Ces denrées alimentaires qui pourraient disparaitre de nos assiettes

Nous n’y pensons pas toujours, mais nos agissements en tant qu’humanité ont un impact sur la planète, et cet impact risque fort de se ressentir dans nos assiettes, amis gastronomes et gourmands, préparez-vous! Car si la crise actuelle est un réel problème qui risque de nous mettre au régime sec un jour ou l’autre, même sans elle le souci existerait. Il n’y a pas que les matières premières qui s’épuisent…

© Inconnu

Chocolat, miel, café, poisson, bière… Alors qu’une association d’éleveurs porcins britanniques vient de lancer un appel pour « sauver le bacon », une journaliste australienne passe en revue quelques denrées alimentaires menacées par les pratiques non durables de pêche et d’élevage, la dégradation des terres et les changements climatiques.

L’industrie du chocolat menacée de fondre sous l’effet de la hausse des températures

D’après le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT), la hausse des températures au Ghana et en Côte d’Ivoire pourrait être catastrophique pour la production de cacao. Or les petits producteurs ghanéens et ivoiriens produisent plus de la moitié du cacao utilisé par l’industrie du chocolat dans le monde.

Toutefois, pour Peter Laderach du CIAT, si les conclusions du rapport sur le cacao sont inquiétantes, on peut se préparer à la hausse des températures : « Les agriculteurs, les gouvernements, les scientifiques et les principaux acteurs de la chaîne d’approvisionnement du cacao peuvent faire beaucoup pour aider à protéger et à améliorer la production de cacao. Mais ces mesures doivent être mises en œuvre très rapidement. » Les producteurs s’intéressent déjà à l’amélioration des systèmes d’irrigation ainsi qu’au recours à des variétés de cacaotiers plus résistants à la chaleur.

Sans abeilles, plus de miel ; mais pas seulement

Les abeilles sont les artisanes d’un tiers de notre alimentation. Leur déclin (estimé à 50 pourcent ces 50 dernières années, selon le National Geographic) affecte non seulement la production de miel mais jusqu’à 35 autres groupes d’aliments dépendants de la pollinisation. Les parasites et insectes nuisibles en partie responsables du déclin des abeilles menacent en outre les érables et la production de leur sirop.

Les grandes chaînes de cafés inquiètes

D’après l’Union of Concerned Scientists, un groupe américain indépendant de scientifiques et de citoyens s’intéressant entre autres aux changements climatiques et à l’agriculture et l’alimentation, le réchauffement climatique menace presque toutes les grandes régions productrices de café dans le monde.

L’année dernière dans les colonnes du Guardian, Jim Hanna, directeur du développement durable de la plus grande chaîne de cafés du monde exprimait les inquiétudes de Starbucks face aux menaces pesant sur l’approvisionnement en arabica dans les décennies à venir. Les grains d’arabica représentent 80 pour cent de l’approvisionnement mondial en café.

Des ressources halieutiques à la limite de l’épuisement

Selon le Guide australien des produits de la mer durables, 80 pourcent des stocks de poissons mondiaux sont aujourd’hui surexploités ou presque. Bien que la surexploitation touche principalement les espèces prédatrices, permettant aux populations de petits poissons de se développer, ce développement ne suffit pas à satisfaire la demande en poissons. « Nous pourrions en fait atteindre le pic du poisson en même temps que le pic pétrolier, » a déclaré Reg Watson, chercheur à l’Université de Colombie-Britannique.

La bière menacée par la sécheresse

Les sécheresses provoquées par les changements climatiques limitent les récoltes de houblon et d’orge, essentiels à la production de bière. La production de bière allemande aurait ainsi chuté à cent millions d’hectolitres pour la première fois depuis 1990. En 2009, un immense système d’irrigation a cependant été financé par l’Union européenne afin de permettre au houblon allemand de résister aux sécheresses estivales.

Pour le CIAT, le renouveau de l’intérêt porté à l’agriculture par les gouvernements représente une lueur d’espoir face à l’allongement de la liste des denrées menacées. Reste à savoir toutefois si cette prise de conscience sera accompagnée de mesures concrètes.

Source: Sott.net

6 commentaires

  • NoName

    Lorsque nous aurons abattu le dernier arbre, lorsque nous aurons empoisonné le dernier cours d’eau, lorsque nous aurons pêché le dernier poisson, seulement alors nous réaliserons que l’argent n’est pas comestible.

    Un sage amérindien.

  • fotoulavé

    Dans ma haie qui fleurie en automne de très rares abeilles cette année et de très nombreux frelons asiatiques. Une autre sorte de frelons très jaune que je ne connaissais pas. Quelques bourdons aussi, aussi rares que les abeilles.

  • alainm06

    Bonjour.

    On peut tous sans trop d’effort sortir pour partie du système alimentaire dans lequel nous nous sommes laissés enfermer.

    On nous a longtemps fait croire que le lait était bon pour la santé alors qu’il n’en est rien. Le lait de vache, c’est fait pour les veaux.
    Une vache laitière est artificiellement maintenue enceinte pour produire du lait.
    L’être humain n’est pas fait pour boire du lait de vache.
    Le seul lait qui lui convient est celui de sa mère lorsqu’il est bébé; c’est tout.

    Autre délire, celui de la viande.
    Une viande à chaque repas ! Pour notre santé, ou pour faire tourner l’industrie de la viande ?
    Sans forcément devenir végétarien, on peut tous se limiter à un voire deux repas carnés par semaine.
    Cela diminuerait la production de viande, engendrerait de fait beaucoup moins de souffrance animale, et libèrerait par ailleurs de gros stocks de céréales avec lesquels on pourrait nourrir des humains.

    Autre point à propos de la souffrance animale.
    Savez-vous que chaque année, l’industrie de l’oeuf se livre au broyage de 200 millions de poussins vivants ?
    Leur tort ? Être nés mâles, et donc inutiles à la production des oeufs.

    Ma maigre contribution, mon petit effort anti-système se résume donc à cela : je ne mange plus de lait, et je limite ma consommation de viande à 1 repas par semaine.