Crise en Grèce : Une militante de Syriza prend à partie BFMTV en direct

Disons-le franchement, la situation se complique, et c’est la catastrophe annoncée. Nous avons déjà Tsipras qui aurait capitulé face à l’UE, mais n’oublions pas ob_851019_15-06-21-fmi-grecel’analyse de Pierre-Yves Rougeyron qui expliquait que Tsipras est conscient de ce qu’il fait, mais qu’il ne veut pas être tenu responsable de l’effondrement de l’euro. Donc, capitulé… c’est une manière de voir les choses. L’euro est sur la selette, et un effondrement est possible, c’est un gros risque à ne surtout pas négliger.

Autre information avec nombre de militants anti-austérité qui ont défilé à Athènes suite à la « capitulation »: « Entre 7 et 8000 personnes (selon la police) ont manifesté ce vendredi dans le centre d’Athènes pour demander que le Premier ministre grec Alexis Tsipras respecte leur vote « non » au référendum en plein débat au Parlement sur les propositions soumises aux créanciers ».

Info importante également: « Le conseiller financier grec Alcimos entame une procédure de justice contre la BCE à la Cour de Justice de l’UE (source zerohedge.com via  Okeanews)

Et enfin, à lire sur le grand soir: « Un insider raconte : comment l’Europe a étranglé la Grèce« : « Quelques jours avant le référendum, un conseiller important du gouvernement grec, au cœur des négociations avec Bruxelles, a reçu Mediapart. Il raconte les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Il détaille surtout la stratégie d’étouffement mise en place méthodiquement par l’Eurogroupe et l’asphyxie financière qui a détruit l’économie grecque. Voici le texte de cet entretien au long cours« .

Ce matin, Anastasia Politi, militante du parti Syriza a accusé la chaîne de faire de « la propagande ».

Les esprits s’échauffent quelques heures après les propositions d’Alexis Tsipras, faites cette nuit pour tenter de sauver la Grèce de la faillite avec un nouveau programmes de réformes. Ce matin sur BFMTV, Nicolas Doze donnait son analyse de la situation. En duplex, Anastasia Politi, militante du parti Syriza. Elle a immédiatement accusé la chaîne de faire de « la propagande« .

« C’est inadmissible, ce sont des mensonges, les médias sont vendus à des intérêts financiers, je crains bien que cela soit le cas avec BFMTV« , a-t-elle lancé en direct. Visé, l’éditorialiste économique présent en plateau qui jugeait quelques minutes plus tôt que le premier ministre grec « avait totalement capitulé« . « Il vient d’obtenir un chèque en blanc de l’Europe ! On va continuer, nous, les financiers de la Grèce, à la financer, pour nous auto-rembourser. On leur donne du pognon pour qu’ils nous remboursent l’ancien (…) Le dossier est complètement piteux et il va rester piteux !« , a-t-il lancé.

« Je n’ai plus envie de vous parler »

« Je vois depuis des mois le dénigrement du gouvernement grec, du peuple grec opéré par tous les médias dont le vôtre, BFMTV. Votre éthique reste la même, je n’ai plus envie de vous parler« , a lancé la militante de Syriza, visiblement très agacée par l’analyse du chroniqueur économique de la matinale.

Christophe Delay lui a alors demandé d’argumenter mais elle a indiqué vouloir réserver ses déclarations après la décision du parlement grec, qui va s’exprimer sur les nouvelles mesures proposées par Alexis Tsipras. « Reparlons ce soir, j’ai entièrement confiance en Alexis Tsipras, je vous donne rendez-vous ce soir !« , a-t-elle conclu. En plateau, Pascale de la Tour du Pin a nié « dénigrer » la Grèce et son peuple. « Pas du tout, on se pose des questions sur la stratégie, on a du mal à comprendre, il n’y a aucun dénigrement de la part de BFMTV« , a-t-elle précisé en plateau avant de passer la parole à Laurent Neumann.

Source+vidéo sur Ozap.com

 

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