La France va servir de poubelle nucléaire à Monaco

La France ne serait-elle qu’une éternelle poubelle au final? Car maintenant, le pays va stocker les déchets radioactifs de Monaco! Mais d’un autre coté, au point où nous en sommes… Mais gardons cela pour la suite de l’article.

La France s’apprête à stocker des déchets radioactifs provenant de la fond-ecran-radioactif1Principauté de Monaco alors que cela est légalement interdit. Un contournement juridique qui fragilise le garde-fou juridique, inscrit dans la loi française, qui empêche normalement que la France ne devienne la poubelle nucléaire de ses voisins.


En France il est formellement interdit de stocker de manière permanente des déchets radioactifs provenant de l’étranger. Cette interdiction est inscrite dans la loi :

« Est interdit le stockage en France de déchets radioactifs en provenance de l’étranger ainsi que celui des déchets radioactifs issus du traitement de combustibles usés et de déchets radioactifs provenant de l’étranger. » (1)

La sanction encourue en cas d’infraction peut aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 150.000 € d’amende.

« Communauté de destin »

Or un accord intergouvernemental au nom de « la relation d’amitié particulière » et « la communauté de destin » entre la Principauté de Monaco et la France va introduire une exception à cette loi très sensible.

Signé à Paris le 9 novembre 2010, l’accord ouvre la porte au stockage définitif de déchets radioactifs étrangers en France. La loi autorisant cet accord a été adoptée sans réserve par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2013. (2)

Conclu pour la partie française par le ministère des Affaires étrangères, l’accord précise qu’à la demande de Monaco, la France va débarrasser la cité-Etat de ses déchets radioactifs pour les stocker définitivement sur son territoire. Monaco se soulagera chaque année d’environ 165 kg de déchets radioactifs, issus d’organismes de recherche et de centres hospitaliers.

Malgré un territoire minuscule (2km2) et son enclavement dans le département des Alpes-Maritimes, Monaco est un État indépendant qui possède une Constitution et est membre de l’ONU. Les déchets proviendront donc bien de l’étranger.

Des déchets à la radioactivité inconnue

Ni le gouvernement français ni le gouvernement monégasque n’ont été en mesure de nous informer sur les éléments radioactifs et la radioactivité des déchets qui seront stockés sur le sol français. La Principauté nous a affirmé que « l’importance [des déchets : Ndlr] dépendra des protocoles de recherche, qui varient d’une année sur l’autre ». La responsabilité du stockage des déchets revient à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui publiera chaque année un rapport d’information sur leur gestion.

Parmi les producteurs de déchets radioactifs monégasques se trouvent des laboratoires de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) installés à Monaco depuis 1961. Il est surprenant que la France accueille les déchets radioactifs de cette organisation internationale à la suite d’un accord avec Monaco, et non avec l’AIEA elle-même. Cette dernière nous a affirmé que ses laboratoires produisent « une très faible quantité de déchets de très faible radioactivité ».

Importation imminente des déchets

« L’objectif est de réaliser une première prise en charge des premiers déchets au cours du dernier trimestre de cette année », a déclaré un porte-parole du gouvernement monégasque au Journal de l’énergie. L’accord est entré en vigueur à Monaco le 1er décembre 2013 (3) et a été autorisé en France par une loi promulguée le 4 juillet 2013 (4), dont le décret va être publié avant la fin de l’année 2014.

Article en intégralité sur Reporterre

Mais n’oublions pas non plus que le pays n’a pas attendu les poubelles radioactives pour être contaminée, les gouvernements successifs se sont déjà chargé de cela: les industriels peuvent désormais écouler leurs déchets radioactifs en les mixant à d’autres matériaux et en faire des gravats ou du ciment. Êtes-vous certains que votre habitation n’est pas le poison qui vous tue à petit feu?

Et cela ne se limite pas à cela, il y a encore pire, voici deux reportages à voir (ou revoir) absolument!!! Commençons par le scandale bien étouffé de la France contaminée, des déchets nucléaires ayant été enfouis dans le plus grand silence dans le sol français, et cela même sous des endroits qui accueillent des enfants!!!

Il ne reste plus que l’eau du robinet pour se remettre de toutes ces émotions… Pas de bol, votre eau du robinet peut elle aussi être radioactive sans que vous en soyez informés, certaines municipalités ayant droit à des dérogations. Même votre apéro est foutu grâce aux décisions des politiques, triste non?

10 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    Je me permet de faire une legere remarque.

    Extrait du site : http://quanthomme.free.fr/carburant/GazBrown.htm

    L’épouse du président de l’institut, le Dr Cai Xue Ling, qui avait fait une partie de ses études au MIT, était une collaboratrice de Brown. Le temps passant, un respect mutuel s’étant installé entre eux, Brown lui parla un jour de la capacité du gaz à réduire la toxicité de déchets, même radioactifs. On lui dit qu’il plaisantait, il maintint fermement ce qu’il annonçait, ce qui justifie le surnom  » Bu La  » (Dr No !) que les Chinois lui donnaient.

    En août 1991, en Australie, Brown fit avec succès, des expériences sur des échantillons de Cobalt 60, Strontium 90, et Américium 241 : la radioactivité était réduite de 60 à 90 %.

    Pris au mot par les Chinois, le directeur de Baotou introduisit Brown dans un autre institut, le 202, spécialisé dans le nucléaire qui rédigea (en Chinois) pour Norinco le rapport sur ces expériences. Ce rapport faisait état d’une réduction de radioactivité de 70 %.

  • Thierry92 Thierry92

    Si une élévation brusque de la température grace au gaz de brown est efficace pourquoi ne pas essayer?
    Cela mettrait a mal une économie du recyclage tres juteuse.

  • Michele DRAYE

    Je remets cette information:

    Impensable !

    Extraits de l’article « Opération DECEPTION »

    http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/fukushima-deception.pdf

    « Au cours de mes investigations au sujet du désastre de Fukushima, j’ai interviewé un ingénieur
    nucléaire de 85 ans qui a travaillé pour cette industrie à la grande époque, et a produit plus d’une
    centaine de brevets pour G.E. (General Electric).
    …/…

    « Mon équipe avait réussi à compléter le boucle nucléaire de retraitement, et Carter a interdit de réaliser ce miracle par un Executive Order » (Ordre d’exécution, sorte d’Oukaze version US. Ndt).

    Ce qui suit est donc ce qu’il a dit durant l’interview.

    « J’ai commencé ma carrière dans le programme nucléaire américain depuis l’époque du projet
    Manhattan et j’ai participé à la conception des technologies des réacteurs durant toute ma vie. Il y a
    avait une question sur laquelle nous étions tous mobilisés à trouver la réponse : Comment obtenir
    un cycle complet de combustion ? Quand un réacteur de type WBR fonctionne, il en résulte des
    isotopes hautement radioactifs avec des caractères physico-chimiques qui modifient le processus
    de fission. Parce que ces isotopes qui sont donc créés, bloquent progressivement la réaction et la
    rendent inefficace. Mais si ce combustible considéré alors comme « usé », passe par un autre type
    de réacteur spécial, on peut facilement consumer ces isotopes, qui deviennent à leur tour
    combustibles, et faire revenir alors le matériau à son cycle initial car dans ces conditions, il peut à
    nouveau fonctionner dans un réacteur normal.
    Nous avons donc perfectionné ce réacteur spécial en utilisant du sodium liquide comme
    refroidissant, avec une température pouvant alors dépasser les 600° Celsius, comparé au 300°
    pour le WBR (réacteur normal à eau bouillante). Un échangeur de chaleur permettait bien sûr de
    récupérer l’énergie et de faire fonctionner des turbines. Cette configuration particulière brûlait les
    isotopes complètement et fournissait en même temps de l’électricité. Ainsi le cycle se faisait en
    deux phases complémentaires et pouvait se répéter une vingtaine de fois jusqu’à épuisement totale
    du combustible rendu inerte et sans danger. Le rêve était devenu réalité et Carter l’a démoli avec
    son Ordre Exécutif ». (mettre en corps 12)

    Il précisa ensuite que la combustion était si intégrale que l’on pouvait prendre
    le résidu dans les mains et que ça ne posait plus aucun souci de maintenance
    et de gestion de déchets.

    NB : L’ordre exécutif de Carter a été enregistré sous le n° 12058, permettant de mettre en place
    l’acte de non-prolifération nucléaire de 1978.