Education : la France est si loin du système finlandais

Je me sent personnellement concerné par ce type de sujets puisque ayant des enfants en bas âge de scolarisés, chaque information sur le sujet me touche, éducation, suicide d’enfant, accident de « jeux dangereux », harcèlement, chacun me concerne soit par ce que j’y suis directement confronté, soit par le biais de mes peurs, et le mot éducation perd de son sens et de sa saveur en France, le niveau est tiré vers le bas avec les encouragements des politiques et autres « penseurs » de ce pays… C’est le témoignage d’un professeur que nous avons ici, et il est toujours intéressant d’avoir l’opinion de quelqu’un « de l’intérieur »…

Lise a 8 ans, et de grosses difficultés à l’école. Pour l’aider, il faudrait être derrière elle à longueur de journée. Difficile quand il faut aussi s’occuper de 24 autres élèves. Et quand le gouvernement continue de supprimer des postes. En première ligne, derrière la manipulation des chiffres par des inspections académiques, ce sont des enfants en difficulté qui décrochent.

Ce matin, Lise est arrivée préoccupée à l’école. Son chiot vient de disparaître. Elle a apporté une grande photo pour lancer un appel à ses camarades. Devant la classe, elle fait son annonce : « Si vous le voyez quelque part, ce soir, appelez-moi. » Des mains se sont déjà levées. Ils l’avaient vu, ici ou là, hier soir, ce matin, en venant à l’école. « Comment il s’appelle, ton chiot ? », demandai-je à Lise. « GTI. » Ses camarades rient. Je me retiens. « Oui, je sais, c’est un prénom de voiture, mais c’est quand même joli », tente Lise.

Pour annoncer la disparition de GTI, Lise s’est exprimée avec intelligibilité. Mais, sur ses cahiers, Lise n’écrit rien. À peine la date, la consigne. Puis une page blanche. Où est-elle, Lise, quand je lui explique les multiplications, l’imparfait ou l’adjectif qualificatif ? Encore chez elle ? Dans la cour de récréation ? En tout cas pas en classe, pas avec nous. Elle rêve. Elle bricole. Raconte des anecdotes à sa voisine, qui rit mais aimerait bien écouter le cours.

Pour la faire avancer, il faut être derrière elle, pointer du doigt la ligne qu’il faut lire, la phrase qu’il faut compléter. Ne pas la lâcher une minute. Ou parler de ce qui la concerne directement, la motive. Ce matin-là, pour revoir l’accord du verbe, j’intégrais GTI dans les phrases que je leur dictais. Pour une fois, Lise a tout écrit. Quand elle est concentrée, quand on est derrière elle, elle comprend, elle avance.

Le problème, c’est qu’il faut s’occuper de 24 autres élèves. Dont certains sont presque dans le même cas que Lise. Il faudrait constamment adapter son travail en fonction des niveaux. Tout en allant vite, très vite, pour avancer sur le programme. Cela s’appelle la différenciation. Un joli mot, un idéal sur le bout des lèvres de tous les conseillers pédagogiques. Dans la pratique, la différenciation est compliquée à mettre en place.

Quand l’inspection académique joue avec les chiffres

Surtout quand les effectifs sont élevés et qu’on ferme toujours plus de classes. Depuis 2007, 66 000 postes ont été supprimés. Rebelote cette année : 14 000 postes seront supprimés pour la rentrée 2012 [1]. Et cela, malgré une hausse attendue des effectifs due au boom démographique des années 2000 [2].

Dans mon département, de nombreuses écoles sont menacées par une fermeture. Pas la mienne, a priori. Pour plusieurs écoles voisines, des parents se sont mobilisés, avant les vacances de février et les prises de décision de l’inspection de l’académie. Dans un village, certains ont même tenté de séquestrer la directrice de l’école. Le projet de fermeture a été abandonné.

Preuve que les mobilisations sont payantes ? Pas forcément. Car les inspections académiques possèdent un savoir-faire en la matière. Juste avant les vacances de février, on nous annonce 37 suppressions de postes. Rien de définitif. Branle-bas de combat dans certaines écoles. Finalement, trois fermetures de classes sont annulées. Ce qui n’est pas dit, c’est que les objectifs de suppression de postes fixés au départ étaient de 32. Pas de 37. Ça s’appelle « la réserve ». Lorsque l’inspection académique enlève cinq suppressions de postes du projet initial, les esprits se calment, les médias parlent de ces classes de sauvées. En apparence, un effort a été fait…

Une goutte d’eau dans la mer

L’autre solution, pour soutenir Lise et ses camarades, c’est l’aide d’intervenants extérieurs, d’instituteurs spécialisés, des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). Or le nombre de ces postes étaient 15 000 environ en 2007. Ils ne sont plus que 12 500 en 2011 [3]. Et la tendance devrait s’alourdir : pour la rentrée 2012, 1200 postes de Rased devraient être supprimés dans 50 départements. Dans mon département, sur les 155 communes qui ont des écoles, seules 10 % pourraient bénéficier d’une aide des Rased.

Il ne faudra donc pas compter sur des moyens humains supplémentaires pour soutenir Lise face à ses difficultés. La France est loin, bien loin du système finlandais, mis en avant dans un reportage diffusé sur France 5, au cours du mois de janvier. On y apprenait notamment que dans une classe de 16 élèves, au primaire, une leçon de mathématiques pouvait rassembler trois professeurs de maths et une étudiante en mathématiques !

Outre les innovations pédagogiques, il reste une autre option pour aider Lise et ses camarades : l’aide personnalisée qui a lieu dans notre école tous les soirs, à la sortie de la classe, pendant trente minutes. Pour ce soutien, je choisis deux ou trois élèves afin de revoir une notion non acquise, de rattraper un travail qu’ils n’avaient pas réussi à finir. Trente minutes pour revoir les multiplications, la soustraction, les mesures, l’accord de l’adjectif qualificatif… quand les camarades sont sur le point de quitter l’école ou attendent le début de l’étude. Pas idéal pour Lise, qui cherche à regarder par la fenêtre de la classe. Mais un minimum, un moment personnalisé, spécialisé, pour s’extraire du groupe et tenter de combler ses faiblesses.

Une goutte d’eau dans la mer, étant données ses difficultés.

Heureusement, dans la journée, nous avons appris que GTI avait été retrouvé. Lise a retrouvé le sourire.

Léo Boniface

Photo : CC / Cybrarian77

Notes

[1] dont 5 700 dans le premier degré et 6 550 dans le second degré

[2] 6 000 élèves de plus dans les écoles primaires, 21 200 dans les collèges et 6 600 dans les lycées généraux et techniques. Source : Le Monde.

[3] Dans l’enseignement public primaire.

Source: Bastamag.net

Petite réflexion personnelle pour le blog… Il serait intéressant de rajouter une catégorie réunissant les témoignages, que cela soit d’un paysan, d’un économiste, d’un habitant de Fukushima comme d’un prof ou d’un pompiste, histoire de regrouper le vécu et les opinions de ceux qui sont aux centre des problèmes… Pas d’effet rétro-actif car le tri serait colossal et compliqué, mais pour l’avenir…

43 commentaires

    • yael

      Si vous regardez mon article la petite phrase halucinante et qui me choque vraiment!!! Et sans compter les suicides lents (l’anorexie) :
      En France, entre 40 et 100 enfants de moins de 12 ans se suicident chaque année

      • yael

        Quand je vois 200 coms presque pour marine Lepen et presque rien pour le malaise des enfants et de l’école ça m ‘écœure…

  • jacques

    Faut bien privatiser, on dégrade le public et après on s’enrichit. Et vive la liberté, l’égalité et surtout n’oubliez pas la fraternité.

  • KermitteX

    ça me fait penser à mon fils, un qi monstrueux pour son age, mais d’enormes difficultés de concentration et d’écrit … on s’est batu comme des loups pour qu’il reste à l’école, jusqu’a leur proposition d’etablissement spécialisé (garderie). Aujourd’hui il travail à la maison, à son rythme, essentielement le matin, via des cours par correspondance … il a une moyenne de 18/20… chercher l’erreur.

    • dudul

      « Aujourd’hui il travail à la maison, à son rythme, essentiellement le matin, via des cours par correspondance …  cherchez l’erreur. »
       
      l’erreur (ou la solution plutôt), la voila:
      Aujourd’hui il travail à la maison, à son rythme, essentiellement le matin, via des cours par correspondance …
       

      • NoName

        toujours comme sa
        ceux avec de très bon QI ont des difficultés à l’école
        pour ma part j’ai un QI de 125 et j’avais moins de 8 de moyennes à l’école,
        tout les profs disaient que j’étais un con …

      • Monster Mash

        Idem avec un QI de 135… j’écoutais, je ne disais rien en classe, mais je comprenais tout. Cherchez l' »ERREUR » ?!

  • hopix

    C’est un problème complexe et passionnant. 

    Si nous constatons, de façon récurrente, que les réponses aux besoins de la population sont truquées, qu’elles vont sans cesse, et dans tous les domaines, vers le pire, qui est notre aliénation, alors il est temps de se poser les bonnes questions.

    Nous apprenons dans la foulée que les mesures prises au nom de la rigueur budgétaire, se révèlent à chaque fois plus coûteuses que ne l’aurait été le statu quo, et on en redemande encore. 

    L’ère du mensonge et des impostures ne devrait plus nous laisser désemparés, nous en savons largement assez sur tous ces mécanismes, la nature et le fonctionnement (récurrent) de la trahison, son impact psychologique etc. 

    Il est peut-être temps, et certains le font, quoiqu’encore très isolés, d’assumer nos responsabilités d’êtres vivants et définir nous-mêmes nos besoins et les réponses qui sont requises par la réalité de l’époque et de nos valeurs.

    Pour conclure sur la singularité de ce sujet, certains parents mènent déjà de difficiles combat pour réagir à tout ceci.

    La publication de témoignages va dans ce bon sens.

  • k66

    dans un reportage sur la 5, on nous expliquait que l’ignorance de nos enfants a lire , ecrire permet a la classe politique de faire des lois sans que le citoyens les comprennent, plus nos enfants seront incultes, plus les gouvernements pourront faire ce qu’ils veulent…………450 000 enfants decrochent chaque année du cycle scolaire, qu’ils soient surdoués, ou en echecs….Personne a l’éducation national ne donne de solution……sa fait 5 mois que ma fille a décrocher de la quatrième, alors qu’elle avait 16 de moyenne générale…..un combat au quotidien pour lui voir octroyé 2 heures de cours dans la semaine….pas de BUDGET
     
     
     

    • esequiel

      Combien d’enfants dans les 450 000 rentre chez eux avec des conflits parentaux, ou des parents complétement absents sur l’éducation de leur enfants. L’éducation françaises n’a pas changer tant que ça depuis 100 ans mais les parents si .

    • Tex

      C tout à fait vrai… C voulu! Le  but étant de faire un peuple de moutons analphabètes…:no:

  • KermitteX

    Le foutoir a commencé lorsque le treme d’Instruction publique a changé pour celui d’Education nationale … inconsciement ça pèse lourde dans le cerveau des citoyens … et les parents se déchargent un peu, sans vraiment le vouloir … ben oui, désormais c’est l’Etat qui éduque … foutaise tout ça, et trop facile dans foutre plein la gueule des parents, à qui on dit qu’il ne faut pas faire ceci, pas faire cela, etc…merci les pseudo psy qui nous innonde de leur propagande abjecte sur l’education de nos enfants.
    L’Etat déresponsabilise les parents, pire les infantilise…

    L’Etat doit offrir une instruction commune, pas éduquer.

    Les parents n’ont plus du tout la même vie qu’il y a 100 ans , il ne faut pas tout mélanger.

    • Tex

      Oui mais il faudrait que les parents prennent la peine de les éduquer…. les enfants rois ça commence à bien faire!

    • esequiel

      Des classes a 30 ou 35 élèves ça existe depuis au moins 30 ans et au final quand on regarde les mauvaises élèves 80 % des cas ce sont des élèves avec des problèmes ou soucie dans les foyers.

      • esequiel

        Aucun politique n’a le courage de le dire ça risquerait de faire muter des moutons en lion.

      • KermitteX

        Avant oui…il y avait des classes de 30, 35 élèves, mais les méthodes d’apprentissages étaient differentes, et il y avait beaucoup moins de psychologie qu’aujourd’hui … fallait que ça file droit, et ce n’etait pas plus mal… au moins les enfants avaient un cadre claire net et précis.

  • Tex

    Les problèmes d’hyper-activité et de concentration seraient partiellement provoqués par les molécules chimiques qui se trouvent dans l’alimentation des enfants… mangeons bio!!!
    :clover: :clover: :clover:

  • noonoo12

    Je n’aime pas cet article, il part du principe que sans un prof derrière lui un élève en difficulté ne s’en sort pas, c’est faux, ce qui manque à certains enfants (souvent très intelligents) c’est une motivation positive qui va leur permettre de devenir autonome dans les apprentissages, donc tout le contraire d’un sur-encadrement.
    Et la motivation, c’est simplement le plaisir d’apprendre, plaisir qui est aussi fondamental que de manger ou boire pour un être humain, plaisir qui disparaît sous la couche de pédagogie indigeste qu’on sert aux enfants (et pas aux adultes ! Les adultes en formation continue ont droit à des méthodes bien plus ludiques et plaisantes que les enfants de primaire !!).
    Mais en France on infantilise l’enfant ! On le traite comme un sous-humain qui doit tout à l’adulte et qui doit le remercier en retour par de bonne notes.
    Ne nous étonnons pas qu’une fois adultes ils se plaignent ensuite à leur chef-président dès que quelque chose ne va pas dans leur vie…

    • mémé

      je ne suis pas d’accord pour ce qui est d’infantiliser les enfants en France ( pléonasme)
      Je pense qu’au contraire, on les considère plutôt comme des petits adultes, on prend en compte leur avis, on négocie avec eux, on leur prête des intentions et des pensées qui sont des pensées d’adultes. Un adulte s’ennuie si on lui parle de l’accord de l’adjectif qualificatif. Un enfant, pas forcément, ça lui permet de dominer son écriture et par là de comprendre le monde, de grandir.

      Et puis, dès qu’on veut apprendre la musique, on passe bien par des gammes fastidieuses… Arrêtez de tout vouloir rendre ludique. La vie n’est pas ludique, il faut rendre ses lettres de noblesse au travail austère et patient.

      • homme des bois

        pas obligé d’apprendre les gammes pour apprendre la musique, ni la grammaire pour savoir écrire… j’ai un exemple : MOI :d

      • mémé

        Tout dépend du niveau qu’on veut atteindre. les gammes permettent aux moyennement doués d’accéder à un bon niveau. le travail paie. ( pas toujours bien, hélas!), mais il paie.

      • delaude

        Malgré tout le respect que je te dois, je ne crois pas que tu sois un exemple universel dans ce cas précis en tout cas. :smile:
        Je suis assez d’accord avec nonoo.
        Respecter l’enfant, lui accorder notre confiance, lui apprendre à poser des questions, à trouver seul des réponses, lui enseigner l’esprit critique et le doute, lui permettre d’expérimenter ses idées et d’en critiquer le résultat, en un mot, utiliser la culture pour le construire, mettre en valeur ses dons naturels stimuler sa créativité sans l’obsession du classement de la récompense, de la compétitivité. Voilà un programme qui me semblerait être bien plus épanouissant et préparer de vrais adultes.
        On pourrait profiter également de la vie communautaire à l’école pour inculquer les lois de la vie en société : respect, solidarité…
        Contrairement à ce que pense mémé, si je conviens que le respect des règles est indispensable à la mise en oeuvre d’un enseignement bien conduit, je crois aussi que la présentation ludique des leçons peut aider à donner le l’intérêt à des matières abstraites est nécessaire. Il faut faire naitre le désir, la curiosité et le plaisir. L’amour du savoir est à ce prix.
        Les programmes sont stupides, on bourre la tête des mômes en primaire avec des leçons totalement inutiles  alors qu’on ne travaille pas assez les bases. Je le vis en live avec mes petites filles ! Les pauvres peinent sur des leçons ingrates et sans intérêt à leur âge alors qu’elles n’ont pas fini d’intégrer l’orthographe, par exemple. Et encore, elle sont plutôt brillantes… J’imagine ce que ce doit être pour d’autres….
         
        Là aussi, comme dit à plusieurs reprise plus haut on voit bien que l’école n’est pas fait pour ouvrir les consciences mais bien pour surtout ne rien faire… Un mouton éveillé n’est plus un mouton gérable.
        Seuls les meilleurs ou les mieux soutenus se sortent de ce bourbier… C’est une école élitiste qui enfonce le clou de la sacro-sainte loi du plus fort et laisse sur le quai de la culture les moins doués… Et je ne parle pas du mépris profond du technique et du manuel, alors qu’il y a dans ces branches des métiers créatifs où l’on peut exprimer son talent…
        Ca c’est encore un sujet qui me fâche !
         
         
         

      • dudul

        « Arrêtez de tout vouloir rendre ludique. La vie n’est pas ludique, il faut rendre ses lettres de noblesse au travail austère et patient. »
        ludique ne veux absolument pas dire « amusant » mais « intéressant ».
        la vie n’est certes pas amusante, mais elle est grandement intéressante….
         
        Pour reprendre votre exemple « travail austère et patient« … au mon dieu pauvre goss…..

        déjà « patient » ça veux dire que c’est emmerdant?! sinon pas besoin de patience….
        mais reprenons:
        – vous pouvez enfermez pendant 2heures un goss dans ça chambre, à relire 10 fois un texte qu’il ne comprend pas« , le fameux « apprendre par coeur ».
        – ou vous pouvez prendre 5minutes pour lui expliquer….
        le résultat sera grandement différent, l’un pourra recopier le texte à la virgule près mais sans comprendre,
        l’autre pourra expliquer de quoi il sagit… et transmettre à son tour son savoir…
        je vous laisse devinez lequel aura réellement progresser….
         

  • delaude

    En fait, ce qui est recherché car il y a besoin d’une « élite », c’est une école à deux vitesse. Des écoles dites d »excellence », privées, chères, dans lesquelles on oriente les meilleurs élèves en leur bourrant le crâne de philosophie néo-libérale,
    et une école pour les moutons de base, médiocre, non pas à cause des enseignants mais bien à cause du contexte dans lequel ils sont tenus de faire leur boulot…
    Bien entendu, pour sauver les apparences on crée quelques passerelles…
    « Dans la France de Nicolas Sarkozy, le système éducatif ne se contente plus de reproduire les inégalités, il les augmente. L’éducation vient en tête des questions qui préoccupent les Français. Entretien avec Christian LAVAL, sociologue co auteur de « La Nouvelle école capitaliste » (Découverte 2011).
    http://www.la-bas.org

    • esequiel

      Ah les écoles privées on se demande pourquoi il y’a de meilleures résultat, peut etre parc-que les parents paye et du coup font plus attention aux résultat  de leur enfants Cqfd !

  • isa

    Je travaille en maternelle, dans le doubs. Je bosse en école de puis 1997 et beaucoup de choses ont changé, notamment en ce qui concerner la violence… Si tu as besoin d’infos, tu demandes;-)
    Merci pour tout ce que vous donnez.

  • Yuca965

    Bon, une info qui pourrait aider beaucoup de gens, Lise, vous ou votre enfant pourrait être un surdoué, si c’est bien le cas vous comprendrez bien mieux cette personne :

    Le site d’une psychologue spécialisé :  http://www.cogitoz.com/PI.aspx?PLinkId=30&PT=100

    Livre que je conseille ici (je l’ai lu) : http://www.amazon.fr/Trop-intelligent-heureux-Ladulte-surdou%C3%A9/dp/2738120873

    • isa

      Très difficile avec un enfant précoce…. Souvent ces enfants décrochent encore plus au collège; parce qu’il y a plusieurs profs et les enfants précoces ont besoin d’un environnement stable; et  de personnes auxquelles ils s’attachent affectivement.
      Sans lien effectif, pas de travail pour eux, ils ne peuvent juste pas rester alors qu’ils pensent encore à un livre, ou un truc qui les passionne…ce qui les rassure…Pas évident au collège avec les profs à la pelle, de plus en plus démissionnaire (je les comprend)
      Il y aurait des solutions….

      • dudul

        votre analyse est intéressante mais extrêmement partielle à mon sens….
        le lien affectif n’est certainement pas l’élément déterminant, tout du moins pas plus qu’un enfant « non-précoce ». je parlerais davantage de respect mutuel…. il n’a pas besoin de se sentir unique, juste d’être respecter.
        l’enfant précoce par définition s’intéresse à tout. Il décroche davantage lorsqu’il s’ennuie tout simplement ( répétition trop important d’acquis…. cours magistral « plat »…. non-interaction  ) un professeur passionné suffit à le motiver.
        l’enfant précoce n’a pas besoin de se sentir copain avec ses professeur, encore moins de se sentir rassuré par un environnement qu’il connait. au contraire, la nouveauté est sa motivation…
        le mettre dans une bulle (environnement qu’il connait), a pour unique effet de le pousser dans un cycle vicieux…  se sentir différent dans un monde qu’il ne comprend pas et qu’il ne le comprend pas. en simple, l’isolement
         
        les différentes analyses ne s’intéresse que trop peu aux avis des principaux concernée… les enfants précoce eux-même. C’est à eux qu’il faut demander, et pas théoriser de l’extérieur….
        demander à un enfant précoce qui a décrocher (5-10ans après), « pourquoi il a décrocher »… vous serez surpris

    • esequiel

      Alors quelle est la recette ?
      Elle va vous apparaître d’une surprenante banalité. Et pourtant. Les surdoués qui vont bien sont ceux qui ont eu la chance de grandir dans un environnement affectif stable et cohérent. Qui ont été compris dans leurs singularités dès leur plus jeune âge. Qui ont rencontré sur leur parcours des personnes qui leur ont permis d’exprimer leur talent. Et qui ont su ensuite faire leur route, affranchis de toute dépendance affective et intellectuelle. Car la base de leur personnalité est alors stable et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes confiante et solide. Comme tous les autres enfants me direz vous? Oui, bien sûr. Mais chez eux, tout est exacerbé. Leur analyse constante de ce qui les entoure et leur hypersensibilité les exposent davantage encore. Ce sont des enfants fragiles et vulnérables. Vraiment.
      Et c’est pas moi qui le dit :-D
       

      • dudul

        « Leur analyse constante de ce qui les entoure et leur hypersensibilité les exposent davantage encore. Ce sont des enfants fragiles et vulnérables. »
        +1

  • chente

    Pour ceux qui cherchent une autre éducation pour leur enfant:
    école Rudolph Steiner en France et dans le monde