De la bulle immobilière à l’expulsion de milliers d’habitants : le film Bricks raconte un système qui s’auto-détruit…

Quelle est jolie cette europe (pas de majuscule) qui a fait plus de misère, plus d’oubliés et paradoxalement, plus de millionnaires, la misère des uns faisant la richesse des autres. Et comme la solidarité, l’entraide, la désobéissance civile, l’envie de lutter contre tous les corrompus, de leur faire payer leurs forfaitures et trahisons, n’est pas dans les projets d’un peuple soumis et exsangue, de bien vilains jours se profilent à l’horizon…..

Le film Bricks, qui sort en salle ce mercredi, s’attache à la lutte de militants et d’habitants, en Espagne, qui combattent les décisions arbitraires des banques. Leurs principales victimes : 600 000 familles n’arrivant plus à rembourser leur crédit immobilier et qui sont donc menacées d’expulsion. Abandonnées par le gouvernement espagnol, parfois sommées de continuer à payer leurs traites malgré l’expulsion, elles sont obligées d’organiser leur combat avec des moyens très limités, dans des situations d’urgence. Une lutte à échelle humaine. Chronique de ce documentaire par l’association Les Lucioles du doc.

Nous sommes loin de la success story. Les réalisateurs ont fait le choix d’une caméra au poing qui bouge, qui tremble, qui rend compte de la détresse du moment. Le but de la lutte n’est pas de faire justice, mais d’éviter qu’une famille ne se retrouve à la rue. Nous sommes plongés dans la réalité d’un quotidien ni glorieux, ni courageux mais simplement humain, et qui tente de le rester face à l’indifférence des politiques.

‘Bricks’ / Bande-annonce officielle / Sortie le 18 octobre from Survivance on Vimeo.

Nous suivons Blanca, femme de ménage mexicaine qui peine à rembourser son crédit à taux variable (dont l’usage est interdit en France). Il ne lui reste que quelques semaines avant son expulsion et elle est désemparée. Elle se tourne alors vers les militants de la PAH (Plataforma de Afectados por la Hipoteca), sans réellement savoir quoi attendre d’eux.

Nous allons également à la rencontre de multiples acteurs : le maire inventif d’une ville fantôme désertée, le patron d’une fabrique de briques en peine de commandes qui ferme la moitié de l’année, les responsables du groupe de lutte. Tous sont concernés par cette crise, mais personne ne semble savoir comment en sortir. La lutte s’organise au cas par cas, soutenu par une cinquantaine d’activistes. Et c’est finalement la force de ce film : nous rappeler que la mobilisation et la désobéissance civile permettent de faire entendre sa voix et de faire plier des institutions d’apparence implacable.

« Usine et métaphore de la brique  »

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Par Les lucioles du doc publié par BastaMag

22 commentaires

  • GROS

    Malheur, misère et désolation universels… Top !
    Merci pour ce petit déjeuner au pessimisme tellement fin et croustillant. J’adore. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

  • JBL1960 JBL1960

    Et tout cela au N.O.M. du fric !!!
    Comme l’a définit dans son Manifeste politique Résistance71, le N.O.M. = Paradis pour les nantis, enfer pour les démunis…
    Raison de plus pour prendre la tangente, non la fuite, mais le chemin émancipateur (non j’ai pas viré créationniste) mais en supprimant l’antagonisme qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand TOUT socio-politique organique : la société des sociétés ► https://jbl1960blog.wordpress.com/manifeste-pour-la-societe-des-societes-par-resistance71/

    Cette exemple démontre à lui seul, qu’il n’y a pas de solutions au sein du Système.
    L’Espagne a sur produire un autre exemple et lorsqu’on l’étudie à fond, et qu’on en extrait le meilleur, analysant les échecs peut nous aider à instaurer cette société des sociétés ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/09/20/de-chacun-selon-ses-forces/ à chacun selon ses besoins y para vivir la utopia…

  • lumpenproletariat

    Ah là là, Mr et Madame Classe Moyenne sont contents, ils ont acheté à crédit une belle maison Barbie dans un petit lotissement. Petite tête blonde 1 et petite tête blonde 2 ont un avenir radieux qui se présente à eux, Papa et Maman ont fait un crédit pour leur payer quelques études.
    Mr Classe Moyenne a quelques actions qui lui rapportent de quoi faire quelques cadeaux à Noël et comme ils disent à la TV, le capitalisme c’est cool, et ben oui, ça permet de faire des cadeaux à Noël, merde quand même, et les communistes sont méchants ( ils aiment pas Noël)…

    Mr et Madame Classe Moyenne méprisent les pauvres mais donnent chaque Noël aux petits orphelins qui, ces derniers, une fois 18 ans seront des pauvres… Mr et Madame Classe Moyenne sont vraiment trop cons et pas logique.

    Un jour Mr et Madame Classe moyenne perdent leur boulot et découvrent l’eau chaude… et là je me marre…http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

    • engel

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif….méchanceté.

      • lumpenproletariat

        Je n’ai pas toujours parlé comme ça mon cher Engel…

        T’as dû être préservé dans ta vie…

      • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

        du tout … les classes moyennes sont les premières à dénoncer les pauvres quand les riches s’attaque à leur petite vie.
        10 ans qu’il était annoncé que la classe moyenne devait disparaitre mais au lieux de s’allier au pauvres ils les ont encore plus mécrisé… au bout d’un moment on a ce qu’on méritent…. quand on est assez con pour construire une baraque de 250m² entouré de bitume c’est sur que ça va pas être simple de planter d’y planter des patates dans 10ans

      • engel

        Mon cher @lumpenproletariat,
        …J’ai surtout tout fait pour me préserver.
        Et depuis quand la méchanceté saurait-elle être excusée par des souffrances vécues?

        @Wolf-Spirit,
        De toutes façons, Bitume ou terre…
        Incapables qu’ils seront de travailler la terre. la plupart de tes « pauvres à l’occidental », eux aussi crèveront la bouche ouverte.
        …En maudissant « les autres », « ceux qui ont plus ».

    • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

      Tranche de vie si répandue que ça en devient effrayant. Je n’ose plus imaginer ce que ces personnes vont raconter à leurs têtes blondes quand ils vont découvrir l’eau chaude ! … ça brûle ?

      Non Engel, ce n’est pas de la méchanceté, c’est une manière singulière d’exposer la réalité, avec la probabilité d’une fin plutôt triste pour beaucoup de monde …

      M.G.

      • engel

        Ah oui!
        Et depuis quand « se marrer » du malheurs des autres n’est pas de la méchanceté ???

      • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

        Rire de certains déboires permet de susciter une réaction, quelle qu’elle soit, qui va mettre en lumière, aux yeux de tous, les erreurs qui ont mené à ces déboires. Les humoristes, pour certains corrosifs, utilisent justement cette approche pour mettre en exergue nos travers et nos erreurs. Coluche en fut l’un des maîtres. Il ne faut pas voir dans la moquerie un haine de l’autre, ni l’envie de blesser, mais le désir de faire prendre conscience des erreurs commises, par la provocation …

        L’éternelle question étant : peut-on rire de tout ?

        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif M.G.

      • engel

        Non!
        N’associes pas Coluche à ta vision des choses.
        Coluche n’a jamais « achevé un homme à terre », même par le rire!
        …N’y dit qu’il se réjouirait à cette vision, le moment venu.

      • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

        Qui parle « d’achever » ! Ne me fais pas dire ce que je ne pense même pas. Encore une fois on ne se comprend pas. Je disais simplement qu’il est salvateur parfois, notamment pour ouvrir un peu les esprits, de relever les erreur ou travers des gens par la moquerie, l’humour, même noir.

        Pour en revenir au message original de lumpenproletariat, perso je l’ai perçu comme de l’humour un poil sarcastique face à l’idiotie à tendance égocentrique de certaine personnes, mais pas comme une exécution …

        M.G.

    • ROSSEL

      Je ne vois pas ce qu’il y a d’immoral à vouloir acquérir sa propre maison plutôt que d’être perpétuellement locataire. Faire un crédit pour devenir propriétaire et assurer un gite à sa famille (têtes blondes ou pas) me parait autrement plus justifié que de s’endetter pour une TV ou un Iphone. Le Système déteste ceux qui se sédentarisent et prennent racine. Ils ne sont pas assez mobiles et moins malléables. Se moquer de malheureux devenus insolvables et incapables de financer un logement pour lequel ils ont parfois consenti à de lourds sacrifices est mesquin. Cette attitude est celle d’idiots utiles jouant aux affranchis. Comme l’a écrit Marx, le lumpenprolétariat est le meilleur auxiliaire de la bourgeoisie.

      • lumpenproletariat

        T’as raison Rossel, voit un peu plus loin que le bout de ton nez lorsque tu lis des commentaires… et à chaque mensualité, pense printemps …

        « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Bossuet

        Et surement de ceux qui gobent la TV aussi…

      • engel

        Faudrait-il déjà, que les gens qui prônent le social le lisent, mais bon…https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

    • ROSSEL

      Vous êtes bien sybillin.

  • totoche

    La spéculation immobilière c’est avéré être unevrai catastrophe en France. En plus d’appauvrir les ménages, de les endetter sur de longue périodes. Ces sommes placées dans un système hautement spéculatif on limité la consommation et accaparé de l’argent qui aurait pu être investit dans le secteur industriel. Le résultat est làles loyers sont anormalement élevé, le prix des biens surévalués de plus de 40 % et les investissements fait dans l’immobilier ont manqué dans le secteur industriel.
    En matière d’immobilier depuis plusieurs décénie il y a une déconection entre les revenus et le montnt des loyers et le prix d’achat des biens ce qui appauvrit globalement le pays puisque il s’agit de spéculations qui ne reposent pas sur la valeur réelle.
    Parallèlement à cela des personnes plus ou moins fortunés qui ont compris que cela ne durera pas, vendent pour racheter à l’étranger dans des lieux ou les prix sont restés normux. je vois cela de plus en plus autour de moi, je connais une dizaine de personnes qui ont soit franchis le pas soit sont en train de le franchir, les destinations sont étonnantes puisqu’il s’agit d’achat en Bulgarie, en asie ( thaïlande et a Bali), et dans certaines iles des caraïbes non française.
    Comment vont évoluer les choses? C’est pl!itique.

  • ROSSEL

    Les déclassés sont généralement jaloux de ceux qui ne se sont pas encore cassés le nez et éprouvent une joie malsaine lorsque des gens « moyens » sont l’objet de difficultés. Ils oublient que les diverses aides et allocations qui leur sont attribuées sont le fruit du labeur de ceux qui font tourner la machine.
    Beaucoup parmi les assujetis sociaux ne sont en rien responsables de leur situation et la société a pour devoir de les aider. A l’inverse, une bonne partie se vautre dans la fainéantise et vivote en parasite sur le dos des actifs. Ceux-là tout en jouant aux affranchis ne veulent pas travailler et se complaisent dans l’assistanat.
    Chez pas mal de « moyens », l’accumulation de biens inutiles et « la fièvre acheteuse » passent pour être la clef du bonheur. Egoïstes et sans conscience, peu leur importe la façon de s’enrichir. Ceux qui possèdent des actions participent à l’appauvrissement général et scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils finissent bien souvent surendettés et plongent dans la précarité. Ils glissent alors vers les catégories évoquées plus haut et espèrent avec impatience que leur voisins viennent les rejoindre dans la précarité.
    L’infection consumériste et l’irresponsabilité touchent toutes les supposées classes sociales.
    Les banques, elles, ne perdent jamais. Aidées par la publicité qui incite les gens à dilapider sans compter et qui pousse vers l’abîme, elles récupèrent toujours leurs mises. Pire lorsque leur boursicottage tourne à leur désavantage, ceux qu’elles ont spoliés sont appelés à les renflouer.