Nuls en écriture, nuls en sciences, nuls en maths… Nos enfants sont-ils des cancres ?

Dans le cadre scolaire actuel, la santé d’un enfant n’est prise en compte qu’au seul regard de sa capacité infinie de production et plus particulièrement de sa production écrite. Le bien-être de cet enfant n’est jamais pris en compte et l’être social est entièrement occulté. Seule la ressource humaine a de l’intérêt pour notre système. L’école est menacée par la mise en place d’outils d’évaluation, de classement et de hiérarchisation internationaux de plus en plus intrusifs comme par exemple l’outil d’évaluation « Pisa » : véritable baromètre de la compétitivité des pays de l’OCDE en matière scolaire. L’École est de plus en plus soumise à une obligation de résultats et de performance depuis une vingtaine d’années comme le précise l’ouvrage récent, édité chez Debouck, « L’école a l’épreuve de la performance ».

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La rentrée est l’occasion, comme depuis plusieurs années, d’une vaste offensive médiatique martelant la nullité des élèves en occident dans tous les domaines scolaires… confirmée depuis par l’OCDE et le baromètre de la compétitivité internationale PISA.
Ce genre de propos revient en boucle chaque année depuis le lancement d’une campagne très médiatique en 1983 basée sur un rapport (NATION AT RISK, la nation en danger) aux USA qui devait frapper les consciences et commotionner l’Amérique, avec l’aide des médias et des multinationales.
Ce rapport étalait les échecs du système éducatif américain, non pas pour améliorer l’éducation des enfants, mais bien pour souligner les dangers pour la compétitivité future du pays d’une telle dérive. Le ton était donné. On connaît la suite : une compétition acharnée s’ensuivit au sein de l’OCDE avec la mise en place d’une batterie de tests Pisa et de pédagogies par objectifs et compétences pour améliorer le rendement et la compétitivité entre pays, entre écoles, entre profs et entre élèves.
Le management et les évaluations multiformes visant à mesurer à la loupe le QI de nos enfants ont depuis lors été introduits dans le modèle éducatif et ceci pour augmenter un niveau considéré comme le plus bas dans l’histoire de l’éducation.
Dans pratiquement tous les pays de l’OCDE, cette tendance à vouloir transformer l’école en compétition au service de l’économie a pris de l’ampleur avec l’aide de fonctionnaires, de techniciens du monde, d’entreprises et de spécialistes du QI, tous unanimement d’accord pour nous crier haut et fort que nos enfants sont des cancres.
Pas un jour ne passe sans que nous n’entendions la même litanie : le niveau de nos enfants est perpétuellement en baisse. Attention, le tiers monde nous rejoint. Nous sommes nuls en écriture, nuls en sciences, nuls en maths.
Bref nos bambins sont-ils bons quelque part ?
Plus personne ne le croit au sein des professionnels du QI et des spécialistes du rendement. La France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie… Chacun son tour. Toujours un refrain identique, partout le même credo catastrophique : le niveau est en chute libre.
Pourtant jamais auparavant nos enfants n’ont été aussi préparés qu’aujourd’hui et n’ont eu autant de difficultés à trouver du travail. On leur demande toujours plus, pour leur offrir toujours moins et toujours plus précaire. Il n’y a qu’à regarder du côté de l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie ou du Portugal où tous ces jeunes diplômés doivent s’expatrier.
Herve Hamont, Christian Baudelot et Roger Establet, qui ont étudié profondément cette question, pensent que ce point de vue est subjectif, ce qui induit une approche polémique du problème.

C’est tout le contraire qui se produit, et il paraît peu contestable que le niveau global de connaissance de la population ait constamment augmenté depuis plusieurs décennies et que nos enfants soient plutôt victimes, comme le précise Marie Duru-Bellat, d’une dévalorisation du diplôme et du déclassement plus que d’une baisse de niveau.

Le déclassement est net dans la fonction publique, où 64 % des jeunes recrutés possèdent des diplômes supérieurs à ceux que le concours requiert normalement. Tous les jeunes sont donc touchés, tous doivent revoir à la baisse leurs espérances et leurs ambitions.
Là où le père était ouvrier sans diplôme, le fils devra avoir obtenu au moins un baccalauréat professionnel pour égaler son père, alors que leurs propres enfants, et bientôt leurs petits-enfants, devront posséder beaucoup plus de diplômes pour espérer retrouver la position de leurs aînés, comme l’a montré Louis Chauvel (Le Destin des générations, PUF, 1998).
Cela vaut pour les plus qualifiés comme pour les moins qualifiés, car les emplois qualifiés ayant crû beaucoup moins rapidement que les diplômes, de plus en plus de jeunes scolairement qualifiés n’accèdent pas aux emplois auxquels ils pensaient pouvoir prétendre.
À qui sert cette campagne de dénigrement ? À quelle vision de l’école ? Au service de quelle idéologie ?
Massacre pédagogique, pourquoi avoir peur des mots ?
Cette tendance lourde se vérifie notamment dans le cadre scolaire par le fait que jamais nos enfants n’auront été si jeunes à l’école ni aussi longtemps : trois ans de plus que leurs propres parents d’après les sociologues. Tous les temps sociaux de l’enfant sont cannibalisés par l’école et pour l’école. Bien plus que ce que l’on demande aux ouvriers. Le marché de l’après scolaire n’a jamais été aussi florissant ni les cartables aussi lourds, d’après le pédagogue et sociologue Emanuelle Davidenkof.
Les manuels scolaires persistent dans l’enflure comme s’il fallait que les élèves apprennent tout ce qu’il est possible de savoir et d’absorber, tout ce qu’il n’est pas concevable d’ignorer.
Mais tout cela n’est visiblement pas suffisant : compétition mondiale oblige, nos enfants doivent également produire plus vite et mieux. « L’école doit être rentable », nous dit Viviane Reding, commissaire européenne chargée de l’éducation. Du côté de la FEB et de l’OCDE, même son de cloche : il faut un retour sur investissement, la cadence et la production éducatives doivent augmenter chez nos ados.
Tout ce beau monde s’accorde à dire que la clé de la compétitivité internationale est l’éducation. Donc, plus de temps à perdre, nous devons rehausser le niveau de nos apprenants le plus tôt possible et le plus longtemps possible depuis la maternelle si possible et tout au long de leur vie. Gestion, management, ressource humaine, capital éducatif et compétences sont les nouveaux credos du modèle de production éducatif, le rendement et la compétition sont les clés du succès futur de l’école.
Bref, le modèle industriel est devenu la référence pour l’enseignement. Ce modèle a fait des ravages sur la santé des ouvriers (360 millions de dépressifs dans l’industrie selon l’OCDE) : il s’apprête à faire les mêmes ravages sur la santé de nos ados, les conséquences sont déjà visibles.
« Moi, quant je lis le stress au travail et que je compare avec les déclarations des enfants de primaire qui sont dans mon cabinet, je peux vous dire que c’est pareil dans les deux cas, on parle de rythme de travail, de patronat, de pression, d’enjeu, etc.… » Gisèle Georges, pédopsychiatre
Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez nos jeunes. Les cabinets de pédopsychiatres font le plein avec six mois d’attente pour une consultation, la psychiatrie infantile est en pleine expansion (20% des enfants ont un problème psychiatrique, le double d’il y a dix ans) et la vente de Rilatin ( médicament utilisé dans le cadre scolaire pour les enfants dits hyperactifs) a explosé, passant de 1 200 000 à 2 700 000 doses en un an (une croissance de 34 % de 2005 à 2006).
La quantité des « smart drugs » vendus a également explosé l’année dernière d’après l’agence Belga qui a diffusé l’information le 20-01-2009. Les spécialistes pointent du doigt l’utilisation déviante du methylphénidate Ritalin surtout par les étudiants qui la consomment pour améliorer leur concentration.
Le dopage est définitivement une pratique acceptée, généralisée et banalisée en Occident dans l’enceinte scolaire. Les victimes principales sont nos ados. Dès qu’une aptitude ou une attitude, c’est-à-dire un « trouble », vient perturber le rendement et la production de l’apprenant, il se verra automatiquement prescrire un médicament « dopant » pour améliorer sa capacité de concentration, ce qui influera, pense-t-on, positivement sur sa production écrite.
Prés d’un million de petits Américains en maternelle sont diagnostiqués à tort comme ayant un déficit de l’attention avec hyperactivité (TDHA) et se voient prescrire des médicaments alors qu’ils sont souvent simplement plus jeunes et plus dissipés, selon une étude.
L’auteur de l’étude affirme que ces prescriptions non justifiées représentent des dépenses de 320 millions à 500 millions de dollars par an, dont 80 à 90 millions payés par l’assurance Medicaid pour les plus démunis.
Pour contrôler ces troubles déficitaires de l’attention, le médicament le plus souvent prescrit est la Ritalin (methylphénidate), un psycho stimulant dont les effets à long terme ne sont pas bien connus, affirme Todd Elder, auteur de l’étude et professeur d’économie à Michigan Stat University.
Des enquêtes au Canada et en Europe prouvent que l’école devient le moteur de la médicalisation des enfants. En Belgique, la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a annoncé au Sénat qu’elle prépare un plan de lutte contre la surconsommation de Ritalin et d’autres psychotropes prescrits aux enfants souffrant de troubles de l’attention.
La ministre veut aussi dénoncer certaines pratiques consistant à encourager, via l’école, la consommation de Ritalin. Elle a souligné que la consommation importante de telles substances chez les jeunes posait question.
Nos enfants sont considérés comme de plus en plus troublés et ne s’adaptent plus suffisamment vite aux normes établies et au formatage scolaire. La pression subie par les enfants est élevée, comme le montre le taux d’abandon scolaire dans la tranche des 15-17 ans (redoublement 16% ; réorientation : 8,6 % – ce qui représente dans certaines classes près de 40% des élèves en situation d’échec – ; 25% de situation d’échec en général et 30% d’abandons scolaires des 15-17 ans).
Quand le train s’emballe, il laisse beaucoup de monde sur le quai. En d’autres termes, la seule chose qui est prise en compte aujourd’hui dans les analyses de l’école, et cela même chez les progressistes, est la question de la productivité, de la rentabilité des élèves, de leur niveau et de la médiocrité de ce niveau qu’il faut sans cesse augmenter.
Jamais la santé et le bien-être de ces enfants n’entrent en considération. In fine, dans le modèle scolaire actuel, ce qui empêche la production, ce n’est pas la surcharge de travail, mais l’individu lui-même.

Il peut produire toujours plus, si l’on parvient à le formater de façon précoce et féroce, en l’obligeant insidieusement à s’adapter en permanence, pour son bien, quitte à détruire sa santé. Dans le cadre scolaire actuel, la santé d’un enfant n’est prise en compte qu’au seul regard de sa production écrite. Production écrite qui n’est d’ailleurs plus le symbole de la formation, mais de la destruction, de la sélection, du tri, de la relégation et in fine de l’exclusion d’une partie importante de notre jeunesse.

Pour Vincent Troger, dans les alternatives économiques n°198 2001, les multiples rapports font émerger un critère dominant d’évaluation du niveau scolaire : l’orthographe.
Le nombre et la fréquence des fautes sont les symptômes les plus régulièrement invoqués pour dénoncer la baisse de niveau. L’orthographe est ainsi devenue pour les instituteurs le principal symbole de leur autorité. L’encyclopédisme des manuels scolaires vise à coller au plus près à l’évolution technique et sociétale quels qu’en soient les soubresauts et accès fébriles.
De l’école primaire à l’université, la communication écrite renforce sa prédominance sur toutes les autres formes de langages et leurs richesses respectives (verbales, corporelles, artistiques). Le formatage écrit est privilégié pour sa facilité à être quantifiable, mesurable et donc pour le confort qu’il offre à évaluer la production immatérielle, la capacité intellectuelle de chaque élève.

La surcharge des programmes et les classes surpeuplées ont réduit, voire interdit aux profs toute velléité de consacrer temps et efforts pédagogiques adéquats vers les élèves plus lents. Ce manque de temps pour les interactions individuelles a fini par écarter de notre enseignement, au profit exclusif de l’écrit, toutes les autres formes d’expressions et leurs disciplines associées telles que sport, arts plastiques, expression corporelle, théâtre, musique, apprentissage manuel. Toutes trop peu à normaliser dans leur évaluation et donc bouffeuses de temps.

L’enfant s’exprime d’abord par le corps puis par le verbe et in fine par l’écrit et aujourd’hui seul l’écrit est la valeur de référence pour l’école.
L’être complexe qu’est l’enfant, c’est-à-dire l’être social, est entièrement occulté, et cela a des conséquences physiques motrices et cognitives sur nos enfants dont malheureusement nous ignorons tout. Le niveau baisse nous dit-on… Mais de quel niveau s’agit-il, et comment le mesurer avec un mètre et une feuille de papier ?
Ce qui est certain et ne souffre d’aucune contestation, c’est que le niveau de nos enfants est en parfaite adéquation avec la société dans laquelle ils vivent.
Nos bambins savent parfaitement se servir de tous les outils qui sont mis à leur disposition. Par contre, sur le plan de la santé mentale et physique tous les analyses et baromètres sont dans le rouge et leur santé laisse à désirer.
Carlos Perez est le cofondateur de l’ASBL « Parents luttant contre l’échec et le décrochage scolaires » visant à améliorer le contact entre parents, professeurs et élèves et de promouvoir le bien-être des enfants dans le cadre scolaire. Il est l’auteur du livre « L’enfance sous pression. Quand l’école rend malade » aux éditions Aden 
Facebook : l’enfance sous pression
Lenfance-sous-pression.be
Trouvé sur Sott.net

27 commentaires

  • Zeitgeist Zeitgeist

    Là, nous avons la réponse !

    http://www.ted.com/talks/lang/fr/ken_robinson_says_schools_kill_creativity.html

    Je vous souhaite de bien rires ;-)

    ABE
    A+
    Z.

  • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

    maintenant avec le BAC Brevet Aptitude Chômage,t’as plus rien!
    l’avenir appartient aux enfants intelligents
    l’étude PISA 2003 et 2013:
    http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=22&t=7095

    les recommandations de l’OMS,pour une certaine éducation..:
    http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=22&t=7099

    une certaine éducation doit suivre la doctrine sociétale:
    http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=22&t=6961

  • Petite Angèle . Daniel Balavoine

    http://www.youtube.com/watch?v=5WzCo8TsmhM

    L’incroyable voix d’une fille de 12 ans qui chante « Je suis malade » à la télé roumaine

    https://www.youtube.com/watch?v=KZNSD3oril0

    FUCK YOU(TUBE)

    http://www.youtube.com/watch?v=8C4LnIy-2Hg

  • nicolas43

    Bonjour , première réaction : procurez-vous par hasard un exemplaire des anales du « certificat d’étude » de nos parents et vous constaterez sans peine le carnage d’aujourd’hui !

    Deuxième réaction ,( bravo le collège !) sur un bulletin de collégien affichant 15/20 de moyenne générale, ôtez les 18/20 de vie scolaire, 17/20 de IDD , 16/20 en musique , 18 /20 en EPS . Recalculez la moyenne avec français , maths , hist-géo , sciences et anglais …. une autre surprise vous attend !

    Troisième réaction : Il n’est même plus caché que pour satisfaire les parents et conserver des effectifs , par conséquent garder des heures d’enseignement ou des classes entières , là où un travail mérite 5/20 on lui met …..12 /20 !! !

    L’éducation nationale à laquelle je ne mets mets volontairement pas de majuscules est la seule institution que je connaisse et qui entretient la folle prétention de pouvoir accueillir n’importe quel élève ( francophone ou pas ), dans n’importe quelle condition (classe surchargée ou pas )avec n’importe quel personnel ( qualifié ou pas ).
    En conclusion , on comprend mieux le n’importe quoi qui en procède !

    PS: des solutions simples existent pour autant ! y’a qu’à écouter les gens de terrain !

  • criminalita

    Bientôt ils seront dans l’obligation de se masturber dès 5 ans, si non , 0 comme note au cours d’éducation sexuelle….

    Ce qu’ils veulent de nos gamins c’est des moutons bien dociles et les rendre dépendants des médiics avec en prime une puce qui contrôle tout.
    Là j’arrête….préconisons l’école buissonnière, celle qui réveillé la débrouillardise….

  • Maverick Maverick

    Je ne sais plus qui a posté ce lien en premier, mais je le trouve excellent :

    http://www.youtube.com/watch?v=e1LRrVYb8IE

  • nomdemon

    Il est plus facile de manipuler un peuple ignard qu’un peuple intelligent. Nos jeunes sont destinés à produire et à être à la disposition d’une poignée de prédateurs qui les asserviront à volonté. L’éducation nationale n’est là que pour mettre en place cette politique.
    Je vous kiffe, zy vas, fo ke je taf à+

  • 40 eleves pas classe, Une grande majorité d etrangers dans certaines écoles,
    certain ne parlant même pas le francais, mais exigeant des repas, des cours, des jours ferriés speciaux,
    100% propagande en droit, histoire, géographie, éducation civique, économique et maintenant sexuel.
    On empeche les enfants de reflechire, on les force a faire des bacs +14-
    il est impossible de trouver, un ouvrier, un masson, un peintre, un menuisier, correctement qualifié
    résultat: 99% des construction francaise sont extrenement mal finis,

  • eric67

    j’ai travaillé pour une ecole privée sou contrat avec l’Etat

    j’ai 46 ans et 3 enfants en primaire

    et mes livres d’ecoles sont d’un autre niveau que ceux de mes enfants

    j’ai travaillé pour une ecole privée sou contrat avec l’Etat

    c’est affligeant : un directeur d’école n’a pas le droit de virer un prof sous contrat : c’est à dire qu’un prof qui est fonctionnaire peut enseigner toute sa vie même s’il est d’une nullité affligeante , sans être inquiété par le chomage ou licenciement. c’est du vécu.

    pire : une jeune prof à fait tout fait pour rentrer dans l’établissement et s’est mis en arrêt longue durée… 1 semaine après la rentrée … car finalement l’enseignement ne lui convient plus ! certes elle a le droit de changer , mais croyez moi , c’est pas simple pour l’administration d’une ecole … et en plus quand cela concerne le Français

    allez encore une !

    nous avons eu un excellent prof (de français) qui est parti enseigné dans le public. suite à une reduction d’effectif , le rectorat l’a mis en chomage ( il touche son salaire sans rien faire ) depuis 6 mois
    puisque l’autre ne voulait pas revenir , le directeur a demandé au rectorat la permission de reprendre celui qui est ‘au chomage’ : refusé ! il a voulu le public qu’il y reste !pour lui, le privé c’est terminé…

    quand je pense que l’on confie nos enfants à une bande d’incompétents… c’est cela le drame.

    allez encore une autre !

    j’ai mon directeur qui m’a reproché de laisser les fautes d’orthographes sur les bulletins scolaires car cela n donne pas une bonne image de marque de l’établissement: j’ai dû repasser sur tous les bulletins (454)
    et j’ai eu des surprises: même pour les pros de français !!

    quand je pense que l’on confie nos enfants à une bande d’incompétents… c’est cela le drame.

    sans compter le système de notation : interdiction de mettre un zéro ! un parent nous a envoyé une circulaire académique où il disent que c’est interdit par lettre recommandée

  • Donquichuchote

    Encore un auteur chargé de la désinformation sous des dehors contestataire du système.
    Oui le niveau baisse dramatiquement année après année:
    -l’enquête PISA le montre
    -Nicolas43 relève justement les possibilités de le constater par soi-même en regardant les annales « certificat d’étude » « brevet des collèges » et « BAC ». On pourrait également citer les manuels scolaires: 1980 manuel de math « nouvelle collection Durrande » de Thuizat, Girault et Aspeele en 3 tomes pour la Terminale C, les 3 édités en petits caractères et bien sur sans les photos que l’on trouve à profusion dans l’unique manuel des Terminales S actuelles.En français, les « Lagarde et Michard » c’était 5-6 tomes avec un XXème siècle énorme, de nos jours 1 seul volume.Et cela est ainsi dans tous les champs disciplinaires.
    Ce Carlos Perez cherche à nous faire croire exactement le contraire, que les enfants sont en échec à cause du poids croissant et excessif de l’écrit et des math d’où sa recommandation d’en diminuer encore l’importance. Il recommande donc d’approfondir la voie tracée depuis 30 ans celle qui nous a menés là où nous en sommes. D’ailleurs, il se permet même d’assurer comme le faisait « le monde de l’éducation » titrant à la une en 2000 que « le niveau monte »; il ne faut surtout pas que l’on s’inquiète, l’enquête est faite par des chiens de capitalistes productivistes et elle ne mesure pas ce qui est important; dormez tranquille braves gens.
    Pour confirmer tout cela, regarder la comptabilité des heures de cours: un enfant arrivé au BAC a des ANNEES d’enseignement en moins que ses aînés de 30 ans quand on cumule toutes ses heures de cours en math -français- sciences depuis le primaire; donc conformément à l’adage « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » on est en droit de dire que « c’est en ne forgeant pas que l’on ne devient pas forgeron »
    La baisse du QI et des savoirs est multifactorielle,
    -Une partie est due à l’éducation nationale: diminution massive des horaires dans les matières formatrices de l’intellect au profit des « formations » développement et épanouissement personnel, citoyenneté, théorie du genre …
    -Une partie est sociétale comme souvent relevé sur ce site:
    .impact des ogm, de l’alimentation trop sucrée salée sur l’efficacité des neurotransmetteurs
    .abaissement intellectuel des parents via les médias et tout particulièrement la télé
    .destruction du tissu social et familial qui met l’enfant en situation de choc et stress émotionnel le rendant ainsi faiblement apte aux apprentissages
    En conclusion: encore un livre et des propos de la propagande visant:
    – à nier le génocide intellectuel (pour mesurer ne vous occupez pas des math de la philo du français et des sciences, ce n’est pas très important tout ça)
    – à promouvoir et développer, grâce aux soutiens populaires qu’elle sollicite, les techniques éprouvées déjà en place du génocide intellectuel.
    Leurs buts sont clairs:
    – bestialiser l’humanité pour mieux la contrôler
    – rendre légitime la transmission de pouvoir de l’élite financière: regardez notre intelligence et regardez votre bêtise crasse, nous sommes dominants car cela est naturel.
    – préparer le remplacement des hommes par des robots en rejetant la responsabilité du chômage sur les prof qui ont mal fait leur boulot et sur les chomeurs qui n’ont pas assez travaillé à l’école en dépit de tous les efforts des gouvernements successifs.

  • nicolas43

    Pour Donquichuchote et les autres bien sur …

    Réaction à la théorie du complot , de la manipulation procédant d’un machiavélisme sournois d’une pseudo caste dirigeante ( et obscure ! )

    Sur le Web , de nombreux forums relayent la possibilité d’une main obscure aux dessins cataclysmiques conduisant à l’asservissement du pauvre peuple ignorant …

    Moi j’aime bien me rappeler dans ce cas ( celui de l’échec de l’école que je connais assez bien ) le principe du rasoir d’Occam .
    Je me permets donc d’opposer au « conspirationnisme », une attitude humaine « économique » consistant à aller à la satisfaction immédiate .
    Nous ne sommes pas très loin de « l’éloge de la fuite  » de Laborie pour ceux qui connaissent .

    La fuite en avant … celle de nombreux parents qui ne veulent plus se coltiner les caprices de leurs enfants et qui acceptent tout font les sourds d’oreille ou ne veulent pas voir . La paix un point c’est tout !

    La fuite en avant…celle des enseignants résignés par une mission devenue impossible ( public ou privé même combat ! ) . Si je lui met 15/20 je n’aurai pas le dirlo et les parents sur le dos ..La paix quoi !

    La fuite en avant ….. celle des directeurs qui font comme si , qui ne sont que les relais d’une politique insensée , ruinée et bientôt stérile . La paix avec l’Académie …

    La fuite en avant ….celle des apprenants mais eux , on peut difficilement leur en vouloir . Choisir entre les devoirs à faire et facebook , c’est du vite vu ! La paix encore une fois !

    L’effort …. voilà un concept qui a disparu dans notre société de loisir et de consommation imbécile . Tout , tout de suite et sans attendre !

    Les devoirs à la maison …mais il fait flic tout le monde celui là avec ses devoirs . J’ai autre chose à foutre qu’à faire réciter le théorème de Pytha qui d’ailleurs ?

    Plus besoin de conspiration mondiale pour justifier un penchant assez naturel de l’humain d’aujourd’hui à la paraisse !

    Une première solution au problème de l’école :
    Pour que l’école soit importante aux yeux des apprenants , il faut d’abord qu’elle le soit aux yeux de tous les adultes !
    Bien à vous .

    • Donquichuchote

      Tous les comportements de fuite que vous mentionnez sont parfaitement exacts mais Premier point, le comportement global, celui de l’organisme, ne résulte pas de l’addition des comportements particuliers si ce n’est ex-post à titre comptable et non causal; il en est ainsi dans beaucoup de domaines (biologie, économie, sociologie…). Deuxième point, votre argumentation n’explique pas pourquoi la même politique de diminution des contenus d’enseignement n’a pas été arrêtée au bout de quelques années après les premiers constats d’echecs mais au contraire perdure depuis plus de 30 ans.
      Troisième point, votre argumentation n’explique pas non plus pourquoi seuls les idéologues à la Carlos perez bénéficient du soutien médiatique, politique et syndical.Et je dis idéologue car en la matière la prédominance des théories de l’émotionnel et de l’épanouissement dans l’apprentissage ne s’explique pas par la supériorité scientifique du propos; ils sont loin derrière Piaget et les cognitivistes.

      Enfin pour répondre à votre introduction qui si je la résume bien correspond à ceci: mon diagnostic est faux car trop d’éléments mis en cohérence impliquerait donc « un cerveau » et comme cela est trop complexe à prouver mieux vaut ne pas l’envisager (rasoir d’Occam), je vais vous répondre ceci, quitte à m’enfoncer un peu plus dans « l’obscurantisme » à travers cette longue mais nécessaire digression:
      Depuis 20 ans, il est patent que nos économies se désindustrialisent et que l’on est, parait-i, à chercher des moyens pour retrouver notre compétitivité. Or toute personne ayant ne serait-ce qu’un vernis économique sait que l’équilibre optimal des zones économiques à l’international n’est atteint qu’à la condition de la libre fluctuation des taux de change. Or le Yuan, la monnaie chinoise, est à moins de la moitié de sa valeur d’équilibre, autrement dit il y a dumping monétaire. Il est établi qu’en théorie la zone économique attaquée (L’Europe, les Etats-Unis) devrait établir des droits de douanes à hauteur du dumping afin de compenser cette concurrence déloyale. Or c’est exactement le contraire qui se produit, les droits de douane ont été abaissés de 15 à 3%, pourquoi?
      Pour ne pas comploter plus avant, je laisserais cette question à votre sagacité.
      Toujours est-il que, en l’état, toute possibilité de réaliser des profits massifs dans l’industriel en occident relève de l’histoire ancienne, seuls les secteurs à l’abri de la concurrence chinoise sont et seront porteurs: le luxe et surtout les services à la personne qui ne sont pas délocalisables, à savoir la santé et l’enseignement. Ces deux secteurs publics doivent impérativement intégrer le secteur marchand qui ne sera attractif que si le secteur public devient inefficace voir contre-productif.
      Délire aggravé, mettons; mais curieusement remarquons que la réforme Savary de l’enseignement qui a initié la chute vertigineuse de l’enseignement a été réalisée début des années 80 soit 7-8 ans après la fin des trente glorieuses, le début de la crise due au premier choc pétrolier et dès ce moment là on savait que les sociétés occidentales s’engageaient dans le chômage massif durable: voir le théorème Harrod-Domar.
      J’eus été politique à cette époque, je me serais demandé comment justifier que des jeunes ultra compétents sortis du système éducatif puissent ne pas trouver d’emploi et dans ce cas j’aurais opté pour l’élimination de la problématique: il suffit qu’ils ne soient pas, tous, aussi compétents et là on retourne à l’enquête PISA.
      Complotisme? peut être, mais je crois aussi qu’il existe des personnes moralement tout à fait capable de voir le monde comme un échiquier.

  • Thierry92 Thierry92

    Pourquoi faites vous pour la plupart appel a des références externes?
    Avez vous aussi perdu le sens critique?
    Je constate que les parents délèguent leur role a l’éducation nationale, il ne faut pas attendre de miracles. Ils fabriquent des cons sommateurs. c’est tout.
    Reprenez en main l’éducation de vos enfants, et inculquez leur l’esprit critique et le gout du savoir.

    • eric67

      Avez vous aussi perdu le sens critique?

      non, mais comment on fait ??

      le soir après 9-10 heures de boulot non stop , sans compter des réunions obligatoires et qui ne servent qu’a se masturber l’esprit et perdre son temsp, je n’ai pas le courage de m’occuper des devoirs

      en revanche, j’essaie de faire en sorte qu’ils ne soient pas de con sommateurs, en expliquant , la publicité,
      chez moi pas de télé !par contre si il y a une emission que je juge intéressante, je n’hésite pas.

      pendant les vacances, j’ai mis des films de … charlie chaplin.. ( en me faisant traiter de grand malade par ma femme !)et j’ai été étonné ils ont regardé ju’qua la fin… et en plus ,ils m’ont posé des questions( sauf la dernière) : les temps modernes et le dictateur.

      Il y aussi les musées,expos de peinture..
      quand je vais à paris , j’en profite à fond, beaubourg ,la citée des sciences, palais découvertes…
      et ils aiment cela ! …

      ah oui , age de mes enfants : 11,9,8,4

  • eric67

    bon, je suis peut-etre parano, pleurnicheur pour certains ( ils se reconnaitrons !), mais pour moi ,l’éducation, est un VRAI problème plus important que la palestine et les autres CAR CELA NOUS concerne vraiment !

    je suis peut-etre parano, mais je suis persuadé que le niveau baisse volontairement, pas à cause des élèves , mais du système: revenir au système féodal : une classe ‘intellectuel’ qui peut se payer les meilleurs écoles et les autres futurs ouvriers et voir le clérgé ‘franc-maçon.’
    la nouvelle religion.

    c’est comme un gateau, plus il y a de personne, moins les part son grandes

    il n’y a qu’a voir les conneries à la télé:
    – bouffe : sympa pour ceux qui ont faim et qui fantasment devant
    – les séries américaines la violence

    des jeux complétement débiles
    des jeux genre starac où te persuade que tu peux chanter sans connaitre une note de musique ( c’est l’iompression que ça me donne)

    sans compter des smartphone,tablettes ou autres avec des jeux stupides.

    oui , j’ai aussi été choqué par les prof :

    allez encore une !

    comment réagir devant un prof d’économie à 3 ans de sa retraite qui me demande de lui expliquer sa facture de téléphone mobile !! moi je lui ai dit : révise tes cours tu n’apprend pas cela à tes élèves? cela ne lui a pas plus ( bon ok je comprend)

    bien sûr , dans cette école il y avait vraiment des super profs et qui se donnaient à fond pour les élèves. certains faisaient des heures de classes chez eux le dimanches pour certains élèves. bon quand même rare ceux là.

    un prof c’est quelqu’un qui n’est jamais sortie de l’école m’a dit un jour le directeur . et il avait raison.