Le modéré Rohani remporte la présidentielle iranienne

Il a été élu, un président religieux « modéré » vainqueur face à un président en costume classique. A surveiller de très près car beaucoup de choses peuvent encore bouger suite à une telle élection, notamment au niveau diplomatique avec des pays comme les USA ou Israël qui avaient  l’ancien président dans le viseur. Chacun de ses geste sera étudié pour savoir exactement pour QUI il roule réellement, attendons-nous à des surprises dans les jours qui viennent…

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MISE À JOUR Le modéré Hassan Rohani a remporté l’élection présidentielle iranienne, mettant un terme à huit années de pouvoir exécutif conservateur, a annoncé samedi le ministre iranien de l’Intérieur. Le nouveau président iranien est un religieux modéré, partisan d’une plus grande souplesse vis-à-vis de l’Occident pour mettre fin aux sanctions ayant plongé son pays dans une grave crise économique. Son élection surprise permettra de grandes avancées, espèrent les experts.

M. Rohani, soutenu par les camps modéré et réformateur, a obtenu 50,68% des voix au premier tour du scrutin disputé vendredi face à cinq candidats conservateurs, a précisé le ministre, citant des résultats définitifs.

Très grande modération
Alors qu’il n’avait au départ que peu de chances d’être en tête de la présidentielle, il a été élu samedi dès le premier tour, bénéficiant de la division du camp conservateur et du retrait du seul autre candidat réformateur, Mohammad Reza Aref.

Agé de 64 ans, Hassan Rohani, connu pour la très grande modération de son discours, est un proche de l’ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani (modéré), qui a appelé -tout comme son successeur Mohammad Khatami (réformateur)- à voter pour lui.

En quelques jours, cette « union sacrée » a mobilisé une grande partie de l’électorat modéré qui voulait boycotter le scrutin après la répression des manifestations ayan

t suivi la présidentielle de 2009.

Cheikh diplomate
M. Rohani a été vice-président du Parlement et chef des négociateurs nucléaires entre 2003 et 2005. C’est à cette période qu’il a gagné son surnom de « cheikh diplomate ».

En 2003, lors de négociations avec Paris, Londres et Berlin, il avait accepté la suspension de l’enrichissement d’uranium par l’Iran et l’application du protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP), permettant des inspections inopinées des installations nucléaires iraniennes.

Cette décision lui avait fait gagner le respect des Occidentaux, mais les conservateurs l’ont accusé d’avoir été « sous le charme de la cravate et de l’eau de toilette de Jack Straw », alors ministre britannique des Affaires étrangères.

Détracteur d’Ahmadinejad
Durant la campagne électorale, M. Rohani a répété qu’il était partisan d’une plus grande souplesse pour mettre fin aux sanctions occidentales liées au programme nucléaire controversé de l’Iran.

Détracteur de son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad, à qui il a reproché de s’attirer inutilement l’hostilité de la communauté internationale, ce sexagénaire a choisi pour symbole une clé, qui ouvre selon lui la porte des solutions aux problèmes du pays.

« Mon gouvernement ne sera pas un gouvernement de compromis et de reddition (en matière nucléaire) mais nous ne serons pas non plus aventuriers », a-t-il affirmé, se disant « dans la continuité de Rafsandjani et Khatami ».

M. Rohani n’a pas non plus écarté – « même si cela sera difficile » selon lui – des discussions directes avec les Etats-Unis, ennemi historique de la République islamique, pour régler la crise nucléaire.

L’ayatollah toujours chef à bord
Cependant, selon la Constitution, les capacités d’action du président sont limitées sur les dossiers stratégiques, tel le nucléaire, au profit du guide suprême.

Religieux de rang de hodjatolislam (signe de l’islam), M. Rohani porte un turban blanc et une barbe grisonnante toujours très soignée.

Fervent soutien du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeini, avant même la révolution de 1979, M. Rohani a un long passé de responsable politique.

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Et on va se faire une petite revue de presse avec différents articles publiés sur le sujet, afin que vous puissiez voir un peu les thème abordés:

Le religieux modéré Hassan Rohani a remporté samedi l’élection présidentielle iranienne. L’opposition syrienne l’appelle à revoir la position de l’Iran, qui soutient le régime de Bachar al-Assad. Londres espère qu’il « mettra le pays sur un nouveau chemin ».

Qui est Hassan Rohani, le nouveau président iranien? Le modéré Hassan Rohani a remporté samedi l’élection présidentielle iranienne dès le premier tour. Seul prétendant à avoir évoqué les droits de l’homme, il prône un rapprochement avec l’Occident sur le dossier du nucléaire.

Le nouveau président iranien s’est adressé à la communauté internationale peu après sa victoire pour demander aux pays occidentaux de « reconnaître les droits » de l’Iran. C’est la condition pour que son pays donne « une réponse appropriée » sur le nucléaire.

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