Comment lire une étiquette alimentaire

Concrètement, changer ses habitudes alimentaires est très difficile, surtout si vous souhaitez conserver certaines de ces « habitudes »… À l’heure actuelle, nous ne consommons plus aucun aliment déjà cuisiné, nous réduisons au maximum l’alimentation transformée, évitons tout ce qui peut être considéré comme étant nocif pour l’organisme, et acheter du jambon dans nitrites de sodium est impossible, même dans les magasins spécialisés bio, les nirites de sodium sont utilisés. C’est la première étape pour toute transition, changer son alimentation. Mais pour cela, il faut également savoir lire les étiquettes, celles-ci étant parfois inaccessibles pour ceux ayant du mal à lire les petits caractères. Il y a parfois quelques règles de base qui peuvent être utiles et qu’il est bon de rappeler.

Petit mode d’emploi…

Il n’est pas toujours facile de décrypter les étiquettes alimentaires au moment de faire ses courses. Entre les différents types d’additifs (colorants, conservateurs, antioxydants et agents de texture) et des noms génériques, toujours plus farfelus, on avoue être un peu perdue. Pourtant, quelques astuces pratiques suffisent à démêler toutes ces informations pour enfin savoir ce que l’on achète en hypermarché. Les emballages, plus alléchants les uns que les autres, sont bien souvent de mauvais indicateurs, mieux vaut se cantonner à la liste des ingrédients qui ne trompe jamais sur la marchandise.

comment_dechiffrer_les_etiquet© Google

Soyez comme un détective lorsque vous lisez une étiquette alimentaire

Vanessa Lopez, naturopathe spécialiste de l’alimentation, juge cet apprentissage crucial : « ne pas savoir ce que l’on mange, c’est s’exposer à des risques émotionnels, énergétiques, physiques ou même psychiques, car les additifs contenus dans certains produits vendus en grandes surfaces sont reconnus comme étant dangereux pour la santé ». Pour aider les novices que nous sommes, elle nous a confié quatre astuces pour y voir plus clair.

1. Des aliments avec une courte liste d’ingrédients
Vanessa Lopez est formelle, « plus la liste est courte, mieux c’est. S’il y a plus de cinq ingrédients, c’est clairement mauvais signe. Un aliment qui contient 10 à 15 ingrédients est à proscrire ». Un seul mot d’ordre : acheter des produits les plus naturels possible. Cela implique qu’ils ne soient pas ou peu transformés et pauvres en additifs alimentaires. Ces derniers améliorent le goût, la texture et l’aspect visuel d’un produit et permettent, certes, une plus longue conservation.

« Mais mieux vaut acheter des produits sans additifs et les manger plus rapidement, tels qu’ils sont vraiment »

affirme la naturopathe. Son conseil ? Si le produit contient plus de 3 ingrédients inconnus, on ne l’achète pas.

2. Connaître les aliments dans leur état naturel
La première astuce nous amène directement à la deuxième. Pour acheter mieux, il faut nécessairement connaître les aliments à leur état naturel. « Les abricots séchés ne sont pas orange vif, le vrai tarama est censé être blanc et le jambon de porc est plutôt gris, tout comme le saumon », explique notre experte. Il est donc nécessaire de bien se renseigner. L’astuce : pour chaque ingrédient que l’on a l’habitude de consommer au quotidien, on se renseigne sur Internet ou directement auprès de ses commerçants qui auront beaucoup de choses à nous apprendre sur le sujet. En la matière, la connaissance prend du temps mais peut s’avérer passionnante.

3. Regarder les premiers ingrédients de la liste
Il faut savoir que les ingrédients sont classés par ordre d’importance. Concrètement, plus un ingrédient est en haut de la liste plus il est présent en importante quantité dans le produit. « Si le sucre apparaît en première position, surtout si c’est un produit de régime, on évite à tout prix bien sûr », martèle Vanessa Lopez. Les premiers ingrédients doivent être ceux de la recette originale. Pour un gâteau, la farine doit par exemple arriver en premier. « Il faut revenir à l’essentiel et choisir d’abord un produit de qualité, certes sucré, et en consommer moins plutôt que de se fier au packaging, bien souvent trompeur », poursuit-elle. « De plus, un gâteau rempli de sucre ne va pas nous nourrir et donc créer une sensation de satiété ». Autre exemple à retenir, celui de la pâte à tartiner et du chocolat : « ce sont le beurre de cacao ou le cacao qui doit être le premier ingrédient et non le sucre ».

4. Télécharger une appli pour s’y retrouver
Des dizaines d’applications visant à vulgariser ces étiquettes savantes ont vu le jour ces dernières années. Grâce à elles, on évite de buter sur la liste des additifs commençant tous par « E quelque chose ». Pour se lancer, Vanessa Lopez nous conseille l’ouvrage de Corinne Gouget, Additifs alimentaires danger !, paru aux éditions Chariot d’Or, qui permet rapidement de décoder la plupart des ingrédients cités sur les emballages. Classés par code couleur, on évitera notamment tous les additifs de code couleur rouge, parmi les plus nocifs, et on ira davantage vers les verts, considérés comme inoffensifs à ce jour.

Les applications seront ensuite utiles au quotidien. Open Food Fact, la plus populaire, nous permet de scanner un code barre et d’obtenir en un clic le « nutri-score » d’un produit, de A à E. Pour les plus curieux, cette note est assortie d’une fiche très complète avec toutes les informations sur la composition de l’aliment : ingrédients, substances allergènes, données nutritionnelles, etc.

Noteo nous informe sur les produits de grande consommation en les classant selon quatre grands critères : santé (analyse nutritionnelle, toxicologique, présence de contaminants, transparence sur la composition, existence de labels), environnement (impact sur les milieux naturels, labels, engagements de l’entreprise en matière de responsabilité environnementale), social (au niveau de l’entreprise et du produit) et du budget de chacun.

Enfin, Mes goûts est cette application qui garantit qu’un produit convient aux différents régimes et modes alimentaires (sans gluten, végétarien, végan, casher, halal, etc.). Elle détaille aussi la composition des ingrédients (présence de conservateurs, colorants et arômes artificiels) mais aussi les qualités nutritionnelles, le prix moyen, l’impact environnemental et l’origine du produit. Il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans cet apprentissage, aussi utile qu’instructif.

Source: Le Figaro via Sott.net

 

 

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