Méga-procès Covid aux Pays-Bas : une première audience sans l’avocat Arno van Kessel, toujours en détention

Par Nexus

Image principale par Marjon Besteman de Pixabay

Le procès est historique. Sept Néerlandais, victimes d’effets indésirables graves des vaccins anti-Covid, poursuivent en justice l’État des Pays-Bas, l’ancien Premier ministre Mark Rutte, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, et le milliardaire Bill Gates pour leur implication dans la gestion de la pandémie de Covid. La première audience au fond s’est déroulée ce mercredi 9 juillet à Leeuwarden, mais sans l’un des avocats des plaignants, Arno van Kessel, arrêté il y a un mois et toujours en détention.

◆ Arno van Kessel en centre de très haute sécurité

C’est seul que Me Peter Stassen s’est présenté à la première audience au fond du méga-procès en cours aux Pays-Bas contre l’État néerlandais, l’ancien Premier ministre Mark Rutte (aujourd’hui secrétaire général de l’Otan), le patron de Pfizer, Albert Bourla, et le milliardaire Bill Gates. Son collègue l’avocat Arno van Kessel, arrêté il y a un mois pour des raisons peu claires, est toujours en détention au centre pénitentiaire de très haute sécurité de Vught, indique le média alternatif néerlandais De Andere Krant. Une situation qui évoque celle de l’avocat allemand Reiner Fuellmich, actuellement détenu dans la prison de haute sécurité de Rosdorf en Allemagne.

◆ Le « plus grand génocide contre l’humanité qui soit »

L’audience s’est déroulée ce mercredi 9 juillet, au tribunal de première instance des Pays-Bas du Nord, situé à Leeuwarden. Face aux huit avocats des accusés, Me Stassen a donc plaidé seul au nom des sept plaignants qu’il défend, tous victimes d’effets indésirables graves du vaccin anti-Covid et dont un est décédé l’an dernier. L’État néerlandais, Mark Rutte, Albert Bourla et Bill Gates sont poursuivis pour leur implication dans la gestion de la pandémie de Covid aux Pays-Bas, et même dans les autres pays, puisqu’il s’agit selon Peter Stassen du « plus grand génocide contre l’humanité qui soit, un crime sans précédent impliquant la coercition, la tromperie et même le meurtre ».

◆ Des experts contestés par les avocats de la défense

La question soulevée lors de cette première audience était de savoir si les experts sélectionnés par Stassen et Van Kessel pour témoigner au procès pouvaient être considérés comme valables. La liste de ces experts comprend l’ancienne haute fonctionnaire des États-Unis Catherine Austin Fitts, l’ancien cadre de chez Pfizer Michael Yeadon, l’ancienne entrepreneure et dirigeante dans l’industrie pharmaceutique Sasha Latypova, la journaliste indépendante Katherine Watt, et le psychothérapeute Joseph Sansone.

Des personnalités très contestées par la défense. Ce « ne sont pas des experts et certainement pas des experts indépendants. De nombreuses questions qu’ils posent ne sont pas factuelles et ne sont pas pertinentes », a fait valoir l’avocate de l’État néerlandais, qui a par ailleurs affirmé, en désignant les trois plaignants présents, que les vaccins contre le Covid se sont révélés « sûrs et efficaces ». Sur quelles bases scientifiques s’appuie-t-elle pour le dire ? Sur « le consensus scientifique général », a-t-elle répondu.

◆ « Le consensus scientifique ? La science n’est pas une démocratie »

« Le consensus scientifique ? Qu’est-ce que c’est ? » a rétorqué Peter Stassen. « Le consensus scientifique est en soi une expression monstrueuse. Il n’est pas vrai que si la majorité dit que A est vrai, A est également vrai par définition. La science n’est pas une démocratie », a-t-il finement ajouté, avant de se lancer dans une plaidoirie que nos confrères de De Andere Krant qualifient d’« enflammée ».

L’avocat a fini en interpellant la juge : « Si vous, en tant que juge, rejetez notre demande d’entendre ces témoins, ce que je ne pense pas que vous ferez, alors le sang qui est déjà sur les mains des accusés sera bientôt sur les vôtres aussi. Cette affaire devrait devenir un débat public qui ne peut être réglé que devant un tribunal. En effet, la politique a déjà prouvé qu’elle ne le pouvait pas. Le tribunal doit maintenant montrer ce qu’il vaut. »

La juge a annoncé qu’elle rendrait sa décision dans environ six semaines.

Article par Alexandra Joute

Publié le 11 juillet 2025


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2 Commentaires

  1. Vu les pressions sûrement multiples, et colossales, de la part des accusés et leurs défenseurs, cette juge ne doit certainement pas être à l’aise. Quand on constate ce qui se passe actuellement, au moins en France, on peut craindre qu’elle ne joue sa vie sur sa décision. Tout le monde n’est pas Éric de Montgolfier.
    Je ne peux que me rappeler pourtant à un niveau bien inférieur ce que put être la vie du juge Burgaud à propos de l’affaire d’Outreau. Cela me touche, car ce magistrat est lié à une famille que je connais bien.

  2. La juge doit négocier son salaire avec big pharma et c’est pour çà qu’il lui faut 6 semaines.
    Tous des corrompus criminels et la mettre à genoux quelques actions devraient être entreprises pour leur faire revenir à une décision juste.

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