Anarchie et décroissance : réflexion globale pour sortir du capitalisme (1)

La situation est telle au niveau planétaire, que pour certains, ce qui prime, ce n’est pas l’information elle-même mais la quête de solutions. Cela va mal, économiquement, socialement, politiquement, géopolitiquement, environnementalement, ainsi que plein d’autres mots finissant en « ement », et tout cela, non seulement nous le savons, mais ce n’est même plus à prouver, il suffit de voir le contenu du blog pour cela. Et pour certains, la solution, du moins, une des solutions se trouve dans l’anarchie, un mot dont le sens n’est plus vraiment connu, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres trop utilisés et déformés par la politique. Et pourtant, peut-être qu’il y a quelque chose à ne pas négliger de ce côté-là…

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Partie 1 : sur les traces d’une anarchie pacifique et universelle ?

Toi qui vient de poser les yeux sur cet article, non, n’abandonne pas. Ne pense pas que l’anarchie est un concept trop vieux, trop dépassé, trop utopiste, trop politique. Donne-lui une chance. Peut-être que tu n’as jamais rien lu de positif sur l’anarchie… C’est l’occasion de voir les choses différemment. Maintenant. Ensemble.

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« No -ism, no schisme » (pas de -isme, pas de schisme)

Communisme, socialisme, capitalisme, libéralisme, nationalisme… Définir une société par un terme clivant, c’est par définition vouloir imposer un système à une société qui n’est pas consentante dans son entièreté.

L’anarchie, elle, se veut dans une évolution constante. Elle refuse d’être enfermée dans un système.

Étymologiquement, « -an » « -archos » signifie « sans hiérarchie » : tous égaux, c’est le principe fondateur de la vraie justice et donc de la liberté. L’anarchie s’arrête là. Sa seule Loi, c’est le refus de la domination. Puis des penseurs en ont produit des dérivés, l’anarchisme libertaire, le syndicalisme libertaire, le communisme libertaire, etc.

Mais les mots sont manipulés. Aujourd’hui, dans la vie de tous les jours, on n’entend plus parler de l’anarchie que dans un seul contexte : « Mais c’est l’anarchiiiie ! » entend-on de la bouche l’élites grassement payées pour venir déformer les mots et les luttes sur les plateaux télé. L’anarchie est devenue synonyme de chaos, de gros bordel, de désordre sans nom.

Mais cette déformation n’est pas la réalité. L’anomie est le mot juste lorsque l’on veut qualifier un état sans ordre, un état de destruction total. L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir : la différence est tout de même notable. Les mots nous manipulent, rappelons-nous.

Lire aussi : Les mots nous manipulent : agissons pour une reconquête des concepts !

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Mais finalement, peut-on aller plus loin dans une définition de l’anarchie ? Je considère que non. L’anarchie étant un ordre intelligent en constante évolution tandis que les mots que j’écris là vont demeurer figés, je vais m’essayer à dessiner, au crayon à papier et tout en légèreté (et de manière ouverte à toutes les remarques), les contours d’une forme éminemment positive et noble de l’anarchie qu’une connaissance a baptisée – suite à un long débat – « l’anarchie romantique ».

Les contours de l’anarchie romantique

L’anarchiste est à la recherche d’un idéal. Idéal dans lequel l’émancipation humaine est la clé. Une société où chaque individu accepté tel qu’il est pense dans une logique collective. Ou le bonheur de chacun et de tous est le seul horizon.

Nous sommes tous faits du même bois. Ou plutôt de la même eau, à 75% environ. Tous. On a tous nos petites différences, nos yeux, notre nez, notre peau, notre taille ou notre poids, mais nos bases sont les mêmes. Notre nature corporelle est la même.

Selon cette nature propre et la nature qui nous entoure, nous avons à faire des choix pour mener notre vie avec décence, avec respect, et mieux, avec conviction.

L’homme seul, animé par des désirs de découverte, d’évolution et de liberté a appris a se servir de son « environnement » pour son propre intérêt, et même parfois à se servir des autres être humains pour son propre intérêt. Parce qu’il est intelligent, il a parfois compris que l’entraide lui servirait plus que la compétition pour avancer. Mais ce n’est pas pour cela qu’il a abandonné l’idée de domination, de hiérarchie. Car l’homme, esseulé dans son esprit, place sa propre liberté au-dessus de toutes les autres.

Lire aussi : Kropotkine, aide-nous : ils ne veulent pas de L’Entraide !

Dans un monde des idées idéales, libérés de nos chaînes, nous serions peut-être tous potentiellement anarchistes, car l’anarchie place la liberté en principe suprême. Mais l’homme est un animal social et l’anarchie au sens strict semble avoir du mal à s’adapter au désir individuel de chaque homme dans un cadre social.

Suivant cette logique, l’homme raisonnable poursuit à un niveau individuel un désir de liberté et de conquête incompatible avec la liberté de tous. Et il le sait. Il lui faut donc changer. Apprendre un certain nombre de valeurs. Concilier ses désirs avec ceux des autres. Comprendre le Bien Commun et œuvrer en ce sens. L’ordre sans ordres, la liberté sans contrainte semblent difficiles sans un minimum de règles communes.

Globalement, dès notre plus jeune âge, nous recherchons la liberté, nous avons cette soif là. Sauf qu’en société, il faut garantir une égalité – je préfère de loin le terme de justice sociale – et que la logique de liberté totale tire parfois dans le sens inverse de la parfaite justice sociale, comme l’a parfaitement démontré Tocqueville dans De la démocratie en Amérique. C’est pour cela qu’il faut malgré tout faire entrer l’anarchie dans un projet collectif, un système (à ne pas prendre en un sens péjoratif car un système peut être humain, autogestionnaire, local, fédéral, équitable, démocratique, évolutif…).

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Depuis que l’homme est entré dans l’ère de l’ « homo scientificus », on peut décemment penser qu’il est en mesure de savoir et même de prévoir comment lui et les siens peuvent vivre dans le respect les uns des autres et de son environnement, c’est-à-dire des espèces vivantes animales et végétales, mais aussi des éléments minéraux etc. qui l’entourent et dont il a besoin pour vivre et perdurer.

Une ébauche de système ?

Collectivement, il y a donc nécessité de canaliser un système horizontal sans ordre et garantissant la liberté maximale de chacun et de tous en l’incluant au cœur d’un système régit par des règles de vie qui ne soient pas coercitives.

La seule liberté qui serait proscrite serait justement celle dont les puissants abusent aujourd’hui : la liberté de contrôler ou d’utiliser un autre individu pour un besoin/intérêt personnel ou même collectif ; ou bien la liberté d’utiliser ou même d’accaparer un élément naturel de cette planète pour un besoin/intérêt qui ne soit pas collectif et dans une mesure qui viendrait mettre en péril la capacité de la nature à se régénérer de manière autonome.

Garantir le maximum de droits individuels mais les insérer dans une sorte de charte collective, un règlement de vie. La portée doit être définie ensemble, les hommes doivent tous la signer de bonne foi.

Comment garantir un vrai projet collectif dirigé vers le bien commun ? Par exemple, on pourrait l’imaginer si on acceptait de détruire la toute puissance de nuire du monde de la finance et de la société de consommation et assurer une démocratie réelle ! Mettre en place cette démocratie à l’échelle locale sur le principe de libre association.

Le mot démocratie a été galvaudé par le système et ses représentants depuis une cinquantaine d’années, il ne correspond plus à aucune réalité politique. Nous vivons dans un système hypocrite qui nous demande 2-3 fois tous les 5 ans de nous déposséder sciemment de nos droits démocratiques en remettant notre pouvoir décisionnaire à des politiciens professionnels spécialistes de la communication (la manipulation) et à des lobbies (finances, multinationales). C’est tout. Merci beaucoup.

Lire aussi : Mensonge : arrêtons d’appeler notre système une « démocratie » !

On pourrait imaginer tout un tas d’autres manières d’organiser politiquement une société afin de garantir un minimum de transparence, ou mieux, afin de garantir une vraie démocratie ! Afin de la mener vers le partage, l’émancipation, la connaissance voire le bonheur.

La vraie démocratie se fait avec tous, et sa base est une charte collective. Mais mettre en place une démocratie athénienne pour 65 millions d’individus semble un doux rêve. Pourquoi alors ne pas imaginer une décentralisation et une fragmentation de la représentation, afin que tout le monde se sente investi ? Que tout le monde (re)prenne goût aux décisions qui vont changer la vie de sa Cité, de son quartier, de sa ville et de sa région…

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On pourrait imaginer la mise en place d’une Constitution générale avec des principes clés puis une multitude de Mini Constitutions où des Règles de vie dans chaque micro société. Au niveau de l’organisation politique, à chacun de s’organiser. Élection, tirage au sort, non cumul, révocation, roulements : il n’y a aucun système idéal, mais du moment où l’on peut garantir une absence de hiérarchie et des formes de contrôles réciproques empêchant les abus et une vraie justice sociale, tout est envisageable.

Il y a de nombreuses formes d’anarchie. Quand je parle de moyens de contrôle de chacun sur tous, c’est justement des moyens de faire en sorte que l’équilibre soit fort entre la liberté de chacun et l’égalité entre tous. On pourrait par exemple imaginer des systèmes de consensus ou de tirage au sort au niveau de la politique locale, mais aussi dans les services publics, dans l’entreprise, dans les écoles, au niveau de l’alimentaire, afin que chacun ait un pouvoir de décision (au niveau local) sans que cela soit « un bordel sans nom »…

Lire aussi : Education : apprendre le changement, c’est comment ?

L’homme est un loup pour l’homme, oui, mais avant tout parce qu’on l’a éduqué en ce sens. Kropotkine a souligné avec brio que l’entraide était autant sinon plus important que la compétition entre les humains. Les enfants qui ont bénéficié d’une éducation coopérative ont un vrai sens du consensus et du bien commun, et sont beaucoup plus épanouis. Bref, difficile mais pas utopique de voir un jour une sorte de « système anarchiste » se mettre en place.

Mais il faudrait avant de rêver, redéfinir certaines priorités dans notre société actuelle qui fonctionne parfois à sens inversé.

Par exemple, le monde de la finance, des assurances, des banques, a acquis un pouvoir démesuré et une influence – grâce à ses lobbies totalitaires – sur les politiques globales, remettant en cause ce que l’on appelle la « souveraineté populaire ». Pire, l’économie est devenue une religion redéfinissant nos sociétés coûte que coûte sans même prêter attention aux êtres humains. Les inégalités se creusent, la survie est une réalité et pas uniquement dans les pays du Sud…

Lire aussi : La finance et ses lobbies, véritables ennemis du peuple et de la démocratie

Toujours au nord, la société de consommation – le pire des fascismes selon Pier Paolo Pasolini – consume les femmes et les hommes. Elle les empêche de réfléchir et les maintient dans une dépendance, une passivité qui nuit gravement à leur émancipation… Le tout en enchainant le sud dans une forme de néo-colonialisme insupportable !

Source et fin de l’article sur L’indigné du canapé

 

111 commentaires

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Merci d’avoir partagé cet article.
    Je ne ferai pas d’autre commentaire, tout est dit ici.
    Puisse l’Homme, un jour, ouvrir son esprit …
    Amitiés aux moutons enragés et engagés
    et particulièrement à vous deux, Voltigeur et Benji.
    M.G.

  • Le veilleur

    Depuis le temps que beaucoup parle de solution à apporter pour changer les meurs, la société, l’économie, la politique… rien ne change, l’homme ne respecte plus la vie, ni la planète et la biodiversité disparait tous les jours un peu plus, ne parlons pas du partage des ressources qui est inégales partout ! Aujourd’hui l’homme n’a pas atteint le respect et le partage qui devaient le propulser vers son avenir.

    Un exemple, les actions extérieures ou physiques telles que proposées par l’écologie sont insuffisantes. Malgré toutes les vagues écologiques qui émergèrent dans les années 70 avec les nombreuses associations telles que Greenpeace, malgré les symposiums, les accords internationaux, les manifestations et les programmes « verts » de nombreux partis politiques…, nous polluons toujours plus et davantage aujourd’hui que dans les années 70 !

    Les prophéties de Stalking Wolf nous mettent en garde et nous indique que le travail extérieur est devenu insuffisant et invite à un travail spirituel afin de guérir la Nature ! non seulement nous devons changer notre vision de la Nature et ne plus la piller, mais nous pouvons aussi l’aider à guérir par la prière. La quatrième vision indique de grands bouleversements amenant la Nature à s’autoguérir, engendrant la disparition d’une grande partie de l’humanité sur une période de dix ans. Ce serait donc le résultat d’un incroyable « divorce » entre la Nature et l’être humain !

    Il précise que seuls les enfants de la Terre s’affranchiront des cancers de l’humanité. Pour être « enfants de la Terre », il faut déjà considérer la Nature comme une Mère, comme un être vivant ayant besoin de soins physiques et spirituels. Tel est l’essence du message de Stalking Wolf qui nous renvoi à notre responsabilité…. »

    Aujourd’hui la terre se meurt et elle sera contrainte de se défendre avec force pour survivre, tout les beaux projet extérieur à nous ne seront pas suffisant. La troisième vision de Stalking Wolf concerne notre avenir avec des conséquences dramatiques qui peuvent être évitées si nous tirons des leçons de ce qui s’est déroulé dans les dernières décennies. C’est une étape décisive où « il n’est plus possible de revenir en arrière », marquée par « un ciel de couleur rouge pendant une semaine ». Stalking Wolf nous invite donc à ne pas fuir la société, mais à la transformer par un mode de vie plus respectueux de la Nature et de l’être humain. Il nous offre aussi ses visions afin de nous aider à peser la gravité de la situation et avoir un aperçu des conséquences, si rien n’est fait pour sauver la nature !

    • Wolfen

      Bonjour Veilleur,

      Je suis particulièrement heureux que tu évoques « Stalking Wolf » …
      Puisque personnellement, je ne me souviens plus de quel livre j’avais traduit les dites « prophéties ». J’ai retrouvé, il y a peu, la traduction de ces quatre prophéties mais le souci, c’est que je ne sais ^plus de quel livre j’ai tiré cela.
      Pourrais-tu m’en indiquer le titre puisque, je sais que je l’ai lu en anglais et aux USA, mais c’était il y a bien longtemps et ayant fait beaucoup de ménages dans la mémoire, ledit livre à fait partie de la charrette. :o)

      Ce court extrait pour savoir si nous évoquons bien le même (cependant il ne doit pas en existé des dizaines !)

       » Dans les années 1920, un sage Apache a eu la vision de quatre prophéties qui annonçaient la mort et la destruction de l’humanité. A moins que nous n’intégrions l’Esprit dans nos vies quotidiennes.
      Il se peut que deux de ses prophéties se soient déjà réalisées.

      Grand-père errait depuis plusieurs années et avait une bonne quarantaine d’années lorsqu’il reçut la vision des quatre signes. Il venait de terminer sa troisième quête de la vision dans une grotte éternelle lorsque cette vision se manifesta.

       » Un certain nombre de personnes sont capables de prédire l’avenir mais peux trouvent les bonnes dates.

      Grand-père était un sage Apache, membre des scouts, appelé « Stalking Wolf », le loup à l’affût.
      Il n’existe pas un mais, des avenirs possibles.

      … »

      Si c’est celui-ci, je serais très heureux de redécouvrir ce livre. Aurais-tu la bienveillance de me transmettre le tire ?
      Merci infiniment :o)
      A.
      Wolfen

  • Enki13

    « Un exemple, les actions extérieures ou physiques telles que proposées par l’écologie sont insuffisantes. Malgré toutes les vagues écologiques qui émergèrent dans les années 70 avec les nombreuses associations telles que Greenpeace, malgré les symposiums, les accords internationaux, les manifestations et les programmes « verts » de nombreux partis politiques…, nous polluons toujours plus et davantage aujourd’hui que dans les années 70 !  »

    s’est pour cela que paul watson cofondateur de greenpeace les a quitter…

    http://www.youtube.com/watch?v=VGak2NxtgSk

    le même morceau mais en video :

    http://www.youtube.com/watch?v=KtKTXBLQTnI

    ps: et encore ils sont cool , avec moi il y aurait des sous marin pour couler les navires assassin et un bateau pour sauver l’équipage du bateau qui coule…(en espérant qu’ils comprennent ce qu’est la vie)

  • Merci à tous! ♥♥♥

    Lire un manga : une activité geek et… politique ?

    http://www.indigne-du-canape.com/lire-un-manga-une-activite-geek-et-politique/

    La traversée du temps bande annonce

    http://www.youtube.com/watch?v=QgdwhvDoHOM

    Keny Arkana – J’arrive du Monde de Demain

    http://www.youtube.com/watch?v=PdUTQk53otE

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

  • Grand marabout Grand marabout

    « Chaque révolution s’évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d’une nouvelle bureaucratie. »
    KAFKA

  • Niakine Yapatchef Niakine Yapatchef

    Ne pas être Ⓐnarchiste à seize ans, c’est manquer de cœur. L’être encore à quarante ans, c’est manquer de jugement. »
    Voilà ce qu’aurait dit Sir Bernard Shaw.

    En ce qui me concerne, j’ai passé le cap des quarante ans en l’étant toujours. Je dois sacrément manquer de jugement.
    Sur ce, je n’ai jamais rencontré dans mon petit chemin de vie un idéal qui me séduit autant que l’Ⓐnarchisme.

    N’allez surtout pas croire que l’Ⓐnarchie est une utopie irréalisable. Par le passé, que ce soit en Ukraine en Espagne ou même en Israël et ailleurs, des communautés plus ou moins importante ont fonctionné, et même bien fonctionné, selon ce modèle sociétal. Si ces communautés ont périclité c’était bien souvent à cause de facteurs extérieurs et des contextes difficiles.

    Aujourd’hui encore, des espaces autogérés et même des petites entreprises s’épanouissent grâce à ce formidable instrument collectif et individuel.
    Rien ne fait plus peur au modèle dominant que l’Ⓐnarchie, si il est tant décrié, sali et bafoué c’est justement car le pouvoir sait que l’Ⓐnarchisme appliqué serait bien plus humain et utile à l’humanité que toutes leurs autres systèmes étatiques et/ou d’oppression.

    Boulangerie autogérée de Montreuil:
    https://laconquetedupainmontreuil.wordpress.com/

    Usine de bicyclette autogérée:
    http://endehors.net/news/autogestion-en-allemagne-espoir-succes-et-nouveau-depart

    Quand l’Espagne révolutionnaire vivait en anarchie
    http://espana36.voila.net/anarchis/anarMD.htm

    Nestor Makhno et l’armée insurrectionelle d’Ukraine
    http://www.monde-libertaire.fr/portraits/14063-nestor-makhno-et-larmee-insurrectionelle-dukraine

    • Natacha Natacha

      … L’être encore à quarante ans, c’est être lucide sur une société inadéquate à l’épanouissement de l’Etre.
      Tes exemples sont de belles aventures exemplaires. Il en existe de plus en plus de par le monde, en Amérique du Sud entre communautés indiennes notamment et ailleurs.
      Le dernier lien historique est tout à fait parlant et donne l’espoir que les Ukrainiens comme d’autres peuples sauront se retrouver.
      L’Anarchie, loin d’être le chaos donne place à une expérience réelle de la coopération active, de la solidarité, de la responsabilité personnelle et de l’égalité. C’est un long chemin qui vaut qu’on s’y engage sans tarder.
      « Je suis ambitieuse pour l’humanité ; moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût. »
      Louise Michel – 1830-1905 :-)

    • voltigeur voltigeur

      Je suis comme toi Niakine, avec une bonne dose d’utopisme inconditionnel, mais certaines
      choses sont impossibles, jusqu’à ce qu’un individu qui n’en savait rien,
      réussisse et ouvre la voie.
      L’ordre sans les ordres, ça devrait couler de source…
      Chacun pour soi, dans le respect et pour le bien de tous, ça
      parait tellement gros que ça a du mal à être intégré, et que ça demande des choix
      de vie.
      Les exemples que tu donnes prouvent que ce n’est pas si utopique que ça.

    • Grand marabout Grand marabout

      100% d’accord,avec Niakine Yapatchef
      (je me répète,avec la définition)
      L’anarchisme est un courant de philosophie politique développé depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires1 d’égalité sociale.

      Depuis 1857, année où Joseph Déjacque a créé ce néologisme pour en renforcer le caractère égalitaire, le terme libertaire est, souvent, utilisé comme synonyme.

      Fondé sur la négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toute contrainte découlant des institutions basées sur ce principe2, l’anarchisme a pour but de développer une société sans domination et sans exploitation, où les individus-producteurs coopèrent librement dans une dynamique d’autogestion3 et de fédéralisme.

      Contre l’oppression, l’anarchisme propose une société basée sur la solidarité comme solution aux antagonismes, la complémentarité de la liberté de chacun et celle de la collectivité, l’égalité des conditions de vie et la propriété commune autogérée. Il s’agit donc d’un mode politique qui cherche non pas à résoudre les différences opposant les membres constituants de la société mais à associer des forces autonomes et contradictoires

  • Robert

    Je suis peut-être un imbécile, mais je n’ai jamais réussi à comprendre ce que représente, concrètement, l’anarchie. À toutes les fois que je lis sur le sujet, les réponses sont toujours très vagues, très encrées dans les idéaux, et j’arrive difficilement à m’en faire un portrait complet.

    Est-ce un système ou pas? L’article se contredit un peu sur ce point. Si oui, qui le gère? Comment?

    Est-ce les valeurs individuelles ou les valeurs collectives qui y priment en cas de conflit? Si, par exemple, la majorité se met à imposer sa volonté, par la violence collective, à un groupe minoritaire.

    Comment serait-il possible que tout le monde soit d’accord sur le même « règlement de vie » ou charte? Ce contrat social nous serait-il imposé ou non?

    • Silverstar Silverstar

      Salut Robert, tu n’as pas un imbécile, nous avons seulement été endoctrinés depuis notre naissance à constamment remettre et céder notre pouvoir à une autorité extérieure. Ce qui est une aberration spirituelle (le ‘gouvernement’) est devenu une norme sociale.

      L’anarchie n’est pas un système mais une philosophie de vie en société.

      Concrètement, l’anarchie signifie que tu es ton propre maître, et qu’il n’existe AUCUNE autorité extérieure possédant un pouvoir quelconque sur ta propre personne.

      En anarchie, c’est l’individu qui est souverain. TOUS les paradigmes politiques modernes s’emparent, par la force, de la souveraineté individuelle. La suppression de l’individualité est le mot d’ordre. En anarchie, il n’y a pas de coercition, donc pas d’impôt par exemple.

      Il peut très bien y avoir une multitude d’organismes de bienveillance, voire même un ‘système’ pour coordonner les activités d’une communauté si le besoin d’en fait sentir, mais sans aucun pouvoir de contraindre quiconque à participer, car c’est l’Individu qui est souverain dans un tel système (par opposition à l’Etat souverain dans le système actuel).

      Evidemment, l’anarchie ne signifie pas la tolérance du meurtre ou autres atteintes à l’intégrité d’autrui. Les sociétés amérindiennes du passé savaient très bien gérer ces situations en l’absence de gouvernement.

      Dans une situation d’anarchie véritable, il ne peut y avoir de ‘contrat social’ imposé à quiconque, car justement la communauté dans son ensemble n’a aucun pouvoir de coercition sur les individus (sauf situations exceptionnelles, tel que mentionné ci-haut).

      Ce sont toujours les valeurs individuelles qui priment en anarchie (dans le respect d’autrui évidemment, donc du collectif). Si la majorité tente d’imposer sa volonté à un groupe minoritaire, alors elle démontre par là qu’elle ne vit pas en anarchie, mais en démocratie (le pouvoir de la majorité).

      • Tyr

        Citer les sociétés amérindiennes dans l’exemple de l’anarchie, c’est de l’escroquerie intellectuelle ou une vilaine méconnaissance de la réalité de ces communautés.

      • verisheep

        C’est un anachronisme, mais le parallèle me parait valable au moins pour certaines tribus (Iroquois,Inuits, Algonquins…):
        – pas de propriété privée
        – décisions prises au consensus
        – chef n’ayant qu’un rôle de porte-parole et de conseil, personne ne pouvant être tenu à obéir aux décisions (hors période de guerre)
        – partage des ressources entre les membres
        – pas d’organisation légale ou judiciaire (bien que des membres puissent être exclus du groupe)

        Pourrais-tu développer ton point de vue?

      • Robert

        Ne s’agit-il pas plutôt de tribalisme dans cet exemple?

        -C’est les intérêts de la tribu, considérée comme une entité à part entière, qui régissent la vie sociale de chacun.
        -Très peu de place pour l’individu. Le bien commun de la tribu n’est pas forcément le bien-être de chaque membre.
        -Tout ce qui entrave la tribu est banni ou rejeté, en premier lieu les personnes.
        -Les tribus ne coopèrent pas ensemble. Elles forment des peuples à part entière, parfois hostiles entre eux.

        C’est un système très autoritaire et traditionnel.

      • Tyr

        Tout à fait.
        Chacun a sa place et son rôle dans la société amérindienne.
        Le système est très autoritaire, et l’exclusion du groupe est la réaction à toute forme d’individualisme. Et l’exclusion, dans ces circonstances là, c’est quasiment une condamnation à mort.

      • Silverstar Silverstar

        Certes. Le parallèle que j’ai fait avec les Amérindiens est limité et discutable, car je ne connais pas de véritable exemple de société anarchique dans l’histoire de l’humanité. Certaines tribus ont pu s’en rapprocher partiellement sur certains points, mais dans ce monde il semble que l’idéal anarchique soit impossible à concrétiser, en raison de l’immaturité et de la soif de pouvoir et de contrôle d’un trop grand nombre d’individus. A ma connaissance, toutes les mouvances anarchistes ont échoué, à terme, dans leurs efforts de créer une telle société.

  • Elvin

    Comme toujours, le même sentiment que les soi-disant blogs d’information alternative sont en fait, parfaitement pro-système !

    Le pouvoir profond globalisé veut l’anarchie et fait tout pour la susciter . Pas du tout pour mettre fin au capitalisme comme voudrait l’expliquer cet article mensonger, mais au contraire pour laisser la place à ce que j’appellerai un « turbo-capitalisme » dont nous pouvons voir dès à présent les contours .

    Je suis effaré de constater que les partisans de l’anarchie sont incapables de voir qu’ils sont manipulés .

    • Cordule22

      Tu te trompes.

      Anarchie et chaos ne sont pas synonymes.
      Le pouvoir profond globalisé veut le chaos, pas l’anarchie. Et ils ne souhaitent surtout pas l’anarchie car dans notre société, nous n’avons aucun pouvoir pour modifier le fonctionnement du système, et en revanche, nous avons le pouvoir de modifier notre manière de fonctionner dans ce système. Le chaos ne mettrait pas fin au capitalisme, l’anarchie, appliquée d’une certaine façon bien entendu, si.
      C’est précisément sur cette allégation que notre malin système est fondé: le profane est ignorant par essence.
      Or, aujourd’hui le profane tend à ne plus être ignorant, grâce à la connaissance que peut lui apporter Internet par exemple.
      Cette tendance du profane à se cultiver représente sans aucun doute le plus grand danger pour les fascistes en devenir qui nous dirigent…

    • verisheep

      Tu confonds l’anarchie et le libertarianisme, tout comme beaucoup confondent le système ploutocratique actuel et la démocratie…
      Si tous les partisans de l’anarchie ne sont pas manipulés contrairement à ce que tu suppose, certaines personnes se revendiquant anarchistes (comme les « antifas ») le sont assurément.
      Je t’invite à lire les penseurs anarchistes pour te faire ton idée plutôt que de te contenter du prêt-à-penser jacquattaliste (« anarchie=somalisation »).

    • voltigeur voltigeur

      L’anar en tant que tel refuse déjà les ordres, et autres contraintes,
      alors dire qu’il est manipulé, ça prouve ta méconnaissance du sujet.
      Lis le parcours d' »Enjolras » et tu verras. Je te donne juste l’alias pour
      que tu fasses la démarche de chercher à savoir.
      Tu peux lire aussi Proudhon, intéresses toi à la vie de Ravachol, et tant
      d’autres esprits libres… :)

      • verisheep

        « L’aspiration à la liberté illimitée, si elle n’est pas tempérée par l’amour de l’humanité et le désir que chacun jouisse d’une liberté égale, pourrait bien créer des rebelles qui, s’ils sont assez forts, deviendraient vite des exploiteurs et des tyrans mais jamais des anarchistes. »

        Malatesta

      • voltigeur voltigeur

        Restons dans le raisonnable, bien sur qu’il a raison
        Malatesta, mais j’entends bien que ce soit en prenant « l’autre »
        en considération, sinon on donne lui donne raison.
        D’ailleurs quand je regarde certains mouvements anarchistes, je
        ne m’y reconnais pas. Il n’est pas question de violence, ni de tout casser :(
        mais de respect et de solidarité, tout en gardant sa liberté individuelle.
        Un n’empêche pas l’autre..

      • verisheep

        Nous sommes d’accord, cette citation était plutôt destinée à Elvin (pour qu’il comprenne que l’anarchie n’est pas la « somalisation »).
        Elle venait en complément de ton message…

        Par contre je ne partage pas ton point de vue sur la violence qui est à mon avis un mal nécessaire: la liberté ne se donne pas, elle se prend (puis elle se défend) !

  • Natacha Natacha

    Merci Benji pour ce dossier, qui permettra peut-être à certains de pousser le portail et de découvrir un nouveau chemin. :-)

  • elsharon

    merci!!! pour cet article,l’anarchie c’est être éveillé et prendre son destin en main,rien de plus,la révolution commence par soi-même!
    A lire absolument la mémoire des vaincus de Michel Ragon.

  • rouletabille rouletabille

    Il y a un truc simple .
    Pas de BANQUES ,c’est CLAIR ????

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • rouletabille rouletabille

    Vite fait (j’ai un match en Italie)
    Nous sommes esclaves des MOTS,des PENSÉES aussi,ce semblant de vie est convoité par des idiots qui croient qu’on attache de l’importance à cette enveloppe spirituelle hahahahahah
    bisous les amis
    bravo au cite ,soyez ni heureux,ni malheureux,SOYONS NOUS .

    Jsuis tellement bête que je vous en remercie …

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • CoolDude

    Sur le même thème:
    « Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté… »

    Henri LABORIT.

    Donc, d’après Mr LABORIT, en poussant un peu la réflexion et en généralisant, on pourrait dire que dans tous groupes sociaux, une échelle de hiérarchie existe ou existera.

    Après faut-il maximiser les intérêts* individuels (consensus maximal, mais quel seuil?) ou maximiser les intérêts de la majorités (consensus majoritaire) en espérant que celle-ci servent effectivement l’intérêt général.

    Personnellement, a l’Anarchie totale (100% de consensus), je préfère une bonne Démocratie éclairée, dialoguante.

    *: Je parle d’intérêt car en science sociale, il est bien connu que l’on n’est pas libre.

  • SURICATE

    L’Anarchie ? elle m’effraie ! Il se peut que je me trompe mais j’y vois le désordre et donc rien de bien positif et de constructif. Les anarchistes d’aujourd’hui sont des hommes et des femmes qui critiquent tout mais qui n’ont rien de bien convaincant et de solide à nous proposer pour nous convaincre à les suivre. Ils me paraissent souvent hors du réel et pour être « gentille » je les qualifierai de doux rêveurs.
    Je suis assez proche du commentaire de Robert et des questions qu’il se pose.

    • Trollzilla Trollzilla

      Je ne doute pas que devoir être responsable et apte à réfléchir tout en respectant autrui comme soi-même ça peut faire peur ; ça fait combien d’années qu’on nous distille que ce n’est pas un choix ni une possibilité envisageable ?

      Question subsidiaire, qui ou quoi se fait le chantre des conventions, du conformisme et des convenances ?

      Où est ce que ça nous a amené jusqu’à présent, deux guerres mondiales, fracture sociale, choc des civilisations, empoisonnement et négationnisme de la populace pour des intérêts iatrogènes à notre propre évolution car purement spéculatif et « financier » ?

      Qu’avant nous à gagner à perdurer dans le paradigme imposé ?

      Doux réveur, je ne le pense pas ; quel était donc cet anar qui prônait le meurtre des politiques pour parvenir à cet état de fait de respect de la personne qu’est l’anarchie au demeurant ?

      ça en fait de la questionnette tout ça…

    • verisheep

      Tu connais donc « tous » les anarchistes d’aujourd’hui?

  • lalumiere

    La Lumière est contre l’anarchie. Par contre, la Lumière est contre tout.

  • rurbain

    L’anarchie est un système séduisant mais j’avoue avoir du mal à croire à sa mise en place concrètement !

    Etant quelqu’un de pragmatique je vais prendre un exemple concret : Mon voisin adore mette la musique à font la nuit entre 23h et 6h du matin (boom-boombooom-boom); après tout il a le droit puisque dans un système anarchique il est seul maître de sa vie. Moi entre 23h et 7h du matin – après une journée de travail – je préfère dormir ; après tout j’ai le droit puisque dans un système anarchique je suis seul maître de ma vie. Il va bien sur de soit que mon voisin va me pourrir la vie. A long terme il va même finir par pourrir ma santé. Mon voisin ne veux pas changer sa manière de vivre et moi non plus…

    Question : comment fait-on, dans un système anarchique, pour résoudre ce genre de situation ?

    • CoolDude

      Ça va dépendre du seuil de consensus.

      Si il est à 100%…
      Ton voisin fera toujours ce qu’il veut car il ne votera jamais contre ses propres intérêts.

      Si il est à 90%…
      Si il y a + 9 personnes contre lui! Ca passe…

      Si c’est à 50%
      La majorité gagne.

      En plus ce qui est bien avec ce seuil de 50%…
      Si tu veux autorises ou interdises une loi, c’est pareil!

      Exemple:
      Si tu as un seuil de 90%:
      Et si tu veux autoriser un item, il faut 90% pour et donc 10% contre.
      Par contre, si tu veux interdire un item, il faut 90% pour (-> 90% contre son autorisation) et donc 10% contre (-> 10% pour son autorisation).

      Suivant le sens de la question, tu comprends que le seuil de consensus est gravement manipulé.

      • rurbain

        j’aime bien cette idée de consensus, par contre avec un tel système tu vas interdire certains choses (les items) et autoriser d’autres choses. Tu es donc en train de créer des loi et là problème : ce n’est plus une anarchie c’est une démocratie (si le peuple décide) une oligarchie (si une élite décide) ou encore technocratie (si des scientifiques décident), etc…

        J’en reviens donc à ma question : comment gérer les conflits dans une anarchie ?

      • zniavrou

        Très bonne question.
        Par le consensus ?
        Il parait que le dialogue à des vertus.
        Je ne vois pas d’autres options que le dialogue.

      • CoolDude

        En Espagne, après la première guerre mondiale, le gouvernement était totalement débordé et une région entière, la Catalogne de mémoire fonctionné en mode « anarchique » on va dire. Chaque village avait un conseil et gérer les conflits localement. A petite échelle ça fonctionne très bien.

        Après Franco est arrivé et a tout balayé de manière assez sanglante d’ailleurs: « L’autogestion c’est terminé… A moi les pépettes! »

        Le consensus était privilégier, ce qui est pas plus mal quand tout le monde se connait, mais tu faisais ce que tu voulais et l’entre-aide était forte.

        Maintenant fait ça aujourd’hui!

        PS:
        Je suis nul en histoire, mais c’est un truc du genre.

    • L’un des principes de base de l’anarchisme, que nous retrouvons dans l’article 6 de la Constitution de la Ière République (celle du 24 juin 1793) :

      Article 6. – La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.

      L’anarchisme, c’est un contrat social basé sur le respect et la tolérance…

      Il n’est pas forcément besoin d’un consensus dans ce cas.

      La gestion des conflits avec des perturbateurs est simple, et c’est certainement la pire que vous puissiez imaginer : c’est l’ostracisme…

    • Mata Hari Mata Hari

      Coucou Rurbain http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif
      2 solutions :
      – Tu offres un casque d’écoute à ton voisin
      ou bien
      – Tu t’achètes des boules Quies

      Adopter les deux solutions, c’est encore mieux ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Tyr

    C’est très intéressant ce que vous dites.
    Le seul petit léger problème, c’est que lorsque l’on regarde l’historique anarchiste, ce n’est qu’une longue litanie de meurtres, de bombes et d’attentats meurtriers.

    Si la théorie dont vous vous réclamez était si belle, n’aurait-on pas des centaines d’exemple, depuis 150 ans, de communautés anarchistes pleines de succès?

    Je ne juge pas. J’observe et je n’aime pas ce que je vois.
    Surtout quand plane au dessus de ce mode de pensée l’ombre des Rothschild, encore et toujours eux, en 1892 « les perquisitions menés chez Tournadre à Carmaux avaient mené à la découverte de deux lettres, l’une du baron Edmond de Rothschild, l’autre de la duchesse d’Uzès » nous dit wikipedia.
    Hasard?
    Je ne crois pas.

    • Nombreux ont été les individus se revendiquant de l’anarchisme, de même que certains se réclament du socialisme (nous voyons ce qu’il en est…), et il en est de même du communisme (qui n’a jamais été appliqué non plus…)

      Les nihilistes ont commis des actes qui ont fait un tort considérable à la présentation de l’anarchie.

      De même, ou de plus, quasiment tout les anarchistes qui ont commencé à mettre des choses en oeuvre, ont été abattus, supprimés, emprisonnés,, dès lors qu’ils menaçaient trop les individus au pouvoir…

      Quoi de plus logique, puisque l’anarchisme est la seule philosophie pratique qui puisse détruire le système en place et les privilèges de celles et ceux qui nous mentent, nous exploitent, nous volent, et nous spolient…

      • zniavrou

        Fenrir sans vouloir vous manquer de respect, je ne suis pas sûr que l’anarchie soit « LA » solution. Par contre on à en évidence le besoin de reconstruire notre société.
        Et là j’avoue, je sèche un peu. ON à quand même quelques bonnes options. Je suis assez fan de chouard et de sa notion de gentil virus, ou des Pierre Rabhi. Mais il fat bien falloir un jour faire un consensus, j’aimerai bien un truc soft, mais bon, j avoue ne plus avoir trop d’espoir.
        Je prends beaucoup de temps à discuter avec notre jeunesse, et je les aimes nos jeunes, ils vivent dans un sacré « merdier », et je dois avouer qu’avoir 18 ans aujourd’hui c’ est pas le bonheur.

        ,

      • Tu ne me manques pas de respect en ayant une autre perception que la mienne de la question.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif
        C’est un fait naturel. Nous sommes des individus uniques, ayant un vécu unique, et notre vision et perception du monde et des autres est également unique.
        Cependant, la mise en place d’un consensus est en fait fort simple, en ayant cela à l’esprit, est en reprenant la pyramide de Maslow à la base.

        Que désire chaque individu ?

        Avoir à manger et boire. Pouvoir se mettre à l’abri. fonder une famille, éduquer ses enfants.

        etc, jusqu’à l’obtention de la reconnaissance.

        Tout cela peut s’obtenir avec un Contrat Social entre les individus.

        Il suffirait de mettre en oeuvre une nouvelle Constitution pour déjà faire avancer les choses dans le bon sens.

        L’idéal anarchiste ne peut se mettre en place d’un coup de baguette magique.

        Cela demandera plusieurs générations. Je ne le connaïtrais pas de mon vivant, ni même mes enfants.

        Mais nous pouvons nous employer à évoluer vers cet idéal.

        Le Tirage au Sort serait déjà une sacré avancée vers une véritable démocratie.

        Être un individu libre, n’est pas spontané. Cela s’apprend, et surtout cela demande de la pratique…

        Dans le respect et la tolérance…

        Mais nous avançons !http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      • Tyr

        « quasiment tout les anarchistes qui ont commencé à mettre des choses en oeuvre, ont été abattus, supprimés, emprisonnés,, dès lors qu’ils menaçaient trop les individus au pouvoir… »

        Des noms?

      • verisheep

        Michele Angiolillo
        Piotr Archinov
        Jules Bonnot
        Pietro Bruzzi
        George Engel
        Francisco Ferrer
        Adolph Fischer
        Émile Henry
        Erich Mühsam
        Alexandre Oulianov
        Albert Parsons
        Ravachol
        August Reinsdorf
        Nicola Sacco
        August Spies
        Auguste Vaillant
        Bartolomeo Vanzetti

        Tu n’as jamais entendu parler du Black Friday, Tyr?

        Que tu n’adhères pas à la cause est ton droit le plus strict, par contre nier ceux qui sont mort pour cette cause n’est pas à ton honneur.

      • Tyr

        Je ne nie rien, merci de pas délirer dans la victimologie (spécialité de certaines personnes).
        Je voulais des noms pour pouvoir en savoir plus.

        Je sais ce qu’est le Black Friday, mais je suis du coté des victimes dans cette affaire d’attentat terroriste à l’explosif. Pas de l’état, mais des victimes.
        Jules Bonnot, criminel et meurtrier reconnu. C’est un martyr anarchiste? On en parlera à ses victimes.

        Ravachol: criminel, meurtrier, terroriste à l’explosif. Une merveille.François Claudius Koënigstein était vraiment quelqu’un de formidable pour la cause…

        Bref, elle sent un peu bizarre, ta liste de martyrs. Je ne dis pas qu’ils étaient tous coupables, mais franchement, un mouvement qui se réclame de tels individus ne mérite pas vraiment qu’on y place même un soupçon de confiance.

      • Je te rejoins totalement, Tyr. « La Ravachole » m’amuse et me fait sourire comme chanson. Mais le parcours de cet individu me hérisse le poil. Il n’a pour moi, rien d’un anarchiste, mais est un nihiliste ultra-violent. L’équivalent des Blacks Blocks actuels, dont je me dissocie. Ils sont des des suppôts du Chaos. Non point de l’anarchie.

        Pour commencer à comprendre un tant soit peu la complexité de la philosophie anarchiste, je me permet de vous recommander de vous promener sur le Portail de l’Anarchie sur Wikipédia.

        Vous découvrirez les multiples facettes des individus se revendiquant de l’anarchisme.

        Entre un anarchiste libertarien du Sud des USA, et un anarchiste chrétien, ou un anarchiste collectiviste et un anarchiste de droite, il y a des Univers…

        L’anarchie à autant d’aspects que d’individus s’en revendiquant…

        Pour ma part, je m’emploie à pratiquer un anarchisme individualiste…

        Bonne lecture, Citoyen Tyr http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

      • voltigeur voltigeur

        C’est pour cette raison que je l’ai cité (Ravachol), sur les trois
        personnages, trois parcours différents.
        Donc il y a autant de visions anarchistes, que d’individus, et ce
        n’est pas celui qui s’en revendique, qui l’est vraiment. :)

  • oedone

    Comme le démontre très bien Nesta Webster dans son livre « La revolution Mondiale » paru en 1921 .

    Le communisme, le socialisme, le capitalisme,l’anarchie ne sont que des verbiages « Révolutionnaires ».

    Qui réduit à de simples formules, correspondent tous aux objectifs de Adam Weishaupt et de ses commanditaires qui en 1770 lui ont confiés le soin d’appliquer leur plan pour atteindre ce que nous connaissons de nos jours sous le terme de « Nouvel Ordre Mondial ». et qui sont :

    * Abolition de la monarchie et de tout gouvernement établi,
    * Abolition de la propriété privée et du droit d’héritage,
    * Abolition du patriotisme,
    * Abolition de la famille (cad du mariage et de la moralité) et institution de la communauté d’éducation des enfants,
    * Abolition de la religion.

    Toutes ces théories ne servent qu’à manipuler les opinions sans lesquelles la révolution ne pourrait se faire.
    Il faut agiter les foules avant de s’en servir.

    Pourquoi Lenine a écrit « L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme  » , parce-qu’il savait que derrière les idées c’était le même projet, il était arrivé au pouvoir avec leur argent.

    L’anarchie avec une civilisation de gens narcissiques , n’ayant pour morale que la satisfaction de leurs pulsions, conduira à un chaos meurtriers.
    la révolution il faut la faire chacun à son niveau, c’est pas la plus facile, mais c’est la seule possible.

     » Lorsque le passé n’éclaire pas l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres  » – Alexis de Tocqueville

    Ci-dessous quelques extraits de ce livre concernant l’anarchisme et Proudhon surnommé par Kropotkine  » le Père de l’Anarchie »

    « …Mais pendant que le Communisme sous les formes variées décrites ci-dessus poursuivait son cours en boucle à travers les divers groupes successifs de Socialistes révolutionnaires, l’Illuminisme s’était aussi développé suivant un autre axe, plus en conformité avec son objectif initial, l’Anarchie.
    C’est Proudhon qui était devenu le principal interprète de cette doctrine.
    Jusque-là, bien que les doctrines anarchistes aient été prêchées ouvertement par Marat, Clootz et Hébert, l’appellation d’anarchiste n’avait été revendiquée par personne et était restée un terme d’opprobre, que même un Enragé de 1793 aurait récusé avec indignation.
    Il fut laissé à Proudhon d’adopter le terme Anarchie comme profession de foi politique, en opposition avec le Communisme.

    II faut bien comprendre la différence entre les deux, pour bien suivre les conflits qui dès lors marquèrent le cours du mouvement révolutionnaire :

    « En bref, alors que le Communisme déclare que la terre, la richesse et la propriété doivent être enlevées aux particuliers et placées sous le contrôle de l’Etat ; l’Anarchie prêche exactement le principe contraire, c’est-à-dire la complète abolition de l’Etat et l’appropriation des richesses par le peuple.
    On en revient une fois encore à la formule maçonnique Liberté et Egalité.
    Le Communisme, qui est l’application du principe d’Egalité absolue, ne considère l’humanité qu’à travers la masse et réduirait volontiers tous les hommes à un seul et même bas niveau.
    L’Anarchie, qui proclame la Liberté complète, laisserait tout homme vivre totalement à sa guise, faire de lui-même ce qu’il veut, fût-ce voler ou tuer.
    Le premier est une bureaucratie rigide ; la seconde est l’individualisme rendu fou ». »

    Il est bien évident qu’entre les deux doctrines, aucun compromis n’est possible, et qu’elles sont encore plus opposées entre elles que chacune ne l’est à l’ordre social existant.

    Le seul point sur lequel Proudhon se trouvait en accord avec les Socialistes était dans ses déclamations contre la propriété, et en cela il se croyait tout à fait original, « La Propriété c’est le vol ! » écrivit -il.

    Il y eut un homme qui sortit Proudhon de son isolement farouche : ce fut Michel Bakounine, le premier de cette bande de Russes que l’on connaîtra plus tard sous la dénomination adoptée par Proudhon, celle d’Anarchistes. Souvent assis face à face, avant l’explosion de 1848, ils discutaient jusque tard dans la nuit de la Révolution mondiale qui devait renverser l’ordre social existant.

    La résolution de Proudhon :«Je m’armerai jusqu’aux dents contre la civilisation ; je déclencherai une guerre qui ne finira qu’avec ma vie; peut être considérée comme le cri de guerre du parti que dirigera par la suite Bakounine, surnommé « le génie de la destruction ».

    Mais ni les Anarchistes, ni les Socialistes à eux seuls ne pouvaient provoquer les explosions révolutionnaires qui marquèrent la première moitié du XIXème siècle.
    La doctrine, aussi violente fût-elle, s’avère toujours impuissante à mettre en mouvement la machinerie pratique nécessaire à la subversion de la loi et de l’ordre, et, de même que lors de la première Révolution Française, ce furent les sociétés secrètes qui fournirent la véritable force motrice derrière le mouvement. … »

    • Trollzilla Trollzilla

      Donc rien n’avance et tout doit rester dans l’état car le modèle n’est « pas pire » c’est bien ça ?

      éh bé ! À vous lire rien ne se fera sans les « sociétés secrètes », vous conseillez de prendre les mêmes et de leurs laisser le champs libre pour repondre la même en couleur sous prétexte d’élitisme ou de « carnet d’adresse », c’est selon…

      Je n’ai pas dut tout bien comprendre de vos arguments, du moins je l’espère car il me semble que le non-choix n’est plus une option viable pour le mouton Lambda.
      40 ans que ça dure, il suffirait juste d’appliquer les lois sans les changer pour les « princes de ce monde » et les lobbies auxquels ils collent comme des mickey à un pébron aquilin pour restaurer une virginité à la Marianne…

      PS révolution sans une goutte de sang versé n’est pas une révolution, tout au plus une continuité ; désolé.

      • Tyr

        Le message précédent ne dit pas que rien ne se fera sans les « sociétés secrètes ». Il explique clairement que les mouvements dits « révolutionnaires » sont en fait un faux-nez pour lesdites sociétés secrètes afin d’avoir une vitrine de couillons qui mourront pour qu’elles puissent instaurer leur dictature mondiale par la suite.

        40ans que ça dure? on peut en rajouter 30, facile.
        La Marianne? Laquelle? De quelle ripoublique?

        Donc pour qu’il y ait révolution il faut du sang versé? Dommage pour toutes les révolutions pacifiques où le sang ne coula pas mais où les choses furent changées.
        En général, c’est le sang des esprits libres qui coule en premier, parce que le système n’aime pas ceux qui ont les moyens de le contester.
        Combien y a-t-il eu ces dernières années de militants anarchistes condamnés par la justice pour leurs propos (et seulement leurs propos, pas les actions plus ou moins criminelles)?
        Comparez avec les gens condamnés pour quelques pages, quelques phrases, à de la prison FERME. Mais eux ne sont pas anarchistes. Ils sont plutôit de l’autre coté du spectre politique, comme par hasard.

      • verisheep

        « Combien y a-t-il eu ces dernières années de militants anarchistes condamnés par la justice pour leurs propos (et seulement leurs propos, pas les actions plus ou moins criminelles) »

        Au moins Julien Coupat (pas condamné mais incarcéré pendant 6 mois en détention provisoire); et lui aussi pour quelque pages (« l’insurrection qui vient »), je te laisse le soin de rechercher les nombreuses incohérences de l’accusation de terrorisme…

        Par curiosité, comment arrives-tu à placer l’anarchie sur le « spectre politique »?
        Les deux concepts sont plutôt antinomiques…

      • oedone

        Mon post ne visait pas à cautionner le système actuel, où à valoriser le rôle des sociétés plus ou moins secrètes.
        Mais d’indiquer que la « vrai » histoire, celle que l’on ne nous apprends pas à l’école nous indique que les peuples ne font pas les révolutions ils les subissent.
        Les idées comme le communisme, le socialisme, et autres, dissimulent sous des vérités un même projet d’asservissement.
        Ces théories ne servent qu’à manipuler les gens et les diviser.
        Lenine disait les Idiots utiles.
        Les sociétés secrètes n’arriveraient pas à leurs fin si les gens n’étaient pas éblouis par ses fausses lumières.

        Puisque vous me demandez mon avis sur la solution.

        Elle n’est certainement pas de faire ce qu’ils veulent que nous fassions , cad de détruire le système actuel , ce qui reviendrait in-fine à servir leurs objectifs d’organiser un chaos destructeur.

        En effet les études démontrent que les gens acceptent le pire des systèmes car ils ne voient pas d’autres solutions.
        Une majorité des gens se battrons donc contre le changement si il ne vient pas d’eux.

        Avant de vouloir changer les autres, je pense donc qu’il faut commencer par changer individuellement.
        Et créer quotidiennement le système qui remplacera l’actuel.

        Ci-dessous un excellent article sur le sujet (Source : Livre État du monde, état d’être : http://etat-du-monde-etat-d-etre.info/)

        Lorsque nous regardons, le plus objectivement possible, la situation actuelle de l’humanité sur la planète Terre, le constat auquel nous arrivons n’est pas des plus jolis et notre première réaction est habituellement de vouloir « changer le monde » : créer des pétitions, écrire aux ministres, organiser des manifestations, sensibiliser, etc.

        Très rarement pensons-nous à regarder dans le miroir pour comprendre pourquoi la situation globale est ainsi.
        Nous investirons sans problème temps et argent à tenter de corriger certaines « injustices » ou certaines lacunes du système actuel, mais il nous vient rarement à l’idée d’investir autant d’énergie à s’observer soi-même et à corriger ce qui ne va pas en nous.
        Pourtant, la société n’est-elle pas la somme synergique de ces composants? Et ces composants ne sont-ils pas chacun des individus, chacun de nous?

        L’anecdote suivante se révèle intéressante :

        Un vieil homme, qui était sur le point de mourir, décida de donner un dernier enseignement aux membres de sa famille qui étaient réunis à son chevet, en leur disant ceci :

        Quand j’étais jeune, libre et doté d’une imagination sans limites, je rêvais de changer le monde.
        .
        Devenu plus sage avec les années, j’ai compris que le monde ne changerait pas, alors j’ai réduit quelque peu mes visées et j’ai décidé de transformer seulement mon pays.
        .
        Mais lui aussi semblait immuable.
        .
        En approchant de la vieillesse, dans une suprême et désespérée tentative, j’ai décidé de ne penser qu’à changer ma famille, ceux dont j’étais le plus proche.
        .
        Hélas! Vous n’avez rien voulu entendre, vous non plus!
        .
        Et maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : si seulement je m’étais changé moi-même, alors, à mon exemple, vous auriez également changé.
        .
        Et, grâce à vos actions, vous auriez inspiré d’autres personnes à se changer elles-mêmes et ainsi, à vous tous, peut-être même auriez-vous trouvé la force et le courage d’améliorer notre pays. Et, qui sait, peut-être même de changer le monde!
        .
        N’essayez pas de changer le monde, commencez par vous-même. Beaucoup trop de gens essaient de changer les gens qui sont dans leur entourage. Il s’agit en fait d’une tâche impossible.
        .
        Si seulement ces personnes essayaient de se transformer elles-mêmes, elles comprendraient à quel point cette transformation est difficile.
        .
        Le premier changement doit toujours venir de soi, et à notre exemple, les autres changeront également.

        En effet, vouloir changer les autres sans être préalablement passé soi-même par un changement intérieur pose une problématique de premier ordre : comment serait-ce possible de changer les autres, ou le monde, si nous n’avons pas l’expérience personnelle et intime de ce qu’est un changement intérieur? La réponse est fort simple : nous ne le pouvons pas.

        Il est donc primordial de commencer par le commencement, pour ainsi dire, et de se regarder longuement dans le miroir.
        Oser se départir des chères illusions que nous entretenons sur nous-mêmes est un premier pas – le seul valable – vers un changement de plus grande envergure.
        Jiddu Krishnamurti l’a maintes fois résumé :

        La crise n’est pas dans le monde extérieur, elle est dans notre conscience elle-même.
        Tant que nous n’aurons pas compris cette crise profondément et non selon les idées de quelques philosophes, mais jusqu’au moment où véritablement nous comprendrons par nous-mêmes en regardant en nous-mêmes, en nous examinant nous-mêmes, nous serons incapables de provoquer un tel changement.[1]

        Regarder en nous-mêmes n’est pas chose aisée. Le premier obstacle que nous y rencontrons est celui de notre personnalité, c’est-à-dire de l’ensemble des fausses croyances que nous entretenons sur nous-mêmes. Et cet obstacle est de taille car il demande de redéfinir en profondeur notre notion du « je ».
        Il nous faut réaliser que ce « je » n’est qu’une accumulation mensongère de qualificatifs factices. Jeanne de Salzmann l’exprime ainsi :

        Essayez un moment d’accepter l’idée que vous n’êtes pas ce que vous croyez être, que vous vous surestimez – en fait, que vous vous mentez à vous-mêmes.
        Que vous vous mentez à vous-mêmes à chaque instant, toute la journée, toute votre vie.
        Que ce mensonge vous domine au point que vous ne pouvez plus le contrôler.
        Vous êtes la proie du mensonge.

        Le mensonge à soi-même est probablement la partie la plus importante à comprendre dans le processus de connaissance de soi.
        Pris à l’inverse, sémantiquement, nous souffrons cruellement d’un manque d’honnêteté.
        C’est encore une fois une forme persistante de dissonance cognitive qui est à l’œuvre ici : lorsque nous n’apprécions pas quelque chose en nous, nous le justifions à la volée d’une façon qui apaise rapidement la tension intérieure créée.
        Et cette justification opportuniste, baume rapide à notre état intérieur déplaisant, n’a qu’un nom : mensonge. Partant de ce constat, toutes nos sincères tentatives d’être francs et honnêtes avec notre entourage sont irrémédiablement vouées à l’échec.
        Un mensonge n’est pas une construction qui diminue d’ampleur avec le temps, bien au contraire, il s’étend plutôt, incontrôlablement, de l’intérieur vers l’extérieur.

      • Trollzilla Trollzilla

        En parlant de tentatives franches et honnêtes, et désolé que ça vous déplaise mais :

        -Hollande, Sarko, Valls, Marine et toute la clique ne lâcheront jamais leur « mandature illusoire » auprès du peuple de France, ce n’est pas le François qui a crié « j’y suis j’y reste ! » malgré toutes les compromissions et collusions toxiques aux intérêts de tout un peuple des fois que ???

        Si l’idée de se débarrasser de quelqu’un qui ne veut pas laisser sa place alors que chaque jours que Dieu fait il nous démontre avec encore plus d’ambage que la veille qu’il nous crache à la gueule qui avec Macron, qui avec Sapin, qui avec Taubira, qui avec Touraine, qui avec Cahuzac, qui avec Valls, qui avec Et Cetera n’est pas une preuve en soit de son utilité au mieux être de ses cons de citoyens.

        Alors oui, vu que « ces gens là » ne veulent pas descendre d’eux même de leurs perchoirs, la solution la plus simple se veut être une grenade ou une décharge de chevrotines.

        Le nier n’est pas démontrer votre bonne foi si ce n’est le deuil de vos espérances.
        Est ce cela ce que vous prônez ? De la soumission à plus vile que soi, sérieusement ?

        Merci de votre lecture.

    • AHAHAHA !!!

      Je rejoins Trollzilla, mais en étant moins sympa que lui.

      Mon cher Oedone, dont je n’avais jamais eu le plaisir de lire de commentaires jusqu’à ce soir, tu fais une présentation fort spécieuse de certains théoriciens moderne de l’anarchisme.

      Ce n’est pas parce que des individus se revendiquent de l’anarchie, et la théorise, ou s’en serve comme excuse, qu’il pratique l’anarchie.

      Je suis fatigué ce soir d’une longue journée, et n’ai point l’envie d’argumenter encore une fois contre des arguments spécieux, citant ceci, ou les actes d’untel et d’un autre.

      Etre anarchiste, c’est une philosophie de l’action individuelle.

      Il y a autant de vision de l’anarchisme que d’anarchistes.

      Mais certains principes de bases demeurent.

      L’égalité. La liberté . La solidarité. Le respect. La tolérance.

      Tu devrais lire le dialogue entre Darius, Mégabyse et Otanès d’Hérodote…

      • zniavrou

        Je trouve votre commentaire plus que pertinent.
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

      • verisheep

        Moi aussi, surtout que le commentaire d’oedone se base sur « l’oeuvre » plus que contestable de Nesta Webster, membre de la «British Union of Fascists»..

        Je donne plus de détails dans mon commentaire « en attente de modération » (ce qui, soit dit en passant, me gonfle un peu).

      • oedone

        Mon cher Fenrir,
        Je post rarement sur les blogs, trouvant qu’ils ne servent qu’à se diviser encore un peu plus.
        Et pendant que nous sommes derrière nos écrans, rien ne change dehors.

        Ce ne sont pas mes propos qui sont spécieux, se sont ces théories dites « révolutionnaires », créées pour faire le lit d’une dictature mondiale.

        L’égalité et la liberté, sont deux principes qui sont moralement valides et juridiquement nécessaires, entrent en contradiction quand on essaie de les appliquer ensemble dans la vie sociale.
        ex: « Celui qui refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps, ce qui ne signifie rien d’autre sinon qu’on le forcera d’être libre »
        (Rousseau : Du contrat social)

        Il est donc nécessaire de tempérer les effets de ce conflit en incitant les hommes à plus de fraternité.
        Là est la difficulté d’une telle harmonisation, car l’amour ne se décrète pas.

        Si par anarchie vous en appelez à une anarchie individuelle, cad à un changement personnel.
        Aboutissant à plus d’empathie avec les autres, à des valeurs morales telles que, de ne pas faire aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse (ex : railler une personne que l’on ne connait pas).
        Alors nous sommes finalement d’accord, je suis aussi un anarchiste.

    • verisheep

      Je ne suis pas sûr de comprendre ton raisonnement (basé sur les écrits d’une membre de la « British Union of Fascists » et qui soutient qu’Adolf Hitler a tenté d’empêcher une prise de contrôle mondiale par les Juifs)…

      Dis-moi si j’ai bon:
      – toute révolte ne serait que le fruit d’une manipulation des « Illuminatis »
      – l’anarchie serait à attribuer à des gens « narcissiques , n’ayant pour morale que la satisfaction de leurs pulsions », et qui ne considèrent pas du tout que « la révolution il faut la faire chacun à son niveau »,
      – Tu en tiens pour preuve les écrits de cette même dame (aux sympathies fascistes et nazies), qui nous cite une soi-disant « résolution de Proudhon » : «Je m’armerai jusqu’aux dents contre la civilisation »; bizarrement cette citation n’apparait nulle part dans l’œuvre de Proudhon (sûrement un coup des Illuminatis)…

      Tu conclus finalement en critiquant la « subversion de la loi et de l’ordre ».

      Donc selon toi il faudrait se soumettre à « la loi et l’ordre » et éviter toute révolte pour ne pas tomber dans le guet-apens des « Illuminatis », c’est bien ça?
      Et cette passivité soumise serait un moyen sûr de remettre en cause l’ordre établi (par ces même « Illuminatis » si j’ai bien tout suivi…)

      As-tu lu autre chose que cette « Nesta Webster » pour te forger cette étrange opinion?

      • oedone

        La liste des questions étant un peu longue je vais répondre en plusieurs fois.

        Pour information le mot Illuminatis est récent et surtout utilisé dans les jeux .
        Nesta Webster, comme l’abbé Barruel dans « l’histoire du jacobisme (1793), désignaient par « illuminés » ou « illuminatistes », les membres de l’organisation de Adam Weishaupt.

        Est-ce que toutes les révoltes sont le fruit d’une manipulation des commanditaires de A. Weishaupt ?.

        Oui, ainsi que toutes les guerres et les crises depuis au moins le 18éme siècle.

        Tout cela a été rendus possible principalement grâce au contrôle de l’argent de tous les pays.

        Ci-dessous quelques citations à l’appui de cette affirmation, mais on pourrait en mettre bien plus encore

        «  Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
        Mayer Amschel Rothschild. G. Edward Griffin, The Creature from Jekyll Island (American Media, Westlake Village, CA, 2002) p. 218. 

        « Je me fiche de savoir quelle marionnette est placée sur le trône d’Angleterre pour diriger l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. Celui qui contrôle la masse monétaire de la Grande-Bretagne contrôle l’Empire britannique ; et, je contrôle la masse monétaire britannique. »Adam Rothschild ( Eustace Mullins, op. cit., pp. 129-130.)

        «  … les quelques personnes qui comprennent ce système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses faveurs, que cette classe ne montrera aucune opposition, alors que la grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans se plaindre et peut-être même sans se douter que le système va à l’encontre de ses intérêts. »
        Signé : Rothschild Frères. (Lettre envoyée en 1863 par le banquier londonien à ses confrères de Wall Street à New York, en soutien au projet de loi pour la création d’une banque centrale.) »

        En 1978, à Lindau, lors d’une rencontre des prix Nobel, le biochimiste d’origine juive George Wald, professeur d’Harvard, affirmait :

        « Je ne crois pas que, dans le monde occidental, les gouvernements dirigent réellement.
        Je pense qu’ils servent de larbins aux grands pouvoirs financiers et industriels. I
        l y a des dizaines de géants de la finance et des multinationales constituant des concentrations de pouvoir et de richesse inégalés dans l’Histoire de l’humanité.
        Ce ne sont pas seulement des entreprises liées au monde des affaires, mais des puissances mondiales ! Ont-elles aussi un pouvoir militaire ?
        videmment, elles détiennent notre pouvoir militaire. Disposent-elles de systèmes de contrôle ? Naturellement ! Elles possèdent nos gouvernements.

        (Lettre personnelle du fils du Dr George Wald, Elija Wald, également présent à Lindau, envoyée à l´auteur Robin de Ruiter publié dans « Adolf Hitler n’est pas mort à Berlin – Comment les services secrets britanniques l’ont aidé à quitter l’Allemagne (French Edition).»

        « Si le peuple comprenait notre système bancaire et monétaire, il y aurait une révolution avant demain. » -Henry Ford

        Une excellente vidéo de vulgarisation sur le sujet de la création monétaire https://youtu.be/syAkdb_TDyo
        et sur les maitres de l’argent https://youtu.be/AZGCiTfpS9A

        Alors que l’argent est si important dans nos sociétés, il est dommage que la majorité ne sache ni comment il est créé et qui le contrôle.

      • verisheep

        Merci pour ta réponse, je suis d’accord avec toi sur le fait que la finance gouverne et sur le sujet de la création monétaire.
        Par contre je ne comprend pas en quoi les citations que tu mets en avant appuient ta thèse sur le concept d’anarchie qui ne serait qu’une manipulation des « illuminatistes ».

      • oedone

        La continuité des objectifs des commanditaires de Weishaupt se retrouvent au travers des similitudes dans les idées et dans les objectifs.
        Prenons l’exemple du prince Pierre Kropotkine, l’une des principales figures du mouvement anarchiste, qui rêvait d’un monde sans violence, ni autorité du gouvernement.
        Il voyait la société comme la coopération volontaire de gens libres.
        (Des idées que l’on retrouve au XIXe siècle, comme avec Alexis de Tocqueville).
        Kropotkine exprimait une foi sans bornes dans l’humaine nature, en disciple de Rousseau autant que de Weishaupt; il affirmait :
        « (que) l’inégalité des fortunes et des conditions, l’exploitation de l’homme par l’homme, la domination des masses par quelqu’uns, avaient au cours des âges miné et détruit les fruits précieux dde la vie primitive en société. »
        Un discours que l’on croirait tiré textuellement du « Discours sur l’origine de l’inégalité » de JJ Rousseau

        Avec un même mépris pour la vérité, Kropotkine se fait l’écho des idées de Rouseau. « Sur la bonheur et la bonté des sauvages (les temps nouveaux P21).
        « La fraternité et la solidarité » qui caractérise la vie tribale, l’hospitalité des peuples primitifs, leur respect de la vie humaine, leur compassion pour le faible et leur abnégation ».
        Arrivant inévitablement aux mêmes conclusions que Weishaupt, Kropotkine prétend la nature humaine si fondamentalement bonne que toutes les contraintes devraient être supprimées, toutes les lois et les gouvernements être abolis, que même les assassins devraient être laissés impunis et que les criminels devraient « être adoucis avec un soin fraternel ».
        Nombre de ces théories sont si proches de celles de Weishaupt que l’on ne peut manquer de penser qu’il était tombé sous l’influence de l’illuminisme et qu’inconsciemment il travaillait pour la secte qui avait pour objet « La Révolution Universelle qui devrait donner le coup de grâce à la société ».
        Le lien entre tous ces disciples successifs de Weishaupt peut s’établir ainsi en comparant leurs écrits, où il s’avère évident que des passages, si étroitement ressemblants, ne peuvent être attribués à une simple coïncidence, ce qui amène au constat que les principales idées de la Révolution se transmettent en une suite continue d’un groupe révolutionnaire à un autre.
        C’est d’ailleurs Kropotkine lui même qui nous a informé qu’entre l’alliance sociale-démocratique de Bakounine et les sociétés secrètes de 1795 existait une « filiation directe » Kropotkine « La grande révolution française » éd anglaise p580.

        Christopher André , souligne les conséquences psychologiques de la « maladie du matérialisme ». Il pense qu’un environnement très matérialiste empoisonne l’esprit. Une abondance de biens, d’objets et de nourriture rend l’homme instable, distrait axé sur l’aspect extérieur qui étouffe la vie intérieure. Il devient égoïste et narcissique. Le fait d’être tourné vers soit-même, transforme un animal social en un névrotique solitaire. Le matérialisme change l’homme en un individus commercial et compétitif souffrant de troubles comme la dépression, l’irritabilité et l’anxiété (Le Figaro 29/08/2009).
        L’homme découvre que la possession, le pouvoir, le succès, le statut social ou la consommation ne peuvent pas guérir ses problèmes sociaux et enlever ses tensions internes. Mais le pire, c’est qu’il perd aussi sa créativité, il n’arrive plus à rien. Il n’est plus capable d’entreprendre une action soutenue et constructive de quoi que se soit. Des choses sans importance comme travailler encore plus durement pour gagner encore plus d’argent, la prodigabilité, le besoin de bouger tout le temps et de voyager constamment, la pression des SMS, des emaïls et de al télévision, ont supplanté les choses importantes de la vie quotidienne comme les loisirs, la vie associative, l’art et la musique, le temps consacré aux enfant et à la vie familiale, la lecture, la promenade, la contemplation nécessaire pour une vie intérieure et spitituelle ou tout simplement la farniente.
        La pression psychologique toujours croissante oblige l’homme à vivre une griserie constante. Les hommes cherchent une échappatoire dans les drogues, la perversion, les jeux d’ordinateur, la pornographie, les programmes de télé anti-éducatifs, pour fuir la pression de l’état, une société de plus en plus endurcie et la lutte économique pour la vie.
        Les séries télévisées « people » , les feuilletons à l’eau de rose, emportent le spectateur dans un monde vide de sens, sans orientation, sans moralité, sans perspective, sans mérite, sans responsabilité, sans espoir et sans avenir. Le thème central c’est son propre égo, le « moi », entièrement déconnecté de son entourage relationnel. « Le moi » décide ce qui est bon et comment « il » peut trouver le plaisir ultime.

        Un excellent livre sur ce sujet est celui de Christopher Lasch « Le culte du Narcissisme ».

        Pour répondre à votre question précédente, je n’assimile aucunement l’anarchie à des gens narcissiques.
        Je voulais indiquer que la société ayant été rendue narcissique, les idées de l’anarchie telle que la liberté, la coopération, le partage, l’abnégation etc…, sont irréalistes.
        Très rapidement cela serait la vrai anarchie, celle où chacun fait ce qu’il estime juste pour lui et la société s’écroulerait dans un chaos total, servant in-fine leur objectif.

        Bien évidemment la transformation de la société n’est pas arrivé par hasard, on retrouve les principes pour détruire la société décrit dans ce que l’on appelle les protocoles (mode d’emploi probablement écrit par Albert Pike Franc-Maçon 39 ème degré) au 19 éme.

        Konrad Lorenz (1903/1989), affilié au nazisme et ami de Julian Huxley (*) l’a aussi très bien décrit dans « La théorie de la dégénérescence »
        (*) J Huxley : Pére de l’eugénisme, transhumanisme, fondateur du WWF et premier président de l’UNESCO

        Selon Lorenz, l’homme civilisé, n’étant plus contraint par l’environnement sauvage, a été forgé par la sélection artificielle produite par la civilisation elle-même. Ainsi, l’espèce humaine s’est auto-domestiquée.
        Toujours selon Lorenz, sans un système social de valeurs fortes imposées et régulatrices des mœurs, la nature «domestique» de l’homme civilisé prendra le dessus.
        Nous obtiendrons alors une civilisation d’obèses, hypersexualisés, immatures et passant leur temps à se divertir.

        Il suffit de s’intéresser à qui est derrière la révolution sexuelle, le féminisme , le mariage pour tous, la théorie du genre, la baisse continue du niveau scolaire, les jeux vidéos, l’abrutissement télé, les médias , etc… pour y retrouver systématiquement les mêmes puissances d’argent .
        Preuve que leur projet avance toujours.

        Il semble d’ailleurs que la prochaine étape soit l’asservissement de l’humanité à « Gaia », un concept tout droit sorti du mouvement « New Age ».
        Le tout au motif mensongé du réchauffement lié aux activité humaines. Un mouvement qui se réfère fréquemment aux écrits mystiques de Adlous Huxley le frère de julian …

      • verisheep

        « la société ayant été rendue narcissique, les idées de l’anarchie telle que la liberté, la coopération, le partage, l’abnégation etc…, sont irréalistes. »

        Bon, ok, donc tout est foutu, on n’a plus qu’à se soumettre ou se tirer une balle?
        Je ne souscris pas à cette pathétique résignation.

      • oedone

        Ne voyez pas de résignation dans mes propos.
        Uniquement que notre société n’est majoritairement pas prête à accepter ces idées.
        Par contre comme je l’exposais au préalable ces idées doivent d’abord se mettre en oeuvre au niveau individuel , par petit groupe.
        L’anarchie comme mode d’organisation d’un mouvement de changement est une bonne chose car en l’absence d’un système centralisé avec des leaders, il est impossible à détruire totalement.
        Croyez-vous que je perdrais du temps à poster sur un blog, pour informer sur l’anarchie en tant que système politique en l’état de notre société. Si j’en étais arrivé à la conclusion que rien n’est possible ?.
        Ce que redoutent le plus ces « illuminés », c’est l’initiative personnelle, comme en témoigne l’article V, paragraphe 11 des Protocoles « Rien n’est plus dangereux que l’initiative personnelle : si elle s’appuie sur le génie, elle risque de nous nuire d’avantage que ne pourraient le faire des millions de personnes entre lesquelles nous avons semé la discorde. Nous devons orienter l’éducation des communautés Goyim de telle sorte que chaque fois qu’elles seront devant une affaire exigeant de l’initiative, elles baissent les bras de désespoir et d’impuissance ».
        Oui aux idées de l’anarchie que vous évoquez dans votre réponse et que l’on retrouve dans la plupart des religions. Mais au niveau individuel/local, sans vouloir l’imposer aux autres, sous peine de tout détruire et d’arriver à l’inverse.

      • OULAHLAH !!!

        Donc, selon toi, l’anarchie, c’est très bien, mais si nous nous contentons, et surtout nous cantonnons, à des expérimentations limitées à de petits groupes insignifiants, ainsi que cela existe depuis des décennies…

        Il est exact que la pratique de la philosophie anarchiste est une démarche individuelle, mais ce n’est pas parce que tu as raison sur ce point que ton raisonnement est justifié.

        Entre les Illuminatis, les Protocoles de Sion, et les multiples citations dont tu émailles tes propos, je suis très méfiant sur tes intentions…

        Tu nous offres un beau paradoxe, car tout en les critiquant (Illuminatis, etc), tu participes à ce que nous « baissions les bras de désespoir et d’impuissance »

        L’idéal anarchiste reste une utopie, car nous sommes fort loin d’avoir l’intégration individuelle permettant de le pratiquer.

        C’est un objectif ultime, en attendant, nous devons prendre le pouvoir dans une véritable démocratie avec le Tirage au sort.

        Ce sera là un premier pas vers l’anarchie.

        Nous ne pouvons pas passer d’un système ultra-libéral oligarchique à une société anarchiste d’un coup de baguette magique.

        Une montagne se gravit pas à pas, et une maison se construit pierre par pierre…

      • oedone

        Fenrir,

        je partage ton avis, sur la nécessité de reprendre le contrôle de notre démocratie par le tirage au sort, comme l’indique Etienne Chouard c’est la cause des causes.

        Mais comme c’est loin d’être fait, en parallèle commençons à construire les fondations de la maison, aidons les gens en les informant et en participant ou créant des solutions alternative dans l’économie ou le sociétale (ex: demander à mettre en place un système de vote par tirage au sort dans sa commune, développer une coopérative , un SEL, une AMAP, … ).

        Informer est important car leur projet de destruction de la religion, des familles, et des nations est en cours , ci-dessous un exemple :

        Dans son dictionnaire du XXI Siècle, Jacques Attali déclare que « chaque homme doit devenir un être sans père ni mère, sans origine, sans racines et sans avenir; il doit être un nomade absolu ». Le mariage doit céder la place à de nouvelles formes de vie en commun. « Toutes personne a le droit d’avoir plusieurs relations simultanément. La polygamie et la polyandrie (plusieurs hommes) deviendrons la règle. Tout les types de relation sexuelles devraient être possibles, même avec des enfants » Jean-Jules Van Rooyen « Les travers du pouvoir ».

        Pendant que l’on échange sur l’anarchisme, ils nous préparent la mise sous contrôle de nos vies , via la menace du Co2. La fusion des religions est également en cours (cf réunion préparatoire a Salt Lake City il y a quelques semaines pour une grande conférence au début au dernier trimestre, etc…

        Tu t’interroges sur mes intentions en postant, sous entendant que l’idée serait de décourager les gens.
        Ce n’est pas le cas , je me suis mal exprimé si tu l’as compris ainsi.

        Ce que je souhaitais en postant pour une première fois sur ce site, c’est d’alerter sur le fait que tous ces projets en « isme » sont comme les sirènes de l’Odyssée et qu’il serait dangereux de les écouter sans savoir quel est leur pouvoir et leur objectif.

        Toutes les révolutions ont été fomentées contre les intérêts du peuple, Le communisme (marxisme) n’est que la reprise du babouvisme , lui même « inspiré » des principes de Weishaupt .

        Il suffit de prendre le temps de lire leurs écrits pour y trouver les mêmes ressemblances.

        Le mondialisme du « Village Global » n’est rien d’autre que la continuation du siècle des Lumières, de la Révolution Française, du marxisme et de la révolution russe de 1917, etc.. tout cela est le revers d’une seule et même médaille matérialiste. C’est le monde ultime, un monde au service d’un petit groupe de personnes puissantes et richissimes.

        Qui s’intéresse à la Révolution Française réalise qu’elle n’a jamais été le soulèvement du peuple contre la royauté, et que les vrais patriotes, ceux qui se sont soulevés contre ce complot contre le royaume ont été massacrés (cf génocide vendéen) .
        Que le slogan Liberté Egalité Fraternité est en fait un slogan sortis des loges, comme la religion des droits de l’homme (le « Moi » au dessus de « Dieu » ) et de l’athéisme.

        Que la nouvelle république si égalitaire et fraternelle avait prévue de réduire la population d’un tiers au motif de l’absence d’emplois et de ressources suffisantes , 300 000 personnes furent ainsi noyées, guillotinées, ou brûlée durant la Terreur.

        Concernant les illuminati, comme indiqué précédemment, ce n’est qu’un terme générique inventé au 19éme pour noyer les vrais sujets et discréditer la référence à l’ordre secret de A Weishaupt « Les illuminés de Baviére ».

        Concernant les protocoles, publié en 1921 par M. Marsden en Angleterre, sous le titre «Les Protocoles des Sages de Sion» , Il y a eu beaucoup de polémiques dessus.
        Mais comme je le dis souvent « Avant de juger, lisons et faisons-nous notre propre idée ».

        Pour Info, extrait du livre de Guy Carr William « Des pion sur l’échiquier » P216.

        Un journaliste du New-York World interrogea M. Henry Ford à propos du document, et ses commentaires parurent dans la presse le 17 Février 1921 : «La seule déclaration que je puis faire au sujet des Protocoles, c’est qu’ils correspondent à ce qui se passe actuellement. Il y a seize ans qu’on les connaît et ils ont correspondu aux différentes situations mondiales depuis seize ans. Et ils y correspondent encore.»

        M. Ford fit cette déclaration il y a trente-quatre ans et ce qu’il disait alors est encore d’actualité.
        Ceci nous permet d’affirmer, et toute personne honnête en conviendra, que ce document est une copie conforme du plan conçu en 1773 et appliqué depuis cette date.

      • Bonjour Oedone,

        J’ai depuis un bon moment cessé de participer à la prise de tête collective concernant les théories du complot, pour me consacrer à l’action.

        Nous pouvons tous ergoter pendant des heures concernant les illuminatis, les déclarations des uns et des autres, les protocoles de Sion, ou les chiffres que tu avances concernant les victimes de la révolution. (??? nous ne devons pas avoir les mêmes sources…)

        Mais cela ne change rien à ce qui nous entoure.

        Il est pour moi plus constructif de participer au Troc-plantes qui se tenait à Bagnères de Bigorre ce dimanche, lors d’un Village des alternatives organisé par Alternatiba.

        Je suis conscient que des individus complotent afin d’acquérir toujours plus de puissance, de richesses, de pouvoirs.

        Mais que pouvons y faire ?

        Pour ma part, j’ai choisi un mode de vie décroissant, axé vers la recherche d’autonomie, tant alimentaire qu’énergétique. Je m’emploie à expliquer ce qu’est la véritable démocratie autour de moi, et la solution que représente le Tirage au Sort.

        C’est notre mode de vie, et de consommation qui ont le plus d’impact sur le système actuel, et non pas des théories , plus ou moins fumeuses, autour des intentions de ceux qui contrôlent actuellement les pouvoirs.

        Ils ne sont puissants qu’avec notre consentement, et notre participation.

        Peut être ont-ils leur plan pour nous dominer, nous exploiter, nous spolier, en nous mentant, nous trompant, nous égarant…

        Nous pouvons de même, avoir le notre pour les virer, voire les détruire, en supprimant la base de leur puissance.

        Sans notre participation à leur plan, ils ne sont rien de plus que toi, moi, ou un autre individu.

        C’est à nous, Citoyennes et Citoyens, de prendre le pouvoir, en cessant d’être des électrices et électeurs, n’ayant que le droit de choisir parmi eux, celles et ceux qui nous mentira, nous trompera, nous exploitera, nous volera…

        La véritable difficulté vient de la nature humaine, et de nos conditionnements.

        Il est tellement plus confortable, simple, et facile, d’être un électeur, convaincu d’avoir participé à notre société, en glissant un bulletin dans une urne, que de devoir s’investir dans la gestion de nos collectivités.

        Cependant, nous avançons !

        J’en ai encore eu l’exemple ce dimanche, ainsi que je l’évoquais, en rencontrant et dialoguant, avec de multiples représentants d’associations, tant locales qu’internationales, qui s’emploient à créer un nouveau paradigme.

        Un Autre Monde est possible.

        Et nous sommes de plus en plus nombreux à le savoir, et à nous donner les moyens de le construire.

      • voltigeur voltigeur

        Bonjour Fenrir,
        CQFD :)

  • zniavrou

    Merde, j’ai un Match, un truc supranormal qui m empêche de rester humain.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

    Deuxième degrés.

  • zniavrou

    En tout cas à vous lire ce soir, je suis fier. Merci à vous tous, continuons à essayer. Merci de contribuer.

  • 108

    « Aimez votre prochain comme vous-même, pour votre mutuel avantage »

  • camboui

    J’ai 43 ans et je suis anarchiste convaincu! :)

    Comme le dit « Silverstar » plus haut « L’anarchie n’est pas un système mais une philosophie de vie en société »!

    Définir l’anarchie plus que ça n’est pas simple car ce n’est pas quelque chose de centralisé (et coercitif), comme des partis politiques et des administrations.

    La liberté en solo étant l’individualisme, la définition de la liberté en groupe sera autre…
    C’est par nature la liberté en application locale et évolutive, qui se réplique au gré des affinités des gens composant les groupes souhaitant vivre ensemble harmonieusement …dans les limites d’un pays ou d’un continent.

    Je peux dire que l’anarchie est un mélange, aux proportions légèrement variables en fonction des circonstances et désirs, de libéralisme sans démesure, et de communisme sans pouvoir central …et toujours avec l’objectif de ne jamais nuire gravement ni volontairement (une petite erreur est une simple erreur et est acceptable et pardonnable car personne n’est parfait) ;)

    Et bien sur, le libéralisme sans démesure et le communisme sans pouvoir central sont parfaitement faisables sans argent …cad: dans le troc :)

    Ceci est ma définition (celle qui trottait dans ma tête depuis mes 14 ans et que je mets pour la première en fois en forme avec des mots les plus convenant possibles), et sans me vanter …j’chui bon hein? :)

    Bon week-end à tous et bonne anarchie aussi! :)
    gwendal

    • baron william baron william

      copier coller de belle facture

      voir plus bas debellis sur panarchy

      • camboui

        Copier-collé? T’as vu ça où toi? Tu rigoles?!
        Parce que tu as peut-être lu un truc qui y ressemble, tu dit tout de suite « copié-collé »…?
        Je maintiens que tout ce que j’ai dis est le fruit de 30 ans de réflexion!
        Je maintiens que tout ce que j’ai écris, je l’ai écris d’une traite (pas loin de 20 minutes si ce n’est plus, car j’ai tenu a être le plus précis possible avec le moins de mots possible)et sans aucune référence!
        Et, il n’est pas illogique que d’autres sont arrivés à la même conclusion (ou approximative)!
        La prochaine fois que tu accuses (vu sur « panarchy ») mets au moins un lien vers le site correspondant …histoire qu’on puisse vérifier …et se marrer de ton accusation sans fondement! :)
        Si tu t’es dis « tien, je vais me payer la tête du gars qui utilise « camboui » comme pseudo car ça doit être un guignol », saches qu’il ne faut jamais se fier aux apparences…
        Cordialement, quand même ;)

        gwendal

      • camboui

        Ok, tu avais mis un lien… Je n’avais pas lu jusque là… Mea-culpa ;) Je viens de parcourir rapidement cette page et j’y ai vu des choses intéressantes et des aberrations (loi… déjà, là, ça se gâte). Et donc, je te fais remarquer que seul le début de la définition de John Zube correspond à ce que je dis. La fin de sa définition: avec « des lois, une administration et une juridiction qui leur sont propres » est à l’opposé de ce que je dis! Que le Dr Tucker ait fait une définition qui correspond à celle de Paul Emile de Puydt et de son texte fondateur …sans le connaître montre bien que les mêmes idées naissent dans différentes têtes au même moment aussi bien qu’à des époques différentes… La définition de la fin de l’article du lien que tu donnes (ces 3 parties: La Panarchie est personnaliste + La Panarchie est volontariste + La Panarchie est universaliste) correspond bien à ce que je pense. Il est dit que le mot « Panarchie » pourrait disparaître, mais que la promotion de ses idées survivra, et vu que je n’ai, à ce jour, jamais entendu ce mot, il est fort possible qu’il disparaisse, effectivement. Tant que l’idée reste (celle de la fin de l’article de ton lien), c’est le principal! :)

    • Robert

      La liberté en application « locale et évolutive »?

      Visiblement, votre définition de l’anarchie est très différente de celle de l’article, qui prône ouvertement l’abolition des frontières et tout le tralala. J’ai du mal à réconcilier ce discours avec l’autonomie d’échelle locale.

      D’ailleurs, ça me surprend que personne n’a commenté la dessus. On parle ici de la suppression de la France. Les ME n’ont pas de problème avec ça?
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

      • camboui

        Salut Robert,
        l’autonomie d’échelle locale ne veut pas dire que ça ne peut aller jusqu’à un continent.
        Ca veut juste dire que chaque communauté aura ses règles, ou plutôt ses affinités particulières dans « le faire » (et ces affinités seront évolutives en fonction des nouveaux membres, d’une modif de climat, etc) et spécifiques de la région (nature existante, climat habituel, état des sols, tradition, etc), sans que cela empêche qu’une communauté de Brest soit très proche d’une communauté de Vladivostok dans son fonctionnement de base: la liberté sans nuire.
        Ca me semble plus clair (j’aurais du développer) ;)

        gwendal

  • baron william baron william

    tres juste choix de reflexions quand bien meme l article traine un peu en longueur sur des approximations

    la confusion principale reside dans le mot anarchisme qui a rien a voir avec l anarchie

    l anard de base se place d un point de vue subjectif au niveau philosophique refusant toute doctrine politique de groupe

    dans la pratique comme toute demarche individuelle la realisation concrete d une anarchie est relative a chaque individu et au rapport qu il a avec d autres

    le volontariat la liberte l equite la sincerite etc etc jusqu a l amour vrai en soi sont une quete de chacun a chaque instant

    il est amusant de voir la manifestation de la revolution interieur des gens comme un pas d envol a faire pour depasser le sentiment de peur de s affranchir des contraintes artificielles surtout celles venant des autres

    bizarrement au 1er abord la souffrance qui nous place en victime de la societe par exemple semble un repere confortable

    neanmoins une fois le gout de la liberte decouvert la fadeur de l autosoumission perd tout son plaisir maso pour inspirer que defiance

    bref libre a soi et a ma guise apparaissent les maitres mots de l anarchie selon moi

    nonobstant faux pas que de deconner il y a des limites qui s imposent d elles memes quand nous manquons leur discernement

    ps

    gouda 2 de baviard pourrait etre d apres une simple hypotheses a l origine de ces propos d indigne du canape

    et en tout cas je lui dis bravo pour poser cette question sur la table en insistant sur le caractere nullement politique de l anarchie comme le dit tres bien bellegarigue ou d autres

    http://www.panarchy.org/reclus/anarchie.1894.html

    http://www.panarchy.org/bellegarrigue/manifesto.html

    http://www.panarchy.org/debellis/lapanarchie.html

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

  • Levé à 6h un dimanche matin! ah j’me fait vieux lol
    il était sympa l’article sur la coupe du monde, enfin surtout ton commentaire ;)

  • verisheep

    Juillet 1936 dans les casernes catalanes
    La mort bute sur les milices et le peuple compte ses armes
    Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
    En un seul et riche morceau et passe le vent libertaire

    Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane
    et pardonner si ma chanson vous refait mal à votre Espagne
    Mais j’ai besoin de vous apprendre j’ai envie de vous ressembler
    Je gueulerai pour qu’on entende ce que vous m’avez enseigné

    Donne-moi ta main camarade
    Prête-moi ton coeur compagnons
    Nous referons les barricades
    Comme hier la confédération

    A quelques heures de Barcelone se sont groupés des menuisiers
    Et sans patron tout refonctionne on sourit dans les ateliers
    Sur la place de la mairie qu’on a changé en maternelle
    Des femmes ont pris la blanchisserie et sortent le linge au soleil

    Donne-moi ta main camarade
    Prête-moi ton coeur compagnons
    Nous referons les barricades
    Et la vie, nous la gagnerons

    Tandis que quelques militaires font leur métier de matadors
    Des ouvriers, des ouvrières détruisent une prison d’abord
    Là-bas, c’est la mort qui s’avance tandis qu’ici: Ah madame c’est l’anarchie
    La liberté dans l’espérance il ont osé la vivre aussi

    Dame tu mano companero
    I presta me tu corazon
    Barricadas leventaremos
    Como ahier la confederacion

    http://www.youtube.com/watch?v=TVacuOdUq1o

  • Wolfen

    Bien le bonjour à chacun-e,

    Bien des commentaires sont forts passionnant et j’aurais souhaité répondre à nombre d’entre-vous mais hélas ! les douleurs physiologiques sont puissantes ce jour-ci, aussi, et je ne saurais prendre ce temps pour répondre un à un à bien des commentaires. Merci à tous-tes, cependant, pour vos mots partagés, c’est instructif.
    Et un grand merci également aux personnes gérant ce blog dont la variété des sujets évoqués, par sa diversité, permet d’aborder les semences de la conscience globale.

    Pour les premières nations :

    Ils vivaient en Harmonie avec les cycles naturels, respectaient Mère Terre et toutes les nations du vivant, ils ne possédaient pas la terre ni aucun autres lieux, ne rejetaient pas, dans leurs communautés, les êtres différents mais prenaient en comptes ces différences, les communautés s’auto-géraient et chacun participait selon ce qu’il pouvait, le chef élue n’était, en fait, qu’un guide pour sa communauté, mais les décisions, concernant tous et chacun, se prenaient autour d’un conseil et ceux des leurs qui commettaient des actes néfastes, pour la communauté, était, le plus souvent, banni, effectivement…

     » Georges E. Sioui indique que chez les Wendats (Hurons), «[la] reconnaissance mutuelle entre les membres, nécessaire et omniprésente dans les sociétés à pensée circulaire, permet d’appliquer la loi du consensus, par opposition à l’autorité coercitive investie dans une société à pensée linéaire, comme un corps policier»[19].

    Les chefs y avaient certes un pouvoir d’influence, fondé en partie sur leur expérience et leur charisme, mais ne jouissaient d’aucun pouvoir coercitif qui aurait pu leur permettre d’imposer leur décision et de punir ceux qui ne s’y soumettaient pas. » …

    Pour n’en citer que quelques-unes « des tribus » : les Anasazis, les Iroquois, les Inuits, les Pygmés, les Hurons …

    J’ai passé, un peu de temps aux USA, dans une « réserve indienne » – ou camps de concentration pour ceux qui n’ont pas peur des mots sonnant juste – en compagnie d’un chaman – vieil homme à la bonté infinie – et alors qu’il m’enseignait sur le monde visible et les mondes invisibles – entre autre – je lui ai donné des livres de Kropotkine, de Tchoulkov, de Bakounine et quelques autres concernant l’Anarchie… Un jour, longtemps après avoir lu bien des livres, il me dit : « Ils écrivent, avec des mots de blanc, ce que nos ancêtres vivaient au sein de leur nation et des conseils. Ils sont jute en retard de quelques lunes. » (Je souligne qu’il n’a jamais prononcé le mot tribu et qu’il avait beaucoup d’humour…)

    Leur histoire, leurs coutumes, leurs modes de vie, etc. n’a été décrite, essentiellement, que par ceux qui les ont exterminés. La première forme de mensonge auquel il faut cesser de croire est celle-ci.
    Il n’y a donc aucune escroquerie intellectuelle à comparer l’anarchisme à certaines sociétés des premières nations – ou autres – bien qu’il faille bien situer le contexte historique, avec ses mœurs, ses coutumes etc…soit donc, l’évolution de la conscience au sein de l’humanité, selon chaque continents, etc.

    Ce que les monarchies sous couvert de religion, cela va de soi, les républiques, ensuite ou, de fait, les dictatures étatiques et religieuses, cependant, ont toutes exterminées dans la joie et l’allégresse, êtres, cultures, langues, etc. ce qui démontre que bien avant A. Weishaupt et les autres frigides de la conscience, la mondialisation de la culture occidentale fut imposée, déjà, dans un contexte d’uniformisation des consciences et des modes de vie à toutes communautés qui vivaient selon des préceptes millénaires – réformable cela va de soi – mais certainement pas par l’éradication. Faire fi de leur foi, de leur mode de vie, de leurs cultures, de leur art (et oui jusque là !)de leurs langues, etc. a été le plus grand crime de l’histoire et ce, bien avant l’avènement des dites sociétés « secrètes » évoquées de-ci delà…

    • Silverstar Silverstar

      Merci beaucoup pour ce partage et ces précisions.

      • Wolfen

        C’est avec joie même si j’aurais souhaité faire plus long sur le(s) sujet(s)… Mais en fait, court, c’est bien aussi. :o) Ayez foi en votre instinct, en votre intuition et abreuvez-vous à la source universelle des connaissances. :o)

        Belle nuit,
        Wolfen.

  • Wolfen

    Concernant Ravachol :

    Je ne saurais cautionner la violence ni le meurtre. Néanmoins, je souhaiterai vous invitez à lire ce texte.
    Il fut interdit à Ravachol de le lire lors de son procès. Je pense que ces mots devraient nous faire réfléchir. Puisque avec la misère qui se répand, à grande vitesse, dans nos sociétés délabrés d’humanité, il se pourrait que de nombreux Ravachol voient le jour…

    Le texte suivant a été écrit par Ravachol pour être prononcé lors de son procès, le 21 juin 1892.

     » Si je prends la parole, ce n’est pas pour me défendre des actes dont on m’accuse, car seule la société, qui par son organisation met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd’hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l’oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. Exemple : un patron ne fait-il pas des vœux pour voir un concurrent disparaître ; tous les commerçants en général ne voudraient-ils pas, et cela réciproquement, être seuls à jouir des avantages que peut rapporter ce genre d’occupations ? L’ouvrier sans emploi ne souhaite-t-il pas, pour obtenir du travail, que pour un motif quelconque celui qui est occupé soit rejeté de l’atelier ? Eh bien, dans une société où de pareils faits se produisent on n’a pas à être surpris des actes dans le genre de ceux qu’on me reproche, qui ne sont que la conséquence logique de la lutte pour l’existence que se font les hommes qui, pour vivre, sont obligés d’employer toute espèce de moyen. Et, puisque chacun est pour soi, celui qui est dans la nécessité n’en est-il pas réduit a penser :

    Eh bien, puisqu’il en est ainsi, je n’ai pas à hésiter, lorsque j’ai faim, à employer les moyens qui sont à ma disposition, au risque de faire des victimes ! Les patrons, lorsqu’ils renvoient des ouvriers, s’inquiètent-ils s’ils vont mourir de faim ? Tous ceux qui ont du superflu s’occupent-ils s’il y a des gens qui manquent des choses nécessaires ?

    Il y en a bien quelques-uns qui donnent des secours, mais ils sont impuissants à soulager tous ceux qui sont dans la nécessité et qui mourront prématurément par suite des privations de toutes sortes, ou volontairement par les suicides de tous genres pour mettre fin à une existence misérable et ne pas avoir à supporter les rigueurs de la faim, les hontes et les humiliations sans nombre, et sans espoir de les voir finir. Ainsi ils ont la famille Hayem et le femme Souhain qui a donné la mort à ses enfants pour ne pas les voir plus longtemps souffrir, et toutes les femmes qui, dans la crainte de ne pas pouvoir nourrir un enfant, n’hésitent pas à compromettre leur santé et leur vie en détruisant dans leur sein le fruit de leurs amours. Et toutes ces choses se passent au milieu de l’abondance de toutes espèces de produits ! On comprendrait que cela ait lieu dans un pays où les produits sont rares, où il y a la famine.

    Mais en France, où règne l’abondance, où les boucheries sont bondées de viande, les boulangeries de pain, où les vêtements, la chaussure sont entassés dans les magasins, où il y a des logements inoccupés !

    Comment admettre que tout est bien dans la société, quand le contraire se voit d’une façon aussi claire ?

    Il y a bien des gens qui plaindront toutes ces victimes, mais qui vous diront qu’ils n’y peuvent rien.

    Que chacun se débrouille comme il peut !

    Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s’il vient a chômer ? Il n’a qu’à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cadavre. C’est ce que j’ai voulu laisser à d’autres. J’ai préféré me faire contrebandier, faux monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J’aurais pu mendier : c’est dégradant et lâche et c’est même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d’attendre, prenaient où il y a et par n’importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu’il y a danger à vouloir consacrer l’état social actuel, où l’inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant.

    On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu’ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n’est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d’une mort lente par suite des privations qu’il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s’il a un peu d’énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu’un terme à ses souffrances. Voilà pourquoi j’ai commis les actes que l’on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l’état barbare d’une société qui ne fait qu’augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes ; on dit qu’il faut être cruel pour donner la mort à son semblable, mais ceux qui parlent ainsi ne voient pas qu’on ne s’y résout que pour l’éviter soi-même.

    De même, vous, messieurs les jurés, qui, sans doute, allez me condamner à la peine de mort, parce que vous croirez que c’est une nécessité et que ma disparition sera une satisfaction pour vous qui avez horreur de voir couler le sang humain, mais qui, lorsque vous croirez qu’il sera utile de le verser pour assurer la sécurité de votre existence, n’hésiterez pas plus que moi à le faire, avec cette différence que vous le ferez sans courir aucun danger, tandis que, au contraire, moi j’agissais aux risque et péril de ma liberté et de ma vie.

    Eh bien, messieurs, il n’y a plus de criminels à juger, mais les causes du crime a détruire. En créant les articles du Code, les législateurs ont oublié qu’ils n’attaquaient pas les causes mais simplement les effets, et qu’alors ils ne détruisaient aucunement le crime ; en vérité, les causes existant, toujours les effets en découleront. Toujours il y aura des criminels, car aujourd’hui vous en détruisez un, demain il y en aura dix qui naîtront. Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est facile à réaliser ! Il suffirait d’établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins.

    Alors on ne verra plus des gens comme l’ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appas, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l’affection est vraiment sincère. On ne verra plus des hommes comme Pranzini, Prado, Berland, Anastay et autres qui, toujours pour avoir de ce métal, en arrivent à donner la mort ! Cela démontre clairement que la cause de tous les crimes est toujours la même et qu’il faut vraiment être insensé pour ne pas la voir.

    Oui, je le répète : c’est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer la société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre œuvre, en s’attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n’est votre justice qui s’amoindrit à punir les effets.

    Je ne suis qu’un ouvrier sans instruction ; mais parce que j’ai vécu l’existence des miséreux, je sens mieux qu’un riche bourgeois l’iniquité de vos lois répressives. Où prenez-vous le droit de tuer ou d’enfermer un homme qui, mis sur terre avec la nécessité de vivre, s’est vu dans la nécessité de prendre ce dont il manquait pour se nourrir ? J’ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n’avons pas trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C’est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n’admet pas de réplique, l’instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l’auteur.

    Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m’avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l’aisance même aurait fait des honnêtes gens ! Une société intelligente en aurait fait des gens comme tout le monde ! »

    Concernant la violence – présumée – de l’anarchisme, elle n’a été le fait que de quelques individus mais dans l’ensemble, les anarchistes ne sont absolument pas pour une quelconque forme de violence. Ils sont, majoritairement, pour une révolution des consciences et s’active à réformer avant tout celle qui leur est propre.

    Mais en fait de violence, sommes-nous certain que celle-ci à toujours été le fait d’anarchistes ou commise par des individus engagés pour cela ? Les attentats sous faux drapeaux sont-ils le fruit d’une génération plus que d’une autre ? Sincèrement, croyez-vous en cela ???
    Qu’un mouvement anarchiste puissant voit le jour en France et vous découvrirez, alors, comment s’organise la manipulation et la répression. Ceci fait, réellement, partie de l’histoire de l’Anarchie.

    http://resistance71.wordpress.com/2015/05/01/a-lorigine-du-1er-mai-lattentat-faux-drapeau-du-haymarket-de-chicago-albert-et-lucy-parsons-anarchistes-dans-la-tourmente-de-lhistoire/

  • Wolfen

    – Anselme Bellegarrigue (1850)

    Citations :

    Il n’est, en vérité, pires contre-révolutionnaires que les révolutionnaires ; car il n’est pires citoyens que les envieux.

    Le pouvoir ne possède que ce qu’il prend au peuple, et pour que les citoyens en soient venus à croire qu’ils devaient commencer par donner ce qu’ils possèdent pour arriver au bien-être, il faut que leur bon sens ait subi une profonde perturbation.

    C’est quand l’autorité de chacun est égale à celle de tous que l’équilibre social se trouve forcément acquis.

    Un peuple qui fait ses affaires est un peuple qui se gouverne, et un peuple qui se gouverne abroge, par ce seul fait, et frappe de désuétude tout le fatras législatif dont l’agitation populaire avait, bien plus que le génie des hommes d’État, favorisé la conception.

    La Révolution c’est le flux des intérêts : nul ne peut représenter les intérêts, ils sont représentés par eux-mêmes. La force d’intensité de leur persévérante et calme manifestation est la seule force révolutionnaire raisonnable et possible.

    On ne peut pas être maître de répartir la richesse sans s’être fait préalablement maître de la richesse ; la répartition c’est donc tout d’abord le monopole.

    Si cela s’appelle un métier que de gouverner, je demande à voir les produits de ce métier, et si ces produits ne sont pas à ma convenance, je déclare que me forcer à les consommer est le plus étrange abus d’autorité qu’un homme puisse exercer sur un autre homme. Il est vrai que cet abus s’exerce par la force et que c’est moi qui entretiens, de mes deniers, cette force dont je me plains. Cela considéré, je me replie sur moi-même et je reconnais qu’en même temps que je suis une victime, je suis un sot aussi. Mais ma sottise tient à mon isolement, et c’est pour cela que je dis à mes concitoyens : Redressons la tête ; n’ayons confiance qu’en nous-mêmes ; disons : que la liberté soit, et la liberté sera.

    Mais on dit que la liberté sans frein est menaçante. Qui donc menace-t-elle ? Qui donc doit craindre le coursier indompté, si ce n’est celui qui le dompte ? Qui donc a peur devant l’avalanche, si ce n’est celui qui veut l’arrêter ? Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie ? La liberté menaçante… c’est le contraire qu’il faudrait dire. Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse ; elle est calme et sage.

    Le gouvernement n’est pas un fait, il n’est qu’une fiction. Le fait immuable et éternel, c’est le peuple.

  • Wolfen

    Pour ceux qui veulent aller plus loin et mieux découvrir l’idéal anarchiste. Ainsi, nul ne vous trompera plus sur ce qu’est l’Anarchie, à savoir la Liberté et le bien être de l’Humanité. Celui qui affirme le contraire est un ignorant ou un menteur. Chacun se doit à l’éveil et à la connaissance et après, libérez son propre pouvoir de jugement sur le sujet observé.

    Vivre l’Utopie (Documentaire sur l’Espagne de 1936 et l’idéal anarchiste.
    http://www.youtube.com/watch?v=Tu6ppQiVqmI

    Documentaire sur Nestor MAKHNO et la révolution en Ukraine
    http://www.youtube.com/watch?v=sIyJ0T6QLbM

    » Liste de pages, pages de livres, livre d’éveil, éveil de soi, de soi à l’autre, de l’autre à lui, de lui à moi, de moi à toi, de Toi à Nous…
    … Liste bien entendu non-exhaustive, à tous les réveils, à tous les éveils, mais qualitative de réflexions, représentative d’humanité, sources d’inspiration.. »

    – “L’homme révolté” Albert Camus
    – “L’entr’aide” Pierre Kropotkine
    – “La conquête du pain” Pierre Kropotkine
    – “Dieu et l’état” Michel Bakounine
    – « Dieu et l’État » (1882 compilation d’écrits de Bakounine par C. Cafiero & Élisée Reclus)
    – “L’état dans l‘histoire” Gaston Leval
    – “Discours de la servitude volontaire” Etienne de la Boétie
    – “”Qu’est-ce que la propriété ?” Pierre Joseph Proudhon
    – “Hommage à la Catalogne” George Orwell
    – “Un projet de société communiste libertaire” Alternative Libertaire
    – “L’autogestion” Alternative Libertaire
    – “la pédagogie des opprimés” Paulo Freire
    – Vaneigem :
    « Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et la possibilité de s’en défaire » (1992),
    « De l’inhumanité de la religion » (1999),
    « Pour une internationale du genre humain » (2000)
    « Pour l’abolition de la société marchande-Pour une société vivante » (2002).

    Et personnellement, je vous invite à découvrir ce blog sur lequel l’Anarchie est très bien décrypté. Un énorme travail de ré-information, entre autre, y est effectué.

    http://resistance71.wordpress.com/?s=accueil+

    « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n’y a point de milieu.
    […]

    « Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi.»

    « Le peuple Anglais pense être libre, il se trompe fort il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement: sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien.
    Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde.»
    […]

    « L’idée des représentants est moderne: elle nous vient du gouvernement féodal, de cet inique et absurde gouvernement dans lequel l’espèce humaine est dégradée, et où le nom d’homme est en déshonneur. »
    – J. J. Rousseau

    « Lorsque, dans la république, le peuple en corps [politique organisé] a la souveraine puissance, c’est une démocratie.
    Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie »
    (De L’esprit des lois, livre 2, chap. 2: « Du gouvernement républicain, et des Lois relatives à la démocratie »).
    – J. J. Rousseau

    • Tu as oublié « L’unique et sa propriété » de Max Stirner… http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

      • Wolfen

        Bonjour Fenrir, (J’adore le pseudo) ;o)

        Non, je ne l’ai pas oublié. c’est seulement une liste (un morceau viens de je ne sais plus où, mais je l’avais découverte très pertinente et très adroite) d’auteurs qui peuvent être abordés facilement, le tout faisant une bonne synthèse de l’idéal anarchiste. (ce que j’estime n’est pas forcément, correct pour tous, cela va de soi)

        Je n’ai pas cité Tchoulkov (et tant d’autres), également, alors que j’aime profondément sa vision mystique de l’Anarchie, mais comme avec Stirner, il fait partie des auteurs plus difficile à aborder, et Stirner, plus qu’un autre. L’un pour sa vision mystique, l’autre pour sa vision « égotique » de l’Anarchiste.

        Je pense que ceci vient du fait du choix maladroit de ces mots pour dépeindre l’idée de l’anarchie telle qu’il concevait l’anarchie en l’être, le développement de l’être selon l’anarchie.
        Et si les mots étaient étaient adroits, alors, j’ai un souci avec ce « Moi » si puissamment défendu dans sa pensée.

        Pour exemple, cette idée du « Moi » à défendre à tout prix contre l’ingérence extérieure, je la loue, cela va de soi, mais, non pas au sens du « Moi » – donc principe premier égotique (pouvant mener à l’égoïsme)– mais bien au sens de l’être, qualité du soi nous permettant de nous développer, en totalité, tout en nous liant, cependant, les uns aux autres, fraternellement.

        Est-ce cela qu’il voulait préciser lui-même ?
        Sont-ce ses mots qui furent mal employés ?

        J’ai peu lu de Stirner et l’évoquer me mettrait hors sujet très rapidement.

        Ce n’est pas un auteur facile et clair dans son expression et certainement a-t-il aussi le pouvoir d’indisposer plus que de disposer les personnes à mieux comprendre l’anarchie afin de mieux y participer.

        Personnellement, je ne suis pas en accord avec sa façon d’associer la révolution avec la destruction, systématique ou presque, de tout et de rien.
        cela me semble chimérique et brutal si nous considérons tous et chacun et notre mémoire collective de vie sociétale, de mœurs etc.
        Sauf si bien sûr, les événements prédisposent à cela. Auquel cas, un tels cataclysme ne nous permettra plus de philosopher mais nous initiera d’être dans l’action des choix directes.
        Pas plus que je ne suis en accord avec « son » « ni dieu ni maître ». Il faudrait que je m’en explique, aussi, mais le texte écrit n’est pas corrigé. Si je le puis, je le ferais et le posterai à la suite, ici.

        Pour exemple, encore, je ne suis pas pour la destruction de la religion, je suis pour que chacun vive sa religiosité personnelle.

        Alors, lorsque le pouvoir du corps de lumière que chacun est, aussi, se libérera, la(es) religion(s) disparaîtra(ont) d’elle même.

        C’est ce que j’entends par religion universelle : la sienne propre parce que son propre développement et sa propre compréhension du dehors et du dedans, du petit et du grand, du microcosme et du macrocosme.

        Pas de gourous, pas de normes, entre son Soi naturel matériel et son au-delà éthérique.

        Rien à voir, faut-il le préciser, de nos jours, avec une quelconque vision « illuminatie »(« société secrète » dans laquelle, il est fourré tout est n’importe quoi)
        Cependant que, rarement, est abordé une secte, bien plus dangereuse, l’opus dei, celle des skulls & bones ou, celle des 300 (familles, je précise)…

        Pourquoi une foi universelle ? Et bien parce que l’univers est un Soi personnel et ce qui nous connecte à tout le vivant, c’est l’univers. La seule différence(ÉNORME) est que cette foi, elle est vôtre et qu’elle vous initie, encore et toujours, à votre propre liberté.

        Ce qui appel, de fait, encore, au développement personnel. Mais où le situer ? En son espace physiologique seulement ou, considérant, surtout, la somme de tout ce que nous sommes, comprenant matière et éther ?

        Considérant que si nous développons l’un plus que l’autre, nous risquons d’avoir des membres plus longs d’un côté que de l’autre, ainsi, finir bancale…

        Si tu peux m’offrir de mieux saisir sa pensée, je prends mais je t’avoue que j’aurais beaucoup de mal, à ce jour, à mieux l’entendre, puisque mon opinion sur le sujet s’est construite tout au long de mon périple de vie, de voyages, de rencontres, et d’expériences et qu’il m’est, difficile, à ce jour, de concevoir la destruction comme un bien nécessaire au développement de l’humanité.

        C’est seulement le choix qu’il nous reste – ou restera – parce que individuellement, nous ne faisons pas les choix qui invitent à s’offrir une destinée différente, évolutive parce que créative, imaginative, humaine parce que le cœur ouvert et l’âme chevillée aux pieds, universelle, parce que la plénitude de notre Soi – et son au-delà – atteint, permettrait de mieux entendre nos compagnons de voyages évoluant sur le corps de notre Mère.

        Merci pour l’ajout. :o) Et que chacun y puise ce qu’il peut, ce qu’il veut. Tout permet de faire grandir chacun si nous y sommes disposé nous-mêmes, cependant.

        Belle journée et merci encore, :o)
        Wolfen.

  • Wolfen

    Et,seulement pour une histoire de partage de mots, cela va de soi…

    Belle journée à chacun-e
    Wolfen.

    Extrait de l’Anarchisme évolutionnaire / Tous droits réservés / Isilys

    IV Peut-on vraiment rire de tout ?

    Alors, c’est à ce moment là qu’il précise qui il est, l’ami Démocratie…

    La Démocratie n’est cousine que d’une seule république, d’aucune autre, d’aucune monarchie, ni d’aucune autre forme de dictature, simplement par ce que la Démocratie Est, et uniquement républicaine, lorsque c’est le peuple qui la représente.

    Elle n’a nulle besoin d’être représentée puisque le peuple en est son représentant direct.
    La Démocratie ne participe, ne s’imagine, ne se concrétise, que par l’action du peuple afin que la Démocratie soit à toute société, bâtie par le peuple, ce que ladite société, digne et humaniste, est à la Démocratie. Un espace de liberté doué de respect.

    Le(s) démagogue(s), étymologique, doit servir la Démocratie en transcendant toujours cet idéal démocratique, donc celui de chacun et de tous, mais jamais la Démocratie ne peut être au service de la démagogie et toujours, elle doit être servie par la vérité.

    La Démocratie, ne hisse pas de drapeau, ne parle pas une langue mieux qu’une autre, ne se sent pas plus à l’aise dans le crépuscule de la thèse que dans l’aurore de l’antithèse, – des outils pour Elle, avec lesquels, le peuple La façonne, et leurs maîtres, hélas ! conditionnent et emprisonnent le peuple – la Démocratie, seulement, Est ou n’est pas.
    Il n’y a, ici, pas de juste milieu possible. Il n’y a pas d’alternative autre, ni d’alternance politique souhaitable, pour établir la Démocratie, inventer la démocratie, élaborer la démocratie, parachever la démocratie. Elle Est ou Elle n’est pas.

    Et ajouterai-je, elle n’a jamais été depuis qu’un pouvoir politique, autre que le peuple, s’est autoproclamé afin d’en élaborer les principes, les lois, les théories, les applications. Mais la démocratie, avant tout, n’est rien de tout ceci, ni principes, ni lois ni théories ni applications. Elle Est ou Elle n’est pas.

    Et lorsqu’Elle Est, réellement, Elle est toutes les couleurs, Elle parle toutes les langues et ne se sent bien que dans l’interstice de la Synthése, ce Tout que chacun Est, auquel chacun participe par sa nature propre et intrinsèque.

    Et, c’est bien à la Démocratie que l’anarchie convit lorsqu’il invite chaque citoyen à être et à régner sur le premier état qu’il est – lui-même – afin de toujours mieux cohabiter avec chacun, dans la demeure commune que nous nommons État.
    Si L’État est le peuple, le peuple représente la Démocratie, le peuple est la constituante de l’Etat, il en écrit, donc, les actes fondateurs, se lévent et s’élévent à mesure que se libére les esprits des chaînes de l’exercice du pouvoir.

    Qui n’a jamais eu besoin de politiciens pour constituer l’Etat et de représentants, pour garder la démocratie, que ceux qui n’ont si peu idée ou, désirs, ni de l’un, ni de l’autre, à savoir, les ignorants et leurs maîtres pensant carriériste ?

    Je n’ai aucune culture politique, il est vrai, puisque je ne suis qu’un cultivateur d’anarchie. Mais je sais que la Démocratie Est par l’Etat, tout comme je sais ce que l’Etat peut-être sans Démocratie. Il me suffit d’ouvrir la porte de ma demeure et de sortir au-dehors pour en faire le triste constat et découvrir ce que l’Etat, constitué par le peuple, assujetit par une minorité en son sein, dès lors, assujetissant, est pour la démocratie, d’autant, et pour cette raison, ce que la Démocratie signifie pour un tels État.

    Et vous me dites fou, utopiste, politiquement imature, d’être anarchiste ?
    Oserais-je vous répondre que c’est vous qui êtes inconscient, ignorant, apolitique, pour ne pas l’être ? »

    • verisheep

      Merci pour les témoignage et les citations Wolfen!

      • Wolfen

        C’est avec joie :o)Merci à vous pour l’intérêt ;o)
        Bien des citations viennent d’un peu partout, donc le « merci » s’adresse à tous, et pour les petits témoignages, c’est le minimum que je puisse partager, puisque pour le plus grand, en me refusant le droit à l’édition, il semble que vous n’ayez pas le droit d’y avoir accès. C’est ballot. :o( ou, c’est mieux comme ça. :o) … Enfin, surtout pour moi, en fait ! ;o))

         » La liberté menaçante… c’est le contraire qu’il faudrait dire. Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. »

        Que la Paix soit vôtre en cette journée,
        Wolfen