Alerte au tsunami au Japon après un séisme

Une catastrophe de plus, cela vient s’ajouter à la longue liste de 2010, on risque encore de finir l’année en beauté à ce rythme là!

Des dizaines de personnes ont dû évacuer en pleine nuit les côtes de plusieurs îles situées au sud du Japon à la suite d’un violent séisme qui a déclenché tôt mercredi matin une alerte au tsunami.
Selon l’Institut de géophysique américain (USGS), la secousse de magnitude 7,4 s’est produite à 02H19 (mardi 17H19 GMT), près de l’île Chichijima, appartenant au groupe d’îles Ogasawara, à environ 1.

000 km au sud de Tokyo. L’hypocentre était situé à 14 km de profondeur dans l’océan Pacifique.
Dans les minutes qui ont suivi, un message diffusé par haut-parleurs a averti les habitants que des vagues pouvant atteindre deux mètres de haut risquaient de s’abattre sur les côtes de ces îles.
« Toutes les personnes se trouvant près des côtes doivent évacuer vers des zones plus élevées », indiquait le message de l’Agence météorologique japonaise, relayé en boucle par les chaînes de télévision en japonais, anglais, coréen, chinois et portugais, pour la communauté brésilienne.
« Environ 120 personnes ont été déplacées vers des endroits surélevés à Chichishima et une cinquantaine sur l’île voisine de Hahashima », a déclaré à l’AFP Koji Watanabe, un responsable d’un village de Chichishima, joint par téléphone.
Il a ajouté « ne pas être informé d’éventuelles victimes ».
Moins d’une heure après le séisme, une première vague de 30 cm de haut a atteint Chichishima, a annoncé la télévision publique NHK.
L’Agence météorologique a alors décidé peu avant 04H00 (mardi 19H00 GMT) d’abaisser « l’alerte » au niveau de simple « avertissement » prévu pour des vagues ne dépassant pas 50 cm. Elle a ensuite levé vers 07H20 toutes les mises en garde adressées aux îles et aux préfectures de la côte sud et sud-ouest du Japon.
L’Agence a indiqué qu’une vague de 60 centimètres de haut avait été enregistrée sur l’île de Hachijojima, à 300 km au sud de Tokyo, à 05H32 du matin. Elle a également mis en garde contre d’éventuelles répliques du tremblement de terre.
« Les secousses ont été plutôt plus fortes que celles ressenties lors des précédents séismes », a témoigné Kenichi Mochida, un responsable d’un village de Chichijima. « Mais il n’y a pas eu de panique. Les résidents qui s’étaient réfugiés dans les abris ont déjà regagné leur maison », a-t-il dit à l’AFP.
« C’est le tremblement de terre le plus violent que j’ai jamais ressenti », a renchéri Masae Nagai, un hôtelier de Chichijima. « Nous avons été réveillés par la secousse. Ca faisait peur. Mais nous ne sommes pas allés dans les abris car les choses se sont vite calmées. »
Une « alerte maximale » au tsunami, prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres de haut, avait été déclenchée le 28 février dernier à la suite du tremblement de terre meurtrier du Chili.
Mais l’Agence météorologique avait dû ensuite présenter ses excuses pour avoir fait excès de prudence et avoir provoqué l’évacuation de plus d’un demi-million de personnes des côtes Pacifique du Japon.
La plus haute vague n’avait atteint que 120 cm, sans provoquer de dégâts autres que des inondations le long du littoral.
Les îles Ogasawara, formées d’une trentaine d’îles et peuplées d’environ 2.300 habitants, avaient été placés sous le contrôle des Etats-Unis en 1946, après la défaite du Japon, et restituées seulement en 1968.

Source de l’article:  leparisien.fr