Des policiers blessés par une attaque aux cocktails Molotov dans l’Essonne

« Ils » n’ont plus peur de rien, et surtout pas de la police. Les caillassages et autres coups-fourrés pour pouvoir en découdre deviennent récurrents en France, et si cela ne se limitait qu’aux policiers cela serait une chose, mais le phénomène touche les pompiers et même les médecins qui de plus en plus refusent de faire leur travail, la peur au ventre.

Dans l’Essonne, une guerre de territoire a dégénéré en guerre contre les forces de l’ordre, cela fait d’ailleurs l’actualité:

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Deux policiers, une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité, ont été grièvement brûlés, et deux autres ont été blessés plus légèrement, après avoir été attaqués, samedi 8 octobre, par une dizaine de personnes qui ont lancé sur leur véhicule des cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne).

« Les auteurs de ces attaques seront poursuivis sans relâche et traduits en justice. Au moment où les forces de l’ordre répondent avec courage aux menaces auxquelles notre pays est confronté, des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires »

, a réagi le premier ministre, Manuel Valls, ancien élu du département.

Le président de la République, François Hollande, a également dénoncé une attaque « intolérable » et réclamé « une peine à la mesure de la gravité » des faits.

« L’équipage qui se trouvait dans un véhicule de police était chargé de la surveillance d’une caméra vidéo près d’un feu rouge », a expliqué une source policière. Une dizaine d’individus s’en sont pris à eux en jetant des engins incendiaires, puis ont attaqué une deuxième équipe venue en renfort. Les quatre policiers ont été admis dans un hôpital parisien.

Source et suite sur Le Monde

À l’heure actuelle, l’un des policiers agressés est entre la vie et la mort

Un autre fait divers inquiétant s’est produit à Tremblay devant un Lycée, les échauffourées sont maintenant organisées:

Peu avant 8 h 30, ce jour-là, plusieurs dizaines d’individus cagoulés, armés de barre de fer et pistolets de paintball, d’extincteurs et de divers projectiles se sont déployés devant l’enceinte scolaire. Deux voitures ont été brûlées et trois retournées, une enseignante qui arrivait dans son véhicule a été menacée avec un pistolet de paintball. « C’est vraiment le lycée qui était visé », confie cet employé qui a vu des projectiles s’abattre sur la façade. Il raconte cette flambée de violence que personne… ou presque n’a vu arriver. Avant l’ouverture des grilles, ce salarié avait remarqué un homme le visage dissimulé sous une capuche qui attendait sous l’abribus : « Je n’ai pas relevé, car il faisait froid ».

Les policiers ont dû tirer au flash-ball

Encore sous le choc, ce témoin raconte : « C’était impressionnant. Cela n’avait rien à voir avec les protestations contre la loi Travail, il y avait beaucoup plus d’agressivité. » Début avril, le lycée avait été le théâtre de débordements et d’un blocus.

Mais cette fois il n’y avait aucune revendication. Les perturbateurs se sont massés devant le lycée et ont installé des barrières jusque devant le collègue Descartes, a priori pour empêcher la progression des forces de l’ordre.

Des projectiles ont atterri sur le casque d’un policier de la BAC (brigade anticriminalité) sans faire de blessé. La police a riposté en faisant usage à plusieurs reprises du flash-ball. Les manifestants ont été dispersés. « A 10 h 30, les choses sont rentrées dans l’ordre », indique une source proche du dossier.

« Nous avons été traumatisés »

Mais très peu d’élèves ont pu entrer dans l’école et « l’après-midi, les enseignants ont fait jouer leur droit de retrait. Nous avons été traumatisés », poursuit un membre de l’établissement. Le cabinet de la direction académique affirme que les élèves ont été « accueillis », sans confirmer que les cours avaient bien lieu.

Jeudi, un manifestant a été interpellé, porteur d’un pistolet de paintball puis remis en liberté après sa garde à vue. L’enquête a été confiée au commissariat local.

Selon un policier, il s’agirait d’un guet-apens. « La technique est connue à Tremblay. Des jeunes se donnent rendez-vous via Internet et cassent dans le but d’attirer les policiers et de les caillasser. Ils choisissent tôt le matin car ils savent que les effectifs sont plus légers à cette heure-ci. »

Article complet sur Le parisien

François Hollande trouvent cela intolérable, et veut une peine à la hauteur des événements, cela serait intéressant qu’il fasse également un bilan des années Taubira qui n’ont pas aidé au niveau de la criminalité dans le pays, le sentiment d’impunité de certains étant très grand chez certains. La justice dans le pays est en faillite, elle n’a plus les moyens de faire son travail, et les chances pour que ces phénomènes violents augmentent sont malheureusement grandes…

Assisterions-nous aux prémices d’une guerre civile dans le pays?

17 commentaires

  • Pour une guerre civile faut deux parties… Et comme diraient certains ici ou hillard, les cou**lles sont pas du côté des blancs…

    Je cite: On avait pas vu autant d agressivité pour les manifs loi travail

    Donc même pour les flics les blancos ne sont pas une menace… Qui va faire la guerre chez les français???

    Bon si on les armes tous,62 millions vs 8millions….

    Enfin! C est les minorités de France, qui comme en 39-45, vont devoir défendre le peuple… Et après libération tout les français se diront resistants…

    Bordel! Ce que c est devenu la France depuis la fin du service militaire et que les générations nées en 70′, martyrises a l école, au collège et au lycée,les fils a papa dispensés de sport, sont en train de prendre le relais…génération lobotomie.

  • engel

    C’est vraiment pas de chance pour la France.
    Ah bon, certaines sources soupçonneraient des chances pour la France….

    Alors là, j’y comprends décidément plus rien.
    C’est une chance ou pas !

  • Ecomotard

    Les duettistes vals-cazeneuve ont très largement alimenté le terreau de la violence. Et qui sème le vent, récolte la tempête.
    Cet événement semble sans ambiguïté mais les faits récents devraient obliger chacun à être très prudent avec les déclarations des autorités.
    Rappelez-vous les premiers communiqués concernant :
    Rémi Fraisse : « comas éthylique » puis « sac à dos bourré d’explosif »
    Adama Traoré : « crise cardiaque »
    Manifs loi macron2 : « légitime défense face aux hordes de manifestants violents »
    Et pourtant tout était limpide dès la première seconde des bavures.

    Je ne serais pas surpris que l’on apprenne, hors merdia, que ce quartier a subi plusieurs bavures et donc désir de vengeance. Mais comme d’habitude, l’actu papillonnera superficiellement sur autre chose, allant de buzz en buzz en suivant la carte fournie par l’oligarchie.

  • Pimpin

    Les policiers étaient armés ? pourquoi ne les ont-ils pas utilisées ?
    Les médias ont dit qu’après avoir balancé l’incendiaire dans la voiture les attaquants se sont appuyés sur les portes pour les empêcher de sortir. Qu’est-ce qui les empêchait de tirer à travers la porte ?
    La peur d’être accusés de bavure ?

    • rouletabille rouletabille

      Ils n’ont rien d’autre que des armes ??
      Les GAZ,pour endormir des éléphants mais pas des agresseurs ?
      Ils sont très fort pour mettre le général Piquenal en prison pourtant.
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

    • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

      Pimpin, en France les policiers peuvent faire usage de leurs armes s’ils se retrouvent en situation de légitime défense, ça tout le monde le sait. C’était donc le cas dans cette affaire, alors pourquoi n’ont-ils pas tirer ? parce qu’ils ont lu les petites lignes en bas de leurs contrats qui stipulent que certains individus échappent à la règle et qu’en aucun cas il ne faut faire usage d’armes létales contre eux afin d’éviter un embrasement généralisé, mais ça on ne le dit pas. Donc parfois « protéger et servir » devient « subir et mourir » …

      M.G.