Etats-Unis : Le premier producteur mondial de « fromage » pour pizza impose son veto aux fromages européens…

Douce et belle France et ses 1600 fromages, ses milliers de spécialités régionales, sa gastronomie de réputation mondiale, ses bons vins tout aussi réputés… Ben!.. c’est presque fini tout ça, les amerloques et leur tout aseptisés sont sur le coup, pour « assassiner » (trop fort le mot??) alors prenons « éradiquer » c’est mieux? nos producteurs, au profit de leurs faiseurs d’ersatz. Fromage analogue en remplacement?  bien sur ils s’en défendent, « on a jamais dit (écrit) ça!! » « vous avez mal compris!! ». C’est vrai que sur le vieux continent, nous avons du retard sur la mal-bouffe, et nous n’attendions pas impatiemment ces spécialistes de l’obésité, venir nous donner des leçons, c’est sans compter sur un certain TAFTA, qu’on ne vous présente plus,  qui est en embuscade pour nous imposer les cochonneries bourrées d’on ne sait quoi. Il est loin le temps où des tags US GO HOME fleurissaient sur les murs de nos cités. Notre tissu social est « presque » détruit, nos PME/PMI mettent les clés sous la porte, les OGM pourront être cultivés selon le choix des états, le gaz de schiste pour bientôt? Le savoir faire Made in France plus qu’un souvenir(?). Et les moutons désinformés, continuent à brouter dans leurs fauteuils. Un coup d’épée dans l’eau, en rappelant QU’ON NE FABRIQUE PAS, CE QUI NE SE VEND PAS. Vous pouvez aussi, si le cœur vous en dit, (je conseille à votre cœur de vous en dire beaucoup!) lire le CODEX ALIMENTARIUS, dont on ne parle plus, mais qui pourra éclairer votre lanterne..Merci au Veilleur pour cet article à partager, et bon mondial… 

Img/fromageetbonvin.com

Comté, beaufort, parmesan, cheddar, roquefort, mimolette, et bien d’autres… Tous les fromages affinés sur une planche de bois, ou dont les particularités gustatives sont dues à des champignons ou bactéries sont menacés par l’Agence américaine de l’alimentation (FDA), pour des raisons d’hygiène.

Inutile de rappeler aux amoureux du fromage (dont je fais partie) les caractéristiques des plus savoureux fromages élaborés selon des principes de fabrication ancestraux. Encore un fragment de notre patrimoine qui est mis en danger par le traité de libre échange entrepris entre l’Europe et les Etats-Unis, et une fois encore, vous allez comprendre à la lecture de cet article qu’il s’agit clairement d’un conflit d’intérêts, et que ce sont les multinationales qui imposent leurs règles.

Le veilleur

Alors que les USA et l’Union Européenne sont toujours en discussion pour tenter de parachever un accord de libre-échange dans le plus grand secret la FDA (Food and Drug Administration) en rajoute en termes de régulations sanitaires et si on rapproche cette information des discussions en cours, il y a vraiment de quoi se faire du souci pour des pans entiers de l’économie européenne.

Le but à peine déguisé des Américains est de prendre le contrôle de l’économie européenne insidieusement en l’asphyxiant littéralement à grands coups de régulations stupides. L’exemple paraît anecdotique mais il n’en reste pas moins qu’il est terrifiant. Il s’agit d’interdire les claies et autres étagères en bois utilisées pour affiner les fromages. Ce n’est pas propre et le bois est un nid à bactéries dont on peut pas se débarrasser car c’est un matériau poreux. Voilà en résumé l’argument de la FDA.

Img/http://leblogdefernand.hautetfort.com

Les gros producteurs comme Kraft ou Leprino qui ne font pas du fromage mais fabriquent industriellement quelque chose qui ressemble à du fromage ne se sentent pas concernés car ils disposent déjà d’installations aseptisées tout inox entièrement automatisées et il n’est pas difficile de comprendre que leurs produits soient infects. Par contre les milliers de petits producteurs américains de fromage du genre « blue cheese french style », vous avez compris qu’il s’agit d’une copie de bleu des Causses ou d’Auvergne, ne l’entendent pas de la même oreille que les gros industriels.

Pour eux c’est la mort certaine car ils seront du jour au lendemain incapables de produire un seul fromage de qualité. L’environnement dans lequel un fromage est entreposé pour vieillir est constitué d’une panoplie de microorganismes allant des levures et des champignons jusqu’aux bactéries (et même quelques fois des asticots) et c’est justement là où les étagères jouent pleinement leur rôle de réservoir invisible mais efficace de spores et de bactéries.

L’argument de la FDA consiste à exiger pour des raisons de sécurité alimentaire des matériels qui puissent être stérilisés périodiquement pour éviter l’apparition de germes pathogènes. Les directives européennes ont interdit les plans de travail en bois ainsi que les planches à découper de la même matière. Une directive a également interdit l’usage de couteaux avec un manche en bois pour les mêmes raisons mais si la FDA fait pression sur l’Europe pour interdire le bois dans les fruitières et les caves d’affinage on sera tous condamnés, en premier lieu les Français, à manger des fromages industriels insipides.

Ce type de décision de la FDA qui a naturellement provoqué un véritable mouvement de révolte des petits producteurs américains de fromages affinés a pour but de favoriser la pénétration sur le marché européen des grosses entreprises productrices de fromages industriels et de tuer les petits producteurs. Mais cette décision va également permettre d’élever en toute légalité des barrières douanières drastiques interdisant à terme toute importation de fromages étrangers notamment européens et à un moindre degré canadiens. C’est donc d’un protectionnisme déguisé qu’il s’agit en premier lieu avec à terme une destruction du tissu artisanal de l’industrie fromagère européenne et en particulier française, le pays aux 500 fromages.

Et comme on pouvait s’y attendre les conflits d’intérêts et le mélange des genres ont vite révélé le but inavoué de la FDA. La responsable en chef de la branche de la FDA en charge de l’industrie laitière, une dénommé Monica Metz, est en effet une transfuge de la société Leprino. Pour information Leprino, basée à Denver, Colorado, est le premier producteur mondial de fromage pour pizza avec un volume de 600.000 tonnes par an seulement aux USA. Cette société possède plusieurs unités de production en Grande-Bretagne et en Irlande produisant plusieurs centaines de milliers de tonnes par an de provolone, de mozzarella et de cheddar écoulés sur le marché européen sous d’autres marques.

Si vous dégustez une pizza à Paris ou Barcelone il y a de fortes chances que la mozzarella sorte des usines de Leprino qui a monté plusieurs joint-ventures avec Glanbia, le géant laitier anglo-irlandais. Surtout ne vous posez pas la question de savoir si cette mozzarella est 100 % pur fromage, vous seriez déçu d’apprendre que ce fromage n’est pas un fromage mais un ersatz qui contient au mieux 50 % de matière d’origine lactée !

Bref, la FDA oeuvre pour ces grosses multinationales et l’avenir des petits industriels et artisans européens du fromage est bien compromis. Comme on peut d’ors et déjà s’y attendre les Européens vont se faire rouler dans la farine par les Américains lors des discussions de ces accords de libre-échange et des pans entiers de l’industrie agro-alimentaire européenne pourraient bien disparaître.

Par jacques henry – Source cheeseunderground

Le bois, « utilisé depuis des siècles »

Tollé en vue. Mercredi dernier, une dizaine d’élus au Congrès ont appelé leurs collègues à soutenir un amendement pour empêcher la FDA « d’aller à l’encontre d’un procédé utilisé depuis des siècles ». Une pétition est même en ligne depuis dimanche, sur le site de la Maison Blanche ouvert au public. Une campagne « Saveourcheese » a également débuté sur les réseaux sociaux Twitter et Tumblr.

La mobilisation commencerait-elle à porter ses fruits ? La FDA a publié coup sur coup deux communiqués, mardi et mercredi. Le premier pour dire qu’elle n’avait pas pris « de nouvelle directive qui interdirait l’utilisation des planches de bois pour faire du fromage » ; le second, pour répéter qu’elle n’avait pas « interdit ni n’allait interdire » le procédé. Les mots utilisés étaient « plus définitifs que ce qu’ils auraient dû être », conclut-elle.

par Guillaume Gaven – Source franceinfo

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