Usa, Caroline du Nord. Les camps de concentration Fema pour les sans domicile fixe – par Massimo Bonato

Les camps FEMA restent un des plus gros fantasme des conspirationnistes, le sujet est tel que la moindre déclaration sur le sujet était systématiquement décrédibilisée, pourtant, leur existence ne peut être niée, entre les photos, documents, textes de lois et autres informations officielles, il n’était tout simplement pas possible de nier l’existence de ces camps, ni d’obtenir une explication officielle quand à l’utilisation qui leur était réservée. Un document incontournable dans le domaine reste l’épisode 4 de la Série diffusée à la télévision: les théories du complot (voir en fin de page). Le documentaire est scénarisé, le style américain relativement indigeste, mais les images ne trompent pas, et le tout pousse réellement à la réflexion.

Les États-Unis, nation la plus paranoïaque de la planète, surtout si on s’en réfère aux critères définissant les terroristes potentiels sur leur pays (ici en français), se préparent depuis plusieurs années déjà  l’utilisation de ces camps, et il semblerait donc que les SDF soient désignés pour être les premiers locataires…

Fema camp

Source: Médiapart

10.12.14 – Nous disons souvent que, à la huitième année de crise économique, et face à d’inutiles tentatives globales de faire repartir « la croissance », il semble amplement démontré que nous naviguons dans une crise de surproduction. Nous rappelons aussi, avec la même fréquence, que cette expression classique doit être entendue exactement comme elle a été pensée par son inventeur : surproduction de capital. Soit non seulement de marchandises, mais surtout d’usines-ordinateurs-bureaux (capital fixe) et force de travail humaine (capital variable).

Il nous arrive aussi d’écrire que le programme capitaliste pour gérer cette « surabondance » d’êtres humains est définissable comme un vous devez mourir. Il apparaît en effet évident que lorsque depuis le sommet du gouvernement ou de l’Union Européenne ou d’autres organismes supra-nationaux, on nous dit que « l’espérance de vie s’est allongée » et « donc » il faut augmenter l’âge de la retraite, couper la dépense sanitaire, flexibiliser les horaires et les roulements de travail et de repos, effacer les contrats à temps déterminé, éliminer les tutelles du travail, vendre les immeubles à loyer modéré, etc., on est en train de chercher à réduire les dimensions de la population.

Naturellement il est difficile de « montrer » – à une humanité désormais habituée à regarder les images plus qu’à raisonner au moyen de concepts – quelque chose qui découle nécessairement d’une série de faits, mais qui ne « se montre » pas encore dans la réalité de tous les jours. Nous ne remercierons donc jamais assez Massimo Bonato et TgValleSusa pour avoir publié l’article qui suit, corrélé par des photos et des références documentaires.

On y parle des Etats Unis, soit de l’ « empire de la liberté » et de l’initiative privée, le paradis des « opportunités », des « droits humains » et d’autres mots qui ont assumé le poids de lieux communs sur lesquels il n’est plus nécessaire de raisonner ou de s’interroger. Dans ce paradis, les « sans domicile fixe » – les chômeurs qui ont perdu aussi la maison et la possibilité d’avoir un revenu pour en louer une – sont enfermés dans des camps de concentration. En tout égaux à ceux des nazis ou des camps d’enfermement des pays en guerre.

Le problème est que aux Etats Unis il n’y a aucune guerre. Mais les sans domicile fixe sont – tacitement ou explicitement – encadrés en tant qu’ennemis combattants. Et enfermés. Sans infraction, sans procès, sans limite temporelle.

Force de travail en excès, pour le moment inemployable, donc « stockée » en attente de temps meilleurs. S’ils viendront. Et sinon laissée à macérer sous les aléas atmosphériques comme l’une des mille ghost town qui parsèment le panorama états-unien.

Il nous semble évident que le nombre imprécis d’emprisonnés dans les dizaines de camps de concentration Fema ne résultent pas parmi les chômeurs et ne « pèsent  » donc pas sur les statistiques officielles (le « taux de chômage » a beaucoup diminué dans les dernières années ; un peu de quantitative easing, un peu de lager et le jeu est fait). Comme il apparaît important que beaucoup de ces lagers fédéraux (soit « publiques ») soient gérés par des contractors privés. S’il faut traiter un problème sans passer par la loi ordinaire, et en dehors de toute Constitution, qu’y a-t-il de mieux qu’une belle société privée et de fait secrète ?

A vous l’article de Massimo Bonato, donc.

*****

Des camps Fema en Caroline du Nord, on n’en sort qu’en acceptant de se faire enfiler une micropuce sous la peau.

Aux sans domicile fixe détenus dans le camp Fema de la Caroline du Nord, a été donné le choix si rester ou s’en aller, mais seulement à condition que leur soit implanté une puce. La Rfid (Radio-frequency identification) servirait à les mettre sous monitorage et à les maintenir sous contrôle, en échange de bénéfices de survie, nourriture, couvertures, vêtements.

La nouvelle s’est répandue, pour différentes raisons : d’abord le monitorage, et de fait la limitation des libertés personnelles d’hommes et de femmes détenus sans avoir commis d’infractions, mais seulement parce que homeless, sans domicile fixe, et sans emploi. Mais elle a fait re-émerger de nouveau, aussi, la gestion du chômage aux Usa. Camps Fema. A ceux qui se souviennent du roman de John Steinbeck Les raisins de la colère et le film qui s’en inspira il n’est pas difficile de s’en faire une idée.

 

Qu’est-ce que la Fema ?

La Fema est une agence gouvernementale (Federal Emergency Management Agency) née pour la gestion d’émergences humanitaires en 1978, sous la présidence Carter (Wikipedia). Une sorte de Protection civile  sous la supervision du Département pour la sécurité nationale.

FemaAprès les Twin Towers de 2001, et précisément l’année d’après, le procureur général John Ashcroft annonça le désir d’avoir des camps pour les citoyens états-uniens qu’il considérait comme étant des ‘ennemis combattants’, et que son plan « lui permettrait d’ordonner la détention à temps indéterminé de citoyens états-uniens et les destituer sommairement de leurs droits constitutionnels et l’accès aux tribunaux, en les déclarant ennemis combattants » (Los Angeles Times). En peu de temps elle se transforma en ce qu’elle est actuellement, et qui fait dire à truthisscary.com que la « Fema est un gouvernement secret, qui peut suspendre la loi, la constitution américaine, les droits civils ».

Son parcours est tracé par la paranoïa de la prévention : auparavant pour une attaque nucléaire, puis pour des calamités naturelles, puis pour les attaques terroristes. Aujourd’hui dans ses camps elle enferme des sans domicile fixe.

 

Les camps Fema

La Fema a à sa disposition environ 800 camps délocalisés dans tous les Etats Unis et peut détenir jusqu’à 2 millions de personnes : des réfugiés hypothétiques, selon sa mission. Mais pas qu’eux. La relative autonomie a conduit à une gestion pas toujours uniforme de ces camps, pour la plupart maintenus vides et prêts, par exemple en Caroline du Nord dans les années 70, pour une réclusion de masse d’activistes de couleur, au cas où ils se fussent soulevés.

Escogitur.com rappelle les mots exprimés au sujet par le chef de la Fema en 1987, Alonzo Chardy, au « Miami Herald », lequel avait rédigé un ordre exécutif justement destiné à suspendre la Constitution avec la déclaration relative de la loi martiale s’il eut été nécessaire. Une Guantanamo en plus grand, prête entre autres à accueillir aussi en effet des personnes de foi islamique, après les faits du 11 septembre 2001.

Fema-Camps_3Les camps Fema reviennent récemment à l’honneur des chroniques, lorsque la Caroline du Nord devient l’exemple de comment seulement le vagabondage pourrait être poursuivi. En août 2013 le Columbia City Council approuve le programme de création de forces spéciales de police qui poursuivent la « quality of life ». De fait, il s’agit de patrouilles qui, depuis octobre de la même année ouvrent les portes du camp Fema de Columbia. Ils poursuivent les sans domicile fixe accusés de vagabondage ou surpris dans le sommeil ou à uriner contre une plante, ils les chargent sur des véhicules et les conduisent dans le camp, à quelques kilomètres de la ville. En parlent les sites actifs sur le front des droits humains, comme trueactivist.com, mais peu d’autres sites. La ségrégation s’accompagne du secret. Du moins jusqu’à quand, aux débuts de novembre de cette année, une équipe de la Nbc se retrouve à filmer une prison abandonnée dans les environs de New York, pour un service culturel, sans y parvenir. L’opérateur n’a pas le temps de commencer le tournage que depuis la prison sort un gradé, on ne comprend pas de quelle arme, et ordonne à la Nbc de s’éloigner. C’est un contractor. La prison n’est pas abandonnée, on ne peut pas filmer, et elle n’est pas gérée par un Département d’Etat mais par une police privée (globalresearch.ca).

Ce qui en fait deux avec l’histoire de la puce qu’on voudrait implanter sous la peau des sans domicile fixe de Columbia en Caroline du Nord, mais surtout commence à intéresser à ces lieux de détention les Etats-uniens, alors que le Wall Street Journal claironne un jour sur deux la diminution du chômage qui permettrait l’augmentation des taux d’intérêt aux Usa et en Angleterre. Tout en excluant le fait que les paramètres par lesquels on établit le taux de chômage restent secrets (et sous le gouvernement Thatcher en Angleterre ils changèrent jusqu’à 37 fois!), parce que plus que rendre compte d’un phénomène économique et social, ils résultent d’un dispositif d’accréditation politique, voué à instiller plus de confiance à l’étranger, et un espoir majeur et la stabilité à l’intérieur (« Tu ne vas tout de même pas faire la révolution maintenant qu’il y a du boulot! »).

Mais on s’interroge aussi sur combien ce sens de la « quality of life » aujourd’hui dans les mains de polices urbaines et privées, les contractors, ne soit pas généralisé. En défense non seulement de l’esthétique métropolitaine, mais aussi si ce n’est surtout, de ce gap social qui de plus en plus fait surgir des gated communities, les quartiers privés, équipés de surveillance armée, clôtures et barbelés, pour garder, celles-ci oui, les gens dehors et non pas dedans. Du monde dedans, du monde dehors, à ne pas voir, ou à voir le poins possible, ségréguer pour ne pas éveiller de malaise, pour garder les rues propres.

« Mais est-ce celle-là l’Amérique que nous voulons ?  » se demandent beaucoup parmi eux.

 

source :  http://www.tgvallesusa.it

http://www.tgvallesusa.it/2014/12/usa-north-carolina-campi-di-concentramento-fema-per-senza-fissa-dimora/

(reproduction autorisée en citant la source)

 

source de l’introduction : http://contropiano.org/internazionale/item/28010-usa-north-carolina-i-campi-di-concentramento-fema-per-i-senza-fissa-dimora

 

lire aussi :

Futurs camps de concentration ? Vol au dessus des nids de la FEMA

par John Lloyds
lundi 5 janvier 2009 http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/futurs-camps-de-concentration-vol-49524

Source: Médiapart

Tout cela est très troublant, voire effrayant, mais les Etats-Unis seraient-ils réellement capables de cela? Concrètement, ils n’en seraient pas à leur premier génocide, celui des amérindiens étant généralement oublié malgré l’ampleur, sans parler du génocide juif qui n’aurait peut-être jamais eu lieu en Europe si ces mêmes États-Unis n’avaient pas aidé Hitler financièrement ou militairement (avec les usines Ford construisant les véhicules par exemples). Avec cette nation va-t-en-guerre, nous nous dirigeons vers un troisième conflit mondial, poussé par la faiblesse de l’économie quels que soient les pays, un journal allemand a même accusé les USA d’affaiblir l’économie des pays de la planète et d’intensifier le terrorisme, même le Canada n’a plus confiance et recommande à ses citoyens de ne plus emporter d’argent sur le territoire américain. Ceci n’étant que quelques faits parmi beaucoup d’autres, tellement d’autres….

Alors, les camps FEMA, conspiration? Possibilité? Réalité?

13 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    On ne parle pas des milliers de cercueils fabriqués par ally-burton.
    Pourtant c’est sorti en meme temps que les camps de la FEMA.

    Nous sommes tous de vilains conspirationnistes.
    Dire la vérité c’est conspirer contre la gentille finance internationale, les usa l’ue.

  • Thierry92 Thierry92

    c’est extrait du livre « memoire » 2006 de david rockefeller lui meme.

    page 405
    « certains croit que nous les « rockefeller » faisons partie d’une secrete cabale travaillant contre les meilleurs interet des etats unis, me caracterisant moi et ma famille comme des « internationalistes » conspirant avec d’autres , partout dans le monde pour construire une structure unique mondiale politique et economique, si vous voulez.
    si c’est l’accusation je suis coupable et fier de l’etre. »

    • Thierry92 Thierry92

      N’oubliez pas qu’il est derrière bien des décisions du gouvernement us. Quelque soit le parti aux commandes et qui que ce soit président.

      Les rotschild ont le meme but.

      • rouletabille rouletabille

        Tout à fait ,les ROTSCHILD recyclés en fabricants de cercueils en plastic,un créneau d’avenir,tout ce qui est morbide n’as pas d’odeur et rapporte du fric .
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • Balou

    NDAA : Obama élargit la loi d’exception au territoire US au lieu de fermer Guantanamo

    Prix Nobel de le paix par anticipation, le premier président noir a été pour la planète entière le porteur d’un immense espoir : celui de revenir sur une décennie de gestion néo-conservatiste, de guerres injustes, de dérives antidémocratiques justifiées par une absurde guerre contre des fantômes. Mais loin de rompre avec son prédécesseur, le président démocrate maintient et renforce l’arsenal législatif répressif déployé par George Bush et instaure l’arbitraire judiciaire au coeur du pays.

    L’Obama véritable n’a finalement pas grand chose à voir avec l’Obama fantasmé dans lequel des milliers de citoyens des Etats Unis et du monde voyaient le sauveur des valeurs démocratiques, l’homme providentiel qui permettrait le retour à la normalité, à la concorde et au respect du droit après une décennie de coups tordus, d’accros a la constitution des USA et aux traités internationaux telle que la convention de Genève.

    Presque tous les médias européens s’émeuvent en coeur de la supposée dérive autoritaire de la petite Hongrie qui, crime de lèse-banquier, a décidé de mettre un terme à l’Indépendence de sa banque centrale.

    Pourtant très peu d’articles ont commenté la signature par le président des USA, en catimini pendant la trêve des confiseurs, du très controversé National Defense Authorization Act (NDAA), ou Loi d’Autorisation de la Défense nationale.

    Controversé en particulier par les mesures autorisant l’armée US à procéder à « la détention militaire illimitée contre qui que ce soit, où que ce soit dans le monde, et pour quelque raison que ce soit. »

    En clair, au lieu d’appliquer les promesse du candidat Obama de fermer le camp de détention de Guantanamo et de revenir sur les dispositions du Patriot Act contournant les conventions de Genève en instaurant le concept d’ennemi combattant, le président Obama fait exactement l’inverse :

    Il étend le concept de détention arbitraire et extrajudiciaire au sol même des USA et à ses propres citoyens sous l’accusation unilatérale et sans appel de « menace à la sécurité d’état ».

    Ce pas radical vers la militarisation de l’état policier et la déchéance des droits constitutionnels des citoyens américains arrive à un moment où les protestation comme les mouvements Occupy commencent à rallier de plus en plus de monde contre le système et sa faillite économique.

    Suite : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ndaa-obama-elargit-la-loi-d-107670

  • Bobbafett84

    Je suis en Caroline du Nord et je confirme que les 4 centres de la FEMA sont essentiellement des bureaux, des dépôts de matériel et en effet, ce qui peu s’apparenté à un « camp » mais dont il n’est pas avérer qu’il soit destiner a l’activité dénoncer. Par contre, ce qui est vrai, c’est que la plupart des grandes villes comme Charlotte, Raleigh, Columbia, Greenboro, Charleston, et d’autres, ont passés des décrets interdisant dans un périmètre délimité (en générale des centres villes, les abords, et centre commerciaux proches) toute présence de sans domicile fixe, ce qu’on appel plus communément des Homeless, des vagabons ou clochards. La mendicité est sévèrement interdite à peu prêt partout. Et il existe en effet des centres de regroupement pour des sans domicile fixe, comme aussi des associations d’aides qui offre des repas. Maintenant, la FEMA est en effet un organisme qui en cas de crise, peut avoir des pouvoirs étendus pouvant en effet mettre des gens dans des centres fermés pour maîtriser les conséquences de catastrophe naturelle, et avec le soutient des gardes nationales, promulguée la loi martiale afin d’éviter émeutes, pillages et rebellions.
    Quand aux stockages de cercueils en plastique, cela fait partie aussi de leurs prérogatives de mettre en terre toutes victimes potentielles, afin de limité les risques de contagion de maladies duent à la putréfaction des corps, comme cela fut le cas à la Nouvelle Orléans lors de l’ouragan Katrina. Maintenant, la FEMA peu aussi avoir d’autres fonctions autres comme les cas d’émeutes ou elle peu ce voir confier l’autorité de résoudre les dommages collatéraux.