UE vs BRICS : la Grèce à la croisée des chemins [Sputnik]

Tandis que des responsables européens évoquent de plus en plus souvent la possibilité de permettre aux Grecs de décider du sort des réformes économiques voulues par les créanciers, la Grèce s’est vue invitée à rejoindre la Nouvelle banque de développement des BRICS.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est prononcé en faveur de la tenue d’un référendum en Grèce sur le sort des réformes économiques dans le pays.

« Si le gouvernement grec pense qu’il doit organiser un référendum, alors qu’il organise un référendum (…). Cela pourrait être une bonne chose que le peuple grec décide s’il est prêt à accepter ce qui est nécessaire », a déclaré M.Schäuble en marge d’une réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles, cité par le journal allemand Welt.

La troïka des créanciers de la Grèce (l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) envisagent d’imposer au pays une série de mesures d’austérité en échange de nouveaux prêts.

Selon Die Welt, l’idée d’organiser un référendum en Grèce trouve de plus en plus de partisans au sein de l’UE. La semaine dernière, le chef du Parti populaire européen au Parlement européen Manfred Weber a estimé que les Grecs devraient décider eux-mêmes si le pays devait rester dans la zone euro et appliquer les réformes économiques nécessaires.

Lundi dernier, la coalition de la gauche radicale SYRIZA, au pouvoir en Grèce, a annoncé sur son site officiel que le pays avait été invité à devenir membre de la Banque de développement du groupe de BRICS.

Selon SYRIZA, le premier ministre grec Alexis Tsipras a manifesté son intérêt pour la proposition et promis de l’étudier en détail. Les 18-20 juin prochain, M.Tsipras prendra part au Forum économique international de Saint-Pétersbourg lors duquel il aura l’occasion d’en discuter avec les leaders des pays des BRICS.

La Banque de développement des BRICS, ou la Nouvelle banque de développement, est une banque internationale de développement dont la création a été proposée par les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) comme alternative à la Banque mondiale existante et au Fonds monétaire international.

La Banque a notamment pour l’objectif de favoriser une plus grande coopération financière et de développement entre les pays émergents.

Source : Sputnik

3 commentaires

  • samlours94

    Ils ont beau jeu de pousser à l’organisation d’un référendum avec des questions à la con. Car ils savent pertinemment qu’en l’état actuel de lobotomisation du peuple Grec, il ne saurait être question pour lui de sortie de l’€ ou de l’UE.
    Le peuple Grec n’est pas vraiment au fait de ce qui se passe vraiment et Syriza n’est qu’un leurre destiné à faire croire aux gens (de toute cette dictature de l’UE) que les choses sont ainsi faites qu’il est impossible d’en changer.
    Nous sommes bien au delà de ce qui se passait dans les voeux du tristement célèbre moustachu autrichien d’il y a 75 ans car aujourd’hui, le IVe Reich voulut par les USA et consort nous tombe sur la gueule…
    Comment vont régair les peuples ? Car il n’y a pas d’armée des peuples, les unités militaires des pays étant sous les ordres de la finance…
    Nous vivons une époque remarquable, en ce sens que nous sommes devant des choix collectifs et individuels qui engagent chacun d’entre nous face à ses propres lâchetés.

  • dstati

    Le gouvernement Syriza ne brisera pas ses lignes rouges .. surtout pour les « beaux yeux » des créanciers, quel intérêt aurait il de le faire? Foutre la pagaille en Grèce et rester esclave à jamais de ce système, voir pire être amené à disparaître?

    La réalité, c’est que les créanciers ne cherche pas un accord ou alors, et même pas encore certain, à de lourde concessions des grecs qui signerait leur arrêt de mort.

    Bref, les grecs devraient s’occuper de leur affaire et mettre de coté ces pseudo-négociations.

  • Je suis nettement moins sûr. Il y a un article qui permet de sortir de cette dictature merdique européenne et j’espère qu’ils vont s’en servir. La France s’imagine en dehors de tout comme avec Tchernobyl quand les retombées ne l’a pas atteint. Pauvres Françcais.