Moody’s confirme la note de l’Italie malgré la crise politique

Pour l’instant, l’Italie applique calmement les conseils qui lui sont donnés, le président qui avait mis en place un ex-Goldman Sachs au poste de premier ministre commence un second mandat, pas deraison d’une dégringolade non plus…

L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a confirmé vendredi la note accordée à la dette de l’Italie, malgré sa crise politique persistante, en relevant que le pays arrivait à dégager un excédent de ses comptes publics avant remboursement de sa dette.

La note de l’Italie reste fixée à Baa2, deux crans au dessus d’une note spéculative. Mais l’agence se réserve la possibilité de l’abaisser à moyen terme, puisque sa perspective d’évolution reste négative.

Une autre grande agence notation, Fitch Ratings, avait abaissé début mars la note du pays à BBB+, mais même ainsi dégradée, sa note restait d’un cran supérieure à celle que vient de confirmer Moody’s.

A l’appui de sa décision, Moody’s mentionne la faiblesse actuelle des taux d’intérêt qui donne du temps au gouvernement pour mettre en oeuvre des réformes et permettre à la croissance de repartir. En outre, note-t-elle, le pays dégage un excédent primaire (avant remboursement de sa dette) de ses comptes publics, qui laisse espérer que le fardeau de la dette restera gérable, en dépit des médiocres perspectives de croissance de l’économie italienne.

Parmi les facteurs pesant sur la note du pays, Moody’s relève la faiblesse des perspectives de rebond de son économie, du fait de l’atonie de la demande, mais aussi de sa lenteur à améliorer sa compétitivité en matière de coûts du travail comparé à d’autres pays périphériques de la zone euro.

Moody’s s’inquiète aussi de la situation du système bancaire italien, caractérisé par une faible rentabilité, une dégradation de la qualité de ses actifs et des difficultés à se refinancer sur les marchés. Cette situation augmente indirectement les coûts de financement des PME, note-t-elle.

L’agence voit aussi un risque dans la situation politique du pays, qui pourrait faire perdre au pays la confiance des investisseurs.

Source: Agence de presse