Les entreprises américaines accélèrent leur retour en Iran

Pathétique et minable! Les américains ont interdit la vente de produits quels qu’ils soient en Iran au nom de l’embargo que EUX ont décidé, ils ont menacé les entreprises françaises de sanctions et sont la cause directe de milliers de chômeurs sur le sol français, et cela pour mieux pouvoir s’imposer dans ce pays qui au final, n’est qu’un filon pour faire toujours plus de fric! Et la grande majorité ne dit mot, limite trouvant de tels coups bas normaux. Mais personne ne va dire à un moment ou à un autre à ces pseudo-gendarmes de la planète « vous nous emmerdez » ? Ils décident, imposent, espionnent à tout va, contrôlent et manipulent, magouillent, et j’en passe, et le silence continue d’être fait en vue du traité transatlantique! Au bout d’un moment, il faut arrêter de prendre des pincettes et dire les choses telles quelles le sont!

France Usa Iran

Anticipant la levée des sanctions, Chrysler, Cisco ou Boeing préparent le terrain pour remporter des contrats.

Alors que les négociations politiques entre les Occidentaux et l’Iran avancent, les sociétés outre-Atlantique multiplient les contacts auprès de Téhéran.

Dans le secteur automobile, le groupe Chrysler a transmis à la présidence iranienne une offre d’investissements sur ce vaste marché de 75 millions de consommateurs, affirme au Figaro un homme d’affaires à Téhéran. La proposition, faite début mars, a été transmise par le canal diplomatique, c’est-à-dire avec l’aval de l’Administration américaine.

Officiellement, Washington multiplie pourtant les appels aux entreprises étrangères à ne pas se précipiter en Iran, tant qu’un accord sur la neutralisation de la menace nucléaire n’aura pas été trouvé.

Le géant de l’informatique Cisco Systems, de son côté, a lancé des demandes de licence d’exportation de ses équipements auprès du Trésor, s’engouffrant ainsi dans la brèche ouverte par Barack Obama qui encourage le développement d’Internet en Iran pour renforcer la démocratie.

Fin février, selon une autre source occidentale à Téhéran, une dizaine de présidents d’universités américaines ont fait le tour des meilleurs établissements iraniens, comme l’université Sharif de Téhéran. Outre une rencontre avec le ministre de l’Éducation et Mohammad Nahavandian, le conseiller économique du président Hassan Rohani, la délégation américaine a été reçue par Mohammadi Golpayegani, le directeur de cabinet du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, numéro un du régime et porte-drapeau du très vif sentiment antiaméricain. «Qui plus est, les Américains ont été reçus au bureau du Guide, tout un symbole!» constate notre source. Conséquence de cette visite: trois semaines plus tard, pour Norouz, le Nouvel An iranien, l’Administration américaine levait les restrictions à la formation des étudiants iraniens dans les universités outre-Atlantique.

Principal architecte de l’ouverture économique vers les États-Unis, où il vécut de nombreuses années, M. Nahavandian pousse à la création d’une chambre de commerce américano-iranienne à Téhéran, qui devrait être dirigée par un ancien professeur d’université d’origine iranienne.

Dans leur approche du marché iranien, les entreprises américaines ont l’avantage de pouvoir recourir à une diaspora iranienne bien éduquée, dont de nombreux membres font des allers-retours pour le compte de sociétés outre-Atlantique.

Après General Motors dès l’été dernier, les majors pétrolières et Boeing sont eux aussi dans les starting-blocks. Conformément à l’accord intérimaire signé fin novembre entre Occidentaux et Iraniens sur le nucléaire, Boeing vient d’être autorisé à livrer des pièces détachées à Iran Air, dont la flotte est plus que vieillissante. En cas d’accord, les géants américains sont bien placés pour remporter la part du lion dans les secteurs de l’aéronautique, du pétrole et des centrales thermiques que Téhéran veut construire…

En attendant la levée des sanctions, Téhéran se contenterait de récupérer une grande partie des quelque 80 milliards de dollars gelés en Asie, ce qui lui permettrait de relancer une économie à bout de souffle et de financer certains des contrats en cours de négociation avec les États-Unis…

Le Figaro

Relire : Comment General Motors veut empêcher Peugeot et Renault de revenir en Iran

La levée de l’embargo ravive l’appétit des constructeurs français. Ce qui déplaît fort aux Américains qui font tout pour leur mettre des bâtons dans les roues…

C’est donc contraints et forcés par les Américains que les deux Français se sont retirés. Peugeot, dès mars 2012, au moment où le groupe passait un accord avec General Motors (GM), qui prenait 7 % de son capital. Une condition posée par GM, acceptée par le patron de Peugeot Citroën, Philippe Varin.

D’un coup, le français a perdu 458 000 voitures, des milliers d’emplois et des centaines de millions d’euros de résultat. Avec des 206 et des 405 livrées en pièces détachées à partir du centre de Vesoul, l’Iran était le deuxième marché de Peugeot, après la France.

Le gâchis est considérable, au moment où l’on apprend que GM, sans doute peu confiant dans le redressement de PSA et en tous cas peu désireux de cohabiter au capital avec le chinois Dongfeng, annonce la revente de sa participation de 7%, avec une moins-value. Au point que certains se demandent s’il n’y aurait pas eu manipulation.

La détermination des Américains a été totale. Renault, lui, est parti un an plus tard, après que Carlos Ghosn eut été menacé de sanctions sur Nissan aux Etats-Unis. Alors qu’il vendait, en 2012, 100.000 voitures (Mégane, Logan), le groupe a provisionné 512 millions d’euros pour cette perte…..

Source: Fdesouche

 

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