Nouvelle étape dans l’effondrement du système: La BCE entame ses rachats géants de dette publique (entre autres infos économiques…)

L’effondrement étant inévitable, les actualités allant dans ce sens se multiplient, et si certains anticipent le chaos à venir, pour d’autres, cela s’annonce plus compliqué… Alors pour tenter de contrer cela, la réponse de la finance est le « QE », un terme politiquement correct signifiant « quantitative easing », plus connue sous le nom de planche à billets, et qui dit « planche à billets » dit catastrophe au bout de la route!

Pour faire court, un QE ne fait que grossir un problème existant, une bulle qui finira inévitablement par éclater un jour où l’autre, on peut donc apprendre que:

  • Immédiatement après cette annonce du QE par la BCE , l’euro est reparti à la baisse face au dollar. En effet, ces injections de liquidités dans le système financier ont aussi pour effet collatéral de diluer la valeur de la monnaie unique.Un bon moyen donc de faire baisser l’euro face au dollar qui ne vaut plus rien, une nouvelle fois, on prolonge la vie de l’économie zombifiée des USA… (Plus d’infos sur Challenge.fr)
  • Le QE favorise plus l’endettement de l’Etat et le retour des investisseurs sur les actifs à risques. (plus d’infos sur Zonebourse.com)

BqlxrueCAAEJket.png large

Et donc, la BCE va faire tourner à plein régime la planche à billet pour permettre à l’économie de tenir encore un peu:

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir donné le coup d’envoi de ses rachats massifs de dette publique sur les marchés, mesure phare d’un vaste programme destiné à redynamiser l’économie de la zone euro.

« La BCE et les banques centrales de l’Eurosystème ont commencé, comme précédemment annoncé, à mener des rachats dans le cadre du programme de rachat de dettes du secteur public », a indiqué l’institution monétaire de Francfort sur le réseau social Twitter. Contacté par l’AFP, un porte-parole de la Bundesbank a également confirmé que les équipes de la banque centrale allemande étaient « actives sur les marchés depuis 9H25 (8H25 GMT) ».Mandat de la BCE
Le mandat de la BCE lui interdisant de financer directement les Etats de la zone euro, ces rachats sont menés sur le marché secondaire de la dette. Les détails – les titres acquis et le montant des premières transactions – n’étaient en revanche pas connus à ce stade.

1.000 milliards d’euros
Le président de la BCE, l’Italien Mario Draghi, avait annoncé la semaine dernière que le programme démarrerait ce lundi. L’institution monétaire de Francfort a décidé fin janvier de lancer ce vaste programme de rachats de dettes publiques et privées pour plus de 1.000 milliards d’euros d’ici septembre 2016, sur le modèle de la Banque d’Angleterre ou de la Réserve fédérale, afin de relancer la très faible dynamique des prix en zone euro.

« Assouplissement quantitatif »
Cette opération dite « d’assouplissement quantitatif », « QE » selon son acronyme anglo-saxon, sera menée au rythme de 60 milliards d’euros d’achats par mois, dont la grande majorité portera sur des titres de dette publique. Depuis le début d’année, les prix ont reculé sur un an, de 0,6% en janvier et de 0,3% en février.

Source et article complet sur 7sur7.be

Et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, en voici d’autres toutes aussi peu rassurantes:

  • la Chine avec un raz de marée à venir! Les cours de l’or sont fixés depuis plus de 100 ans dans la capitale londonienne par 5 grandes banques dont certaines sont complètement systémiques et en faillite virtuelle: Deutsche Bank, Société Générale, HSBC, Scotia Mocatta et Barclays Capital. Rien que la Deutsche Bank qui est au service de la banque fédérale américaine est dans un état cataclysmique, en 2012, elle avait une exposition de 55.605.039.000.000 euros, soit 55 mille milliards d’euros, rien que cela, et la situation ne s’est pas vraiment améliorée depuis… Et donc, si le cours de l’or est complètement manipulé, c’était sans l’intervention des chinois qui risquent de ne pas accepter de jouer le même jeu:

La Chine va participer à la formation et fixer le prix de référence mondial de l’or fin mars, avec le lancement d’un nouveau système électronique (LBMA) qui remplacera le « fixing » de Londres.

La Chine a effectué un « grand bond » sur le marché mondial de l’or en six mois seulement, après que Shanghai a pour la première fois lancé un défi à Londres le 29 septembre — la capitale anglaise étant le centre où le prix mondial de l’or est fixé depuis plus de cent ans.

Cinq banques, qui constituent le marché interbancaire de Londres, en sont chargées: Deutsche Bank, Société Générale, HSBC, Scotia Mocatta et Barclays Capital. La Chine a tenté de surmonter sa dépendance envers la domination des « Golden Five ». Elle a développé son propre outil de formation du « prix chinois sur le marché de l’or » en attachant les contrats internationaux sur l’or au marché intérieur. L’analyste boursier Sergueï Khestanov y a vu le premier défi de Shanghai aux anciennes règles du jeu appliquées à la Bourse de l’or à Londres:

« La décision du Shanghai Gold Exchange a permis de fixer, en tant qu’indice boursier, le prix formé aux enchères sur le territoire de la Chine. La présence d’un indice boursier indépendant et de la soi-disant cotation reconnue a permis aux enchères en Chine de devenir formellement indépendantes du fixing de l’or de Londres ».

À partir de mars, on attend un élargissement considérable du nombre de participants aux enchères, dont les résultats fixeront le prix mondial de référence de l’or. Apparemment, le Shanghai Gold Exchange en fera partie. Sachant qu’au sein du LBMA qui fixera ce prix, trois banques chinoises sont représentées. Leur fonction dans la fixation du prix n’est pas encore entièrement définie. La présidente du LBMA Ruth Crowell a déjà annoncé que les banques chinoises figureraient également parmi les participants. Et compte tenu du fait que la Chine est le plus grand détenteur mondial de réserves d’or, elle obtiendra de réels mécanismes pour dicter ses règles du jeu sur ce marché, considère l’expert Iakov Berger:

« La politique des prix sera définie en fonction du commerce sur le marché libre. Mais la participation à ce jeu de ces énormes réserves nationales d’or définit, bien sûr, la politique mondiale sur le marché des métaux précieux, le prix mondial de l’or, les institutions et l’organisation du travail dans ce domaine. Shanghai va devenir un centre mondial du commerce de l’or et de devises liées à l’or, au même titre que Londres et New York. C’est une politique délibérée qui va transformer la Chine en centre mondial du commerce de l’or et en centre mondial financier ».

Source et article intégral sur Sputniknews

billboard-announcing-china-yuan-world-currencySource de l’image+explications sur Goldbroker

  • Ce qui va incontestablement aider la Chine dans l’avenir, c’est l’alternative au FMI qui a été créée récemment par les BRICS:

Une nouvelle Banque de développement est destinée à financer les projets d’infrastructure dans les BRICS et les pays en développement. Selon les experts, une nouvelle structure est l’alternative au FMI et à la Banque mondiale qui sont contrôlées par les Etats-Unis et perdent peu à peu leur influence. L’accent dans les activités de la Banque des BRICS sera mis sur les projets qui n’ont pas bénéficié du soutien des fonds internationaux.

Ce sera l’une des plus grandes institutions financières au capital déclaré de 100 milliards de dollars, raconte le vice-ministre russe des finances Serguei Stortchak. Le capital statutaire remboursé de la Nouvelle banque évalué à 10 milliards de dollars sera formé dans l’espace de sept ans. Le capital réuni est réparti proportionnellement entre les cinq fondateurs, l’apport de chacun d’entre eux représente 2 milliards de dollars.

Source et plus d’infos sur Sputniknews

Les institutions créées sous la direction des États-Unis dans les années 40 du siècle dernier ne reflètent plus la réalité et s’effondrent, estime Richard Maybury, chroniqueur américain.

«Les Nations Unies, l’OTAN, le système monétaire de Bretton Woods, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international a été créé en 1940 conformément aux plans approuvés par Washington, » explique Maybury cité par le site Zero Hedge . Mais maintenant, c’est en train de changer. sic…

En ce qui concerne la situation plus ou moins stable du dollar, Maybury explique que cela est dû uniquement à un conservatisme financier datant des années 40 et qui « existe encore dans une large mesure ».

Article complet en anglais sur Russia Today

  • Cerise sur le gâteau, l’état des banques françaises avec les effets levier pour la fin de l’année 2014. Pour les experts, les tableaux sont présentés sur le site Goldbroker, pour les « non initiés », la conclusion est déjà bien assez claire:

Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB de la France (2 157 milliards d’euros).
Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire.

Les banksters du Crédit Agricole (CASA) sont miraculeusement (potentiellement) sauvés par les péquenots des caisses régionales (en attendant de se prendre une bonne claque aux Etats-Unis) ainsi que les mécanos de la Générale et Natixis qui se cache derrière BPCE (dont le patron est renvoyé en correctionnelle). Les banksters de BNP ont été lourdement amendés… aux Etats-Unis.

Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (à savoir un leverage égal à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 10 %), les 8 plus grandes banques des Etats-Unis ont globalement un leverage de 12,9 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 7,75 % proche des exigences de la BRI dans les années 80 (respectivement 12,5 et 8 %) et le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain.

Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire.

Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux.

Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV).
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant.

Article complet sur Goldbroker

 

 

9 commentaires