfléchissant à l’extrême si nous ne sommes plus qu’un milliard sur terre et en faisant les efforts énergétiques qui sont à notre portée technologique (isolation des logements, transports en commun électriques/hybride, optimisation de la consommation de l’électronique, développement des smartgrids pour l’optimisation des productions d’énergie alternatives…) il est probable que toute la planète puisse vivre « à l’européène ».

      Je ne suis personnellement pas d’accord pour revenir à l’age de pierre pour alimenter je cite « 7 milliards de rongeurs qui consomment et détruisent tout » tout en sachant que dans 50 ans lorsque les 7 milliards seront devenus 15 ou 20 le problème sera exactement le même et les solutions encore plus douloureuses…

  • Maverick Maverick

    Il y a une autre pénurie qui s’annonce, en plus du pétrole (et de l’eau ?) … C’est le phosphore, ingrédient de base des engrais.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sg6dAdaFC3w

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif