Et si cela dégénère en Ukraine? Que faire?

La situation ukrainienne peut dégénérer, tout est possible malheureusement une telle éventualité n’est pas à écarter. Si cela devait dégénérer, nous serions tous concernés car cela pourrait se terminer en règlement de compte entre les États-Unis et la Russie, entrainant dans le même temps l’Union Européenne à la botte des USA et la Chine en accord avec la Russie, le reste des BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du sud) s’ajouteraient à l’équation, et cela se terminerait enJapan-New-fears-as-the-tragedy-deepens2-rayon-vide conflit mondial. Dans ce cas, que faire? Comment réagir? Voilà pourquoi certains articles vont être remis en avant sur le blog, et si quelques conseils intéressants peuvent en ressortir…

Vous avez vu la conséquence des troubles en Ukraine sur les bourses mondiales? Un conflit pourrait déclencher un gros krach financier entre autres conséquences, et pour cela aussi, nous devons nous préparer, ne serait-ce qu’un minimum. Prévoir le pire au cas où ne peut apporter que du bon, si rien n’arrive, nous aurons toujours des réserves en cas de besoin, en cas de gros souci, vous avez de quoi tenir un peu le temps que les choses se tassent. Un conseil tout de même, si quelque chose arrive, ayez de quoi tenir les premiers jours, le temps que la crise de folie qui risque de se produire (avec violences et pillages de magasins) se calme un peu.

Commençons d’abord par un témoignage primordial sur quelqu’un ayant vécu en Bosnie, très instructif:

Dans cette période où beaucoup se questionnent sur l’avenir, trouver de véritables réponses est un challenge des plus difficiles, donc certains se préparent comme ils peuvent, en potassant, en regardant des films ou des reportages sur le survivalisme, et c’est aujourd’hui un témoignage qui vient éclairer un peu notre lanterne sur le sujet. C’est plutôt effrayant, mais qui sait, peut être un jour serons-nous confrontés à cela…

Sans eau, sans électricité, sans pétrole, sans système de santé, sans protection civile, sans systèmes de distributions ou de réseaux traditionnels, ce survivant devenu par la suite survivaliste, témoigne sans détours d’une survie urbaine crue et pragmatique.
L’échange est long, et ce qui est présenté ici n’est qu’une ligne droite pouvant nous faire conscientiser certaines lacunes, ou encore remettre en cause certaines idées quant a l’effondrement de la normalité dans un univers urbain.
L’avantage de ce retour d’expérience, est qu’il est bâtit sur un questionnement purement survivaliste issu du forum “Survivalist Boards”, et que l’orientation de l’entretient est donc extrêmement ciblé sur les réalités d’une survie urbaine durant un effondrement de la normalité.
Même si ce témoignage reste d’une situation extrême, il nous permet d’entrevoir certaines réalités, et de rétablir une certaine priorité au sein de nos préparations.
Je suis de Bosnie, et comme vous le savez, c’était l’enfer la bas de 1992 a 1995. Pendant 1 an, j’ai vécu et survécu dans une ville de 60 000 habitants sans électricité, sans pétrole, sans eau courante, sans services traditionnels de distribution de nourriture et de consommables, et sans aucune organisation gouvernementale.
Notre ville était encerclée par des forces armées pendant 1 an, et dans cette ville, c’était la merde.
Nous n’avions pas de police ou d’armée organisée…il y avait des groupes armés, et ceux qui étaient armés défendaient leurs maisons et leurs familles.
Quand tout a commencé, certains d’entre nous étaient mieux préparés que d’autres, mais la plupart des familles voisines n’avaient de la nourriture que pour quelques jours.
Certains d’entre nous avaient des pistolets, et très peu étaient ceux qui avaient des AK47 et des fusils.
Apres 1 ou 2 mois, les gangs ont commencés leur destruction: les hôpitaux par exemple, se sont rapidement transformés en abattoirs.
Les forces de police n’étaient plus présentent, et l’absentéisme du personnel hospitalier était de plus de 80%.
J’ai eu de la chance, ma famille était large a cette époque (15 membres dans une grande maison, 6 pistolets, 3 AK47), et donc nous avons survécu…tout du moins la plupart d’entre nous.
Les Américains balançaient des MRE (Meals Ready to Eat – Rations de combat) tous les 10 jours pour aider les villes encerclées comme la notre, mais ce n’était jamais assez. Quelques maisons avaient des petits jardins potager, mais la plupart n’en avaient pas.
Apres 3 mois, les premières rumeurs de décès par famine commençaient…mais aussi les décès par exposition au froid.
Nous avons démonté toutes nos portes, l’encadrement des fenêtres des maisons abandonnées, notre parquet…et j’ai aussi brûlé la totalité de nos meubles pour nous tenir chaud.
Beaucoup sont mort de maladies, surtout a cause de l’eau (2 membres de ma famille), nous buvions principalement l’eau de pluie, nous mangions du pigeon et même du rat.
La monnaie est vite devenue de la merde…
Nous faisions du troque; pour une boite de boeuf tu pouvais avoir une fille pour quelques heures (c’est dur, mais c’était la réalité), je me rappel que la plupart des femmes qui vendaient leurs corps étaient des mères désespérées.
Armes a feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture…on se bâtaient comme des animaux pour ça.
Dans une situation comme celle-la, tout change, et la plupart des gens deviennent des monstres…c’était moche.
La force était dans le nombre. Si vous étiez tout seul a vivre dans une maison, ce n’était qu’une question de temps avant d’être pillé et tué…peu importe si vous étiez armé.
Moi et ma famille, nous sommes prêt maintenant; je suis bien armé, j’ai un bon stock et je suis “éduqué”.
Ce n’est pas important ce qui va se passer; tremblement de terre, guerre, tsunami, extra-terrestres, terrorisme, pénurie, effondrement économique, émeute…l’important c’est que quelque chose va se passer !
De mon expérience, vous ne pouvez pas survivre seul, la force est dans le nombre, soyez proche de votre famille, préparez avec elle, choisissez vos amis sagement et préparez-vous avec eux aussi.
1- Comment vous déplaciez-vous en sécurité ?
En fait la ville était divisée en communauté de rues. Dans ma rue (15 / 20 maisons) nous avons organisé des patrouilles (5 hommes armé chaque soirs) pour garder un oeil sur les gangs et les ennemies.
On troquait entre nous dans la rue. A 5 kilomètres il y avait une rue très organisée pour le troque, mais c’était trop dangereux de s’y rendre pendant la journée a cause des tireurs d’élite. En plus on avait plus de chance de se faire dépouiller la bas que de troquer, et je n’y suis allé que 2 fois, et seulement quand j’ai vraiment eu besoin de quelque chose de particulier et d’important (il parle principalement ici de médicaments, et notamment d’antibiotiques).
Personne n’utilisait les voitures en ville parce que les routes étaient bloquées avec des débris, ou d’autres voitures abandonnées…et le pétrole valait de l’or !
Si je devais aller quelque part c’était de nuit. Ne jamais se déplacer seul, mais jamais en groupe important non plus (2 / 3 hommes peut être). Toujours armé, très vite, et toujours dans les ombres au travers des ruines, jamais dans les rues.
Il y avait beaucoup de bandes organisées, 10 / 15 personnes, parfois 50…mais il y avait aussi des gens comme toi et moi, des pères, des grands pères, des gens bien avant la merde, qui maintenant tuais et pillais.
Il n’y avait pas vraiment de bons et de méchants…la plupart étaient entre les deux; c’est a dire prêt a tout, au bon comme au moins bon.
2- Et le bois ? Il me semble qu’il y a beaucoup de forets autour de ta ville, pourquoi avez-vous brûlé vos meubles et vos portes ?
Autour de ma ville il n’y a pas beaucoup de bois.
Ma ville était une très belle ville, elle ressemblait a n’importe qu’elle autre ville avec ses cinémas, ses restaurants, ses écoles, son aéroport, ses centres culturels…
Nous avions des arbres dans la ville, des parcs et des arbres fruitiers…mais tous les arbres ont été brûlé en moins de 2 mois.
Quand tu n’a pas d’électricité pour préparer la nourriture et te chauffer, tu brules ce que tu as sous la main; tes meubles, tes portes, ton parquet (et ça brule vite ce bois la !).
Nous n’avions pas de banlieue et de fermiers. Dans les banlieues c’était l’ennemie, et nous étions encerclés. Et dans la ville, tu ne savais pas qui était ton ennemi.
3- Quelles sorte de savoirs faire as-tu utilisé durant cette période ?
Tu peux imaginer que d’une certaine manière c’est le retour a l’âge de pierre !
Par exemple, j’avais une bouteille de gaz. Mais je ne l’utilisais pas pour faire chauffer ou préparer notre nourriture, c’était trop précieux !
J’ai bidouillé la bouteille pour pouvoir y attacher un tuyau pour recharger les briquets.
Les briquets, ça n’a pas de prix !
Une personne m’amenait un briquet vide, je le rechargeait, et je prenais une boite de conserve ou une bougie en échange par exemple.
J’espère que tu comprends mon exemple.
Aussi, je suis infirmier.
Dans ces conditions, mes connaissances étaient mon argent.
Soyez éduqués et entraînés…durant un tel effondrement, tes connaissances valent de l’or si tu sais réparer certaines choses.
Les objets et les stocks vont disparaitre un jours, c’est inévitable…mais tes connaissances peuvent être ta nourriture.
Je veux dire…apprends a réparer les choses; les chaussures ou les gens…
Par exemple, mon voisin savait faire du pétrole pour les lampes…il n’a jamais eu faim.
4- Si tu avais 3 mois pour te préparer aujourd’hui, qu’est ce que tu ferais ?
Si j’avais 3 mois pour me préparer ?
Hmmm…fuir a l’étranger ? (blague).
Aujourd’hui, j’ai conscience que les choses peuvent s’aggraver très très rapidement.
J’ai de la nourriture, des produits pour l’hygiène, de l’énergie etc.
Un approvisionnement de 6 mois.
Je vis en appartement avec une bonne sécurité. J’ai une maison avec un abris dans un village a 5 kilomètres de mon appartement, et dans cette maison j’ai encore 6 mois d’approvisionnement.
Ce village est une toute petite communautés, la plupart des habitants sont préparés…ils ont apprit avec la guerre.
J’ai 4 différentes armes a feu avec 2000 munitions chacune.
J’ai un bon jardin avec la maison et des connaissances en jardinage.
Aussi, j’ai un don maintenant pour sentir la merde…tu sais, quand tout le monde autour de toi dit que tout va bien ce passer, mais que toi tu sais qu’en fait tout va s’effondrer ?
Je pense que j’ai la force de faire tout ce que je dois faire pour survivre et protéger ma famille, parce que quand tout s’effondre, soi sur, si tu n’a rien, tu vas faire des choses qui ne sont pas très jolies pour sauver tes gosses…tu veux juste survivre avec ta famille.
Survivre seul; aucune chance (c’est mon opinion), peu importe si tu es armé et préparé, au final, si tu es seul tu vas mourir, je l’ai vu…plein de fois.
Des groupes et des familles avec énormément de préparation et de connaissances variées, c’est le mieux.
5- Quel matériel devrions-nous stocker ?
Ca dépend.
Si tu veux survivre comme un voleur, la seule chose dont tu as besoin c’est des armes et beaucoup de munitions.
A part des munitions, de la nourriture, du matériel pour l’hygiène et de l’énergie (piles etc…), tu veux te pencher sur des petites choses faciles a troquer; couteaux, briquets, savon, pierres a feu…
Aussi, beaucoup d’alcool, le genre qui se garde longtemps, comme du whisky par exemple, la marque n’est pas importante, ça peut être le truc le moins chère possible, mais c’est très bien pour le troque dans les moments difficile.
Le manque d’hygiène a fait beaucoup de morts.
Tu vas avoir besoin de choses très simples, mais en quantités importantes, comme énormément de sacs poubelle, je veux dire, énormément !
Et beaucoup de duct tape.
Des assiettes et des gobelets en plastique ou en carton…tu vas en avoir besoin beaucoup ! Je sais, parce que nous n’en avions pas du tout.
Mon opinion est que le matériel pour l’hygiène est peut être encore plus important que la nourriture.
Tu peux facilement tuer un pigeons, ou trouver quelques plantes a te mettre sous la dent, mais tu ne peux pas tuer du produit désinfectant pour les mains par exemple.
Plein de produit pour nettoyer, désinfecter, beaucoup de savon, de la Javel, des gants, des masques…tout ce qui est jetable.
Aussi, un entrainement dans les premiers soins, apprendre a nettoyer une plaie, une brulure ou même une blessure par balle, car il n’y a pas d’hôpital…même si tu trouves un médecin quelque part, il n’aura pas de médicaments, ou tu n’auras rien pour le payer.
Apprendre a utiliser les antibiotiques, et en avoir beaucoup.
Pour les armes il faut rester simple.
Maintenant je porte un Glock .45, parce que j’aime bien, mais c’est pas une arme ou un calibre répandu ici, donc j’ai aussi deux 7,62 mm TT pistolets Russe cachés, parce que tout le monde a cette arme ici, et beaucoup de munitions.
J’aime pas les Kalashnikov, mais c’est pareil, tout le monde en a une…donc…
Il faut avoir des choses petites et discrètes.
C’est bien d’avoir un générateur par exemple, mais c’est mieux d’avoir 1000 briquets BIC.
Le générateur, dans une situation merdique, va attirer l’attention. 1000 briquets prennent pas de place, c’est pas chère, et tu peux toujours les troquer pour quelque chose.
Pour l’eau, la plupart du temps on récupérait l’eau de pluie dans 4 gros tonneaux, après on la portait a ébullition…on avait aussi une rivière pas loin, mais l’eau est vite devenue trop polluée.
Le matériel pour l’eau est très important. Il faut avoir des tonneaux, des seaux et des récipients pour stocker et transporter l’eau.
6- Est-ce que l’or et l’argent métal t’on aidé ?
Oui.
Personnellement, j’ai échangé tout mon or pour des munitions.
Parfois on était capable d’utiliser de la monnaie (Mark et Dollars) pour acheter certaines choses, mais ces occasions étaient rares, et le prix était toujours exorbitant.
Par exemple, une boite de haricots valait 30/40 $.
La monnaie courante s’est très vite effondrée.
Simplement, on troquait quelque chose pour autre chose.
7- Est-ce que le sel avait de la valeur ?
Oui, mais pas autant que le café ou les cigarettes.
J’avais beaucoup d’alcool, et j’ai troqué avec sans problème.
La consommation d’alcool était plus de 10 fois supérieur qu’en temps normal.
Maintenant, c’est probablement mieux de stocker des cigarettes, des briquets et des piles pour le troque parce que ça prend moins de place.
Je n’étais pas un prepper a l’époque, on a pas eu le temps de se préparer…quelques jours avant que la merde atterrisse dans le ventilateur, les politiciens a la télé répétaient que tout allait bien.
Quand le ciel nous est tombé sur la tête, on a juste prit ce qu’on pouvait.
8- Est ce que ça a été difficile d’obtenir une arme a feu durant l’événement et qu’est ce que vous avez pu troquer pour les armes et les munitions ?
Apres la guerre, chaque maison avait une arme.
La police a réquisitionnée pas mal d’armes au début de la guerre…mais la plupart des gens ont caché leurs armes quelque part.
J’ai une arme légale (licence), et les autorités ont une lois qui s’appelle “collection temporaire”. Dans une situation de trouble (émeutes par exemple…), le gouvernement a le droit de temporairement confisquer toutes les armes…donc tu gardes ça en tête.
Tu sais, il y a des gens qui ont une arme légale, mais ceux qui ont des armes légales ont aussi des armes illégales cachées quelque part, juste au cas ou il y aurait une confiscation.
Si tu as de bonnes choses a troquer, c’est pas compliqué de trouver une arme pendant une situation difficile, mais ce qu’il faut savoir, c’est que les premiers jours sont les plus dangereux en terme de chaos et de panique, et que peut être que tu ne va pas avoir le temps de trouver une arme pour défendre ta famille.
Ne pas être armé durant la panique, le chaos et les émeutes…c’est pas bien.
Dans mon cas, a un moment un homme avait besoin d’une batterie de voiture pour sa radio, et il avait des fusils…j’ai troqué la batterie pour 2 fusils.
Pour les munitions…parfois je troquais des munitions pour de la nourriture, et quelques semaines plus tard de la nourriture pour des munitions.
Par contre, je ne faisais jamais du troque chez moi, et jamais dans des quantités importantes.
Très peu de gens (voisins) savaient combien de choses j’avais chez moi.
Le truc, c’est de stocker le plus possible en rapport avec l’espace et l’argent…et après, suivant la situation, tu vois ce qui est le plus demandé.
Correction, munitions et armes auront toujours la première place pour moi…mais qui sait, numéro deux c’est peut être des masques a gaz avec des filtres.
9- Et la sécurité ?
La défense était très primitive.
Encore une fois, nous n’étions pas prêt…et nous avons utilisé ce que nous pouvions.
Les fenêtres étaient cassées, les toits étaient en piteux états a cause des bombardements.
Toutes les fenêtres étaient bloquées avec quelque chose: sacs de sables, pierres.
J’ai bloqué ma porte de jardin avec des débris, et j’utilisais une échelle en aluminium pour passer au dessus du mur.
Quand je revenais chez moi, j’appelais quelqu’un pour qu’il me passe l’échelle.
Un mec dans notre rue a complètement barricadé sa maison.
Il a fait un trou dans un mur connecté a la maison de son voisin qui était en ruine…une entrée secrète.
Ca va paraitre étrange, mais toutes les maisons les plus sécurisées ont été pillées et détruites en premier.
On avait de belles maisons dans mon quartier, avec des murs, des chiens, des alarmes et des barres de fer aux fenêtres.
Les foules ont attaquées ces maisons en premier…certaines étaient défendues et ont tenues, d’autres non…ça dépend combien d’armes et de bras ils avaient a l’intérieur.
Je pense que la sécurité c’est important, mais il faut la garder d’un profil bas…oublies les alarmes par exemple. Si tu vies en ville et que la merde arrive, tu vas avoir besoin d’un endroit simple et sobre, avec beaucoup d’armes et de munitions.
Combien de munitions ?
Le plus possible.
Il faut garder ton domicile le plus inintéressant possible.
Aujourd’hui ma porte est en acier pour des raisons de sécurité, mais seulement pour me sauvegarder de la première vague de chaos…après ça, je pars pour retrouver un groupe plus important (famille et amis) a la campagne.
A la maison, on a eu des situations pendant la guerre, pas besoin de rentrer dans les détails…on a toujours eu plus de puissance de feu, et le mur en brique.
Aussi on avait toujours quelqu’un qui surveillait la rue…une bonne organisation au cas ou les gangs viennent est primordial.
Il y avait toujours des coups de feu en ville.
Encore une fois, la défense de notre périmètre était très primitive…toutes les issues étaient barricadées, avec juste des petites ouvertures pour les fusils, et toujours au minimum 5 membres de la famille a l’intérieur prêt a se battre, et une personne dans la rue, cachée.
Pour éviter les tireurs d’élite, on restait a la maison toute la journée.
Dans les premiers temps, les faibles meurent, et les autres se battent.
Il n’y avait presque personne dans les rues durant la journée a cause des tireurs d’élite…la ligne de défense était extrêmement rapprochée.
Beaucoup sont mort parce qu’ils voulaient aller se renseigner sur la situation par exemple…c’est très très important, il faut se rappeler que nous n’avions pas d’informations, pas de radio, pas de télé…rien, juste des rumeurs.
Il n’y avait pas d’armée organisée…mais nous étions tous des soldats.
On était forcé.
Tout le monde portait une arme et essayait de se protéger.
Dans la ville, tu ne veux pas porter de truc de qualité parce que quelqu’un va te tuer et te prendre tes affaires.
Tu ne veux même pas avoir un beau fusil, et attirer l’attention.
Je vais te dire; si c’est la merde demain, je veux rester sobre, et ressembler a tout le monde dehors, peureux, désespéré, confus, et peut être que je vais crier et pleurer un peu…
Pas de vêtement chic…je ne vais pas sortir avec mes super habits tactiques tout neuf et crier “je suis la, vous êtes tous mort maintenant les méchants !”.
Je vais rester profil bas, lourdement armé et bien préparé en attendant et en évaluant mes options, avec mon meilleur ami ou mon frère a mes cotés.
Ca n’a pas d’importance d’avoir une super sécurité, un super fusil…si les gens voient qu’ils devraient probablement te voler, que tu es rentable, ils vont te voler.
C’est seulement une question de temps, et de combien de bras et d’armes vont être de la partie.
10- Quelle était ta situation avec les toilettes ?
On utilisait une pelle et n’importe qu’elle bout de terre a proximité de la maison…ça a l’air sale, mais c’était sale.
On se lavait avec l’eau de pluie récupérée, ou alors a la rivière, mais la plupart du temps c’était trop dangereux.
On avait pas de papier hygiénique…et même si j’en avait je le troquais.
C’était une sale situation.
Si je peux te donner un conseil; en premier, il faut avoir des armes et des munitions…après tout le reste, et je veux dire tout !
Ca dépend de la place que tu as et de ton budget bien sur.
Si tu oublis quelque chose, c’est pas grave, il y aura toujours quelqu’un pour troquer…mais si tu oublis les armes et les munitions, tu ne pourras pas avoir accès au troque.
Aussi, je ne vois pas les grandes familles comme plus de bouches a nourrir, je vois les grandes familles comme plus d’armes et plus de forces…après, c’est dans la nature des gens de s’adapter.
11- Et les soins pour les gens malades ou blessés ?
Les blessures étaient principalement des blessures par balles.
Sans les spécialistes et tout le reste, si la victime avait la chance de trouver un docteur quelque part, il avait 30% de chance de s’en sortir.
C’était pas comme dans les films, les gens mourraient…beaucoup sont morts de petites blessures infectées.
J’avais des antibiotiques pour 3 ou 4 traitements, bien sur, seulement pour ma famille.
Des choses très bêtes tuais les gens.
Une simple diarrhée est capable de te tuer en quelques jours sans les médicaments et l’hydratation nécessaire…surtout les enfants.
On a eu beaucoup de maladies de la peau, et des empoisonnements alimentaire…on pouvait pas faire grand chose.
On faisait beaucoup avec les plantes locales et l’alcool, et pour le court terme ça allait, mais sur le long terme c’était horrible.
L’hygiène est primordiale…et avoir le plus de médicaments possible, surtout les antibiotiques.
Trouvé sur Realnews
Autre article accompagnant bien le premier et pouvant apporter quelques réflexions à qui est intéressé: Comment faire des affaires en temps de chaos:

C’est un risque, une « potentialité » à prendre en compte si les prévisions se vérifient comme un krach financier total, ou une explosion sociale suite aux différentes tensions qui un jour ou l’autre risquent de ne plus être contenues, même si la télévision aide bien dans le domaine. Et donc, puisque certains souhaitent se préparer, de quelque manière que ça soit, voici un article plus qu’intéressant avec les choses à prendre en compte dans le domaine si vous souhaitez tirer, ne serait-ce qu’un minimum, votre épingle du jeu…

barterLa plupart d’entre nous, en tant que survivalistes, comptons sur nos compétences lorsque le chaos s’installera.

Ainsi nous choisissons d’acquérir et pratiquer un certain nombre de savoirs : comment combattre, soigner les gens, faire des conserves, cultiver… Et nous achetons des équipements et apprenons de nouvelles choses dans ce but.

De nombreux blogs et forums traitent de ces aspects, mais, curieusement, très peu de ce qui concerne le commerce durant les temps de chaos, tant il parait évident qu’il va être facile d’échanger des choses à ce moment là…

Il semble que la plupart des gens considèrent comme une évidence le fait de pouvoir librement faire du commerce ou procéder à du troc en cas d’effondrement du système.

Il y a comme une sorte de cliché communément admis qui tendrait à faire croire qu’une personne va être capable de sortir avec un bien quelconque, par exemple un sac de pommes de terre, et l’échanger le plus naturellement du monde contre des piles, des bougies, ou tout autre chose ;

Ou bien encore qu’il va se trouver un endroit particulier, un peu comme une sorte de marché, où chacun pourra librement se rendre pour faire du shopping et voir ce que les gens ont à proposer…

C’est faire preuve à mon sens d’une naïveté plus qu’enfantine.

Voici donc quelques préceptes de bon sens à garder en mémoire, valables quel que soit l’endroit où l’on vit, en prévision de ce jour spécial où les lumières vont s’éteindre…

1/ Chaos égale commerce

Si le système s’effondre, nous allons tous être amenés à faire du commerce et procéder à des échanges, peu importe la qualité de notre préparation. Ce sera une partie intégrante de notre manière de vivre, l’un des rares moyens d’obtenir les choses dont nous aurons besoin, et plus particulièrement dans un contexte de survie à long terme.

Même les survivalistes qui disposent d’une BAD autonome et parfaitement aménagée dans un recoin sombre du pays n’échapperont pas à la règle, et devront un jour ou l’autre sortir de leur tanière. De toute façon, la pression psychologique sera telle qu’au bout d’un laps de temps relativement court, ces gens-là rechercheront d’eux-mêmes l’interaction avec leurs semblables.

Il parait donc raisonnable de penser dès aujourd’hui aux différents aspects de la question, tant le commerce pourrait constituer une source majeure de ressources et pourvoir à nos besoins durant les périodes difficiles. En se préparant à cette éventualité et en agissant intelligemment, on devrait alors être en mesure de vivre beaucoup mieux que les autres.

Il existe certaines différences dans la manière de pratiquer le commerce suivant les pays, qui sont spécifiques et ne peuvent s’appliquer partout, de la même manière qu’il n’existe pas de conseil universel sur le choix du type d’arme qu’une personne devrait posséder. Mais il y a aussi des points communs, comme le fait qu’une balle dans la tête vous tuera, quelle que soit l’arme dont elle provient…

2/ Chaos égale absence de lois

Si vous songez à pratiquer le négoce ou l’échange dans une hypothèse d’effondrement du système, alors vous devez prendre un moment pour y réfléchir, et commencer par accepter le fait que vous aurez à le faire dans un contexte caractérisé par l’absence de lois.

Une fois que vous aurez accepté cela, alors seulement vous pourrez songer à la manière dont il serait possible d’améliorer votre position de négociant dans un monde en ruines (et de la conserver…), puis de réfléchir à ce que vous pourriez échanger.

Le fait est que vous devez d’abord réaliser combien les choses changent radicalement lorsque la loi n’existe plus. C’est une perspective qui est difficilement concevable dans nos sociétés policées, mais il semble évident que la vie nous apparaîtra sous un autre angle, et que c’est de cet angle-là qu’il faudra aborder l’aspect du commerce

3/ Regardez aujourd’hui autour de vous

Il s’agit simplement d’être réaliste et pragmatique. Lorsque les gens auront à se battre pour survivre, il vont avoir besoin de tout. Mais c’est dès à présent que nous devons utiliser notre bon sens, de manière à ne pas stocker des choses qui pourraient se trouver facilement autour de nous, ou qui seraient de moindre utilité.

La place dont nous disposons est aussi un critère à prendre en considération. Ceux qui vivent à la campagne sur de grands espaces pourraient se permettre de stocker du matériel volumineux (pièces auto de rechange, équipements divers, métaux, forge, etc.), tandis que ceux qui vivent en appartement devront se contenter de petites choses comme des briquets, bougies, etc.

4/ Toujours des petites choses

Quoi que vous échangiez, et quel que soit le moment, faites-le seulement avec de petites choses et de petites quantités. Par exemple, n’offrez pas 5 litres d’alcool, mais seulement ½ litre voire 1/4. C’est tout. Avez-vous les bouteilles qu’il faut pour cela ? C’est un point auquel vous pourriez commencer à songer au cas où vous disposiez d’une certaine quantité d’alcool en vrac.

Pourquoi agir de la sorte quand on pourrait négocier davantage ? Parce que les gens ne prendront sans doute pas votre vie pour si peu, mais si vous avez plus, ou s’ils pensent que vous disposez de plus chez vous, alors ils pourraient ne pas hésiter autant.

Aussi parce qu’il est plus facile de se rendre quelque part avec ½ litre à échanger, voire moins, que de charrier à bout de bras un jerrycan de 10 litres…

5/ Vous voyez les choses en grand ? Erreur…

Si vous avez l’intention de passer au niveau supérieur en cas de chaos et que vous stockez des tas de choses intéressantes, alors vous devez plus que jamais afficher un profil bas. Ce qui signifie que si vous voulez être un « trader » à grande échelle, alors personne d’autre en dehors de chez vous ne doit savoir que vous avez en votre possession des stocks entiers à négocier.

La seule chose qui puisse s’interposer entre vous et tout un tas de gens peu recommandables sera le fait d’être sans intérêt à leurs yeux. Vous pourriez toujours me répondre que vous êtes très bien armé, préparé, et que vous avez des amis avec vous qui le sont également.

Alors je vous répondrais qu’un jour ou l’autre, quelqu’un rappliquera avec plus d’amis et plus d’armes que vous n’en avez. Ce jour-là vous serez mort, et votre stock se sera envolé.

Donc, restez modeste. Vous ne pouvez pas vous permettre d’apparaître comme un « gros » négociant pour les gens autour de vous. Quoi que vous ayez à offrir, vous allez avoir besoin d’une stratégie intelligente pour le négocier et le distribuer. Veillez aussi à votre ego : avoir des ressources signifie du pouvoir, et montrer ce pouvoir va vous faire tuer.

6/ Être un intermédiaire : la solution idéale

Pour de meilleurs résultats sur une période prolongée, il faut que vous apparaissiez comme un intermédiaire dans le processus de vente, et non pas comme celui qui possède les choses à vendre. Et bien entendu, cela signifie que les gens doivent croire que vous êtes seulement cela.

Donc si vous vous êtes préparé pour le négoce, et que vous disposez d’un stock important de biens à offrir, vous ne pourrez pas juste sortir et présenter ces choses comme étant les vôtres. Vous devrez vous présenter comme celui qui peut obtenir ce que les gens demandent.

Si vous disposez par exemple d’un stock de 1000 briquets, et qu’un mois après l’instauration du chaos vous réalisez que les briquets ont la côte, la meilleure solution pour les négocier serait d’apparaître comme celui qui connait quelqu’un qui a des briquets à offrir. Vous sortez alors avec quelques briquets, mais ils ne sont pas les vôtres…

Vous agissez seulement comme un intermédiaire qui sait où trouver la chose recherchée, comment se rendre à cet endroit, et revenir avec.

7/ Les règles élémentaires de prudence

Encore une fois, il faut que vous apparaissiez comme quelqu’un sans intérêt. Le sens commun impose de suivre les règles suivantes :

  • Ne jamais négocier devant votre domicile
  • Lorsque vous négocier avec des inconnus, vérifiez toujours avec soin que quelqu’un ne vous suit pas sur le chemin du retour
  • Quel que soit la quantité de choses que vous pourriez échanger, ne faites jamais trop de commerce avec la même personne sur une courte période (par exemple, ne vendez pas 10 briquets 3 fois dans la semaine avec la même personne, ou au même endroit)
  • Faites des compromis. Négocier avec des gens connus augmente les risques car ces gens-là sauront où se rendre s’ils réalisent que vous gardez beaucoup de choses à votre domicile. D’un autre côté, négocier avec des inconnus présentent aussi des risques, dans la mesure où vous ne les connaissez pas.
  • Ne négocier jamais de grandes quantités de choses, ou quelque chose de réelle importance avec des gens de votre voisinage immédiat, à moins que vous leur fassiez confiance à 100 %, ce qui serait peu recommandé. Si vous avez quelque chose d’intéressant, mieux vaut prendre le risque d’aller à un autre endroit, par exemple un autre quartier, et faire affaire avec des gens qui ne savent pas où vous habitez.

8/ Prix et valeur des choses

Le prix d’une chose peut varier suivant les régions, ainsi que les conditions. On pourrait penser que la nourriture l’emporte sur le reste, mais il y a une différence entre ce qui sera toujours demandé, et ce qui aura la plus grande valeur. Bien sûr, il serait sans doute toujours possible de négocier de la nourriture contre quelque chose d’utile, mais une meilleure idée consisterait à posséder quelque chose d’intéressant que vous pourriez échanger contre de la nourriture.

Par exemple, des sources de lumière et d’énergie : lampes, piles, bougies, alcool solidifié (méta), allume-feux, briquets, pierres, chargeurs solaires, essence…

Ayez toujours des choses que les gens utilisent dans votre région et dans la vie de tous les jours. On pourrait penser qu’en cas de chaos, les habitudes vont disparaître et que tout ce qui leur était lié serait ramené aux gestes de survie élémentaire, nourriture basique et eau. Sans doute en sera-t-il ainsi pour beaucoup de gens, mais la raison sera parce que ces gens-là n’auront pas en stock ces produits de confort, ou pas grand-chose sinon rien contre quoi les échanger. S’ils en ont la possibilité, ils se les offriront sans aucun doute.

En France par exemple, comme dans la plupart des pays européens, beaucoup de gens boivent du café plusieurs fois par jour, et il y a aussi pas mal de fumeurs. Boire un café fait souvent partie d’un rituel entre amis ou en famille, où l’on se retrouve pour passer un moment ensemble.

Lorsque les lumières vont s’éteindre, les gens vont se trouver en situation difficile, et les habitudes ou les rituels qu’ils avaient connus dans leur « vie antérieure » auront alors beaucoup plus de valeur. Quand tout s’écroule autour de vous, le fait d’avoir un moment spécial en famille ou entre amis devient encore plus important.

Comme on devrait s’y attendre, il est probable que le café prenne de la valeur, beaucoup plus de valeur. De même pour de piètres substituts. La même chose se produira pour les cigarettes. Donc, suivant l’endroit où vous vivez, voyez quelles pourraient être ces choses, et faites en sorte de les avoir en stock. Ce peut être du café, des cigarettes, du thé, de la bière, etc

9/ La charité

Il n’existe pas de règle définitive en ce qui concerne le négoce, autre que les mesures de sécurité dont nous avons parlé. Mais il y a aussi certaines éléments à considérer.

La charité durant les temps ordinaires est une bonne chose, mais lorsque tout part en vrille, elle devient une manière d’agir plutôt négative et dangereuse. Je sais que je vais en heurter bon nombre en disant cela, mais mon conseil est de ne jamais offrir la charité en cas de chaos. Il existe une raison malheureusement très pratique à un tel comportement : Si vous donnez les choses pour rien quand les autres autour se battent pour survivre, que vont-ils penser ?

Que vous disposez de vraiment beaucoup, donc qu’ils peuvent avoir ce qu’ils veulent et même plus, quitte à le prendre par la force. Vous pouvez donner si tel est votre désir, mais dans ce cas, il ne faut absolument pas que cela ressemble à de la charité.

Le principe est de toujours obtenir quelque chose en échange d’autre chose. Si vous pratiquez réellement la charité et que cela vient à se savoir, vous êtes mort. Tous ceux qui ont connu les affres d’une guerre civile vous le diront. Même des gens que l’on croyait de bonnes personnes et qui tentaient leur chance auprès d’âmes charitables, sont finalement devenus des meurtriers.

10/ L’arnaque

Bien entendu, vous devrez toujours vous attendre à être trompé. Les gens feront beaucoup de choses inavouables pour obtenir ce dont ils ont besoin, comme par exemple mettre du plâtre dans des aliments pour bébé (on sort le contenu de la boite, on remplit de plâtre jusqu’à moitié, et on complète ensuite avec le lait en poudre par-dessus)

Source et article complet disponible surSurvivreauchaos.blogspot.fr

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