OGM : Séralini reçoit le soutien de chercheurs internationaux…

Des scientifiques dénoncent, dans une lettre ouverte, les obstacles dressés par les industriels et les Etats contre la recherche indépendante.

Le site d’information « Independent Science News » a décidé de prendre part au débat sur les OGM. Le 2 octobre, il a publié une « lettre ouverte » de soutien au chercheur français Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603 sur les rats, qui a déclenché une vive polémique dans la communauté scientifique et les médias.

Le texte, intitulé « Séralini et la science », rédigé par sept chercheurs internationaux, signé par une vingtaine d’autres et traduit en français, profite de l’affaire Séralini pour pointer les nombreux obstacles auxquels se heurtent les scientifiques qui souhaitent mener des études indépendantes, dès lors que d’importants intérêts économiques entrent en jeu. « L’étude de Séralini et l’attention médiatique qui en résulte font ressortir des difficultés fondamentales qui se posent à la science dans un monde de plus en plus dominé par l’influence des grandes sociétés ».

Parmi les « difficultés fondamentales » pointées :

– Les « attaques de longue date contre les études faisant état de risques ». Selon les auteurs, « Séralini et ses collègues ne sont que les derniers d’une série de chercheurs dont les travaux déclenchèrent des campagnes de harcèlement bien orchestrées ». Parmi les victimes : Ignacio Chapela, le biochimiste Arpad Pusztai ou encore le professeur d’embryologie moléculaire Andres Carrasco.

– Le « rôle des médias scientifiques ». Le texte souligne que dans leur couverture de l’étude de Séralini, « les segments incontestablement les plus prestigieux des médias scientifiques – « Science », le « New York Times », « New Scientist » et le « Washington Post » – omirent tous de faire contrepoids aux critiques ».

– La « responsabilité réglementaire ». Selon les auteurs, la plupart des organismes de contrôle (Efsa, FDA…) « ont avalisé des protocoles prévoyant peu ou pas de moyens de détecter les effets négatifs des OGM ». Ce qui n’a pas empêché l’Efsa de juger l’étude de Gilles-Eric Séralini comme « de qualité scientifique insuffisante pour être considérée comme valable pour l’évaluation des risques ». Cherchez l’erreur.

– La complicité de l’Etat qui « utilise la science seulement quand cela l’arrange ».

Ces critiques ont déjà été entendues dans le débat sur l’étude de Gilles-Eric Séralini. Mais elles proviennent cette fois de chercheurs qui se sont parfois heurtés aux mêmes obstacles, et qui en tirent l’implacable leçon suivante : « Si, au départ, l’évaluation scientifique d’un produit est un processus d’approbation biaisé en faveur du requérant, appuyé par l’élimination systématique du travail de scientifiques indépendants oeuvrant dans l’intérêt public, cela exclut toute possibilité de tenir un débat honnête, raisonné ou scientifique. »

 

Un article du nouvelobs.com

Note de Jacques :
On attendait plus de la part de Médiapart que leurs journalistes enquêtent sur les mensonges de Monsanto. Or il n’en est rien !

Ils préfèrent chercher des poux dans la tête des souris de Séralini.

Mais pour pouvoir discuter avec le professeur, il faut avoir un minimum de connaissances scientifiques, ce que Monsieur Pracontal n’a manifestement pas et dans un récent débat filmé en deux parties, ce journaliste s’est lamentablement vautré dans son argumentation et s’est même ridiculisé en affirmant que de nombreuses études similaires avaient été faites sur plus de trois mois contrairement à ce qu’affirme le professeur Séralini.

Ce dernier avait beau lui répéter que c’était des enquêtes de nutrition, l’autre insistait lourdement en manipulant ces notes dont il ne savait en fait plus quoi faire.

A Médiapart, il y a d’excellents enquêteurs, mieux que la police (qui a certainement autre chose à faire), et ils ont trouvé le labo secret de Séralini ! C’est une excellente nouvelle ! (http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14573). Voilà le rôle du journaliste, nous délivrer des informations capitales (en l’occurrence le lieu du labo secret) à défaut d’être compétent dans un débat scientifique que M. Séralini réclame à corps et à cri.

Médiapart semble bien s’enliser dans la bêtise ambiante et préfèrer rechercher le « BUZZ », c’est plus vendable que la vérité.

Auteur : Rédaction tempsreel.nouvelobs.com

Source : tempsreel.nouvelobs.com

Article relayé par : jacques

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