Tyrannie européenne ? [ Jacques Sapir ]

Par · 27 juin 2015

Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste à provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

La déclaration d’Alexis Tsipras

Le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision d’Etat grecque (ERT), est de ce point de vue extrêmement clair :

« Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. (…) Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité »[1].

Ce texte court, empli de gravité et de détermination, entrera vraisemblablement dans l’Histoire. Ce texte est prononcé par un homme jeune, qui a été confronté à la mauvaise fois, aux manipulations, à ce qu’il faut bien appeler toutes les bassesses de la politique, depuis 5 mois. Il dit aussi sa colère, froide et déterminée. Et c’est peut-être là l’échec principal de l’Eurogroupe et des institutions européennes : avoir transformé un partisan de l’Europe en un adversaire résolu des institutions européennes. Tsipras n’était pas il y a cinq mois de cela un opposant à l’idée européenne. Mais, la multiplication des humiliations, des tentatives de coup de force, l’ont obligé à réviser nombre de ses positions, qui pour certaines d’entre-elles relevaient de l’illusion. Tsipras et Varoufakis sont aujourd’hui sur une trajectoire de collision avec l’Eurogroupe et l’UE non pas de leur fait, mais de celui des « institutions européennes ». Ceci est d’une immense importance pour la suite.

Les leçons de la déclaration de Tsipras

On peut découvrir dans cette courte déclaration trois points importants.

Le premier est que le désaccord entre le gouvernement grec et ses partenaires a été d’emblée politique. La BCE et la Commission Européenne n’ont eu de cesse que de rechercher une capitulation du gouvernement grec, ce que Tsipras appelle «l’humiliation de tout un peuple ». Ce qu’a cherché l’Union européenne, par le biais de l’Eurogroupe, c’est à cautériser le précédent ouvert par l’élection de janvier 2015 en Grèce. Il s’agit de faire la démonstration non seulement en Grèce, mais ce qui est en fait bien plus important en Espagne, en Italie et en France, qu’on ne peut « sortir du cadre de l’austérité » tel qu’il a été organisé par les traités. Il faut ici se souvenir de la déclaration de Jean-Claude Juncker pour qui il ne peut y avoir de choix démocratique allant contre les traités.

Le deuxième point important de cette déclaration est que, pour la première fois un dirigeant légalement élu et en fonction déclare que les institutions européennes font des propositions qui, dans leur fond comme dans leur forme «violent absolument les acquis européens ». C’est une accusation très grave. Elle revient à dire que les institutions européennes qui sont censées être des garants de la démocratie agissent au contraire de celle-ci. Elle revient aussi à dire que ces mêmes institutions, dont la légitimité n’existe que par délégation de la légitimité des Etats membres ont des comportements qui violent la légitimité et la souveraineté de l’un des dits Etats membres. Cela revient donc à dire que les institutions de l’Union européennes se sont constituées en Tyrannus ab exercitio soit en un pouvoir qui, quoi qu’issu de procédures légitimes, se conduit néanmoins en Tyran. Cela revient à contester radicalement toute légitimité aux instances de l’Union européenne.

Le troisième point se déduit des deux premiers. Il est contenu dans la partie du texte qui dit : «Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec ». Il place désormais les enjeux non plus au niveau de la dette mais à celui des principes, de la démocratie comme de la souveraineté nationale. Et c’est en cela que l’on peut parler d’un véritable « moment gaullien » chez Alexis Tsipras. Si l’on veut pousser l’analogie historique jusqu’à son terme, alors que Paul Raynaud en 1940 ne soumet pas au Conseil des Ministres la question de faut-il continuer la guerre, Alexis Tsipras a osé poser la question de l’austérité et du référendum, et a reçu un soutien unanime, y compris des membres de l’ANEL, le petit parti souverainiste allié à SYRIZA. Il s’est ainsi réellement hissé à la stature d’un dirigeant historique de son pays.

La réaction de l’Eurogroupe, qui avait qualifié de nouvelle « triste » (sad) ce référendum[2], confirme bien les options antidémocratiques qui ont cours aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Mais, cette réaction a elle-même était dépassée par une décision d’une importance réellement dramatique.

Le coup de force de l’Eurogroupe et la Tyrannie européenne

La réaction de l’Eurogroupe, qui se réunissait ce samedi à Bruxelles, a en effet consisté en un acte qui conjugue l’illégalité la plus criante avec la volonté d’imposer ses vues à un Etat souverain. En décidant de tenir une réunion en l’absence d’un représentant de l’Etat grec l’Eurogroupe vient de décider d’exclure de fait la Grèce de l’Euro. Ceci constitue à l’évidence un abus de pouvoir. Et il faut ici rappeler plusieurs points qui ne sont pas sans conséquences tant juridiquement que politiquement.

  1. Aucune procédure permettant d’exclure un pays de l’Union Economique et Monétaire (non réel de la « zone Euro ») n’existe actuellement. S’il peut y avoir une séparation, elle ne peut avoir lieu que d’un commun accord et à l’amiable.
  2. L’Eurogroupe n’a pas d’existence légale. Ce n’est qu’un « club » qui opère sous couvert de la Commission Européenne et du Conseil européen. Cela signifie que si l’Eurogroupe a commis un acte illégal – et il semble bien qu’il en soit ainsi – la responsabilité en incombe à ces deux institutions. Le gouvernement grec serait donc fondé d’attaquer la Commission et le Conseil à la fois devant la Cour Européenne de Justice mais aussi devant la Cour Internationale siégeant à La Haye. En effet, l’Union européenne est à la base une organisation internationale. On le constate par exemple dans le statut, et les exemptions fiscales, des fonctionnaires européens. Or, la règle dans toute organisation internationale est celle de l’unanimité. Le traité de Lisbonne a bien prévu des mécanismes de majorité qualifiée, mais ces mécanismes ne s’appliquent pas à l’Euro ni aux questions des relations fondamentales entre les Etats.
  3. Le coup de force, car il faut l’appeler par son nom, que vient de faire l’Eurogroupe ne concerne pas seulement la Grèce. D’autres pays membres de l’Union européenne, et l’on pense au Royaume-Uni ou à l’Autriche, pourraient eux-aussi attaquer devant la justice tant européenne qu’internationale la décision de fait prise par l’Eurogroupe. En effet, l’Union européenne repose sur des règles de droit qui s’appliquent à tous. Toute décision de violer ces règles contre un pays particulier constitue une menace pour l’ensemble des membres de l’Union européenne.
  4. Il faut donc ici être clair. La décision prise par l’Eurogroupe pourrait bien signifier, à terme, la mort de l’Union européenne. Soit les dirigeants européens, mesurant l’abus de pouvoir qui vient d’être commis, se décident à l’annuler soit, s’ils persévèrent dans cette direction ils doivent s’attendre à une insurrection des peuples mais aussi des gouvernants de certains Etats contre l’Union européenne. On voit ainsi mal comment des Etats qui ont juste recouvré leur souveraineté, comme la Hongrie, la République Tchèque ou la Slovaquie, vont accepter de telles pratiques.

Il est alors symptomatique que la crise induite par un pays ne représentant pas plus de 2% du PIB de l’UE ait pris cette tournure. En fait, cela révèle au grand jour la nature fondamentalement antidémocratique des institutions de l’UE et le fait que cette dernière soit en train de se constituer en Tyrannie.

Le spectre de la démocratie dans les couloirs de Bruxelles

On ne peut, et on ne doit, préjuger du résultat de ce référendum. Il est même possible que, devenu sans objet, il ne se tienne pas. Mais on doit souligner qu’il représente le retour de la démocratie dans un espace européen dont elle était absente. De ce point de vue, l’initiative prise par Alexis Tsipras représentait la dernière chance d’introduire de la démocratie dans le système européen.

Il est aussi probable que les partis d’opposition, que ce soit Nouvelle Démocratie ainsi que le Parti de centre-gauche La Rivière (To Potami) protestent et cherchent à empêcher par divers recours légaux ce référendum d’avoir lieu. On ne peut plus exclure le fait que ces partis, avec l’aide des nervis fascistes d’Aube Dorée, ne tentent de déstabiliser le gouvernement grec. Ces réactions sont exemplaires des comportements antidémocratiques qui s’épanouissent aujourd’hui en Europe. Ils apportent de l’eau au moulin d’Alexis Tsipras. On sent comment les acteurs européistes de ce drame sont aujourd’hui terrorisés par le spectre de la démocratie.

En France même, on ressent très distinctement le malaise que provoque l’initiative d’Alexis Tsipras. Que ce soit au Parti Socialistes ou chez les « Républicains », on ne peut ouvertement s’opposer à une telle décision sans contredire immédiatement et brutalement tous les discours qui ont été tenu sur la démocratie. Mais, en réalité, le référendum grec fait planer le spectre d’un autre référendum, celui de 2005 sur le projet de traité constitutionnel en Europe. La manière dont la classe politique française, dans sa large majorité, de Nicolas Sarkozy à François Hollande, de l’UMP au PS, avait été désavouée par la victoire du « Non », mais avait fait passer en contrebande à peu de choses près le même texte lors du Traité de Lisbonne qui fut ratifié par le Congrès à Versailles, est l’un des épisodes les plus honteux et les plus infamants de la vie politique française. Les acteurs de cette tragique mascarade sont toujours parmi nous. Il y a une continuité de projet, si ce n’est une continuité d’action, entre la décision de ne pas respecter un vote, celui des électeurs français mais aussi néerlandais, et le coup de force inouï de l’exclusion de la Grèce de l’Eurogroupe.

Tsipras ne doit ainsi pas s’attendre à un quelconque soutien de la part de François Hollande, renvoyé sans ménagement à sa propre médiocrité et à ses basses compromissions, ni de celle d’Angela Merkel dont la politique est la véritable cause de cette crise. Mais il peut s’attendre au soutien de tous ceux qui, en Europe, se battent pour la démocratie et la souveraineté.

[1] Traduction de Vassiliki Papadaki, sur le site de SYRIZA-France, http://syriza-fr.org/2015/06/27/allocution-du-premier-ministre-a-tsipras-au-peuple-grec-la-choix-au-peuple-souverain-referendum/

[2] Déclaration du Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, samedi 27 juin, http://www.france24.com/en/20150627-eurogroup-says-sad-greece-referendum-closes-door-talks?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2015-06-27&dlvrit=66745


39 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    Le seul soutien que pourra obtenir Tsipras viendra de Moscou.
    L’église orthodoxe n’y est pas étrangère.

    • Dubitatif

      bonjour Thierry 82
      +1 et j’ajoute concernant la fraannce (ou ce qu’il en reste)
      tous leurs traités, leurs lois de gangsters… ne valent que dalle suite à notre vote MAJORITAIRE NON de 2005.
      Reste la question…. quand la fraannce va t-elle se bouger
      les fesses comme un seul homme ?

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Le divorce est consommé entre la Grèce et l’Eurogroupe. Il y a aujourd’hui un risque imminent de panique bancaire, qui pourrait (va) se propager … Encore une fois, ne laissez pas traîner vos avoirs sur des comptes qui ne vous appartiennent pas, Investissez d’urgence dans la terre ou la pierre. Certain préconisent l’or, pas moi.

    M.G.

  • Thierry92 Thierry92

    Reprenez la maitrise de votre langue.
    Arretez l’emploi de la novlangue. Ce n’est pas l’eurogroupe mais la coalition des oligarques, banksters professionnels.

    Un chat est un chat et un chien un chien. Appelons ces gens par leurs nom.

  • parousnik

    S’il y a maintenant un accord c’est que la troïka a cédé…donc victoire pour Mr Tsipras ses amis et la renaissance démocratique grecque…si il y a un référendum à l’évidence c’est le Non qui l’emportera et la aussi la troïka aura perdu… ses milliards de fausses dettes. Et il est bien trop tard pour organiser un Maïdan à Athénes avec un Samaras a la ramasse et une aube dorée plutôt crépusculaire… D’ailleurs les ricains ne peuvent pas être partout à la fois et pour l’heure c’est le Turkish stream leur gros soucis et investissement en révolutions colorées.

  • Bonsoir les moutons. Chez les cailloux aussi Sapir à vue.
    Caillasse du soir, bonsoir : Grèce : l’Eurogroupe se prend un référendum dans les gencives !

  • engel

    Ouahhh…
    Quelle différence(d’analyse) entre cette article et beaucoup de commentaires de l’article précédant..et pourtant, le fait est le même.

  • Norbert

    L’Union Europeenne

    LA TROMPERIE UNIVERSELLE COMME MODE DE GOUVERNEMENT

    http://www.youtube.com/watch?v=cHidHtfzt3g&index=3&list=PLKVgrNogVYWKhgMGayaIVxykNekppr_JX

  • gerard.gutknecht

    Le « Cartel des Oligarques Européens » (Eurogroupe) dans la panique

    http://www.france24.com/en/20150627

    Traduction Bing Microsoft Translator 27 juin 2015-22H 45

    Approfondissement de la crise grecque met la BCE dans le œil du cyclone

    BERLIN (AFP)- La crise grecque escalade met la Banque centrale européenne dans l’oeil de la tempête, comme le seul organe qui peut empêcher un effondrement bancaire ou, dans le pire des cas, gérer les conséquences d’un « discute ».

    Comme les citoyens grecs anxieuses attente pour extraire leur argent de distributeurs automatiques de billets, soulevant les craintes d’une banque exécutent et contrôles des capitaux, tous les yeux étaient sur la BCE comme prêteur en dernier recours du pays frappés.

    « Si la Grèce doit sortir de la zone euro dépend désormais la BCE. Une responsabilité terrible pour les fonctionnaires non élus, » tweeté économiste Paul De Grauwe de l’Université de Louvain.

    La BCE a été les banques grecques du maintien de la bouée de sauvetage—et par extension l’État grec—à flot avec des espèces d’urgence par le biais de cinq mois de négociations tortueuses, qui ont maintenant pris une forte tourner pour le pire.

    La Grèce fonçait vers par défaut et une sortie possible de l’euro samedi après que Europe a répondu à l’annonce par le gouvernement de gauche d’un référendum de surprise sur la question en refusant d’étendre Athènes désespérément besoin de renflouement.

    Tout ce que la BCE fait maintenant, c’est l’avenir du bloc monnaie qui est en jeu.

    Si l’institution basée à Francfort coupe la corde d’assurance aux banques grecques et en même temps l’ensemble de l’économie, il précipiterait la « discute », que le pays quitte la monnaie unique.

    Il appartiendrait ensuite la BCE pour gérer les conséquences, y compris tenter, avec les outils de politique monétaire dont elle dispose, pour contenir les risques de contagion à d’autres membres de l’euro.

    En revanche, en continuant à perfusion ses banques, la BCE violerait les règles de ce chef de la BCE Mario Draghi aime à rappeler aux gens est une « institution basé sur des règles ».

    Pour certains, il serait le début de la fin de la zone euro.

    Draghi, qui a soigneusement resté clair des échanges entre la Grèce et ses créanciers de l’UE-FMI chauffés ces derniers mois, se retrouve donc sur place, dans une situation qu’a jamais exprimé le souhait.

    Draghi a déclaré au Parlement européen ce mois-ci qu’elle devrait être « absolument claire » qui a élu les responsables politiques, banquiers centraux pas, doit se prononcer sur la Grèce ? programme de renflouement de s.

    Gérance ?

    Le Conseil des gouverneurs devait tenir une conférence téléphonique dimanche, une source bancaire à l’AFP, de décider sur la prochaine étape de carène de la Grèce vers une panique bancaire potentielle.

    Dans un communiqué, la Banque a déclaré : « le Conseil des gouverneurs de la BCE tiendra une réunion en temps opportun pour discuter de la situation. La BCE surveille attentivement l’évolution de la situation. »

    La BCE a gardé des banques grecques à flot depuis février à travers ce que l’on appelle d’urgence liquidité Assistance (ELA), qui a récemment été prolongée de jour en jour.

    Grèce, étant donnée l’état grave de ses finances, n’a pas accès aux marchés financiers et dépend uniquement de ses banques pour le financement.

    Mais les banques, à son tour, ne peut pas financer eux-mêmes via normales opérations de refinancement de la BCE, parce qu’ils sont interdits d’utiliser les obligations des gouvernements grecs indésirable inscrits comme garantie.

    Draghi a toujours insisté pour que ELA ne peut être accordée en vertu des règles strictes : l’existence d’un programme d’aide et la solvabilité des banques.

    Aucune condition était une donnée par samedi, comme le programme d’aide UE-FMI était fixé à expiration et banques sont exposées à des retraits massifs, mettant sérieusement en danger leur solvabilité.

    La conférence téléphonique attendue rassemblerait le Conseil d’administration de 25 membres—les six membres du Directoire et les 19 gouverneurs des banques centrales de la zone euro.

    Toute décision de couper ELA requiert une majorité des deux tiers du Conseil des gouverneurs.

    Certains membres du Conseil ont été notoirement opposés à l’octroi de prêts ELA avant même que les choses ont pris une tournure pour le pire, parmi lesquels Deutsche Bundesbank chef Jens Weidmann.

    Weidmann, a déclaré jeudi que ELA pour la Grèce soulève des inquiétudes « sérieuses » au financement monétaire des gouvernements, qui est illégal selon la législation européenne.

    Si ils ont coupé de financements aux banques grecques, le Conseil de la BCE devra réfléchir à la gestion des conséquences d’une sortie presque inévitable de la Grèce de la zone euro.

    Pour éviter les taux d’emprunt européen tir vers le haut, la BCE pourrait, par exemple, de Musclez sa soigneusement calibrée « quantitative easing » programme d’achats d’obligations.

    Il pourrait également lancer un programme d’achat de dette publique, une mesure jamais utilisée jusqu’à présent, appelé « Pure et simple des Transactions monétaires » ou OMT.

    Ce programme, l’annonce simple qui en 2012 évasée calmé les marchés alors que la crise de la zone euro, a juste été validé par la Cour européenne de Justice.

    par Mathilde Richter

  • momo

    Pour nos amis grec qui montrent la voie de la liberation des peuples
    http://
    http://www.youtube.com/embed/oK2hHwg_WvI

    • Lilith Lilith

      si tu veux vraiment faire référence ce serait mieux 300 la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l’an – 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l’immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu’à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.

      personnellement j’ai un faible pour Spartacus

  • Thierry92 Thierry92

    Qui est a l’origine des problemes financiers de la Grece?
    Les banques et en premier lieu Goldmann sachs. Donc a eux de supporter les conséquences des magouilles.

    • momo

      oui a croire que c’est la création d’un trojan pour mettre à sac l’europe et déclencher encore une guerre en europe ?!

    • Lilith Lilith

      il ni pas que Goldmann Sachs il y a également des banques allemandes, françaises et néerlandais il ne faut croire que le trucage des chiffre ne sait pas fait sans l’aval des institutions EU

      • Zeitgeist Zeitgeist

        Il y a les parents des ces guignols-là, qui sont *l’origine »…. mais tous le monde s’en fou….

        …et on se demande encore pourquoi l’homme est si bête et à qui la faute dans le fond des choses…

        Mais là est un sujet bien délicat !!!!

        N’est-pas Thierry, Momo, Lilith ;-)

    • Dubitatif

      Thierry 02
      tu veux pas plutôt dire que c’est NOUS qui allons payer
      maintenant les pots cassés ? et non les banksters…et politibansters….

  • Thierry92 Thierry92

    Goldman Sachs: l’Ukraine en défaut de paiement fin juillet

    Pourquoi n’en parle t’on pas? Un pays en guerre civile ami de bhl a t’il plus le droit de faire défaut que les autres?

    http://fr.sputniknews.com/economie/20150625/1016706374.html

  • momo

    lagarde « la petite soeur des riches » refuse la taxation des entreprises grec, proposition de tsipras

    Pierre Laurent, ce lundi chez Jean-Jacques Bourdin.
    Invité ce lundi de Jean-Jacques Bourdin, le secrétaire nationale du PCF a dénoncé la pression mise par les créanciers de la Grèce, dont le Fonds monétaire Internationale, sur le gouvernement d’Alexis Tsipras, quelques heures avant un sommet européen extraordinaire à Bruxelles.
    Une partie de l’avenir de la Grèce dans la zone euro se joue ce lundi soir, lors d’un sommet européen extraordinaire, à Bruxelles. Sous pression, la Grèce, qui a besoin rapidement de 7,2 milliards d’euros pour éviter un défaut de paiement, a envoyé un signal positif à ses créanciers dimanche, en leur adressant une nouvelle liste de propositions pour réaliser les réformes que ses créanciers attendent d’elle. Parmi ses créanciers les plus insistants, le FMI (Fonds monétaire international) qui somme la Grèce de lui rembourser rapidement 1,5 milliard d’euros qu’elle lui doit.

    « On devrait écouter un peu plus les peuples »
    Une intransigeance dénoncée ce lundi matin par Pierre Laurent, invité de Jean-Jacques Bourdin. « Christine Lagarde est intransigeante et méprisante, a regretté le secrétaire nationale du PCF. Dire (à l’égard des dirigeants grecs) comme elle l’a fait la semaine dernière qu’il fallait enfin ‘discuter avec des adultes’, c’était méprisant ». « Malheureusement, il y a beaucoup de dirigeants des institutions européennes qui parlent avec beaucoup de mépris du peuple grec mais aussi de manière générale des peuples européens qui, soi-disant, ne comprennent pas l’intelligence des experts européens. Mais peut-être que l’un des problèmes en Europe, c’est que l’on devrait écouter un peu plus les peuples justement « , a poursuivi le leader communiste.

    « On ne va pas s’en sortir en appauvrissant les plus pauvres »
    Ces dernières semaines, le gouvernement d’Alexis Tsipras a refusé les réformes demandées par ses créanciers. Si l’on ne connaît pas le contenu des propositions que les Grecs ont faites 24 heures avant le sommet extraordinaire, des concessions ont pu être faites par Athènes pour parvenir à un accord, notamment l’accélération des suppressions de pré-retraites et la baisse de l’un des seuils de taxation des entreprises.

    « C’est totalement inhumain, a réagi Pierre Laurent. En Grèce aujourd’hui, les deux tiers des retraités vivent sous le seuil de pauvreté et on dit qu’il faudrait encore taper sur ces gens-là. Ce n’est pas en appauvrissant ceux qui sont déjà les plus pauvres dans ce pays que l’on va sortir (de la crise) ».

    Enfin, Pierre Laurent a appelé la France à sortir « de son silence plutôt que de se contenter de compter les points ».

    http://rmc.bfmtv.com/emission/pierre-laurent-pcf-christine-lagarde-est-meprisante-avec-les-grecs-896429.html

  • momo

    Rappel 2013 : Erreur de calcul du FMI ? Ou excès des zélateurs de l’austérité? (le monde)
    The International Monetary Fund logo at IMF headquarters on Pennsylvania Avenue in Washington, DC.

    La publication, en ce début d’année, d’un document de travail du Fonds monétaire international (FMI) a mis les économistes du monde entier ainsi que certains médias en état d’ébullition.
    Il a été produit par l’économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, et par Daniel Leigh, un autre collaborateur du FMI qui suit à la loupe l’évolution des perspectives de l’économie mondiale. Ce texte est intitulé « Erreurs de prévisions de croissance et multiplicateurs budgétaires » (Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers, FMI, Working Paper no 2013/1, janvier 2013).
    Dans ce rapport, Olivier Blanchard et Daniel Leigh admettent, non pas une erreur de calcul au sens strict, mais une difficile et sans doute mauvaise estimation du « multiplicateur budgétaire ».
    Il faut rappeler ici que le principe, très keynésien, du « multiplicateur budgétaire » établit qu’un euro dépensé ou économisé par un acteur public génère une augmentation ou une perte de revenu pour l’économie nationale concernée qui peut être supérieure ou inférieure, selon la valeur dudit multiplicateur, au montant de la dépense ou de l’économie publique. Ainsi, dans le cas d’une baisse de la dépense publique d’un euro, un multiplicateur supérieur à 1 suggère un repli du revenu national supérieur à un euro.

    Le retour de notre campagne TV ! Avez-vous vu le spot « Selfie » version 2015 ? Soyez fiers de vous ! 

    Dans leur document de travail, Olivier Blanchard et Daniel Leigh, considérant qu’ils avaient retenu jusqu’ici un multiplicateur égal à 0,5, suggèrent, au vu des statistiques effectives de la croissance, que ce multiplicateur était sous-estimé et probablement supérieur à 1.
    Gabriel Colletis, Université Toulouse-I

     

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/28/erreur-de-calcul-du-fmi-ou-exces-des-zelateurs-de-l-austerite_1823437_3234.html

     

  • momo

    rappel : Grèce : l’erreur du FMI passée sous silence – quand le fmi c’était tromper dans ses calcule d’austorité (le monde) 

    En janvier, le grand macro économiste Olivier Blanchard a reconnu que le FMI s’était trompé au sujet de la Grèce. Ce n’est pas la première fois que l’efficacité de la stratégie imposée à la Grèce est remise en cause. Il y a en effet quelques mois, Olivier Blanchard déjà, Christine Lagarde, l’ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn, mais aussi l’économiste de l’OCDE Reza Lahidji avaient déjà exprimé leurs réserves, mais c’est la dernière en date qui a provoqué des réactions.
    Ainsi, un certain effort de décryptage est-il nécessaire, pour comprendre l’inertie systématique mais aussi les réactions anormalement tardives face aux mises en garde proférées contre les effets négatifs des mémorandums. Je pense ici à cette occasion tombée du ciel, le mea culpa du FMI, que le gouvernement grec a laissé filer sans chercher à l’exploiter. Et de l’autre côté, l’étranger qui s’efforce, à l’aide d’arguments peu convaincants, d’éluder la question. Autrement dit, le directoire de l’Union européenne (UE) soutient la politique erronée d’austérité au lieu de la corriger.

     

    Vous le saurez en regardant cette vidéo. 
    Il est fort probable que si les haut-placés au FMI ont tant tardé à reconnaître leur erreur, c’est parce qu’ils ont conscience que la dette grecque n’est pas viable. Je rappelle ici que d’après la bibliographie existante sur ce sujet, toute dette qui dépasse 90 % du PIB est considérée comme non gérable. Et on espère que la dette grecque qui, malgré l’alchimie électorale de juin 2012 a été décidée viable, devrait dans le meilleur des cas, être d’à peu près 124 % du PIB en 2022. Dans de telles conditions, l’aveu officiel d’Olivier Blanchard n’est rien d’autre qu’une exhortation à l’abandon immédiat de cette malheureuse stratégie imposée à la Grèce.

    Maria Negreponti-Delivanis, ancien recteur et professeur à l’Université de Macédoine


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/12/grece-l-erreur-du-fmi-passee-sous-silence_1846569_3232.html#PuZtPsBsb5fTrE7d.99

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/12/grece-l-erreur-du-fmi-passee-sous-silence_1846569_3232.html

  • momo

    A l'Eurogroupe, la ligne de Wolfgang Schäuble l'a emporté.SUR LE MÊME SUJET<

    • voltigeur voltigeur

      C’est un espace de commentaire, pas de diffusion!!
      un paragraphe et un lien vers la suite.
      Et pas de fioriture, ça prend tout l’espace!!

  • Lilith Lilith

    Petite piqure de rappel, tout est dit et on sait exactement a qui profite le crime!

    Puissante et incontrôlée la troïka

    http://www.youtube.com/watch?v=nYGOWUrHcI0

  • vous n’avez pas compris, c’est une tyrannie éclairée qui défends le peuple contre lui même.

    Plaisanterie mise à part, si vous pensez que ce sont les « oligarques » qui vont payer l’addition, vous vous fourrez les doigts de l’oeil.

    surveillez votre feuille d’impots pour l’année prochaine ;-)

  • Pi÷2

    Grexit virtuel, Victoire ! Les oligarques chient dans leur froc et se tirent une balle dans le pied. Ils tombent de Lucifer en Vesper, brillant !

    Ca me rappelle la blague du cowboy idiot. Deux cowboys discutent entre-eux, à propos de deux types qui sont assis sur une barrière, l’ un dit à l’ autre en apparté:
    – tu vois le gars avec un chapeau, je peux pas le sentir ;
    – lequel, répondit l’ autre, ils portent tous les deux un chapeau ?
    – ben, celui avec un foulard rouge !
    – mais, ils ont tous les deux un foulard rouge autour du coup !
    – ha, mais, celui qui a la chemise à carreaux !
    – mais bon sang, ils ont la même chemise aussi !

    Alors, énervé et à bout d’ argument, le gars dégaine son colt, vise l’ un des cowboys sur la barrière et fait feu: PAN ! Un homme tombe soudainement à terre, foudroyé par la balle du revolver, le tireur calmé se retourne vers son pote et lui dit, d’ un ton mi-satisfait mi-comploteur:

    – bon, maintenant, tu vois celui qui n’ est pas mort ?!
    – ben ouais bien-sûr, répondit l’ autre, y en a plus qu’ un d’ assis sur la barrière !
    – et ben tu vois, ce gars là hein, celui qui reste, et bien lui un jour, j’ aurais sa peau !

    Sapir observe le doigt, au lieu de contempler l’ Histoire (parce qu’ il y aurait un avenir avec les eurofaschos ?), bon dimanche.

    • baron william baron william

      rrrrr

      cte blague de chasseurs de prime resume bien la volonte des anglo americains de regler leurs comptes avec l europe sur un champs de ruines une enieme fois http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

      je salue le nouvel engouement de l auteur de l article pour le respect de la volonte du petit peuple et d un cadre legal legitime qui devra etre invente

      les peuples d europe assoupis dans un cauchemar americain commence a s eveiller quand le besoin et la douleur se font sentir

      l eurogroupe et autres associations de pseudo decideurs de bruxelles et de soi disants representants des pays europeens se regroupent au y m c a

      sigle qui veut dire ze young monkeys corporation of america

      ils tentent en y croyant plus guere de sauver l hegemonie de leur maitres nouriciers banquesteurs et speculateurs

      ceux la meme qui croient qu ils vont tous s assoir sur un trone comme la tres venerable reine des angulais

      tout depend de chacun de nous qui voudra bien se porter au secours d un etat catastrophique politique militaire economique biologique de la terre et des etres qui y vivent

      d ailleurs mon banquier tire la moue c est que ses affaires reprennent

      amene

      la soupe y a la planche a billets qui chauffe les petites coupures d oignons sont cuites
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

  • baron william baron william

    ceci dit dans son referendum et ceux qui vont bientot devoir etre voter
    tsipras a plutot interet a y inclure une liste exhaustives mesures claires et efficaces pour proteger son economie et le niveau de vie de son peuple

    autrement ca va etre comme en islande constituante et banquesteurs en prison

  • pierrefronse

    bien d’accord avec ce que dit ici Sapir, mais bon, ça fait 8 ans que l’UPR prévient que la construction européenne, est, d’après les traités eux-même anti démocratique. Il suffit de lire l’article 17 du TUE pour s’en convaincre. Une Commission non élue qui a le monopole de l’initiative législative… de qui se moque t’on ? pourquoi les autres partis n’ont pas réagit avant ? pourquoi n’expliquent ils pas aux gens les origines de la construction européenne ? Parce que ce sont des corrompus, et des couilles molles.

  • kalon kalon

    Face à la honte de devoir baisser leurs pantalons devant la Russie et la Chine, la bande de lâches accepte de rouvrir les robinets pour la Grèce sans AUCUNE contrepartie !
    La commission européenne, ce n’est plus que du BLUFF !
    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021170305046-le-parlement-grec-approuve-la-tenue-dun-referendum-1132332.php