Fukushima : aucune amélioration de la situation radioécologique de l’océan Pacifique

La célèbre revue nature revient sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima-Daiichi sur l’océan Pacifique et constate tristement que : « l’océan souffre toujours des retombées de Fukushima ».

Les niveaux de radioactivité de l’océan auraient du diminuer mais restent stables

Dans les environs de l’ex-centrale de Fukushima-Daiichi, les niveaux de Césium radioactif relevés en surface de l’océan Pacifique sont toujours situés aux environs de 1000 Bq/l 1, ce qui signifie que les concentrations en noyaux moyens et lourds sont probablement beaucoup plus importantes au niveau des fonds marins mais également dans les organismes vivants qui reconcentrent la contamination de par leurs fonctions de respiration (poissons) ou d’alimentation (mammifères via le zooplancton).

Fukushima : aucune amélioration de la radioactivité constatée dans l'Océan PacifiqueLes différents chemins de contamination océanique envisagés (science)

Trois fois plus de Césium dans la baie de Tokyo que dans l’océan Pacifique lui-même

En octobre 2011, l’activité de sédiments marins prélevés au large de la centrale accidentée était au maximum de 330 Bq/k alors qu’elle était contrôlée quelques mois plut tôt à près de 900 Bq/k dans la baie de Tokyo, plus précisément à une profondeur de 10m sous le niveau de la mer.

Ces mesures tendent à prouver que les zones urbaines donc fortement urbanisées (bétonnées) semblent rejeter plus de radioactivité dans l’océan même si elles sont beaucoup plus éloignées de la source originelle des retombées ; autrement dit toute la radioactivité qui n’est pas piégée dans la biosphère naturelle (sol meuble, végétation…) se retrouverait finalement repoussée et rasemblée dans la biosphère marine par un lessivage beaucoup plus efficace.

40% des poissons péchés dépassent le seuil de consommation de 600 Bq/k

Selon l’étude du Dr. (Ph. D.) Ken Buesseler de l’Institut Océanographique du Massachusetts, une petite moitié environ des échantillons de poisson prélevés sont impropres à la consommation car dépassant le seuil limite de 100 Bq/k 2. Certains spécimens de morue péchés en août 2012 au large de Fukushima ont même été contrôlés à plus de 25.000 Bq/k !

Autant de Césium rejeté dans l’océan Pacifique que sur les terres du Japon ?

Selon un nouveau modèle utilisé par le Dr. Buesseler et ses collègues, la catastrophe nucléaire aurait pu relâcher dans l’océan environ 16 PBq de radiocésium soit à peu près la même quantité que l’opérateur TEPCO estime avoir répandue sur les terres Japonaises ; ce dernier chiffre est en fait probablement bien inférieur à la réalité puisqu’il a été réévalué par l’IRSN lui-même en mars 2012 à une soixantaine de PBq.

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2 commentaires

  • Natacha Natacha

    A force de pousser la radioactivité par l’eau vers l’eau ça finit par se voir !!
    Même les cèdres centenaires n’en peuvent plus d’absorber des radionucléides … Alors on les coupe !!!

  • homme des bois

    Tout va bien, vous en faites pas! Puis ça n’intéresse pas le consommateur, c’est trop compliqué pour lui.