Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains

Comprenons bien, nous avons échappé à un second mandat avec Sarkozy, grand admirateur des USA, un attrait qui s’en est ressenti dans sa politique et qui lui a été reproché à de multiples reprises, mais nous avons maintenant François Hollande! Bien sur, on peut nous reprocher sur le blog de ne laisser aucune chance au nouveau président ou de juger son mandat sur seulement quelques jours, mais il s’agit aussi de voir les perspectives, de faire des analyses, et elles risquent de ne pas être très tendres suite à cet article qui nous explique qu’à défaut d’avoir viré un pro-américain, on a élu un amateur de « young leaders »…

La French American Fondation est connue pour sa formation, les « Young Leaders », réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. Sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, six rentrent dans son gouvernement cette semaine. Le plus « atlantiste » n’est pas toujours celui qu’on croit…

Sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, six rentrent dans son gouvernement cette semaine.

Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab… Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc.

« Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders »  de l’UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste. Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders ». Tous ont été minutieusement sélectionnés et « formés » par ce très élitiste réseau Franco-Américain, inconnu du grand public, sponsorisé entre autres par la banque Lazard. En d’autres termes, ils ont tous postulé et se sont fait parrainer pour être admis à suivre ce programme phare mis en place par la FAF, la French American Fondation. La FAF est elle-même un organisme à cheval sur Paris et New-York, créée en 1976 conjointement par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. A noter qu’entre 1997 et 2001, John Negroponte présida la FAF, avant de devenir entre 2005 et 2007, sous Georges Bush, le premier directeur coordonnant tous les services secrets américains (DNI), dirigeant l’US States Intelligence Community (qui regroupe une quinzaine de membres, dont le FBI et la CIA).

Crée en 1981, ce programme Young Leaders permet de développer « des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays ». Pressentis par qui ? Par un très strict comité de sélection, composé majoritairement d’anciens Young Leaders, qui ne retient qu’une dizaine d’admis par an. Seuls 13 hommes ou femmes politiques ont été admis depuis 1995, soit moins d’un politique par an en moyenne. Ces heureux « élus » sont choisis comme d’habitude parmi l’élite française : seuls 4% des Young Leaders français ne sont pas diplômés de l’ENA ou pas titulaires d’au moins un diplôme Bac+5, les trois quarts sont des hommes, à 80 % Parisiens… Autant dire qu’on reste en famille avec ce gratin issu de nos grandes écoles. Une spécificité française, qui, comme le souligne un rapport de la FAF, assure « une fonction de « reproduction sociale » de la « classe dominante  » […] dans un pays où la simple notion de leadership renvoie aux « diplômes » et non aux qualités intrinsèques de la personne comme c’est souvent le cas outre-Atlantique ». Bref, notre nouveau président et ses nouveaux ministres cités ici sont de purs produits de nos grandes écoles, « ces acteurs influents (qui) personnifient la « pensée dominante » depuis de nombreuses décennies » selon la FAF.

Dès que l’on parle de réseaux d’influence, certains de leurs membres crient aux « obsédés du complot » et s’empressent généralement de préciser que le rôle de telles organisations est marginal et informel. Pour ce qui est de l’efficacité des « Young Leaders », les chiffres parlent plus que tous les longs discours : sur les 8 socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, 6 rentrent dans son gouvernement cette semaine. (Ne restent sur la touche, pour le moment, que Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand, l’ambitieux président du think-tank Terra Nova ayant permis l’élection de François Hollande aux élections primaires ; deux candidats impatients de rejoindre leurs camarades Young Leaders au gouvernement). Beau tir groupé, comme s’en enorgueillit à juste titre le site américain («The French-American Foundation is proud to have five Young Leader in the cabinet of President François Hollande, himself a Young Leader in 1996”), tandis que le site français n’en dit pas un mot. Il est vrai que, depuis l’affaire DSK, chacun aura compris que les deux pays n’ont pas la même culture de la transparence…

Suite et source: Atlantico.fr

14 commentaires

  • Comme on dit chez moi :
    « Méchanto limonado ! »

  • JP31

    Fabius…
    comment cela est-il possible???
    je suis de la-bas,je sais tout,depuis plus de vingt ans…
    un jour viendra,,,unjour viendra.

  • hopix

    Ils recrutent aussi dans les banlieues, pour ne pas négliger le potentiel d’une révolution colorée ;)

  • rudolphe vandenberg

    trois brochettes d’incompétence trois!!!

  • Vals, on va en entendre parler de lui, c’est certains, et en plus à l’intérieur, comme dab, toujours un raciste au ministère de l’intérieur.

  • romulus

    Ce n’est que l’illustration du blocage total de la Société dans tous les domaines, avec désormais des dirigeants aux ordres à tous les niveaux de pouvoir. Le peuple quant à lui, ne voyant que son petit intérêt égoïste, feint de voir ce qui va lui tomber sur la tête dans tous les domaines. Il est vrai qu’il n’est pas aidé par sa naïveté et sa bêtise dans sa recherche de sortie par le haut; alors c’est encore plus facile de le duper. Ce qu’il redoute le plus est qu’il lui faudra faire des sacrifices sur ce qui en fait lui est le plus inutile….L’histoire va se répéter aurait pu dire Churchill s’il était encore de ce monde.

  • Ertalif Ertalif

    Les félons sont en place….

  • pikpuss

    Il y a aussi l’association de l’amitié franco-américaine qui s’emploie justement à nous américaniser en américanisant toutes nos élites qu’elles soient de gauche comme de droite…

  • manquepasdair

    alors dite ce qui est bien ou bon. dans un monde de prédation, est te vous capable de vous regarder et vous dire , je suis honnête si je vous paie un salaire exorbitant pour être dans l élite allez vous dire non et bien je ne le croit pas
    il faut être fou pour refuser un salaire élevé et devenir riche , et être bien placé dans le monde

    • Tex

      Non, faut être honnête et intègre pas fou!

      Tous les boulots ne sont pas bons à prendre, c grâce à ce genre de raisonnements qu’on en est arrivés-là!

  • phenix

    pour faire bref , on est encore dans la merde et jusqu’au cou avec tous ses couillons dégénérer pour gouverner leur propre interet et ceux des marchés!!

  • phenix

    c’est quand l’éruption solaire en direction de l’élisée!!! Mdr !