Varoufakis met en garde l’Europe : « L’euro est fragile, si vous retirez la carte grecque, les autres vont s’effondrer »

Réponse du berger à la bergère du ministre grec des finances, Yanis Varoufakis. Dans une interview à la chaîne italienne RAI, il prévient que le choix du « Grexit » devant lequel les autorités de l’UE placent la Grèce pourrait signifier la fin de la monnaie unique… Le Grexit pourrait en effet être un prélude à une sortie du Portugal puis de l’Italie, dont les taux d’endettements sont devenus insoutenables.

Si la Grèce est contrainte à sortir de la zone euro, d’autres pays suivront inévitablement et le bloc de la monnaie s’effondrera, a déclaré dimanche le ministre grec des finances Yanis Varoufakis.

Le nouveau gouvernement de la Grèce tente de renégocier les remboursements de sa dette et a commencé à faire reculer les politiques d’austérité convenues avec ses créanciers internationaux.

Dans une interview sur la chaîne italienne RAI, Varoufakis a déclaré que les problèmes d’endettement de la Grèce doivent être résolus dans le cadre d’un rejet des politiques d’austérité pour la zone euro dans son ensemble. Il a appelé à un «New Deal» :  programme massif d’investissement financé par la Banque européenne d’investissement.

« L’euro est fragile, construit comme un château de cartes, si vous retirez la carte grecque, les autres vont s’effondrer«  a déclaré Varoufakis selon une transcription de l’entrevue publié par la RAI.

La zone euro est confrontée à un risque de fragmentation et de « dé-construction », sauf si elle est confrontée au fait que la Grèce, et pas seulement la Grèce, est incapable de rembourser sa dette dans les conditions actuelles, a dit Varoufakis.

« Je mets en garde tous ceux qui envisagent stratégiquement d’amputer la Grèce de l’Europe parce que c’est très dangereux«  a-t-il ajouté.

« Qui sera le prochain après nous? Le Portugal? Qu’est-ce qui se passera quand l’Italie découvrira qu’il est impossible de rester à l’intérieur du carcan de l’austérité?« .

 

Source : Okeanews

28 commentaires

  • nomdemon

    Je crois que je vais partir en vacances en Grèce cet été, ce sera ma façon de les remercier et de participer au relèvement de leur économie. Un peu de solidarité ne peut pas nuire par les temps qui courent.

  • sera

    Je crois que les signes ne trompent pas. A mon sens, Tsipras savait dès son succès électoral qu’il rejoindrait le « clan » russe (en tout cas, personnellement, c’est ce que je pense dès le départ).
    Le premier voyage officiel de Tsipras a été pour Chypre ….qui une semaine plus tard ouvre son territoire à 3 bases russes !
    A mon sens, Chypre n’est que le précurseur ….

    Je ne sais pas si on se rend bien contre mais ..3 bases russes dans un état membre de l’UE !!!!!! ???? ….et on tergiverse sur les bases russes en Crimée !!!!

    • suzanna

      Ils laisseront même une base Russe se faire en France si ça leur permet de déclancher la guerre et mettre Poutine dans la position de l’agresseur, car n’oublions pas qu’ils la veulent la guerre mondiale, ils, les grands financiers, comme la première et la deuxième.

  • L’article trouvé sur les crises me parait bien plus objectif et pertinent, en voici un passage :

    « On n’aimerait pas être à la place de Tsipras et de ses ministres : seuls et abandonnés de tous. Mais l’Union européenne se rend-elle bien compte de ce qu’elle est en train de faire ? Il y avait de sérieuses raisons de penser qu’une combinaison minimale de dureté en coulisse et d’amabilité en façade permettrait un faux compromis qui aurait vu de facto Syriza plier sur toute la ligne ou presque – à quelques concessions-babioles dûment montées en épingle. Entre le désir de rester dans l’eurozone, les effets inertiels du recentrage de campagne, le découplage des institutions politiques qui protège un moment les gouvernants, il était probable que Tsipras aurait choisi un mauvais compromis qui gagne du temps et, laisse l’espoir (qui fait vivre) d’une possible amélioration future.

    Mais il y a des degrés dans l’offense auquel, sauf à abdiquer toute dignité, un chef d’Etat peut difficilement consentir. Et tout se passe comme si l’UE était en train de pousser elle-même la Grèce vers la sortie. En s’en lavant les mains naturellement. Mais en ne laissant guère plus d’autre choix au gouvernement grec – passer sous la table ou la renverser, on n’en sort pas… C’est-à-dire, quand les conditions minimales d’estime de soi ne sont plus réunies pour passer dessous, renverser – comme on sait, la position défendue ici de longue date tient que cette Europe n’est pas amendable et que « renverser » est la seule solution offerte à un affranchissement d’avec la camisole libérale.

    Si jamais on en venait à ce point critique, les événements connaitraient un de ces emballements qui font l’histoire. Car tout devrait aller très vite : séparation immédiate de la Banque centrale grecque du Système européen des banques centrales (SEBC), répudiation complète de la dette, instauration d’un contrôle des capitaux, nationalisation-réquisition des banques. Dans une interview à laquelle on n’a probablement pas assez prêté attention, Yanis Varoufakis lâche une phrase qui vaut son pesant de signification : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité » (( « Nous sommes prêtes à mener une vie austère », Le Monde, 25 janvier 2015 )) . Et en effet c’est très différent, radicalement différent même. Entre la vie austère et l’austérité, il y a l’abîme qui sépare une forme de vie pleinement assumée et la soumission à une tyrannie technique. Car il est certain que la sortie de l’euro n’aurait rien d’un dîner de gala. Mais c’est faire de la politique, et au plus haut sens du terme, que de prendre à témoin le peuple et de lui mettre en mains les termes de son choix : nous pourrions bien, en effet, être plus pauvres un moment mais, d’abord, sous une tout autre répartition de l’effort, et surtout en donnant à cette « vie austère » la signification hautement politique d’une restauration de la souveraineté, peut-être même d’un profond changement de modèle socioéconomique. »

    Article complet : http://www.les-crises.fr/syriza-cernee-par-frederic-lordon/

    • baron william baron william

      aticle plus qu interessant de frederic lordon a la suite duquel dans un commentaire se trouve une perle

      un billet sur monti et sa clique expliquant tres simplement que telle une arme dans les mains des capitalistes neoliberaux americains et leurs carpettes de bruxelle l euro leur sert d outil pour depouiller le peuple europeen

      http://www.lalettrevolee.net/m/article-109713727.html

      il me semble evident que l enjeu socio economique du bras de fer troika contre gouvernement grec est tel que cela vaut bien de relayer encore queques articles comme ceux ci

      cela d autant plus que le probleme de surendettement racket du pays par la b c e de frankfort s impose aussi en france tout comme dans chaque nation de l u e de maniere dictatoriale

      • baron william baron william

        quel est l interet de laisser en attente de moderation mes commentaires pendant une duree aussi longue

        2 heures et demi pour celui ci au moins

        aucun a part les faire lire le plus tard possible aux visiteurs du site

        les moutons enrages baillonnent un mouton noir quel bel exemple de liberte d expression

      • voltigeur voltigeur

        La raison est bien simple, comme je ne suis pas un robot, je ne peux
        faire du 24/24h.
        Si tu postes la nuit faut pas être étonné d’attendre!
        On a une vie en dehors du blog, au cas où ça t’aurait échappé!

      • Ha j’allais répondre moi aussi… Hé oui, la nuit on dort, quand aux commentaires du soir, je les valide généralement le soir après mon tour du Web et avant d’aller me coucher, donc ils peut arriver qu’il y ait un peu d’attente….

      • voltigeur voltigeur

        Pfft! de suite les grands mots, censure, bridage de la liberté
        d’expression etc….
        Non seulement tout est gratuit, nous sommes bénévoles,
        mais en plus on devrait être à la disposition 24/24!!
        Encore un égoïste esclavagiste qui s’ignore…..

      • baron william baron william

        ca arrive aussi l apres midi pendant que d autre commentateurs ont leurs messages valides

        ca fait rien ca passe pour ces fois ci

        il est vrai que j etais lourd avec norbert et pepere mais ils meritent une bonne repeinte ces suppots de satan qui viennent faire de la pub sur un site de parole authentique tout ca pour jouer la vizirette a la place de gouda 1er notre bon roi

        j ai une haute estime pour ce que vous faites voltie et benji alors soyez vigilent jsuis loin d etre le premier a affirmer que le pouvoir mediatique est une affaire autrement plus delicate que de cottoyer des bisounours

        amicalement

  • Saskatchewan

    Il a raison, l’euro n’a profité qu’aux bourgeois tandis que la paupérisation a été accentuée dans la classe laborieuse ! Quittons tous cette Europe carpette des USA avant que les laborieux anonymes ne soient relégués au rang de serfs taillables et corvéables à merci !

  • BA

    Lundi 9 février 2015 :

    Cameron a présidé une réunion consacrée à un éventuel « Grexit ».

    Le Premier ministre britannique David Cameron a présidé lundi une réunion avec des responsables du ministère des Finances et de la Banque d’Angleterre consacrée à la marche à suivre en cas de sortie de la Grèce de la zone euro (« Grexit »), a dit une source du ministère.

    Le ministre des Finances George Osborne a dit dimanche que le pays accélérait ses préparatifs à une telle éventualité, notant que le rapport de forces entre la Grèce et la zone euro augmentait les risques pesant sur l’économie britannique.

    « Il s’est agi d’une réunion entre le Premier ministre et des responsables du Trésor et de la Banque centrale. Personne ne dit que cela (la sortie de la Grèce de la zone) va avoir lieu, mais il paraît judicieux d’examiner ce risque. Qui serait facteur d’une réelle instabilité », a dit la source.

    La Bourse d’Athènes chutait de près de 6% vers 11h35 GMT, au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre Alexis Tsipras, qui a réaffirmé vouloir s’affranchir de la « troïka » et en finir avec l’austérité.

    « Une sortie forcée de la Grèce de la zone euro entraînerait la fin de la monnaie unique », a pour sa part affirmé dimanche le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0VJ25620150209