Les Maïs pour l’Afrique du CIMMYT: Mythe ou Réalité?..

Parce que tout est lié, nous devons connaître les manigances de tous bords, pour finir de détruire le peu qui reste de notre Terre… J’ai reçu de Dominique Guillet de Kokopelli, son dernier dossier sur les semences de maïs. C’est effrayant. L’Afrique va être (est  déjà) colonisée par les chimères monsantesques,  sygentesques, et consorts. Ces biocides n’auront de cesse, que d’empoisonner les terres qui nourrissent, depuis toujours les populations locales. Sous couvert d’innovations et de résistance à la sécheresse, ces pauvres paysans africains, vont se retrouver complices bien malgré eux, des manœuvres destructrices de ces géants, qui ne l’oublions pas, ont pris la précaution de mettre bien à l’abri, les semences originales dans le coffre-fort de Svalbart, et autres banques semencières. Je ne saurais trop vous rappeler que, qui contrôle l’argent (les banques) qui contrôle la santé (les labos) qui contrôle les nourriture (les agro-industriels) contrôle le monde. Et nous sommes en plein dedans! Orwell et Huxley avaient bien visualisé, » le meilleur des mondes »… (Bizarre de planter un maïs résistant à la sécheresse, dans un endroit super arrosé, puisque soumis à la mousson deux fois par an….)

Je conçois que la lecture d’un tel dossier puisse s’avérer quelque peu laborieuse et déprimante. Mais c’est la triste réalité qui prévaut actuellement en Afrique. Cet article présente plus de cent dix liens qui renvoient, la plupart du temps, vers les informations communiquées par l’ennemi. Car c’est bien des ennemis de l’Afrique – et de toute l’humanité – qu’il s’agit. Ils ont lancé une guerre inexorable à la Vie et ils iront jusqu’au bout de leur folie meurtrière. 

Img/deesillustration.com

L’idéal du paysage agricole Africain pour le CIMMYT, l’AATF et l’AGRA – et pour leur seconde Révolution Verte –  c’est l’Afrique du sud. Pourquoi l’idéal? Tout simplement parce que Monsanto, Limagrain, Syngenta et Pioneer/DuPont y sévissent depuis très longtemps. Parce que l’ABCD des multinationales alimentaires – Archer Daniels Midland, Bunge, Cargill et Dreyfus – y sévissent depuis tout autant de temps. Parce que le pays est déjà couvert, depuis un demi-siècle, d’hybrides F1 et de chimères génétiques.

Parce que ce pays constitue une très bonne base pour exporter des grains chimériques par centaines de milliers de tonnes vers les pays avoisinants pour les contaminer. Parce que les sols sont brûlés par les intrants chimiques depuis des dizaines d’années, donc infertiles, donc en besoin permanent de fertilisation de synthèse.  Et parce que 50 000 agriculteurs (blancs) – et quelques entités de l’agrobusiness – possèdent déjà 80% des terres agricoles, à savoir 82 millions d’hectares. Le rêve absolu pour les psychopathes des multinationales biocidaires (106).

Au début du 19 ème siècle, les Anglais ont été les témoins de productivités extraordinaires de blé et de riz en Inde (4 tonnes de blé l’hectare dans la région de Allahabad en Uttar Pradesh et plus de 10 tonnes de riz l’hectare dans le Tamil Nadu, par exemple) de par l’extrême sophistication de l’agriculture strictement écologique du sous-continent (107). C’est pour cela qu’au début du 20 ème siècle, l’Empire Anglais voulait faire de l’Inde son grenier à céréales. Et c’est pour cela, bien sûr, que les Occidentaux ont introduit la “Révolution Verte” en Inde dès 1961: pour tout détruire ce qu’ils n’avaient pas pu coloniser à l’extrême.

En ce début de 21 ème siècle, l’Empire Occidental projette de faire du vaste continent Africain (très riche en réserves d’eau) son grenier à grain pour les estomacs des pays riches et son grenier à nécro-carburants pour les réservoirs des véhicules de ces mêmes pays (108) – en détruisant ses populations paysannes, ses sols vivants et sa biodiversité. D’où l’extrême urgence de mettre en place une pléthore de méga-rideaux de fumée pour contrer la prise de conscience sans cesse croissante des peuples eu égard au terrorisme alimentaire répandu sur toute la planète par une poignée de multinationales criminelles et par leur laquais dans les Etats, ONGs et autres pseudopodes institutionnels. 

Si l’on se réfère à la photo (prise fin juillet 2014) et à sa légende en première page de la dernière newsletter DTMA du CIMMYT (septembre 2014), il apparait que l’opération de multiplication de semences de la variété TZH 536, extrêmement résistante à la sécheresse, est réalisée par Suba-Agro à Lyamungo, à 1200 mètres d’altitude sur les pentes du Kilimandjaro et ce, en pleine mousson!! Témoin l’herbe verte et drue croissant en bordure de champ! Lyamungo est connu pour son café Arabica et ses bananes et le climat y est encore plus humide que celui de Moshi, avec deux moussons par an. Est-il normal, sur le plan de la logique agronomique, qu’une variété CIMMYT de maïs F1 extrêmement résistante à la sécheresse soit multipliée pour la semence en pleine mousson sur les pentes du Kilimandjaro? Mais peut-être les agronomes du CIMMYT n’ont-ils jamais entendu parler d’épigénétique? CQFD..

L’objectif déclaré de ce présent article est de tenter de percer l’épais rideau de fumée qui entoure les annonces récentes (septembre 2014) et plus qu’abondamment relayées et commentées – tant par les médias “scientifiques”, telle que la revue Nature (21) et les médias publics (31) que par les médias alternatifs (22) – concernant une panoplie de variétés de maïs nouvellement créées, sous l’égide du CIMMYT, au bénéfice des pauvres paysans Africains, qui seraient prétendument résistantes à la sécheresse et/ou adaptées à un faible apport d’azote. Ces diverses annonces s’appesantissent toutes lourdement sur le fait qu’il s’agirait de méthodes d’obtention et de sélection “conventionnelles” et non point de méthodes dites “transgéniques”.

Une telle campagne publicitaire paraît d’autant plus suspecte que – ainsi que je l’ai analysé dans mon récent article “Les Multinationales des Nécro-technologies à l’assaut des Semenciers Industriels Africains” – le Gang des Quatre (Limagrain, Monsanto, DuPont et Syngenta) est en processus de rachat des principaux semenciers industriels Africains impliqués dans les grandes cultures, dont bien sûr le maïs qui est devenu la culture alimentaire principale en Afrique.

L’investigation n’est pas des plus aisées car les rideaux de fumée sont opaques et multiples, les sites internet ont parfois des liens cassés, les listes officielles sont aléatoires en fonction des années, les dates sont erronées, certaines informations sont mensongères, etc.

Cet article pourrait également s’intituler “Les Maïs pour l’Afrique du CIMMYT: un mythe ou de la dynamite?” car si l’on en croit les déclarations officielles dithyrambiques du CIMMYT (et de ses pseudopodes) quant au programme IMAS, il ne s’agirait de rien de moins qu’une énième révolution verte: à savoir la création de variétés modernes hyper-productives de maïs fonctionnant quasiment sans eau et sans azote! La ruine annoncée de tous les vendeurs de fertilisants de synthèse!

Rappelons tout d’abord que le CIMMYT est l’International Maize and Wheat Improvement Center, le Centre International pour l’Amélioration du Blé et du Maïs. Le CIMMYT est présent et actif en Afrique depuis 1966, à savoir l’année même de sa fondation au Mexique.  Pour ce qui concerne “l’amélioration” du maïs en Afrique, le CIMMYT a mis récemment en place plusieurs programmes:

– l’IMAS (Improved Maize for African Soils ou Maïs Amélioré pour les Sols Africains) (1) est lancé en février 2010. Ses objectifs déclarés sont de développer de nouvelles variétés de maïs adaptées aux sols Africains, et au «peu de fertilisants de synthèse que les paysans sont capables de se procurer»; à savoir des variétés produisant 20% de plus par des méthodes “conventionnelles” en l’espace de 4 années, ou moins, et des variétés produisant de 30% à 50% de plus par des méthodes utilisant des “marqueurs génétiques” en l’espace de 7 à 9 années ou par des méthodes “transgéniques” en l’espace de 10 années. Ces nouvelles variétés sont soit des variétés en pollinisation ouverte, soit des variétés hybrides F1, soit des variétés hybrides F1 chimériques, par le recours à des transgènes développés par Pioneer Hi-Bred (30). Elles sont ensuite confiées, libres de droit, aux semenciers Africains, à savoir sans le paiement de royalties.

– le WEMA (Water Efficient Maize for Africa ou Maïs Économe en Eau pour l’Afrique) est lancé en 2008.  L’objectif déclaré de ce programme est de créer de nouvelles variétés de maïs résistantes à la sécheresse et produisant de 24 à 35% de plus que les variétés couramment disponibles. Ces nouvelles variétés sont obtenues par la sélection conventionnelle, le marquage génétique et la transgenèse. (24) Elles sont ensuite confiées, libres de droit, aux semenciers Africains, à savoir sans le paiement de royalties.

– le DTMA (Drought Tolerant Maize for Africa ou Maïs pour l’Afrique résistant à la sécheresse) est lancé en 2006 par le CIMMYT et l’IITA (International Institute for Tropical Agriculture). L’objectif déclaré de ce programme est de mettre à la disposition des paysans de 13 pays d’Afrique des variétés de maïs résistantes à la sécheresse…….

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Un dossier de Dominique Guillet président de Kokopelli

 

Un commentaire

  • Pelerin

    Bravo Kokopelli que je connais aussi via la fête des simples…eh oui les amis, ces satanés (tiré de satan) multinationale sont véritablement le mal incarné ! l’humanité le paiera cher.