PSA en partie racheté par le gouvernement, en partie par les chinois

Et toujours personne pour dénoncer ouvertement les véritables raisons pour lesquelles cela arrive… Car si les USA n’avaient pas interdit à PSA de vendre en Iran au nom de l’embargo (et pour mieux tenter d’y vendre leurs voitures par la suite…), PSA ne serait probablement pas dans une telle situation financière…

Le numéro un français de Illustrations of PSA Peugeot-Citroen in Parisl’automobile a annoncé l’arrivée à son capital de l’État et du chinois Dongfeng : ils seront tous deux actionnaires à hauteur de 14%, tout comme la famille Peugeot. En outre, PSA a divisé par deux sa perte nette l’an passé à 2,3 milliards d’euros.

Une page se tourne sur deux siècles d’histoire. Depuis 1810, la famille Peugeot présidait aux destinées du groupe qui porte son nom. A l’occasion de la présentation des résultats 2013 du groupe, la famille a officialisé la perte de son rôle de premier actionnaire de PSA Peugeot Citroën en annonçant l’arrivée à son capital de l’Etat et du constructeur chinois Dongfeng dans le cadre d’une augmentation de capital d’un montant global de 3 milliards d’euros.

«Le partenariat avec Dongfeng est un partenariat inédit qui va nous permettre de jouer les premiers rôles dans la région Asie», a commenté Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA, au cours d’une téléconférence de presse. «Il va aussi assurer au groupe une situation financière saine et solide sur le long terme et lui permettre d’investir», a ajouté le dirigeant.

Le conseil de surveillance a approuvé hier l’augmentation de capital qui débouchera sur l’entrée de l’État français et du constructeur chinois Dongfengdans le groupe franc-comtois. À l’issue de l’opération, chacun des nouveaux venus détiendra 14% du capital, une part équivalente à celle de la famille Peugeot, qui en possédait, avant l’opération, 25,4%.

L’État et Dongfeng débourseront environ 800 millions d’euros chacun dans le cadre d’une augmentation de capital réservée. Ensuite, 1,4 milliard sera levé en Bourse. Avec le jeu des bons de souscription d’actions (BSA) attaché aux actions existantes, c’est même de 4 milliards d’euros d’argent frais que pourrait bénéficier PSA.

Cette somme est indispensable pour que le groupe puisse renforcer ses positions dans les pays émergents (notamment le Brésil et la Russie) et créer une nouvelle usine en périphérie de l’Europe. Parallèlement, la coopération industrielle et technologique avec Dongfeng sera poussée plus avant. Il s’agit de créer de nouveaux modèles pour la Chine et l’Asie du Sud-Est. Les deux groupes exploitent déjà une coentreprise grâce à laquelle plus de 550.000 véhicules ont été vendus l’an dernier. Enfin, le conseil de surveillance a aussi validé les négociations destinées à rapprocher PSA Finance de la banque espagnole Santander.

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3 commentaires

  • laurent.pa

    Des délocalisations et leurs lots de victimes à venir ? A quelques mois des européennes, souvenez-vous qu’à cause des art. 32 et 63 du TFUE (libre circulation des capitaux, des marchandises et des services), prétendre vouloir lutter contre les délocalisations tout en acceptant les traités européens relève de l’escroquerie politique.