Algérie: Bouteflika « vend » son pays et fait dans la langue de bois

Mauvaise, très mauvaise nouvelle pour les algériens, le président Bouteflika autorise l’exploitation de gaz de schiste dans le pays tout en souhaitant que cela se fasse dans le respect de l’environnement. Bien sur, cette information n’est pas nouvelle non plus puisque dès septembre 2013, l’annonce de leur volonté de faire dans le gaz de schiste était faite:

L’Algérie a besoin d’investir 300 milliards de dollars pour pouvoir produire 60 milliards de m3/an de gaz de schiste, a indiqué mercredi à Alger l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft).

Le pays doit mobiliser ce financement sur 50 ans pour arriver à ce niveau élevé de production, selon Alnaft, citée par l’agence APS.

Selon un scénario réalisé par l’Agence, l’Algérie devrait forer 12.000 puits sur cinquante ans à raison de 240 puits par an pour produire 60 milliards de m3/an.

Ce projet nécessiterait un investissement d’environ 300 mds de dollars dont 200 mds dans le forage des puits, selon la même source.

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Mais si l’annonce fut faite dès l’année dernière, le « feu vert » par le président lui-même signifie que l’ultime étape a été franchie pour que les forages ne commencent. C’est clair, le pays a été « vendu » au nom du profit, et surtout au mépris des nombreuses conséquences qu’elles soient environnementales ou sanitaires.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a donné mercredi son feu vert à l’exploitation du gaz de schiste dans son pays, tout en pressant le gouvernement de veiller au respect de l’environnement, a annoncé le Conseil des ministres dans un communiqué.
« Réuni mercredi sous la présidence de chef de l’Etat, le Conseil des ministres a entendu et approuvé une communication du ministre de l’Energie par laquelle il a sollicité l’accord pour l’exploitation des formations argileuses et schisteuses« , indique le communiqué.

M. Bouteflika « a instruit le gouvernement de veiller à ce que la prospection, et plus tard l’exploitation, des hydrocarbures schisteux soient menées en permanence avec le souci de préserver les ressources hydriques et de protéger l’environnement »

Source et fin de l’article (à lire absolument): Rtbf.be

Il n’y a pas de techniques propres ni respectueuses de l’environnement.

L’exploitation du gaz de schiste, qui est emprisonné dans de l’argile compacte et imperméable, permettrait de considérablement augmenter les approvisionnements énergétiques mondiaux. À l’usage, ce combustible aurait en plus moins d’impact sur le climat que le charbon. Cependant, son extraction poserait plusieurs problèmes environnementaux justifiant les contestations.
Les inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste

Des forages profonds de 1.000 à 3.000 m, puis l’injection d’un fluide composé d’eau, de sable et de détergents sous pression (600 bars), sont requis pour fracturer la roche et libérer le gaz. Ces opérations auraient déjà causé des contaminations de nappes phréatiques outre-Atlantique, à la suite notamment de fuites d’hydrocarbures le long des tubages. Par ailleurs, entre 2 et 8 % du combustible extrait seraient relâchés dans l’atmosphère au niveau des puits (toujours aux États-Unis). Or, il se compose majoritairement de méthane (CH4), un gaz à effet de serre considérablement plus puissant que le CO2.

Les installations de surface doivent reposer sur des sols bétonnés ou goudronnés reliés au réseau routier. Un gazoduc est également requis pour évacuer la production. Au total, chaque exploitation occuperait une surface moyenne de 3,6 ha. Or, les gisements de gaz sont relativement petits. Environ 50 puits seraient nécessaires pour produire autant de combustible qu’un seul puits en mer du Nord ! L’exploitation du gaz de schiste pourrait donc provoquer une fragmentation des paysages. Enfin, un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants ! Cette liste d’éléments à charge n’est pas exhaustive.

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Source: Futura-science

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