Réseaux pédocriminels : disparition de Stan Maillaud et de Janett Seemann : que s’est-il passé le 22 septembre 2012 ?

Comme d’habitude, les véritables coupables sont protégés, ce qui expliquerait la disparition des dossiers, les « affaires » étouffées, etc…

Le 4 octobre dernier, un SOS de Janett Seemann, authentique, annonçant la disparition inquiétante de Stan Maillaud lors d’une enquête à risque, est publié en masse sur le web . Il peut-être utile de les présenter pour ceux qui ne les connaissent pas.

Dans sa dernière vidéo, Stan Maillaud revient sur les circonstances étranges du meurtre des deux gendarmes de Collobrières. Comme dans ses vidéos de début d’années, dans ses vœux où il appelle gendarmes et policiers à rejoindre ses idéaux, il ne mâche pas ses mots.

Depuis sa rencontre avec Janett, une jeune activiste d’Allemagne de l’Est venue passer une année en France, ils n’ont jamais cessé d’agir contre les réseaux pédocriminels, dont ils ont aujourd’hui une réelle connaissance.

C’est d’ailleurs à cause de ses engagements pour la protection de l’enfance que Stan a été condamné à un an de prison ferme en 2009 par le tribunal correctionnel de Perpignan. Le dossier du petit Vincent lui était confié par l’association politique de vie, dont il s’était rapproché suite à ses problèmes outre-mer.

Ses déboires commencèrent alors que, gendarme en fonction en Guyane, il voulut dénoncer les mauvais traitements que faisaient subir à un jeune réfugié des collègues de son unité…

Déboires qui continuèrent ensuite, à l’île de la Réunion, où il monta une société de protection civile, qui fit rapidement preuve de son professionnalisme mais qui emmena Maillaud sur de houleux conflits sociaux… A cette époque, il sera condamné pour avoir formé un groupe de combat, à lui tout seul…

Alors qu’il prépare la défense de son dossier, un de ses clients lui demande d’agir pour sa femme, qui désespère de revoir un jour ses deux fillettes, enlevées par son premier mari malgré la décision de justice qui lui en donne la garde… Face à une telle injustice, Maillaud n’est pas du genre à refuser de l’aide. Mais l’opération se solde par un échec. (voir article Paris Match de Janvier 2004)

Maillaud revient donc sur le continent pour s’occuper de ses affaires judiciaires. C’est là qu’il fait la connaissance de Janett Seemann, une jeune femme engagée, brillante. A la vie à la mort, les amoureux ne se quittent plus. Ils rencontrent Christian Cotten, président de l’association politique de vie, qui leur confie des dossiers sensibles. Stan s’y plonge corps et âme : il ne fait rien à moitié. Avec l’affaire du petit Vincent, Maillaud touche du doigt l’horreur à l’état pur. Quand la justice décide, malgré les nombreux signes de maltraitance subie par l’enfant, de confier la garde au père, petite frappe notoire avide d’argent, le sang de Maillaud ne fait qu’un tour. Et c’est avec sa mère et sa grand-mère qu’il décide d’ « extraire » Vincent, et le placer en lieux sûrs…

L’exil n’est pas facile. La mère du petit ne tient pas longtemps et accepte finalement de se rendre.

Maillaud ne se présente pas au tribunal de Perpignan, le jour du procès. Une trentaine de personnes est venue le soutenir. Il est condamné à un an de prison ferme pour « soustraction de mineur ». Mais on peut imaginer que c’est la mobilisation autour de cette affaire qui a permis à la mère de récupérer la garde de Vincent… Une victoire, finalement, que Vincent racontera peut-être un jour…

Désormais officiellement en cavale, Stan cherche des solutions. Il décide de mettre en ligne sur internet le témoignage de la petite victime. Chacun pourra ainsi se faire sa propre opinion, avant d’ironiser sur le justicier Maillaud, le zorro blanc, le Don quichotte…

Car Maillaud est de l’étoffe rare des vrais résistants, comme le furent ses deux grands-pères. Pierre Maillaud, de son pseudonyme Pierre Bourdan, s’illustra dans ses actes de bravoure pendant la deuxième guerre mondiale. C’était lui, le journaliste de Radio Londres, la voix qui parle aux français. Pierre Maillaud fut ensuite nommé Ministre et mit en place la loi sur la liberté de la presse. (voir biographie de Stan Maillaud)

Maillaud sait qu’il dérange, pas seulement la justice. Les prédateurs capables de s’en prendre aux enfants sont bien plus cruels, et prêts à tout pour que ça ne se sache jamais. En toute logique, Maillaud ne veut pas courir le risque de se retrouver « suicidé » en prison…

Pour le couple, c’est le début d’une longue cavale. Maillaud n’a rien à perdre à dénoncer tout ce qu’il sait. Janett partage les mêmes convictions. A deux, ils mènent l’enquête sur les fichiers de Zandvoort et mettent en ligne une vidéo très complète de cette affaire.

Marcel Vervloesem est l’une des personnes les plus intègres, les plus courageuses qu’ils aient jamais connues. Ils le filment encore quelques heures avant son arrivée en prison, où Marcel faillit laisser la peau. Leur documentaire « les réseaux de l’horreur » analyse sans complaisance les faiblesses et la lâcheté d’un système qui n’ose pas s’attaquer de front à l’un des pires fléaux de notre temps : la traite humaine sur des enfants, dont chacun sait qu’elle génère énormément d’argent…

Image extraite du reportage « Les réseaux de l’horreur »

Stan et Janett n’ont, depuis, jamais cessé leur combat. Leurs recherches sur les réseaux pédocriminels les ont conduit à rencontrer de nombreuses personnes et à obtenir des informations essentielles… Pour les activistes, il ne fait pas de doute que les réseaux veulent leur peau.

Ce 4 octobre, lorsque Janett lance son SOS, cela fait déjà 13 jours que Stan n’a plus donné signe de vie.

Le couple était, d’après ce qu’elle nous dit dans son SOS, sur la piste d’un réseau pédocriminel et satanique dans la région de Besançon… Arrêté dans le cadre d’un simple contrôle routier, comme nous dit le journaliste de l’Est Républicain, Stan a pris la fuite à travers champ. Il n’avait rien sur lui, ni argent, ni téléphone.

Il sème les gendarmes qui lui courent après, mais des renforts, avec chiens et hélicoptère, sont appelés. Janett, elle, reste à l’écart sans savoir ce qu’il se passe. La nuit tombée, elle croise un fourgon de gendarmerie où elle est quasiment sûre de reconnaître son compagnon, à l’arrière… C’est pourquoi elle est partie le soir même de cette région, sûre que Stan avait été pris.

Etait-ce vraiment lui à l’arrière du fourgon ? Le journaliste de l’Est Républicain nous affirme que Stan n’a pas été officiellement arrêté. A la gendarmerie, on donne la même réponse aux activistes qui leur pose la question.

Alors, où est Stan ? Aurait-il pu, en se cachant ou en fuyant, de nuit, être accidenté dans cette région connue des spéléologues pour la présence de nombreuses cavités, qui peuvent être traitres, d’après les spécialistes.

Aurait-il pu se cacher sans donner de nouvelles à sa compagne, « morte d’inquiétude », « terrorisée » ? Ce n’est en tout cas pas l’idée de ceux qui connaissent son attachement à Janett.

Serait-il en prison, ou peut-être même en asile, comme le pense Janett ? Les autorités auraient-elles pu décider de tenir son arrestation secrète pour faire réagir Janett et leur équipe ? Nous n’avons pas réussi à entrer en contact avec des membres de la famille de Stan qui auraient pu avoir des informations plus fiables.

Et si, poussant la logique de Stan jusqu’au bout, les réseaux avaient infiltré certaines administrations, et qu’on avait pas tout simplement cherché à le faire taire ? Définitivement ?

Le silence de la presse est pour le moins surprenant, à moins que les faits divers d’Amancey, près de Besançon, une bourgade de 600 habitants, soient si importants que les journalistes du coin n’ont pas eu la place pour un petit encart… 13 jours après, et sur la pression de ses amis qu’il qualifie de paranos, le journaliste pond une page pour se moquer du zorro blanc. Le parti pris nous oblige à nous questionner. Pourquoi le journaliste n’explique-t-il rien sur les opérations de recherches ? Pourquoi ne dit-il pas qu’il tient l’info du procureur ? Pourquoi ne mentionne-t-il pas le nom de ce procureur ? Les gendarmes ont-ils poursuivis leurs recherches les jours suivants, sur le terrain ?

Inquiets, comme Janett, des activistes discrets de France, de Suisse et de Belgique, s’organisent pour savoir la vérité.

Nous rappelons que ce genre de d’enquêtes, très périlleuses, entre familles isolées terrorisées et tueurs d’enfants organisés, ne s’entreprend pas sur Internet. Celà explique en partie la lenteur des communications, et le delais très long avant publication du SOS. De plus, nous pouvons constater une fois encore la léthargie habituelle du grand public, et la difficulté de la dissidence française à s’organiser et à se mettre en mouvement terrain sur une opération inattendue.

Des personnages tels que Stan Maillaud, Janett Seemann, Marcel Vervloesem, Laurent Louis, etc, sont, au péril de leur vie, l’avant-garde de la lutte contre la barbarie faite en permanence aux enfants, qui pourraient être vos enfants, il est incompréhensible que vous ne les protégiez pas au quotidien.

Faites donc ce que vous pensez être juste

Merci pour Stan et Janett.

Comité Citoyen de Soutien à Stan Maillaud et Janett Seemann

Update du 10/10/12 :

Disparition de Stan Maillaud – Nouveau message de Janett Seemann (libre et en vie) – 10 Octobre 2012

Les équipes belges et françaises ont reçu un nouveau message de Janett Seeman

« je suis toujours là, je ne peux pas toujours communiquer!!!
J’ai préparé un petit texte à diffuser:

« Bonjour à tous,
Je suis très sensible à votre soutien qui me donne courage !
J’ai décidé d’aller vers vous pour mettre la lumière sur la disparition de mon compagnon, Stan Maillaud. Il y a beaucoup de choses qui circulent sur internet et aussi des choses fausses.
J’ai hésité beaucoup parce que j’ai peur, effectivement. Mais je n’ai pas le choix !!!
Je vais aller très bientôt à la gendarmerie d’Amancey pour faire sortir la vérité. C’est très dangereux pour moi car je sais à quoi j’ai à faire et j’ai besoin de ne pas etre seule pour aller là-bas. Je vous appelle de venir nombreux avec moi.
J’appelle aussi les gendarmes honnêtes d’être là ce jour-là.
Merci de diffuser ce message en attendant que je fasse une vidéo pour vous assurer que c’est moi, Janett Seemann.
Je réfléchis comment organiser ça vite, j’espère beaucoup de réponses et de propositions de vous tous.
Merci. »

Via sott.net

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