Dislocation de l’Ukraine enclenchée: le pays vendra ses biens publics avec 60% de rabais

Il y avait la Grèce qui s’est retrouvée démantelée par la finance, les ports et les iles vendus au plus offrant pour engraisser toujours plus le cochon de la Troïka, voilà maintenant le tour de l’Ukraine, et ce que cela va régler réellement? Pas grand chose, puisque le but n’est pas de régler la situation, mais d’assécher au maximum l’économie des pays, et donc les habitants de ces pays.

Pour savoir qui va profiter de cette dislocation, et de la vente au rabais des biens publics, pas réellement besoin de faire de longues analyses, il est à parier que ceux qui ont provoqué la guerre civile en Ukraine risquent de profiter de ces soldes… Ou pas.

Et cela ne se limite pas à cela, il y a également des privatisations qui sont enclenchées, une spécialité américaine qui pousse l’ensemble des pays dans ce sens pour pouvoir s’imposer et maximiser les profits, que croyez-vous qu’il s’est passé en France avec les fleurons du pays? La même chose, cela s’appelle « l’accord TISA« .

ukraine-signed-an-economic-trade-pact-with-the-european-unionIllustration de 2014 qui reste malheureusement d’actualité…

Faute d’acheteurs, l’Ukraine a décidé de réduire substantiellement le prix de ces biens publics mis aux enchères

Le Fonds des biens publics de l’Ukraine (FGIU) tiendra entre le 15 et le 18 mars une vente aux enchères des blocs d’actions de certaines entreprises d’Etat avec 60% de rabais, a annoncé le Fonds dans un communiqué.

« Tous ces blocs d’actions ont été mis en vente plus de 10 fois sans trouver preneur », lit-on dans le communiqué. Dans ce contexte, 22 blocs sont offerts avec 60% de rabais et neuf avec 50% de rabais. Les trois autres seront également mis aux enchères à des prix de faveur.

« La semaine dernière, ces lots ont déjà été offerts avec 50% et 30% de rabais respectivement, mais les ventes n’ont pas eu lieu faute d’acheteurs », affirme le Fonds des biens publics.

Parmi les blocs à privatiser figurent 9,6% des actions de l’Usine de construction navale de la mer Noire, 37,6% des actions de la Société houillère de Lvov et 24,9% des actions de la société anonyme à capitaux publics Loutsenko.

Ukraine: Paris prêt à participer à la privatisation des biens publics
Le 10 mars, la présidente de la Banque nationale d’Ukraine, Valeria Gontareva, a évalué les futures recettes budgétaires provenant de la privatisation de ces biens publics à un milliard de dollars (environ 897 millions d’euros). Selon elle, si l’Ukraine effectue les réformes nécessaires et parvient à privatiser ses biens publics, elle disposera d’ici trois ans de réserves suffisantes pour stabiliser son système financier.

A l’heure actuelle les réserves du pays se chiffrent à 13,5 milliards de dollars (environ 12,1 milliards d’euros).

 

Source: Sputnik News 

 

À lire également: Privatisation en Ukraine: les Rothschild pourraient acheter des sites stratégiques

 

5 commentaires

  • Philippe30

    C’était prévu et prévisible , c’était voulu et cela confirme que des pays sont déstabilisés par des fonds financier qui poussent des états à agir pour provoquer le chaos et pouvoir acheter à bas prix des pays entiers.

    Le calme revient ensuite et l’on revend le pays après une belle plus value subventionné par le FMI.

    Tous les intervenants, intermédiaires et instigateurs sont grassement rémunérés , la dette crée sera payé par la population.

    Un simple racket au niveau mondial , si le pays ne coopère pas suffisamment on envoie la troupe

    Philippe

    • engel

      Ouais sauf que,

      La seule nouveauté* c’est que ce principe est maintenant appliqué à nous occidentaux!

      * depuis la dislocation de l’ex-Yougoslavie.
      Mais bon, comme la plupart des crétins n’ont toujours pas compris, 25 ans plus tard, le fil de la catastrophe dans les Balkans.
      Alors, comment espérer qu’il saisissent maintenant les événements contemporains !

      Non, Nous ne ne percuterons seulement quand viendra notre tour.
      ..Bien mérité pas notre passivité, …ou notre connerie…, ou les deux !

  • Parmi certains détails oubliés, ils mettent en vente des mines récupérées par les république de Lugansk et Donetsk.

    Ils n’ont toujours pas compris qu’au mieux cela sera une fédération de petites républiques, et non plus la grande ukraine.