Une éolienne low-cost avec de la récupe, pourquoi pas?

Il faut plus d’écologie, plus de solutions, plus d’idées, et il faut également s’intéresser à tout ce qui pourrait aider si jamais quelque chose arrivait. Bien sur, les solutions existent, mais elles sont trop peu mises en avant, trop peu médiatisées, pour ne pas faire trop de vagues face aux lobbys qui n’ont qu’un seul objectif: le profit!

Parmi ces solutions, il y aurait bien la centrale de la société suisse Rosch, considérée comme étant un grand pas en avant dans le domaine de l’énergie libre, deux soucis néanmoins, cela n’est pas encore commercialisé, et lorsque cette centrale sera disponible, elle le sera à quel prix?

Une autre solution existe pourtant, et elle a fait ses preuves: l’éolienne Piggott, les plans circulant depuis 1970 pour se fabriquer celle-ci soit-même avec des matériaux de récupération. Bien sur, cela ne révolutionnera pas votre consommation électrique: » Une éolienne montée par Tripalium fournit, selon le modèle et la force du vent, entre 500 Wh et 8 KWh par jour« , mais il est toujours possible se passer de quelques matériels et de baisser ainsi sa consommation, et au pire, cela réduira votre facture d’électricité…

énergies vertes écologie environnement

À la fin des années 1970, le hippie Hugh Piggott rédige un manuel pour fabriquer sa propre éolienne. Depuis, une communauté mondiale, représentée par l’association Tripalium en France, améliore et diffuse cette technologie. L’objectif : renforcer l’indépendance énergétique des particuliers.

Dans « How to rebuild our world from scratch  » (comment reconstruire notre monde en partant de rien), l’astrobiologiste Lewis Dartnell s’interroge. Si notre société venait à s’effondrer demain, si nous perdions tout les savoirs et les technologies accumulés depuis des siècles, que transmettre en priorité aux survivants de l’apocalypse ? Quel livre leur mettre dans les mains, pour qu’ils puissent reconstruire une civilisation ?
 

Éolienne low-tech

L’un de ces livres serait peut-être le manuel de Hugh Piggott. Au milieu des années 1970, Hugh fait partie de ces « hippies désireux de revenir à la terre ». Le jeune écossais s’installe sur la presqu’île de Scoraig. Des terres désertiques, balayées par les vents du nord… et coupées du réseau électrique. L’homme se lance alors dans le projet un peu fou de construire sa propre éolienne.

Sans grandes connaissances initiales, il bidouille, doit s’y reprendre à sept fois, mais finit par obtenir une machine bipale fonctionnelle, conçue sur la base d’une dynamo de Jeep. Impressionnés, ses voisins lui demandent alors de leur en fabriquer une. Puis une autre. Puis une autre…

Aujourd’hui, une centaine de hippies vivent – sans se priver de machines à laver – sur l’île de Scoraig, entièrement alimentée par les éoliennes Piggott. Surtout, Hugh a tiré un livre de son expérience, A wind turbine recipe book , pour permettre à qui le veut de construire, lui aussi, son éolienne maison à partir de matériaux rudimentaires. Ce manuel a aujourd’hui fait le tour du monde, trouvant un second souffle grâce à Internet.

 

120 éoliennes Piggot en France

L’« éolienne Piggot » est résolument « low-tech » : utilisation de matériaux de base (bois, acier) et recyclés (comme les roulements de vieilles voitures), fabrication bon marché, bonne durée de vie. On est loin des immenses parcs éoliens qui culminent à 200 mètres de haut en pleine mer. En France, l’association Tripalium organise depuis 2010 des stages d’auto-construction et vend des composants pour montrer sa propre éolienne, à partir des modèles de Piggot. Avec une trentaine de membres actifs, elle revendique 120 éoliennes auto-construites en activité et trente autres en cours de fabrication.

[Vidéo] Reportage de la web-série documentaire Sideways sur Tripalium

À la tête de Tripalium, Jay Hudnall, un Américain originaire de Washington, arrivé en France en 2001. « On fait des stages chez nous, à Valence, où on peut se déplacer chez les gens qui nous hébergent le temps qu’on monte leur éolienne. Chaque stage est unique, raconte Jay. Je me souviens de ce chalet, perdu dans les montagnes du Vercors, sans téléphone ni Internet, ni même eau courante, très loin de tout magasin. On a vécu en autonomie complète pendant une semaine, utilisant un panneau solaire pour faire marcher les outils qui fabriquaient, à partir de matériaux trouvés sur place, les pales de la future éolienne Piggot ! » Prochain étape, sans doute plus confortable, dans un joli château des Yvelines.

« Besoin de personne »

Une éolienne montée par Tripalium fournit, selon le modèle et la force du vent, entre 500 Wh et 8 KWh par jour. Pas de quoi, même au plus fort de son rendement, alimenter un foyer, qui consomme en moyenne autour de 20 KWh par jour. Assez cependant pour faire des économies sur la facture. Mais pour Jay, l’essentiel est ailleurs. « On appuie sur l’interrupteur et l’ampoule s’allume sans qu’on comprenne comment. Nous consommons l’énergie, déconnectés de sa fabrication. Voir comment produire un KWh en construisant son éolienne permet de conscience du caractère précieux de l’électricité. »
Source et article dans son intégralité sur wedemain.fr

Et pour les amateurs d’alternatives au niveau du quotidien, je ne saurais que vous conseiller la lecture de ce petit site très malin dans le domaine: Outils-autonomie.jimdo.com

8 commentaires

  • gnafron

    au sujet du « générateur » de la société Rosch:
    l’énergie récupérée en sortie est-elle supérieure à
    celle injectée dans le système en pompant l’air ?
    il est permis de douter…

    • gnafron

      sur le site de la société, il y a un peu plus de détails:
      en somme, on commence par comprimer de l’air dans un
      réservoir, avec une pompe de 4,2 KW (combien de temps?),
      ensuite on diffuse cet air comme indiqué, et on récolte
      12 KW en sortie…mais pendant combien de temps ?

      • gnafron

        où je veux en venir, c’est que si le compresseur de 4,2KW
        tourne par exemple 3mn et permet ensuite de faire tourner
        le générateur pendant 1mn, au final, on récolte rien…

      • gerard51

        Comprimer puis détendre l’air pour en récupérer l’énergie cela un rendement de 0,7 (0,8 ou un peu plus dans de grosses installations), cela signifie que l’on récupère toujours moins que ce que l’on apporte.
        MAIS, dans le cas d’une éolienne qui produit quand il y a du vent et rien quand il n’y a pas vent c’est à dire une production qui ne correspond pas, loin de là, au besoin, comprimer et détendre de l’air s’avère astucieux, même avec 30% de pertes, car s’il y a du vent et aucun besoin, la nuit par exemple, là vous utilisez l’électricité produite pour comprimer de l’air, et quand vous n’aurez pas de vent et besoin d’électricité, vous ferez l’inverse. C’est donc un moyen de stocker l’énergie.

  • Sabcat

    http://www.aeroseed.com/innovation/eolienne.php
    Eolienne à axe vertical, bien plus productive est en OpenHardware en plus.

  • Bardamu

    La même avec de la récup ( des roues de vélos et des gouttières en plastiques ) :

    http://www.youtube.com/watch?v=Kc_2704jFPE

    Après, tout dépend de ce qu’on entend par productif. Pour recharger régulièrement les accus de son smartphone peut-être mais pour rendre un foyer auto suffisant en énergie, y’a loin.

  • bsly

    Le vent est source de promesses selon moi :)
    Vivement le carrousel de cerfs-volant !

    Les folles sources d’énergie alternatives