La zone euro renflouera Chypre, modalités à voir

Et qui va encore payer? C’est nous!!! Car l’union européenne a peur de voir Chypre sortir de la zone euro qui de ce fait éclaterait.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde avec le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem (à gauche) et le ministre belge des Finances Steven Vanackere lors d'une réunion à Bruxelles. Le président de l'Eurogroupe a déclaré lundi que les ministres des Finances de la zone euro étaient prêts à aider Chypre à remanier totalement son économie, et tout particulièrement son secteur bancaire qui est très encombré. /Photo prise le 4 mars 2013/REUTERS/Eric Vidal

BRUXELLES (Reuters) – Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se sont engagés lundi à s’entendre sur un programme de renflouement de Chypre mais il reste à en préciser les modalités de financement.

Chypre avait sollicité ce renflouement en juin 2012 mais un accord n’avait pu être scellé avec le précédent gouvernement. Les négociations se sont intensifiées depuis qu’un nouveau gouvernement, conservateur, est en place.

Deux responsables de la zone euro ont dit que l’Eurogroupe n’avait pas encore de solution toute trouvée sur le meilleur moyen de financer le renflouement mais les ministres veulent un accord d’ici la fin mars.

« L’Eurogroupe appelle les institutions internationales et Chypre à accélérer leurs travaux sur les éléments de constitution d’un programme et a convenu de donner un aval politique au programme vers la seconde quinzaine de mars », déclarent les ministres dans un communiqué.

Chypre a fait un geste en vue de parvenir à un tel accord en acceptant un audit indépendant de la manière dont les banques chypriotes appliquent les lois anti-blanchiment, lit-on encore dans le communiqué. L’île a répondu ainsi à une préoccupation majeure soulevée par l’Allemagne en particulier.

La privatisation d’actifs publics, à commencer par l’opérateur télécoms de l’île, et la restructuration d’un secteur bancaire dont les actifs représentent huit fois le PIB du pays pourraient figurer en bonne place dans les conditions du renflouement.

Ce dernier pourrait atteindre 17 milliards d’euros, soit le PIB annuel de Chypre, en incorporant le financement des opérations courantes du gouvernement ainsi que le service de la dette. La dette du pays se trouverait alors portée à 145% du PIB, ce qui est jugé insoutenable.

Source et suite: Reuters

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