Centrales nucléaires françaises, bodyguards ! Mais pourquoi parle-t-on juste de Paluel, dans cet article ?

RTL.fr via AFP, le 20juillet 2013 12h35.

Des « super-gendarmes » pour la protection des sites nucléaires.

Intrusion de militants écologistes, geste d’un déséquilibré, acte terroriste: des gendarmes spécialisés veillent 24 heures sur 24 sur les sites nucléaires français, prêts à faire face à toutes les menaces humaines, et dans un but ultime: protéger le cœur du réacteur.

 Nichés dans le creux d’une falaise de la côte d’Albâtre, cachés des regards par une colline boisée, les quatre dômes de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) se dressent face à la mer.

 Des gendarmes patrouillent en voiture sur le chemin de ronde qui longe un mur de barbelés de 4,5 km ceinturant le site, le même type de grillage franchi lundi par 29 militants écologistes de Greenpeace au Tricastin (Drôme).

« C’est préventif et dissuasif: à partir du moment où un individu pénètre dans le périmètre de sécurité, c’est potentiellement une intrusion malveillante », affirme le capitaine Sébastien Letellier, à la tête du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), basé à demeure sur le site depuis 2011.

 Les hommes du capitaine patrouillent au plus près du réacteur comme dans l’épaisse végétation qui recouvre la colline aménagée avec les remblais issus de la construction du site en 1975. Au total, 160 hectares à surveiller. Le reste du temps, ils s’entraînent in situ aux techniques d’interventions et aux scenarii d’attaque.

Dosimètre à la boutonnière

Les gendarmes spécialisés du PSPG, épaulés si besoin par le renseignement, sont chargés d’assurer 24 heures sur 24 la protection des 19 sites nucléaires français. Chaque unité compte une trentaine de membres. Tous volontaires, ils sont rodés aux techniques d’intervention du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et formés par EDF aux risques industriel et nucléaire.

Combinaison bleu ignifugée typique des unités d’intervention et dosimètre accroché à la boutonnière, complétés en cas de situation extrême par une combinaison contre les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), ces gendarmes sont préparés à répondre aux actes de malveillance – terrorisme, en tête – qui pourraient « porter atteinte à l’intégrité de la centrale ».

 « L’objectif ultime est de protéger le cœur du réacteur », résume le colonel Jean-Pierre Gesnot, commandant le groupement de gendarmerie de Seine-Maritime.

 Mais, souligne le capitaine Letellier, « le dispositif est discriminant, la réaction toujours adaptée à la menace »: les actions revendicatives pacifistes appellent une riposte « en douceur et en sécurité pour tout le monde », mais en cas de menace terroriste, « on n’attendrait pas de se faire tirer dessus ».

 Les militants de Greenpeace qui entendaient dénoncer les failles de sécurité dans les installations nucléaires ont été interpellés par des gendarmes du PSPG. En général, les militants ont pour habitude de s’identifier immédiatement auprès des gendarmes afin que l’action des forces de l’ordre soit adaptée.

 Les centrales nucléaires comme celle de Paluel disposent de plusieurs périmètres de sécurité d’importance croissante, depuis les clôtures jusqu’aux bâtiments sensibles comme ceux qui abritent le stockage de l’uranium. Dans le cas du Tricastin, les militants n’ont pas atteint de zone sensible.

Dans un premier temps, les gendarmes peuvent être alertés par les agents de protection d’EDF qui signalent les mouvements suspects détectés par les systèmes de surveillance.

Le PSPG déploie alors un premier niveau de réponse. En dernier ressort, c’est le GIGN qui intervient, l’équipe d’alerte pouvant être mobilisée sur un site attaqué en moins de deux heures à l’aide des hélicoptères positionnés à Villacoublay (Yvelines)

Les PSPG se sont progressivement déployés entre 2009 et 2012 sur les centrales nucléaires en vertu d’une convention liant l’Etat à EDF, créée à l’origine pour répondre à la menace terroriste après les attentats du 11-Septembre.

Je me demande bien pourquoi parle-t-on dans cet article paru un samedi midi en pleine période estivale, spécifiquement de la centrale nucléaire de Paluel ?  Après la suppression d’évènements sismiques répétitifs et considérés comme ayant été  « des tirs militaires pour détruire d’anciennes munitions » et ou « des tirs de carrières » alors qu’il n’y en a pas dans la région et à moins de 40km autour du site, il y a de quoi se poser des questions. D’autant plus, que cette centrale fait l’objet de bien des méfiances quant à sa sécurité tant décriée, non pas pour un risque d’intrusion, mais plus pour les  constantes remise en doute sa maintenance, jugée calamiteuse depuis des années.

Serait-ce les préparatifs d’un false flag ? Qui serait dès lors le bouc-émissaire ?

 

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