Monsanto et Microsoft même combat ! Brevets et crétinisation….

Je vous explique?? non pas la peine, vous savez déjà qui sont ces massacreurs, empoisonneurs, exploiteurs qui dictent leurs propres lois à nos « zélites complaisantes et serviles » et qui  blanchissent leur image, via des associations humanitaires….Faites passer le message, il y a encore beaucoup trop de moutons qui sont et restent, volontairement ou non dans l’ignorance. A propos d’Avaaz! vous savez qu’ils n’ont pas bonne réputation, certaines infos sont critiques à leur sujet, vraies ou fausses?? … c’est vous qui voyez…

Ce 10 avril 2013, je reçois un message d’AVAAZ pour une pétition contre ce qu’on pourrait appeler la brevetisation galopante du monde alimentaire.

Voici ce que dit AVAAZ: « Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de « posséder » ce qui nous appartient — notre alimentation! Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d’être poursuivis en justice… à elle seule, Monsanto détient 36% des tomates, 32% des poivrons et 49% des choux-fleurs, sur les variétés enregistrées à l’UE. »

Cela porte à penser que Monsanto et d’autres entreprises biotech s’inspirent des méthodes utilisées par les partisans des logiciels fermés. Depuis trois décénnies, Microsoft s’est fait le champion des logiciels fermés et brevetés. Son immense réussite capitaliste vient d’avoir imposé l’usage de ses logiciels fermés à force de marketing et de lobbying.

Microsoft est maintenant rattrapé par Apple qui va même plus loin en associant logiciel fermé et matériel fermé. Google quant à lui, mise sur des logiciels ouverts, comme Android, … tout en gardant secret le coeur du fonctionnement logiciel de ses fameux outils de recherches.

Les logiciels fermés et brevetés sont soutenus par les entreprises privées et par les pouvoirs publics quand ils achètent, pour leurs besoins propres, des tonnes d’ordinateurs vendus avec des licences de logiciels fermés et brevetés, au lieu d’acquérir gratuitement des systèmes ouverts comme UBUNTU (qui inclut LINUX, LibreOffice, Firefox et bien d’autres logiciels parfaitement fiables, performants, solides et honnêtes).

On peut craindre que les pouvoirs publics soutiennent les brevets alimentaires, étant donné les mauvaises habitudes de pensées prises à cause des brevets logiciels.

Microsoft et Apple ont des allures de sectes avec leur gourou qui se veulent omnipotents et entretiennent l’obscurité et la servilité. Certes, Monsanto n’a pas (encore) de gourou. Mais les brevets alimentaires pourraient bien paraitre glorieux à ceux qui supportent ou idolâtrent les brevets logiciels.

La brevetisation galopante fait partie d’un système commercial basé sur une crétinisation galopante. C’est en quelque sorte une culture de sectes (au service du profit) qui est en train de se développer à propos des brevets crétinisants.

Sans parler des publicités avalées sans broncher par des débiles fiers de le rester, c’est prendre les gens pour des idiots que de claironner que les brevets favorisent l’innovation. Un brevet est là pour empêcher des améliorations ou pour les empêcher sans rétributions financières. Les brevets bloquent ou freinent la diffusion et l’évolution du savoir, y compris les innovations.

En matière alimentaire, une question subsidiaire est de savoir si les innovations biotechnologiques sont bien nécessaires ? La nature a toujours été infiniment assez riche pour nous fournir des aliments hyper variés. A l’heure actuelle, au lieu de se laisser berner par la quête capitaliste aux innovations mortifères, mieux vaut se battre pour protéger la nature et sa diversité.

La brevetisation du savoir est une menace qui, avec Monsanto et autres entreprises similaires, franchit une étape bien plus irréversible qu’en ce qui concerne les logiciels fermés. Autant il est facile de passer d’un système Microsoft à un système Ubuntu (pour un particulier bien informé, cela peut se décider et se faire du jour au lendemain), autant il peut être impossible de distinguer une tomate transgénique et brevetée d’une naturelle et libre. Le produit transgénique peut se croiser avec le produit naturel qui risque d’être éradiqué.

Moralité: il devient urgent de réagir d’abord en propageant et en signant la pétition d’AVAAZ : Monsanto contre mère nature

Ensuite, il reste urgent de (continuer à) manger exclusivement BIO, de promouvoir le BIO (notamment dans les cantines pour enfants) et aussi d’exiger un BIO sans compromis.

 

Un article de Jean-Lucien HARDY, publié par blogs.mediapart.fr et relayé par Jacques pour SOS-planete

C’est inouï, Monsanto & Co. ne lâchent pas l’affaire. Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de « posséder » ce qui nous appartient — notre alimentation! Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d’être poursuivis en justice.

Mais nous pouvons les empêcher d’acheter Mère Nature. Les firmes comme Monsanto profitent des lacunes de la loi européenne: il suffirait donc de combler ces lacunes avant qu’elles ne créent un dangereux précédent au niveau mondial. A ces fins, nous avons besoin que des pays clés comme l’Allemagne, la France et les Pays-Bas — où la contestation monte déjà — appellent à un vote pour stopper les desseins de Monsanto. La communauté d’Avaaz a déjà renversé des votes, et nous pouvons à nouveau y parvenir.

De nombreux agriculteurs et politiciens s’y opposent déjà — ne reste que le pouvoir citoyen pour obtenir de ces pays qu’ils empêchent Monsanto de faire main basse sur notre nourriture. Signez et faites signer vos proches pour lancer le plus grand appel de défense de l’alimentation de l’Histoire.

 

Une pétition de avaaz.org/fr, relayé par Jacques pour  SOS-planete

 

Note de Jacques : faisons cesser ce scandale et signons massivement !

 

 

11 commentaires

  • engel

    Le dépot de brevet est déja une arnaque en soi!

    …Sans réelle garanti de nouveauté certifiée par qui que ce soit.

    C’est une base administrative, pour un commerce sur la propriété intellectuelle.
    En aucune façon, il n’est garanti « juste » par un gouvernement(Pour les anciens (SGDG)).

    Alors, seules les tribunaux seront à postiori à même de statuer sur la notion d’invention.
    Caractère de se qui l’on peut qualifié par : Réelle nouveauté à caractère innovant sans antèrorité connue.

    C’est donc bien une fumisterie qui perdure:
    -Où, principalement les mieux « judiciarisés » gagnent.
    – Instrument par excellence de pression du puissant(riche!).

    Là aussi, triste victoire du capitalisme financier sur le capitalisme industriel.
    L’industriel est pourtant le seul à enrichir nations, travailleurs, et honnêtes citoyens.

    Mais non!
    Pour cause de justice déficiente(pour rester politiquement très correct), seul le capitalisme financier propère, détruisant tout sur son passage.

    L’étape ultime : Se prévaloir d’un statut supérieur aux juges.
    A l’instar de Monsento, décreté par Obama, au dessus de la justice (dictature?)imperiale americaine…American dream, and Coe.

    • voltigeur voltigeur

      Breveter ce qui appartient à toute l’humanité sous le prétexte d’avoir « amélioré »
      l’espèce type, est une ignoble pratique qui a, et qui va ruiner plus d’un agriculteur et pays
      trop confiant dans les performances mensongères de ces monstruosités, sorties des labos par la
      manipulation indigne du vivant.
      La nature nous a donné à tous de quoi subsister, et depuis que le mensonge perdure,
      on ne compte plus les suicides, et……les affamés.
      Pour des « espèces » sensées éradiquer la faim dans le monde………..ce sont
      des monstres qui ont creusés les ventres et les tombes, leur seule utilité c’est
      d’engraisser le compte en banque de ces entités et de leurs actionnaires.
      En allant plus loin, quand ils auront le monopole de la nourriture, de la santé,
      et de l’argent (c’est presque fait non?)…..Ils nous revendront à prix d’or, leur chimères transgéniques.
      Et nous œuvrons tous pour qu’ils arrivent à leur fin (faim) en ne voyant pas la
      perversité qui les anime.

    • walter kurtz walter kurtz

      Les juges,les flics ,les militaires(de main avec l’église) sont ceux qui font que les politiciens et banksters soient au pouvoir….
      Toutes ces castes s’appuient mutuellement pour ne pas perdre le peu de pouvoir qu’ils ont en réalité.Encore une fois il n’y a pas de bourreaux sans victimes,et sans leurs « avantages » ils ne sont personnes pour eux mêmes ,ce qui viendrait à dire que pour eux le retour à la « base » est impossible.Et cela est nié la nature.De plus certains des membres de ces castes ne sont même pas conscient de ce qu’ils font.En étant tout le temps a pensé à leurs « avantages », un rideau de fumée se déroule devant eux,qui fait incertain le retour à des valeurs humaines et non pas de transhumanisme imposé par l’oligarchie.
      Et des personnes voulant vivre comme cette caste,sont prêt à se priver de manger (dans leurs langage et j’ai eu du mal à trouver le mot « sacrifice »;j’ai fait un sacrifice pour m’acheter ce telephone dernier cri ne me le casse pas s.v.p) ,pour pouvoir payer le prix des produits avec brevet parce que tout le monde en a.Comme manger bio,ça me fait marrer quant je vais dans un grand magasin bio près de chez moi,tout le temps plein,j’attends qu’il y ait une longue file d’attente à la caisse.Quant c’est mon tour je déballe mon petit discours devant tout le monde sans peur ni reproche.Je lui tend un tube de dentifrice pour enfants « bio » mais sur la petite étiquette figure « fluor »,donc pas bio du tout.Et je demande à cette gentille caissière (comme je suis dans le rôle du gentil consommateur mi-citoyen,parce que pas de la caste de l’élite et ça se voit)de m’expliquer le bien fait du produit bio en soit.
      C’est bon pour les dents de mes gosses les résidus industriels de la production d’aluminium avec la bauxite…
      La preuve c’est vendu dans un magasin bio moaaaaaaa…si.
      Tout ça dit sur un ton paternaliste venant d’une femme,tout à fait antinaturel ,pour que j’avale la grosse pilule tout en dépensant mon argent de prolo. »Mais non madame ce n’est pas du fluorophosphate de calcium qu’il y a de dans,c’est un produit qui ne reste pas sur l’émaille de vos dents,il est utilisé dans un projet à long terme sur votre santé ,pour vous nuire ».Et je ne dis que ça,pour rechercher l’effet traumatique chez les personnes qui m’entourent.Peut-être deviendraient-ils conscients ?
      Et n’oublions pas qu’il est plus facile d’appartenir a une société élitiste eugénique si l’on partage les frais….

  • Jissaoui

    A propos d’AVAZZ, écrit par Dominique Guillet de Kokopelli

    Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri

    L’Association Kokopelli a décidé de présenter “ Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri ”, – un article d’investigation concernant l’organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre – car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n’avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.

    Par la même occasion, nous dénonçons tout autant l’opacité de l’organisation Change.org qui, elle aussi, a mis en ligne une pétition concernant Kokopelli sans notre accord (2). Ces sites pétitionnaires sont une gigantesque farce : Dominique Guillet, en utilisant une fausse adresse e-mail et un pseudonyme, a lancé une parodie de pétition adressée au directeur de Change.org pour demander que la pétition pour sauver Kokopelli soit supprimée ! (3) Cela prouve amplement le niveau de non-sécurisation de Change.org – une organisation basée à San Francisco, employant plus de 100 salariés et mettant en ligne 500 nouvelles pétitions tous les jours. La première question fondamentale que l’on doive se poser : quels sont les gentils financiers qui rémunèrent plus de 100 salariés chez Change.org ? L’un de ces gentils financiers est l’incontournable milliardaire prédateur George Soros, évoqué dans l’article de Dominique sur Avaaz, car Change.org fait partie de Media Consortium, un pseudopode de l’empire Soros. Change.org et Avaaz partagent de la même opacité quant à leurs finalités intrinsèques ; d’ailleurs, Ben Wikler, le directeur de campagne d’Avaaz vient de devenir le vice-président et directeur exécutif de Change.org.

    Quel est l’objectif réel de toutes ces pétitions – prétendument destinées à sauver Kokopelli – dont le premier effet collatéral est de semer le doute, dans le public, quant à notre capacité de continuer notre travail de libération des semences et d’exister ?

    Nous remercions tous les amis de Kokopelli de faire circuler ce présent communiqué.
    (1)http://www.avaaz.org/fr/petition/Que_la_justice_revienne_sur_la_decision_prise_contre_Kokopelli
    (2)http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-condamnation-de-kokopelli
    (3)http://www.change.org/fr/petitions/ben-ratray-et-les-responsables-de-change-org-faites-stopper-la-petition-concernant-l-association-kokopelli
    (4)http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012

    L’organisation Change.org nous a demandé de publier un droit de réponse. Nous ne souhaitons pas encombrer notre site avec une telle littérature et nous renvoyons les personnes intéressées à l’intégralité de ce droit de réponse publié dans les commentaires du site Wikistrike. (1) Ce n’est pas le propos de Kokopelli d’analyser le système de fonctionnement de cette organisation et nous allons nous en tenir, pour le moment, aux affirmations des dirigeants de la branche française selon lesquels toute cette masse salariale est prise en charge par “la publicité sous forme de pétitions sponsorisées, semblables aux vidéos sponsorisées sur YouTube, aux liens sponsorisés sur Google ou aux tweets sponsorisés sur Twitter”.

    Quant à l’affirmation du directeur de campagne de Change.org/France selon laquelle « notre activité, c’est le bien social », nous tenons à informer tous les militants et activistes qu’en date du 25 octobre 2012, le périodique en ligne Huffington Post (2) a publié un très long article, sous la plume de Ryan Grim, stipulant que des documents internes, et strictement confidentiels, ont été « libérés » par un salarié de Change.org – qui a été subséquemment et très rapidement remercié par l’organisation. Selon ces documents, Change.org modifie totalement sa politique d’entreprise à compter du 24 octobre 2012 et cette modification drastique ne doit être connue ni du grand public ni de la presse. Il est précisé par exemple que « Nous n’avons pas prévu de prendre des mesures afin d’informer les utilisateurs quant à notre nouvelle conception/mission/vision ou quant à nos nouvelles orientations de publicités ». Dans l’un des documents consacrés à des questions/réponses types, on peut lire le passage suivant : « Question : qu’en est-il de toute publicité visant à promouvoir des campagnes contre l’avortement, pour l’armement des citoyens ou pour la déstabilisation des syndicats ? / Réponse : nous sommes ouverts à toute organisation représentant tous les points de vue y compris ces points de vue avec lesquels nous sommes personnellement (et fortement) en désaccord ». Sans commentaires. Nous renvoyons les intéressés anglophones à l’article fort bien documenté de Ryan Grim.

    La question fondamentale peut donc encore se poser – pour tous ceux qui persistent à croire que de gentillettes pétitions puissent nous aider à neutraliser les prédateurs psychopathes : Change/org au service de quel bien social ?

    Dominique Guillet.

  • Jissaoui

    A propos de la brevetabilité du vivant, écrit par Jean-Pierre Berlan, ex-Directeur de Recherche Inra:

    La Directive Européenne 98/44 au Service des Sciences de la Mort

    Regardons autour de nous : les jardins communautaires se multiplient, des agriculteurs passent en bio, des festivals “décroissants”, de permaculture ont lieu un peu partout, les jeunes veulent faire pousser leur propre nourriture… et les pelouses sont retournées ! La révolution douce est en marche.

    Il s’agit de la Directive Européenne 98/44 dite de “Brevetabilité des inventions biotechnologiques”.

    En 1995, les industriels des Sciences de la Vie – les Fabricants de pesticides, herbicides, insecticides, fongicides, nématicides et généralement de tout ce qui tue – ont adressé à la Commission Européenne la pétition confidentielle suivante :

    « Messieurs les Commissaires…

    Nous, industriels des Sciences de la Vie, subissons l’intolérable concurrence libre et non faussée d’un rival étranger placé, à ce qu’il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la reproduction et la multiplication des plantes, qu’il en inonde notre marché à un prix fabuleusement réduit ; car, aussitôt qu’il le montre, nos ventes cessent, tous les consommateurs s’adressent à lui, et notre industrie dont les ramifications sont innombrables est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n’est autre que la Vie, nous fait une guerre acharnée…

    Nous demandons qu’il vous plaise de faire une directive qui interdise toute reproduction par semences, graines, boutures, stolons, marcottes, bulbes, bulbilles, caïeux, germes, greffes, rejets, griffes, drageons, rhizomes, tubercules, propagules, méristèmes, fragments, en un mot, par tous les moyens par lesquels la Vie se reproduit, se multiplie et évolue gratuitement pour le bien de l’Humanité et de la Terre et au préjudice des industries mortifères dont nous nous flattons d’avoir doté le monde, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd’hui à une lutte si inégale.

    … Et d’abord, si vous fermez autant que possible tout accès à la gratuité de la vie, si vous créez ainsi le besoin de reproduction marchande, quelle est en Europe l’industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée? »

    À la suite de cette pétition, la Commission européenne prend sous la dictée du complexe génético-industriel la directive de “brevetabilité des inventions biotechnologiques”. En 1995, le Parlement Européen la rejette. En juillet 1997, le complexe prépare bien son affaire : le jour du débat, des handicapés vêtus de maillots portant l’inscription “Patents for life” (“Brevets pour la vie”) accueillent les députés européens dans l’enceinte du Parlement de Strasbourg. Au même moment, à 12 000 kilomètres de là, ces philanthropes de la Vie, font un procès à l’Afrique du Sud pour l’empêcher de produire ou d’importer le médicament générique antisida 100 fois moins cher que leur molécule AZT brevetée, condamnant ainsi des centaines de milliers de malades à mort. En 1998, le texte de la Commission à peine amendé est finalement voté. C’est la criminelle directive 98/44 “de brevetabilité des inventions biotechnologiques” dont voici trois extraits.

    Article 4

    Ne sont pas brevetables :
    Les variétés végétales et les races animales,
    les procédés essentiellement biologiques pour l’obtention de végétaux ou d’animaux.
    Les inventions portant sur des végétaux ou des animaux dont l’application n’est pas techniquement limitée à une variété végétale ou à une race animale sont brevetables. Commentaire : un clone – les copies (“homogènes et stables” comme la loi le requiert) d’un modèle de plante déposé auprès des instances officielles — extrait d’une variété paysanne contenant plusieurs dizaines de milliers de gènes est brevetable s’il inclut un seul transgène.

    Article 5

    Le corps humain, aux différents stades de sa constitution et de son développement, ainsi que la simple découverte d’un de ses éléments, y compris la séquence ou la séquence partielle d’un gène ne peuvent constituer des inventions brevetables.
    Un élément isolé du corps humain ou autrement produit par un procédé technique, y compris la séquence ou la séquence partielle d’un gène, peut constituer une invention brevetable, même si la structure de cet élément est identique à celle d’un élément naturel. Commentaire : La clause « même si la structure… » abolit la distinction fondatrice du droit de brevet entre invention et découverte et ruine l’alinéa 1.

    Article 8

    La protection conférée par un brevet relatif à une matière biologique dotée, du fait de l’invention, de propriétés déterminées s’étend à toute matière biologique obtenue à partir de cette matière biologique par reproduction ou multiplication sous forme identique ou différenciée et dotée de ces mêmes propriétés.
    La protection conférée par un brevet relatif à un procédé permettant de produire une matière biologique dotée, du fait de l’invention, de propriétés déterminées s’étend à la matière biologique directement obtenue par ce procédé et à toute autre matière biologique obtenue, à partir de la matière biologique directement obtenue, par reproduction ou multiplication sous forme identique ou différenciée et dotée de ces mêmes propriétés. Commentaire : Les pommes d’un pommier breveté par Monsanto appartiennent à Monsanto qui est, selon le même principe, propriétaire ad vitam aeternam des plantes brevetées qui repoussent spontanément dans le champ du paysan, ou dans le champ d’un voisin. Elle fait de tout paysan pollué par un clone transgénique de Monsanto ou de ses concurrents/alliés un pirate.

    • Lionel

      Jissaoui tes interventions sont top, il faut ajouter à propos d’Avaaz que D. Guillet développe ses arguments dans un article sur sont blog :
      « Je découvre aujourd’hui même un réseau dénommé Avaaz [14]. Non, ce n’est pas une agence de voyage, c’est une ONG créée par Ricken Patel [15] (qui fut consultant pour ONU, Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates…) qui «organise la plus grande mobilisation sur le climat jamais réalisée: une alarme climatique à travers des “flashmobs” coordonnées partout sur la planète.» Le système fonctionne sous forme de chaîne et leur message convie à donner des dollars, beaucoup de dollars [16]: «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet: construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers». Sans commentaires, 150 000 dollars pour créer un blog (de luxe) et une carte du monde. Un blog à gogos, s’entend. Avaaz se félicite de ce qu’Al Gore ait déclaré «Avaaz est une source d’inspiration et a déjà changé beaucoup de choses.» Tout ce petit monde se renforce mutuellement ses territoires de gratification. Cela ne mange pas de carbone. Avaaz organise des marches virtuelles avec des pancartes virtuelles sur la toile virtuelle. (Le lobbying est-il virtuel aussi?) Quelle bonne idée, cela économise du carbone. Il est vrai que les technologies de la virtualité “carbone zéro” ont bien amélioré les conditions de travail de nombreuses ONGs dans certaines parties du monde: les logiciels de mise en page, les courriers électroniques et les appareils de photos numériques permettent maintenant de présenter des dossiers virtuels et de générer beaucoup de soutiens financiers, non virtuels. On se gardera, bien évidemment, de généraliser. Cependant, beaucoup d’ONGs ne sont réellement que des organisations parasites lorsqu’elles ne sont pas infiltrées, parasitées, par le ver, pour des objectifs bien précis qui n’ont rien à voir avec le bien-être des peuples.»
      Lien :
      http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html
      Et la réflexion ne sera complète que si on ajoute que les questions OGM sont aujourd’hui caduques et que le problème devient autrement plus inquiétants ( si c’est possible ) avec les projets d’invention de formes de vie à partir de rien !
      Plus de problème de brevetage, il sera automatique puisque sans équivalent terrestre et les conséquences sur la vie sont une totale et absolue inconnue, plus besoin de vivant pour fabriquer du vivant, les logiciels sont chargés d’inventer les êtres qui synthétiseront nos aliments, qui produiront notre énergie, qui dégraderont nos déchets et qui peut-être feront disparaître à tout jamais la vie telle que nous la connaissons. Lisez ce texte de PMO c’est un groupe magistral à la pointe de la contestation de la folie scientiste !
      http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=415
       » Alerte à la biologie de synthèse et aux Aliens de demain ! «