Nos enfants sont les "animaux de laboratoire d'une expérience non contrôlée"

Vous aimez vos enfants? Alors lisez bien ceci car les informations même si elles sont graves ne sont guère surprenantes, l’alimentation de nos enfants (et bien sur la notre) est catastrophique. Nous se sommes pas directement responsables puisque nous nous nourrissons de ce qui nous est proposé sur le marché en général, les autorités ne nous prévenant pas du réel danger, des dérives et autres abus. Quand aux industriels, ils sont comparables à ceux du tabac, producteurs de produits toxiques légaux. Bienvenus dans un monde ou le meurtre de masse est invisible et autorisé!

Sur les 84 000 produits chimiques couramment utilisés aux Etats-Unis, moins de 1 000 auraient été évalués d’un point de vue sanitaire. Soit à peine 1%. Résultat : « 15% des enfants ont au moins un problème de développement« , selon une étude récente…

Maladies enfants pollutions

Aux Etats-Unis, un « sous-comité » sénatorial fait le point sur les produits chimiques que les Américains sont amenés à toucher, avaler et respirer tous les jours… À peine 1% des 84 000 composants synthétiques actuellement sur le marché ont été évalués d’un point de vue sanitaire, selon le doyen des sénateurs américains, Frank Lautenberg, cité par CNN. Pour lui, nos enfants sont comme des « animaux de laboratoire dans une expérience non contrôlée« .

Aucune contrainte législative

La loi américaine (et européenne, d’ailleurs) ne fixe quasiment aucune condition préalable à la mise sur le marché de nouvelles substances chimiques. C’est le cas, par exemple, des nanoparticules, largement utilisées y compris dans l’industrie agro-alimentaire, alors que tous les organismes nationaux et internationaux appellent à une (très) grande prudence. A ce jour, aux Etats-Unis, seuls 200 produits ont fait l’objet d’une évaluation par l’agence de sécurité environnementale (EPA). Et, depuis 1976, 5 seulement ont été interdits. Les fabricants se réfugient souvent derrière le « secret industriel » pour refuser de révéler leurs données, et derrière l’épouvantail de la perte de compétitivité pour rejeter toute contrainte réglementaire.

« 15% des enfants ont au moins un problème de développement »

Une récente étude de l’Environmental Working Group, une association de défense de l’environnement, a trouvé une moyenne de 232 produits chimiques dans le sang du cordon ombilical de 10 nouveau-nés. Des pesticides, des retardateurs de flammes, des particules de shampooings, de cosmétiques, de plastiques, de rideaux de douche, de matelas, d’appareils électroniques… Plusieurs études montrent en outre que les problèmes de santé des enfants sont directement liés à cette « pollution sanguine » intra-utérine. « Quinze pour cent des enfants ont au moins un problème de développement » affirme Frederica Perera, directrice du Columbia Center for Children’s Environmental Health, commentant une étude de ses chercheurs, qui ont suivi des enfants de l’utérus de leur maman jusqu’à leur septième année. Soit un sur sept !

(Article publié sur le site « Les mots ont un sens »)