«Nous voulons obtenir le droit d’abattre nos animaux dans nos fermes»…

Après le scandale dévoilé sur les conditions d’abattage, par des individus plus proches de tortionnaires psychopathes, que d’humains reconnaîssants envers les animaux et leurs sacrifices, pour nourrir une population de plus en plus boulimique. Un collectif d’éleveurs conscients, a décidé de se battre pour que leurs animaux soient abattus sans souffrances, ni tortures. Nous devrions soutenir ce collectif et approuver totalement la démarche, pour faire accepter par les zélus, la mise en place d’une structure dans ce sens. A l’heure du tout industriel où, l’on ignore ce que l’on nous fait ingurgiter, il faudrait prendre conscience qu’il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. Quel conseil général osera se lever et se battre, face aux puissants industriels de la viande? Et vous, allez vous demander à vos élus de prendre position? Il s’agit aussi de santé publique, une viande bourrée de médicaments, stressée et meurtrie ne peut être considérée, comme un aliment sain.

mouton casquéVoir mourir ses animaux, elle s’y est habituée. Bien sûr, ça n’a pas été facile : « J’ai grandi en ville, où la mort n’existe pas. Mais à la campagne, les animaux tombent malades, ils ont des accidents, ils meurent lorsqu’ils mettent bas », explique Murielle Dupouhon. Cette éleveuse bio de brebis et de chèvres à La Colle-Saint-Michel (Alpes-de-Haute-Provence) a fini par admettre que « la mort fait partie de la vie ». Mais elle n’admet pas de voir ses animaux mourir à l’abattoir.

« Mes agneaux ont une chouette vie. Ils sont nourris par leur mère, ils passent leurs journées dehors et leurs nuits dans une vaste bergerie. Et puis, tout d’un coup, ils se retrouvent parqués dans une remorque, conduits dans un abattoir situé à plus de 60 km où ils ne seront tués que le lendemain, dans des conditions que je ne connais pas puisque les éleveurs n’accèdent pas à ces lieux », explique Murielle. Elle en est malade. Ce qu’elle voudrait, c’est pouvoir abattre ses animaux à la ferme, mais le droit français l’interdit(1).

« La loi fait de moi un clandestin »

Nicolas (2), éleveur de cochons, de vaches et de volailles en Dordogne, a lui sauté le pas. Un tueur, ancien employé d’un abattoir, passe régulièrement dans sa ferme pour abattre quelques animaux à la carabine, directement dans le pré. Les carcasses sont ensuite acheminées dans une chambre froide où un boucher les prépare. Le tout dans l’illégalité. « La loi fait de moi un clandestin… Je risque une amende et de la prison. Mais je n’en démords pas : c’est le bon choix, c’est le meilleur choix pour mes animaux et pour mes clients ».

Ces derniers sont peu nombreux. Les abattoirs étant les seuls autorisés à délivrer l’agrément sanitaire permettant d’écouler la viande aux commerçants et aux restaurateurs, Nicolas vend la sienne à des particuliers initiés, qui partagent sa vision. De toute façon, il ne « supportait » plus de conduire ses bêtes à l’abattoir. « Le trajet les mettait dans un tel état de stress… Je passe des mois à les élever en plein air, à les nourrir en bio, ce n’est pas pour que leur viande soit ainsi gâchée. Vous savez, quand une vache est abattue dans le pré, elle ne s’y attend pas et les autres ne sourcillent pas. Cela change tout ».

« Comment puis-je être sûr de récupérer le sang de mon cochon ? »

Pour changer le système, Murielle et Nicolas ont participé à la création d’un collectif nommé Quand l’abattoir vient à la ferme. Aux côtés d’une trentaine d’éleveurs, de chercheurs, de vétérinaires, de militants associatifs et de consommateurs. « Dans l’immédiat, nous voulons obtenir au moins un agrément pour la mise en place d’un abattoir mobile, c’est-à-dire d’un camion équipé qui se déplacerait dans les fermes volontaires », explique Julie Douine, chargée de la communication du collectif.

« Des agriculteurs se mettent au bio ou au raisonné, ils développent la vente directe ou en circuit court, mais le gros point noir reste l’abattage », avance Caroline Dumas (3), membre du collectif en tant que « consommatrice et citoyenne ». « Je suis omnivore mais je ne veux plus me nourrir d’ une viande issue de la souffrance et j’ai besoin d’une vraie traçabilité ». Ce que ne garantissent pas les abattoirs.

« Des éleveurs qui déposent à l’abattoir des moutons femelles et qui repartent avec des carcasses mâles, cela arrive. J’ai eu plusieurs témoignages en ce sens », assure Jocelyne Porcher, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et auteure du Livre blanc pour une mort digne des animaux (Editions du Palais). « Pour les abats, c’est encore pire. Comment puis-je être sûr de récupérer le sang de mon cochon ou les tripes de mon bœuf ? Les employés ne mettent pas des numéros sur chaque pièce », renchérit Nicolas.

Bien sûr, l’abattoir mobile ne répondra pas aux besoins des éleveurs industriels. « Mais il répond à celui des petits éleveurs. Et la France ne peut développer un véritable élevage de proximité sans instaurer un abattage de proximité », insiste Jocelyne Porcher. Or, c’est le mouvement inverse qui s’opère : « Les abattoirs se concentrent. Ils deviennent de plus en plus gros, industrialisés et opaques, ce qui laisse de facto place à tous les doutes », ajoute la chercheuse.

« Ce n’est pas une lubie de bobos »

Pour faire évoluer la loi, le collectif multiplie les rendez-vous avec les élus. Et recense les initiatives à l’étranger. « L’abattage à la ferme est interdit dans toute l’UE, mais un agriculteur allemand a obtenu une dérogation pour abattre ses vaches dans le pré », assure Jocelyne Porcher.

« Pour lancer notre camion, nous n’avons pas besoin d’un million d’euros. Il nous faut seulement le soutien d’un Conseil régional et de particuliers, que nous pourrions solliciter via le financement participatif », explique Julie Douine. Pour Caroline Dumas, « vouloir s’alimenter correctement, ce n’est pas une lubie de bobos, c’est une mouvance de fond que les politiques doivent accompagner et aider ». Le combat est lancé…

Auteur Céline Boff pour 20Minutes

Vous pouvez faire un petit quizz pour savoir d’où provient ce que vous mangez

36 commentaires

  • Chèvre intello

    Je ne suis pas du tout convaincu par cette idée de « mort à domicile » pour les animaux, on n’y arrive déjà même pas pour les humains.

    • Zeitgeist Zeitgeist

      Et pourquoi donc on ne pourrait pas commencer par eux ?

      C’est + propre que chez toi, que chez moi ??

      Ces quelques lignes pourrait AUSSI être valable pour eux (nos amis les bêtes)….. même si leur fin n’est pas glorieuse, elle mérite notre respect et un grand MERCI de nous nourrir ( purée … à me lire nous devrions tous être végétariens…. m’enfin bon ! ABE)

      Une des conséquences de notre éducation est d’être indigné à chaque fois que notre enfant réclame quoi que ce soit que nous n’avons pas pu obtenir de nos propres parents.
      Lorsque nous sortons du système bien/mal, bonnes actions/mauvaises actions, et que nous comprenons que les « dysfonctionnements » de l’être humain ne sont plus que des expressions de sa souffrance présente ou passée, nous pouvons avoir une autre vision du monde et la transmettre à nos enfants.
      Cette vision du monde est très optimiste car si la violence se transmet au travers des générations, l’amour aussi ! Et c’est cet amour qui compte !
      Notre enfant n’est pas une marionnette faite pour répondre présent aux personnes qu’il aime le plus au monde, en lesquelles il a le + confiance : ses parents. C’est une personne sensible qui vit comme nous des deuils, des déceptions, qui a des désirs, des besoins et qui, caractéristique de ses premières années, s’attend au meilleur dans la vie…
      Notre enfant va toute son existence apprendre à vivre dans le monde des humains. Si nous le respectons, il n’obéira pas aveuglément à des ordres, mais sera capable de comprendre les personnes et de choisir de faire ou non ce qu’on lui demande. Notre rôle de parents est bien heureusement devenu complexe. Il nous faut réfléchir à une autre manière de communiquer avec nos enfants, nous former, prendre des informations et des encouragements au sein de groupes, de travailler sur nous.
      C’est le projet d’une vie, mais il en vaut la peine.
      Il y a un monde meilleur au bout de cette route !
      CDK

  • Nez

    Oui, la mort, fait partie de la vie, et il est important que chacun puisse se la réappoprier.
    Que les animaux puissent mourir dans de bonnes conditions pour tous, eux, leurs éleveurs, et des règles nécessaires d hygiène sans aller à des normes qui n ont plus de sens. Au fur et à mesure au nom d une pseudo protection, les paysans se sont fait voler une partie de leurs savoirs et richesses et ne peuvent donc plus être autonomes : semences, alcool, obligation de traitement, abattage des animaux (que ce soit au nom du principe de précaution, que pour pouvoir commercialiser leur viande) …
    Nous dans notre vie, c est la même chose : naissance, vaccination, école, décès lorsque nous sommes malades … et même soins donnés aux morts !
    Il faut faire attention de ne pas tout rejeter car il y a eu de magnifiques progrès, mais il faut toujours pourvoir garder des possibilités de libertés. Au nom d une pseudo protection, elles sont de plus en plus restreinte chaque jour.
    À nous de faire réfléchir chacun de ceux que nous croisons, sur un aspect … et cela marche !

    • tierra alternativa

      NON, il n est absolument pas nécessaire de tuer pour survivre, a moins que l on vive dans des zones tres hostiles comme les inuites par exemple…
      Mais nous en France, avec notre climat, la consommation de viande n est absolument pas nécessaire, nous pourrions facilement tout nos besoin alimentaires a travers la production vegetal, de champignon et dans une moindre mesure, des produits laitier, œufs et de miel sans causer la mort et la souffrance des animaux.
      C’est peut être une tradition séculaire, mais cela reste un luxe dont on refuse de reconnaitre l’horreur pour ne pas y renoncer.

      Je vais surement en choquer plus d’un sur ce forum, mais a travers ces pages ou nous dénonçons régulièrement les incohérences et et les problèmes dont souffre notre société et les systèmes dans lesquels nous vivons. Nous sommes généralement d accords sur les constats mais pourquoi est il autant difficile de reconnaitre que tuer est mal, même pour un animal ?
      Parler abatage plus éthique ou sans souffrance est une aberration, la mort heureuse n existe pas.
      A notre époque il ne agit plus de débattre sur une éventuelle non sensibilité ou non conscience des animaux, C’EST AUJOURD’HUI UN FAIT AVÉRER SCIENTIFIQUEMENT ! les animaux d’élevage souffrent tous de leurs conditions ( variable en fonction du type de production bien sur ) et tous de leur mise a mort (peut importe le type).
      La mise a mort éthique n existe pas, autre que l’euthanasie en ultime solution pour mettre fin a des souffrances non curable.

      Non, le véritable débat est: Peut on accepter ou non, de faire souffrir un animal pour un plaisir gustatif non nécessaire a notre survie ?

      Qu’en pensez vous ?

    • rouletabille rouletabille

      pourtant pour survivre c’est ce que font les animaux carnassiers (quand même).
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • fliouguer

    Les abattoirs ont été rendus obligatoires pour que les animaux soient abattus dans de bonnes conditions. Bon, on voit que cette règle ne règle rien. On a fait une loi pour des prunes parce-que si la conscience ne suit pas, la loi ne sert à rien. On pourrait faire quelque chose pour renforcer, animer un peu plus la conscience des gens. Faire comme dans les pays civilisés, regardez ce qui se passe au Bhoutan : « Le Bhoutan devrait inspirer tous les pays : il privilégie le respect de la nature au détriment du profit économique». La Constitution du Bhoutan décrète que le pays doit être perpétuellement … « . Un petit effort et nous feront de nouveau parti des pays civilisés.
    http://soocurious.com/fr/bhoutan-pays-durable/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+DailyGeekShow+%28Daily+Geek+Show%29

  • Nez

    Non, les animaux, font partie du cycle de la vie. Si nous ne les utilisons pas, il pourrait à la limite y avoir une extinction de certaines races. De plus, ils servent, à faire des engrais non chimiques. La problématique est toujours la mesure.
    C’est exactement la même chose avec la monoculture. Mais des fermes qui avec des animaux respectent les cycles de vie tant des plantes que des animaux pour nos besoins sont à encourager.
    Nous devons repenser la place de l’homme au milieu d’un tout. Cela a été fait pendant des millénaires comme cela. Ce n’est que du jour où nous avons inventé le taylorisme, la spécialité de chacun au nom d’un plus grand profit, que nous nous sommes coupés de ces cycles naturels.
    … mais l’industrie a fait de même … et nous en voyons toutes les conséquences avec les délocalisations.

    • tierra alternativa

      Les animaux ne sont ni des produits de consommation ou est outils de travail, ce sont des êtres sensible et conscient qui aspire a la liberté comme vous et moi. Nous n avons pas a les « utilisee » mais a cohabiter avec eux. De plus il ne faut pas confondre animaux sauvage et domestiques, les animaux domestiques sont des races creer par l’homme, a travers des des croisements forcee qui on donner de nombreuse aberration que mais qui porte profit a l homme et non au bien etres des annimaux. Donc oui certaine races créer par l homme sont tellement éloigné de leur origine « naturel » qu’il ne pourrait survivre sans une attention constante de l’homme.
      Cependant renoncer a la viande ne veut pas dire que l on ne peut pas continuer a les elever et s’occuper d eux si on se préoccupe de leur disparition, mais dans ces cas la il n y a aucun interet économique a s’occuper de ces animaux car on ne peut en tirer aucun profit et ressources… je doute que cela intéresse autant de monde …

      De nombreux permaculture se rende aussi compte de l aberration de garder des animaux domestique dans un système permaculture, car il sont consommateur de ressources et surtout nécessite beaucoup de temps. Cependant c’est pour mieux les remplacer par les animaux sauvage qui eux font réellement partie du cycle de la nature et sont complétement adapter au milieux, il ne nécessite aucune attention autre que de les laisser vivre, et seront les plus benefique pour l écosystème

      • engel

        Vision idéaliste, fort belle j’en conviens, mais très éloignée des réalités sociales… et même naturelles.

        Les animaux sauvages ont et seront toujours AUSSI en concurrence avec l’homme.
        Homme qui n’est lui même qu’un animal plus ou moins évolué et souvent moins.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif
        Non régulée, une population, quel qu’elle soit, peut devenir vite prédatrice ou destructrice des biens d’autrui.
        …Même Jeannot le gentil lapin peut être un fléau!

        Un juste milieu dans le respect du bon sens serait déjà une avancée fantastique, dans ce domaine!

        Nb : Comme tous les préceptes, la permaculture a aussi sa limite.
        Et cette limite s’appelle ressource azotée.
        Car même les déchets ne sont ni éternelles, ni inépuisables. Surtout, si la permaculture en devient généralisée.
        Là, la carence va vite s’affirmer.
        …Et le retour aux rendements de nos anciens, aussi !!!
        Qui, ceci dit au passage, n’avaient pas attendu cette « nouvelle science » pour augmenter leurs rendements en recyclant très efficacement l’intégralité de leurs déchets.
        …Qui à leurs yeux n’en étaient pas.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

      • boco

        Donc, en résumé, on a rien inventé à part la notion de détritus ?

  • ils n’ont qu’a se convertir à l’Islam et dire que c’est pas hallal et faire une bonne séance de bronzage avant, et ils obtiendront tout ce qu’ils veulent, même la légion d’honneur !!!

  • Je partage vos propos sur le fait que les animaux ne sont pas là pour nous servir. S’ils le font jusqu’à maintenant, c’est pour être le miroir de nos propres souffrances, mais aussi pour que nous prenions conscience que la souffrance n’est pas notre apanage, qu’eux aussi souffrent, et qu’ils n’aiment pas cela davantage.
    Ils sont là pour participer à la Création, comme nous, pas à la destruction.
    Le fait que certaines races disparaitraient sans nous n’a aucune importance.

    Pour moi, le droit de tuer un animal dans la ferme même serait quand même une avancée, dans la mesure où l’animal ne connait pas la mort. Il ne sait parfois même pas qu’il est mort – comme certains d’entre nous qui partent brutalement et mettent du temps à comprendre qu’ils sont passés de l’autre côté.

    Mais même ceux qui sont morts précédemment sur l’échafaud peuvent en avoir des séquelles dans leur vie actuelle. Lors de régressions, ils disent avoir très bien ressenti la brûlure de la lame.

    Alors parler de mort sans souffrance… même si ce n’est pas celle du transport et d’un « abattage » industriel particulièrement scandaleux, ce n’est pas si évident que cela.
    D’autant plus que les cochons ne sont certainement pas tués « proprement » là encore. Même dans une ferme, on ne doit pas l’endormir avant !

    Quant aux animaux sauvages, nous avons tellement détraqué la nature qu’il faudra du temps pour qu’elle retrouve son équilibre. Pas l’équilibre tel que nous l’avons décidé, mais SON équilibre propre.

  • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

    là encore on s’occuppe du bout du tunnel avant d’avoir commencé à creuser.

    Le principal c’est d’accorder au paysan le droit de resemer leur culture et l’interdiction de la spéculation sur ces matières premières… ce qui garantirait un baisse des prix considérables des céréales fourrages et au final de la viande … et plus de marges pour les éleveurs et agriculteurs.

  • rouletabille rouletabille

    comme si un paysan à besoin d’une autorisation pour consommer son propre élevage???
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

    • boco

      Oui ! Il a besoin ! Sinon tu risques beaucoup ainsi que celui qui abat l’animal ! Je pense que peu s’y risquent et le font abattre à l’abattoir ! Ici c’est le cas des éleveurs que je connais !

      • rouletabille rouletabille

        dans la campagne environnante ils tuent le cochon et font de l’excellent boudin et autres tête pressées,pour la volaille idem ,c’est vrais que les chasseurs tuent aussi légalement ,mais bon ils ont l’autorisation des notables qui chassent avec eux.
        Comme je participe (moyennant finances)à l’élevage de ma quotte part (chez différents fermiers) ,dois je les dénoncés? et me retrouver en prison ?
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • Kool

    La loi c’est que si le paysan vend un animal à quelqu’un et que cet animal est rapidement tué pour être mangé hors abattoir. Le nouveau proprio ET le paysan auront une amende salée multipliée par le nombre de têtes abattues.

    PS : Je crois avoir entendu que le métier qui a, de loin, le plus haut pourcentage de suicide est celui d’abatteur en abattoir. Je peux comprendre…

    • rouletabille rouletabille

      hahahahah
      le paysan vas en Grande surfaces pour se nourrir avant de se suicider.
      Il aime tellement son cheptel .
      Le lard salé et le jambon fumé tu connais ?
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

      • boco

        Petit roulé, viande des grisons locale, magret de canard, conservés dans le sel et/ou fumés, ouais c’était très bon ! Mais moralement, je n’ai plus le droit !

  • PolluxII

    Pour que ça se sache…
    Il n y a pas besoin d’aller chez Quick pour manger hallal. Je travaille depuis 20 ans à l’abattoir de 
    Marseille qui distribue pratiquement toute la viande de la région et je peux affirmer que :
    1°: l’abattoir a été créé avec l’aide des religieux musulmans qui nous obligent à monter toutes les 
    machines dans le sens de la Mecque pour que les animaux soient abattus suivant leur code religieux !
    2°: comme ils n’achètent pas toute une carcasse mais divers morceaux, nous ne pouvons pas 
    ne pas abattre toutes nos bêtes d’après « leur rite » et surtout c’est toujours un musulman agréé 
    par la direction religieuse du coin qui égorge les animaux non anesthésiés mais bien vivants, il 
    leur coupe la gorge jusqu’à la colonne vertébrale pour que soit accepté le terme sagaté (qui 
    donne le label halal). Je ne décrirai pas la mort lente d’une vache qui continue à essayer de 
    respirer en même temps qu’elle pisse le sang par la gorge (minimum 5 minutes).
    3° le racket des musulmans c’est que nous devons reverser une taxe sur toutes viandes 
    abattues halal, non pas sur facture avec tva et déclaration de bénéfices pour ceux qui l’encaissent 
    mais sous forme de dons à la mosquée qui est sous forme associative (tu vois ils savent faire) et 
    si nous ne le faisons pas nous perdons tous les bouchers musulmans de la région, donc tu dois en 
    déduire que toutes les viandes vendues depuis plus de 20 ans, pour ne pas se priver de la clientèle 
    musulmane, sont abattues halal et vendues indifféremment aux bouchers européens et musulmans 
    (l’européen fait disparaître le tampon halal sur la viande, le musulman l’affiche avec gloire) et ainsi 
    nous mangeons tous halal depuis fort longtemps, mais personne (des politiques ou du monde de la 
    haute) ne veut que ça se sache, surtout pas les médias (chape de plomb des politiques ménageant 
    le vote des musulmans français).
    Je vous signale que l’abattoir de Marseille n’est pas le seul dans ce cas ! 
    Tous les abattoirs en France font de même, y compris et surtout celui de Sisteron qui est plus 
    spécialisé dans le mouton (viande préférée des musulmans) j’espère avoir éclairé un peu votre 
    compréhension de l’invasion à laquelle nous devons nous préparer !

    • engel

      Merci pour ce témoignage.

    • Graine de piaf

      merci pour ce témoignage accablant ! si après cela il y a encore ici des amateurs de viande, je leur souhaite bon courage pour avaler les morceaux.

      j’aimais la viande surtout bien saignante, mais depuis pas mal de temps je n’en mange plus par respect pour les animaux d’une part, et de l’autre, sans prendre en compte leur alimentation débile et nocive, parce que c’est un aliment qui nous enferme de plus en plus dans la matérialité la plus sombre. Or, justement, notre époque doit se sortir de la matérialité pure et dure, et aller vers plus de clarté, de lumière.
      L’homme n’est pas fait, n’a pas été créé, pour s’abaisser et s’avilir, mais pour monter au contraire, pour s’élever. Les temps sont venus pour cela, la terre elle-même voit ses vibrations s’élever, nous devons suivre sous peine de subir bien des problèmes et cela à tous les niveaux, que l’on croit en une Puissance Supérieure ou que l’on soit terre-à-terre et matérialistes.

  • Danielle Danielle

    J’ai pas eu le temps de lire tous les autres commentaires alors si l’info a déjà été donnée désolée.

    D’après une personne en qui j’ai confiance et qui travaille dans une chambre d’agriculture de province, « aujourd’hui l’abattage familial est autorisé pour les ovins caprins porcins sauf les bovins pour cause ESB (Encéphalopathie spongiforme bovine) et cela concerne les BIO et conventionnels.

    Donc comme il le dit : « attention à ne pas enfoncer des portes ouvertes et à se faire manipuler. »

    Bonne journée les LME

    • engel

      Ah bon !!!

      Une telle « évolution » me parait totalement inimaginable, quand on connaît la puissance et les intérêts des lobbies qui se cachent derrière la mort animale.

      • boco

        mais tu ne peux pas le vendre ! sinon direct abattoir !

      • Danielle Danielle

        Effectivement, c’est ce que j’ai compris en approfondissant mes recherches.

        Encore des lois volontairement tordues pour laisser croire à de pseudos libertés.

        Bonne journée quand même LME

  • Maverick Maverick

    Le système des abattoirs a été mis en place dans le cadre de l’industrialisation de notre bouffe; si on veut manger local et des circuits courts, il faut revenir à l’abattage sur le lieu d’élevage. Ca peut très bien se faire avec des abatteurs agréés, qui feraient la tournée des fermes avec leur camion aménagé … D’ailleurs « autrefois », il fallait déjà quelqu’un d’expérimenté en boucherie pour abattre et découper proprement la bête (virer certains abats, éviter de percer la vésicule biliaire, etc).
    Là aussi, pour manger bio et local, il faut mettre en place des filières. Et ça vaut aussi pour la bouffe végétarienne, si on laisse ça à Monsanto et Tricatel, ça sera juste du snobisme alimentaire de bobos.