Les « indignés » parisiens annoncent la mise en place d’un campement

C’est décidé, ils plantent la tente!!! Petit à petit, l’oiseau fait son nid dit-on, la grogne est pareille pouvons-nous également penser…

Votée en assemblée générale, cette installation est prévue pour vendredi.

Manifestation des "Indignés" place de la Bastille, le 29 mai 2011 à Paris. (AFP/ BERTRAND GUAY) Manifestation des « Indignés » place de la Bastille, le 29 mai 2011 à Paris. (AFP/ BERTRAND GUAY)

Environ 500 personnes ont participé dimanche 5 juin sur le parvis du centre Georges Pompidou à Beaubourg (Paris) à une assemblée générale des « indignés » parisiens, au cours de laquelle a été décidé la mise en place vendredi d’un campement.

Peu avant 20h l’assemblée a adopté par consensus « la mise en place d’un campement citoyen et écologique« , dont l’emplacement n’a pas été précisé. Son installation est prévue vendredi, ont précisé plusieurs manifestants, qui s’inspirent du mouvement éponyme espagnol.

L’assemblée générale a également décidé la création « de groupes de travail pour sortir des propositions sur la séparation des pouvoirs, la démocratie et l’indépendance des médias », a déclaré l’un des participants, Stelios Haratsis.

 

Le « parlement du peuple »

Les « indignés » parisiens ont « décidé de prendre (cette) place publique, d’en faire le parlement du peuple, une sorte d’agora de la Grèce antique », a expliqué Guillaume Beaulande, un enseignant.

« On ne peut pas les chasser tant qu’ils ne gênent pas notre public, qu’ils respectent la tranquillité de nos visiteurs« , a dit Louis Corno, le responsable de la sécurité du centre George Pompidou, après une brève concertation avec les leaders du mouvement et la police.

Ce mouvement initié au début par des jeunes attire de plus en plus des gens plus âgés, des chômeurs, des précaires, mais aussi des salariés et des seniors.

Plutôt dans la journée, une trentaine d’entre eux s’étaient livrés à une « casserolade » spectaculaire Place de la République et avaient distribué des tracts aux passants.

Des mouvements similaires étaient organisés dans plusieurs villes de France pour défendre la « démocratie réelle maintenant ».

Source: tempsreel.nouvelobs.com