En France, des particuliers renoncent au nucléaire…….

Et si c’était le début de la fin pour le nucléaire? Le traumatisme planétaire induit par le désastre de Fukushima, a fait exploser la démarche individuelle pour sortir du nucléaire, et la société qui produit de l’électricité non nucléaire croule sous les demandes d’abonnement.

Enercoop investit dans des projets de panneaux solaires ou de petites éoliennes de proximité Photo : DR

 

L’Allemagne vient d’adopter un projet de loi pour renoncer au nucléaire en 2022. En France aussi, on peut faire ce choix… au moins à titre individuel. C’est ce que propose Enercoop, un fournisseur d’énergie qui assure à ses clients une électricité issue à 100% du renouvelable.

Fournir son énergie verte et la consommer
Malgré l’ouverture du marché, les Français sont encore très frileux à quitter EDF. Pourtant, depuis la catastrophe de Fukushima, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur le choix du tout nucléaire. Enercoop, petit Poucet des fournisseurs d’énergie, en profite pour faire connaître sa différence.

Le principe est simple : financer des éoliennes, des panneaux solaires, des système d’hydrolienne ou de biogaz et s’engager à fournir au réseau autant d’électricité que ce qu’il fournit à ses clients. Ainsi, même en passant par le réseau classique, on est assuré de consommer de l’électricité écolo.

Quatre fois plus d’abonnés en mai
Depuis mars, les demandes d’abonnement à Enercoop ont explosé, passant de 241 contrats signés en février à 584 en mars, et à 615 en avril. « Le mois de mai est encore dans la vague post-Fukushima », note Stéphanie Lacomblez, responsable commerciale d’Enercoop. Les demandes ont quadruplé en ce mois creux, avec 550 nouveaux clients contre 139 en 2010.

Au départ, cette société coopérative qui regroupe 8 200 clients et 5 000 sociétaires, a été fondée par des associations écolos : Greenpeace, Amis de la Terre, Biocoop… « Les nouveaux abonnés n’ont pas le même profil, ce sont des gens qui ont été alertés par la presse », note Stéphanie Lacomblez. Etre client n’est que la première étape de l’engagement. Certains vont plus loin en produisant eux-même de l’électricité.

L’exemple belge
Cette énergie non-nucléaire est un peu plus chère : l’électricité est facturée à 14,50 centimes le kilowattheure, contre 11 centimes pour EDF. Pour un ménage, il faut compter environ 10 euros de plus par mois, hors chauffage. Mais avec la hausse progressive des tarifs d’EDF, la différence risque de s’estomper. Ecopower, l’équivalent d’Enercoop en Belgique, est désormais le fournisseur le moins cher du pays. Elle compte 25 000 clients et il faut désormais s’inscrire sur liste d’attente pour devenir client.
Plus d’infos sur www.enercoop.org

source metrofrance.com partagé avec terresacree.org

  • RevolterLe

    Quand a moi ,je commercialise des système photovoltaique pour le particulier.
    100 % français de plus.
    possibilité de produire quasi la totalité de son electricité sois mème.

    • Sans offense, le photovoltaïque a sans aucun doute de l’avenir mais aujourd’hui je trouve que son rendement est beaucoup trop bas, que sa consommation de terre rares est beaucoup trop élevé (d’ailleurs si tu as des chiffres réels sur l’énergie grise consommée par PV, je suis preneur) et surtout que sa durée de vie est trop faible. De plus je ne comprend pas cette manie de toujours vouloir convertir en électricité. Si dans certaines centrales de notre connaissance, les diesels de secours activaient directement les pompes de refroidissement plutôt que de produire de électricité, on en serait sans doute pas là aujourd’hui…

      Le seul usage du solaire que je trouve malin pour l’instant est celui consistant à en capter les calories (capteurs solaire) pour chauffer de l’eau et/ou faire tourner un groupe frigo (pompe à chaleur) pour fournir du chauffage. D’une manière générale je pense qu’il serait beaucoup plus intelligent de développer des usages directs des énergies captées. Il est par exemple possible de transforme le vent en chaleur simplement par action mécanique sur un brassage de fluides, sans produire électricité. Il est aussi, par exemple par pompage et relâchement, possible de stoker l’énergie mécanique.

      En bref, le tout électrique est pour moi le fils naturel du tout nucléaire. Mais ce n’est que mon point de vue.

  • Petit retours d’expérience concernant notre propre démarche d’enercoopisation en cours. Pour les questions « techniques », passez par du vocal… ici je suis en triphasé et la question est de savoir si je dois passer en monophasé via ERDF ou laisser Enercoop faire. 5 mails, toujours pas de réponse claire ;-).

    Sinon Enercoop induit un KW/H environ 30% plus cher selon mes calculs. La première étape logique est donc d’appliquer le scénario Négawatt (http://www.negawatt.org/) à son logis :

    – Supprimer tout l’équipement inutiles connecté 24/24. Avec un wattmètre je me suis ainsi rendu compte que notre microonde consommait 10w en veille, notre chaîne hifi consommait 20W, nos PC 15W en veille, etc.. en gros, au tarif EDF, 10W 24/24, 7/7 sur 265 jours donnent 10€ sur la facture. Tous ces équipements sont soit physiquement éteints, soit montés sur des multiprise avec interrupteur (on en fait des très bien maintenant avec interrupteur déporté).

    – Améliorer l’efficacité de ce qui est nécessaire (machine à laver changée à la faveur d’une pane qui consomme moins d’électricité et d’eau), utilisation d’un serveur domestique à base de CPU basse conso, etc. Suppression du chauffage électrique au profit d’un chauffage a bois (diablement efficace). Idem pour le luminaire converti en halogène (pas du fluo trop proche d’humains, c’est un conseil…).

    Mais vraiment la grosse surprise sur une maison a été de constaté le volume de courant pompé « pour rien » par la foule d’appareils en veille. On en a aussi profité pour virer tout ce qui était WIFI, DECT & co. Le WIFI a été conservé, mais uniquement au besoin, sur un interrupteur autonome.

    Après quelque mois de tests, les résultats sont là, sans faire grand chose, on a diminué la consommation continue des 30% nécessaire, et sûrement plus en hiver (because chauffage). Il est maintenant temps de basculer sur Enercoop sans payer un sou supplémentaire. Et encore il s’agit d’une première passe avec un faible investissement (le poel à bois et la machine à laver que l’on devait changer). En continu on peut encore largement baisser la consommation, et pas seulement d’électricité, en étant malin. On étudie par exemple un double circuit d’évacuation des eaux usées connecté à l’arrosage du jardin.

  • Pour l’énergie grise du PV, je viens de retrouver cette article de 2008 (donc les chiffres se sont vraisemblablement améliorés) qui tord le coup aux idées du 20è siècle sur cette techno : http://yonne.lautre.net/spip.php?article2937&lang=fr

    Et si les industriels voulaient bien se donner la peine de produire des cellules Graetzell à une échelle confortable, nous pourrions aller encore plus vite avec le PV !!

  • nucleargarden

    Un simple avis de technicien, les éoliennes et photovoltaïques ne sont pas rentables actuellement, les productions, compte tenu des investissements sans compter le recyclage des déchets en fin de vie, ressemble plutôt à des productions de gadgets coûteux !
    Pour l’instant, comme l’indique très bien Ulhume, ce sont les ECONOMIES et surtout supprimer absolument TOUS les CHAUFFAGES électriques et déjà là, nous aurons une économie plus que substantielle !!
    Et n’oubliez pas les énormes consommations des fours électriques industriels et le trafic ferroviaire !

  • N’oublions pas les miroirs de Fresnel!!!