Loi sur le renseignement : le gouvernement a désormais carte blanche

Rappelons que nos politiques ont multiplié les trahisons, qu’ils n’ont jamais respecté la constitution du pays entre autre au niveau de la souveraineté ou du cumul des mandats (et on se fait emm****der si jamais on obéit pas…), qu’ils font passer des lois liberticides et destructrices du pays comme la loi Macron qui nous a été imposée sans même qu’un syndicat ne réagisse voir aussi la loi Touraine), qu’ils protègent les banques qui ont ruiné le pays et qui ne comptent pas s’arrêter là, qu’ils nous enfoncent dans le chômage qui augmente de manière exponentielle, que très prochainement le pays sera au niveau de la Grèce, et que la surveillance sert plus « l’ami américain » que nos intérêts!

surveillance-web

Le Conseil constitutionnel a rendu, jeudi 23 juillet, une décision historique par son mépris des libertés individuelles, du respect de la vie privée et de la liberté d’expression. Les « sages » ont choisi de faire l’économie d’une analyse réelle de la proportionnalité des lois de surveillance et démontré ainsi leur volonté de ne pas enrayer le jeu politique, pour finalement endosser le rôle de chambre d’enregistrement.

Communiqué commun de l’Observatoire des Libertés et du Numérique (OLN) (1)

Pourtant, le Conseil constitutionnel avait reçu de nombreuses contributions des organisations citoyennes, via la procédure de la porte étroite, appelant à une analyse en profondeur de la loi et une censure de nombreuses dispositions, à commencer par les trop nombreuses et trop larges finalités. Bien sûr, le Conseil constitutionnel donne les limites de chacune des finalités, en renvoyant aux différents articles des différents codes (pénal et de procédure pénale, de la défense et de la sécurité intérieure). Toutefois ces finalités restent si larges que toute « atteinte à l’ordre public », comme la participation à une manifestation, peut faire l’objet d’une technique de renseignement. Ainsi, il reviendra aux services de renseignement puis à la CNCTR de définir dans l’urgence ce qui entre dans le champ des finalités, sans aucun contrôle judiciaire.


Par ailleurs, la validation de la mise à l’écart du juge affaiblit profondément le principe de séparation des pouvoirs, qui constitue pourtant une garantie démocratique fondamentale. Le juge judiciaire, garant des libertés individuelles, est totalement écarté. Quant au Conseil d’État, il pourra en principe être saisi de plaintes par les citoyens, concernant des procédures qui leur sont inconnues, puisque secrètes par nature. C’est dire si l’on est loin d’un droit de recours effectif !

Sur les techniques de renseignement, le Conseil constitutionnel choisit la démonstration par la tautologie : pur écho au gouvernement, il affirme que « ces dispositions ne portent pas une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée ». Quant aux risques liés au fonctionnement des algorithmes et aux faux-positifs, il se garde bien d’en mesurer les effets.

Le Conseil constitutionnel ne s’inquiète pas davantage du secret professionnel des avocats et parlementaires ou du secret des sources des journalistes. Il ne craint pas d’écrire que la collecte des métadonnées, dès lors qu’il ne s’agit pas du contenu des correspondances, ne porte pas atteinte au droit au secret des correspondances et à la liberté d’expression. Ainsi, il fait fi de la quasi-impossibilité de déterminer, par avance, si les données interceptées relèvent d’échanges professionnels ou personnels.

Ce n’est pourtant pas faute d’arguments juridiques étayés, ni de décryptages techniques mis à sa disposition par de nombreux mémoires 2. Pour n’avoir pas voulu voir la réalité concrète d’une terminologie nébuleuse — ce que sont, et ce que produisent un IMSI catcher ou une « boîte noire » — et pour n’avoir pas voulu la confronter, dans une analyse systématique, avec les articles de la Constitution qui consacrent pourtant la séparation des pouvoirs, le secret des correspondances et le droit au respect de la vie privée, le Conseil constitutionnel signe ici une double démission.

Ce ne sont finalement que les quelques dispositions qui crient à l’inconstitutionnalité — dont la surveillance internationale sans aucun contrôle de la CNCTR — ou qui heurtent des principes purement formels — une disposition budgétaire que l’on devra ranger dans la loi de finance plutôt que dans une loi ordinaire — qui ont retenu l’attention de la plus haute juridiction française. Le message est clair : le Conseil constitutionnel n’est pas un frein au « progrès décisif » (selon l’expression de Manuel Valls) que constitue la surveillance généralisée de la population.

L’Observatoire des libertés et du numérique condamne fortement cette dérive vers une société panoptique où tous les citoyens seront susceptibles d’être surveillés, et qui témoigne du naufrage d’un pouvoir aux abois prêt à bafouer les valeurs fondamentales de la République et œuvrant contre l’intérêt de tous en manipulant les peurs. Cette défaite doit résonner comme un appel pour tous les citoyens : mobilisons-nous toujours plus pour défendre nos libertés !

Notes :

1. L’Observatoire des Libertés et du Numérique regroupe le Cecil, Creis-Terminal, la Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des Avocats de France et La Quadrature du Net.

2. Voir celui de FDN, FFDN et La Quadrature du Net et celui présenté par Amnesty International, le Cecil, Creiss-Terminal, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicats des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature.

Source: La quadrature du net via Sott.net

 

5 commentaires

  • GROS

    C’est pour ça que je ne prends plus mon chat en photo. J’ai trop peur qu’il se retrouve fiché je ne sais où.

  • Dubitatif

    MEME H.H. N’EN A PAS RÊVE !!!

    deux grandes guerres, des héros sacrifiés pour nous,
    … pour en arriver là !

    que font les journaleux à par l’autre pelée qui demande
    de faire payer sa pet ?

  • Tout est bien bouclé, les muselières sont prêtes et certaines servent déjà on dirait.

    Comme tu dis, Dubitatif ! Comme le dit une chanson: on dit qu’ils sont tombés pour rien !

    • Dubitatif

      @Biquette bonjour
      j’ai l’impression que déjà les gens s’en foutent de cette
      loi ! comme de toutes les lois scandaleuses pondues à vitesse
      grand V depuis juste une année….

      style pas trainant, épaules voutées… l’air de dire
      que peut-on faire ?

  • vico

    surtout pondu pile poil pendant les vacances !!! au finale.. çà change en rien ^^ hélas..
    pour le cout ya trouble à l’ordre public :P dediouuu la liberté est fascisé systèmatiquement!