Notre alimentation: ce poison qui nous tue un peu plus chaque jour…

Deux articles sur le sujet de l’alimentation car les deux sont très intéressants mais également désastreux, le premier concerne la Chine avec le nombre de scandales alimentaires qui ne cesse de croitre ce qui montre bien qu’empoisonner la population n’est pas vraiment important tant que cela rapporte…Le second concerne le contenu médicamenteux de notre alimentation en général sachant que l’impact peut être catastrophique sur notre organisme: l’immunisation des virus contre tout traitement et donc plus de difficultés au final pour combattre les virus pourtant initialement bénins…

KeystonePEKIN – La Chine connaît depuis plusieurs semaines une nouvelle vague de scandales alimentaires, malgré les promesses répétées du gouvernement de renforcer la surveillance et de sévir contre l’utilisation d’additifs interdits, après l’énorme affaire du lait contaminé à la mélamine.

Parmi les cas les plus récents révélés par les médias, les autorités ont saisi du porc au clenbuterol, un anabolisant qui réduit la graisse au profit des muscles, ainsi que des petits pains à la vapeur colorisés avec des agents chimiques, et encore, du lait toxique.

Du porc contenant suffisamment de bactéries pour devenir fluorescent dans l’obscurité a aussi été débusqué, tout comme du soja aux nitrates cancérigènes et du riz contaminé aux métaux lourds, parmi d’autres.

Le week-end dernier, 286 villageois de la province du Hunan (sud) ont dû être soignés –et 91 d’entre eux hospitalisés– après avoir mangé du porc probablement élevé au clenbuterol.

Des produits laitiers contenant de la mélamine –une substance chimique toxique qui simule un apport en protéines et permet aux producteurs de tricher en ajoutant de l’eau au lait– continuent toujours à faire surface, près de trois ans après le scandale qui a coûté la vie à six bébés et rendu malades quelque 300.000 autres.

A Chongqing (sud-ouest), 26 tonnes de lait en poudre contenant de la mélamine ont été détruites récemment, a rapporté le quotidien Global Times

La longue litanie de cas d’empoisonnements collectifs, dans les écoles ou à l’occasion de banquets, fait la une des journaux et a conduit le Premier ministre Wen Jiabao à exprimer sa colère contre les producteurs peu scrupuleux.

Ces incidents concernant la sécurité alimentaire ont révélé une situation très grave de malhonnêteté et de dégradation morale, a déclaré M. Wen devant des responsables gouvernementaux.

Sans une éthique plus forte et des citoyens de valeur, la Chine ne saurait être une économie respectable ou une puissance au vrai sens du terme, a-t-il souligné.

Pour tenter de rassurer la population, une loi sur la sécurité alimentaire avait été promulguée en 2009.

Mais devant la recrudescence récente des cas de contamination, le ministère de la Santé a annoncé lundi une campagne contre 151 additifs interdits. Pékin a également assuré que de nouvelles règles sur la sûreté des aliments seraient édictées avant la fin de cette année, reconnaissant implicitement l’échec des mesures prises jusque là.

Les causes des problèmes de sécurité alimentaire en Chine sont nombreuses et multiples, selon Bao Chengsheng, professeur de sciences politiques à l’Université de Shanghai.

D’un côté, le système légal est défaillant. Beaucoup de règlements ne sont pas clairs… ce qui crée des vides juridiques, a expliqué M. Bao à l’AFP, ajoutant qu’il est aussi difficile de surveiller les innombrables petits producteurs et distributeurs éparpillés à travers le pays.

Il arrive aussi que des intermédiaires versent des pots-de-vin aux inspecteurs chargés de la sécurité alimentaire, comme dans le cas des porcs malades, dont 20 à 30 millions de carcasses par an sont recyclées dans la chaîne alimentaire au lieu d’être détruites, selon des experts cités par le Global Times.

Ces scandales à répétition provoquent le désarroi des consommateurs.

Si la police ne réprime par les commerçants sans foi ni loi, ces derniers se sentiront les coudées franches et vont produire encore plus de nourriture empoisonnée, a déclaré à l’AFP une employée de bureau, Zhang Lihua.

La situation est telle que personne n’arrive plus à distinguer les aliments sains de ceux qui sont contaminés.

(©AFP / 28 avril 2011 10h09)

Source: REALINFOS via Noxmail.us

Maintenant le deuxième article, vous allez vous rendre compte de la gravité de la situation et qu’elle ne concerne malheureusement pas que la Chine:

47% des échantillons de viande et volaille vendues aux États-Unis contiennent des staphylocoques dorés. Et 52% de ces bactéries seraient résistantes à au moins trois classes d’antibiotiques. C’est ce que révèle une étude du Translational Genomics Research Institute (TGen), publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases [1]. Les conditions d’élevage industriel et l’ajout d’antibiotiques dans la nourriture du bétail seraient à l’origine de cette contamination bactérienne, et surtout du développement de la résistance croissante aux antibiotiques, chez les animaux et chez l’homme [2].

En France, 1.060 tonnes d’antibiotiques pour animaux d’élevage ont été vendues en 2009, selon le rapport annuel de l’Agence nationale du médicament vétérinaire. Dont 44% à destination des élevages porcins et 22% pour les volailles. Selon l’Institut de veille sanitaire (INVS), 50% des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Ce qui favorise le développement de bactéries résistantes, transmises à l’homme par l’alimentation. Celles-ci peuvent « être rejetées dans l’environnement avec les excréments animaux, être présentes dans l’eau, contaminer la viande lors de l’abattage et se retrouver dans nos assiettes si la température de cuisson est insuffisante pour les détruire », détaille l’INVS. Un rapport parlementaire rappelle que la France détient, en Europe, le record du taux de résistance aux antibiotiques : 50% pour la pénicilline et 28% pour la méticilline, qui sont utilisées respectivement contre le pneumocoque et le staphylocoque doré, principales bactéries à l’origine des infections nosocomiales.

L’étude de l’Agence nationale du médicament vétérinaire évalue la présence d’antibiotiques à 67,7 mg par kilo de viande produite. Et rappelle que les « antibiotiques récents sont généralement plus actifs et nécessitent l’administration d’une quantité plus faible d’antibiotiques ». On risque de manger des antibiotiques encore longtemps.

Notes

[1] Recherche a été menée sur 136 échantillons de bœuf, porc, poulet et dinde, de 80 marques différentes.

[2] L’utilisation des antibiotiques comme produits phytosanitaires sur les plantes, et comme médicament chez l’homme, ou l’utilisation de désinfectants proches des antibiotiques, contribuent aussi au développement de l’antibiorésistance

Source: Bastamag.net

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