Blocage de l’usine Siemens de Grenoble visée par un plan social

Avant les présidentielles, on en avait parlé, Sarkozy qui s’est planqué dans une villa luxueuse au Maroc a tout fait pour repousser les plans sociaux en France, les élections présidentielles sont passées, et les plans sociaux se multiplient donc! Et un de plus, un!

Plusieurs dizaines de grévistes ont bloqué jeudi la production de l’usine Siemens de Grenoble pour protester contre les conditions fixées par un plan de sauvegarde de l’emploi présenté la semaine dernière, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT.

Toutes les portes de l’usine sont fermées, personne n’a pu rentrer, a indiqué à l’AFP Lucas Magrini-Romagnoli, délégué syndical CGT, selon lequel une soixantaine de grévistes ont bloqué l’usine.

Le syndicat, minoritaire chez Siemens, dénonce les conditions de départ fixées par un plan de sauvegarde de l’emploi annoncé le 15 mai dernier et qui se substitue à un plan de départ volontaire lancé en janvier 2011.

Le conglomérat allemand a en effet annoncé de longue date son intention de stopper dès septembre 2012 la fabrication de disjoncteurs haute tension dans cette usine. La production doit être délocalisée en Inde, en Chine et à Berlin (Allemagne).

Le plan de départs volontaires, ouvert à 337 salariés, a permis à 206 d’entre eux d’opter pour la mobilité interne, un départ volontaire, ou un retour en Allemagne pour les expatriés, a indiqué à l’AFP Jacques Blanc, directeur des projets de développement chez Siemens.

Il reste cependant 131 personnes qui n’ont toujours pas trouvé de solution de reclassement. On s’est engagé à ce qu’il n’y ait aucun licenciement subi avant septembre 2013, a souligné M. Blanc. On a donc encore 18 mois devant nous, a-t-il ajouté.

Le 15 mai dernier, la direction a néanmoins présenté un plan de sauvegarde de l’emploi dont les conditions sont dénoncées par la CGT.

Dans ces nouvelles propositions, les salariés les plus fragiles et les moins employables sont les premiers à en payer le prix: moins d’emploi moins d’argent, a critiqué le syndicat dans un communiqué.

Il y a un dialogue très constructif avec les organisations syndicales et on veut que ça continue, a déclaré pour sa part M. Blanc, jugeant contre-productive l’action de la CGT.

On continuera le blocage tant qu’on n’aura pas de réponse de la direction, a rétorqué Lucas Magrini-Romagnoli.

Source: Afp via Realinfos

3 commentaires

  • Paul Lafargue dans son célèbre « Droit à la paresse », n’est jamais parvenu à comprendre que le prolétariat « manifeste pour réclamer le droit de se faire exploiter »

    et moi non plus…

    • Mustapha Meunier

      Pendant que dédé il et au boulot, il et pas au bistro, c’est déjà sa !!! et puis qui voudrait se coltiné sa femme ou ce qu’il en reste une bonne partie de la journée hinnn

      Pour être sérieux je pense que nombre de gens sont d’accord avec ce constat, à savoir l’exploitation sans vergogne, mais quand il faut se dresser contre toute la société, la famille ect ect bcp abandonnent et retournent sagement dans le troupeau en attendant de mourir sagement !

      http://www.youtube.com/watch?v=bg4zfSYTJKc

    • hipopo

      ici à chambery c’est camiva qui a fermé 171 emplois , on leur a proposé d’autres postes dans d’autre site mais un peu partout en France. L’annonce a été faite le lendemain des elections