Entretien avec un ex-policier français devenu boulanger en Russie

Petite question, avons-nous là de la simple propagande pro-russe ou une véritable opinion d’un français expatrié? Puisque actuellement au niveau communication, tous les coups sont permis, la question peut se poser non? Quoi qu’il en soit, comment nier certaines vérités auxquelles nous avons pour la plupart été déjà confrontés?

9enseigne_boulangerie_NicolasD_et_EtiennePhoto : Nicolas D

Nicolas D., 46 ans, a décidé de s’installer en Russie, dans la ville de Kazan. Cet ancien policier qui a servi à Paris, dans la région parisienne et en Normandie, ne supportait plus son métier qu’il avait pourtant embrassé par passion et pour défendre les valeurs de la France.

Déçu de voir l’évolution de la France et le désastre de la situation du métier de policier, Nicolas D. a décidé d’ouvrir une boulangerie en Russie avec Étienne, qui a vendu sa boulangerie car il coulait sous les taxes et les impôts en France. Dans un entretien, l’ancien policier devenu boulanger nous explique ses raisons et son installation en Russie comme entrepreneur.

LVdlR : Quand et comment avez-vous eu vos premiers contacts avec la Russie ?

Nicolas D. : Le contact a été tout d’abord interne …mon arrière grand-père étant venu de Russie en 1906. Je pense que certains gènes restent et la Russie m’a toujours attiré, la musique me donnant la chaire de poule lorsque je l’entendais. Puis je me suis de plus en plus demandé si les horreurs qu’on me racontait depuis mon enfance sur la Russie étaient vraies, si la bête immonde russe était si immonde que ça. J’ai trouvé ces réponses en y allant en 2008 et de plus en plus à chaque fois. J’ai découvert que depuis quarante-six ans je n’avais entendu que des mensonges, des contre-vérités, des ignominies … Que le peuple russe est en fait l’inverse de ce qu’on avait pu me (nous) faire croire.

Pourquoi avez-vous lâché la France pour la Russie ? Pourtant, vous aviez un métier solide ! Policier était pour vous une passion !

En effet, une passion, défendre les gens, les vieux, les enfants, tout le monde … mais à partir des années 2000 cela est devenu impossible. C’était déjà dur avant mais après 2000, les décisions politiques, de droite comme de gauche, ont été basées sur la haine de la police, sur la défense des criminels et il devenait pour moi impossible de poursuivre ce métier et surtout c’était devenu sans intérêt car lorsqu’on a un caractère bien trempé et qu’on veut défendre les citoyens, on est immédiatement mal noté et seuls ceux acceptant de verbaliser à outrance les contrevenants sont l’élite de la police d’aujourd’hui, du moins c’est comme ça que c’est présenté … vous pouvez arrêter cent délinquants en une année, si vous n’avez pas verbalisé un tas de gens vous êtes noté comme « manque d’activité ». De plus le système français donne les chances les plus grandes à ceux qui n’y connaissent rien, c’est en effet ceux qui sont dans des postes « tranquilles » et qui ont le temps de bosser les examens qui ont le plus de chance de monter en grade … si vous faites le métier de police-secours et qu’en plus vous avez des enfants à la maison à vous occuper, vous n’avez jamais de temps pour vous … et donc la plupart des gradés sont aujourd’hui des gens sans expérience. Vous avez des gens qui commandent à des postes importants et qui, il y a quelques années, se traînaient dans leur vomi le matin tellement ils buvaient et qui s’amusent à sanctionner des policiers en usant de mensonges et tout cela pour toucher en fin d’année la prime de 400 euros mise en place par M. Sarkozy. D’ailleurs cette prime a fait énormément de mal à la Police. Certains vendraient leur âme pour la toucher et ils sont de plus en plus. 400 euros pour perdre son âme, non merci.

C’est par dégoût de tout cela que j’ai décidé de quitter cette profession mais le déclic est venu des Renseignements Généraux de Caen… qui, après vingt-quatre ans de métier, ont découvert que j’étais marié à une femme russe. J’ai donc été convoqué et pendant trois heures on m’a expliqué que mon épouse était peut-être une espionne, que je devais me méfier d’elle et les prévenir si je voyais quelque chose de bizarre.

Puis, ne voyant rien venir, on a voulu me dégager de mon poste car, m’ont-ils dit, moi ou mon épouse étions susceptibles de poser des caméras ou des micros dans le commissariat.

J’ai refusé de partir, leur riant au nez de la stupidité de leurs propos. Alors ils ont trouvé le moyen de monter une affaire de toute pièce et de m’envoyer devant un tribunal … où j’ai été relaxé avec un petit mot du juge qui a expliqué en me regardant qu’il ne comprenait même pas ce que je faisais devant lui. Pour moi, après vingt-quatre ans de police, ç’a été une honte immense, de voir les gens en qui j’avais confiance manipuler les procédures, mentir, m’envoyer sans motif devant un tribunal et m’y faire condamner. J’ai compris alors que le système était pourri et que s’ils arrivaient à me faire ça à moi c’est qu’ils l’avaient déjà fait à des tas de personnes, policiers ou pas… que peut-être des tas de gens qui sont en détention ne devraient pas l’être. J’ai donc donné ma démission et même, à quelques jours de mon départ, alors que la ministre de la justice visitait la Cour d’appel, on m’a demandé d’emmener au commissariat de police un couple avec petits enfants qui avaient leurs papiers au motif qu’ils avaient un tee-shirt de la Manif Pour Tous… j’ai refusé.

Quel regard portez-vous sur la France depuis votre installation en Russie ?

Un regard très critique depuis l’extérieur. Je me rends compte maintenant à quel point la France a été vendue à des lobbies ou à des États riches. Lorsque je reviens quelques jours, j’ai une boule au ventre rien qu’à me dire que je dois prendre le RER C pour aller prendre mon train à Paris. Du coup j’ai depuis peu découvert le merveilleux « Roissy bus » qui permet d’éviter cette faune. Politiquement je vois que l’idée que je me faisais d’un État « mauvais » a changé de côté.

Maintenant que je suis ici et que je vois un autre mode de vie, je me rends aussi compte qu’en France nous sommes très casaniers, un peu une vie de robot… ici c’est l’inverse. Les gens profitent de chaque moment libre pour s’amuser, rencontrer la famille, visiter, faire des croisières sur la Volga… pourquoi ? Parce qu’en Russie, tout est peu cher. 500 euros de salaire ici peuvent être comparés à 3 000 euros en France. Faites le total de vos charges, de la TVA, sur tout ce que vous payez comme le loyer, les impôts, l’essence, les assurances, etc., à la fin, il vous reste 500 euros. Ici je paye 60 euros par mois pour le gaz, électricité, la télévision, internet, l’eau, le chauffage (qui marche à fond six mois d’hiver), l’entretien des communs et donc au final, il reste environ le même budget sauf que si on compare l’essence qui est a 50 centimes d’euros, un resto qui coûte 6 ou 7 euros, une bière d’un demi litre à 2 euros, un musée à 2 euros, une croisière de deux jours sur la Volga à 80 euros, etc., on comprend pourquoi les gens profitent, vivent et bougent.

Et sur le traitement des médias français sur la guerre en Ukraine ?

Je ne regarde plus les médias français, juste un peu les sites Internet mais c’est tout. De toutes les manières, dès que je regarde je lis des mensonges. Je regarde les médias russes qui, eux, ne parlent pas de politique mais de la vie des gens. Les journalistes prennent le temps de s’arrêter sur ce que devient une famille qui a perdu un de ses proches dans la guerre ou sur de belles choses comme un mariage pendant les combats. J’y trouve très peu de « propagande » comme je l’ai lu dans un média français.

Je vois aussi des journalistes russes aller filmer directement au contact des combats et non pas faire des articles en lisant juste les dépêches de l’AFP qui elle-même s’est renseignée auprès des autorités de Kiev par exemple… Les médias français devraient parler des collectes faites pour envoyer de la nourriture au Donbass, de la solidarité des gens envers leurs frères ukrainiens. Pour avoir parlé avec des Ukrainiens, on peut dire que la vérité est dite par les médias russes. Les gens se font vraiment massacrer et seule l’armée des résistants combat, aucune troupe russe n’est là-bas. La seule aide que j’ai vue c’est de l’aide alimentaire que nous donnons à la sortie du supermarché, c’est tout. Lorsque j’analyse un peu se qui se passe là-bas, j’ai à l’esprit l’idée d’Ouradour-sur-Glane.

Qu’est-ce qui vous a poussé à partir vivre en Russie et surtout à vouloir monter une boulangerie ?

J’ai la chance de connaître beaucoup de monde à Kazan et, sans toutes ces personnes, c’est impossible pour un étranger de venir s’installer ici. L’administration est un vrai sac de nœuds et il est très facile de perdre tout son argent et de repartir sans rien si on n’a pas un caractère que les gens respectent ou des gens qui vous aident sincèrement. Il faut aussi ne pas faire de sentiments et c’est avec ça que j’ai eu le plus de mal. La première chose à comprendre c’est que les Russes ne sont pas des Français. S’adapter un temps à leur mode de fonctionnement et comprendre comment ils font du business est primordial. Une fois cela fait, tout va bien. J’ai passé des années en France à râler après les étrangers qui ne parlaient pas la langue au bout de dix ans, qui vivaient en communautés, sans s’intégrer, etc. J’ai donc appliqué mes ronchonneries à moi-même et je m’adapte, m’intègre, participe aux fêtes religieuses et folkloriques. J’aide les mamies de mon immeuble ou les gens dans la rue. Je laisse ma place dans le bus comme le font tous les Russes et comme j’étais un des rares à le faire en France. C’est au final très plaisant et c’est un très bon moyen de se faire apprécier et de s’intégrer.

Vous êtes à Kazan. Pourquoi ne pas avoir choisi la capitale russe ?

Trop gris, trop de monde, trop de bouchons, trop cher. Kazan est superbe. Les gens sont tolérants, qu’ils soient musulmans, juifs ou chrétiens. Tout le monde vit en harmonie. Il y a beaucoup de couples inter-religions où le mari attend 21 heures en période de ramadan pour manger avec son épouse et où la femme musulmane prépare le « kulitch » ou des œufs de Pâques pour son mari et fait des petits plats à Noël. C’est à en rêver de voir ça en France un jour mais je n’y crois pas. Les Français ont été trop longtemps passifs et gentillets avec les autres religions et ils se sont aujourd’hui fait « manger ».

Kazan permet de voir le ciel. On a avec ces routes à quatre ou cinq voies une sensation de liberté. Le soir vous pouvez décider de rentrer du restaurant avec votre épouse à n’importe quelle heure, à pied. Personne ne viendra vous agresser. Les femmes sont belles et personne ne les traite de « sale pute blanche ». Les hommes regardent, essayent de placer un regard pour séduire et je trouve ça beau. Dans chaque chose je vois une âme russe poétique et rêveuse, ce qui est très bien mais pas dans leur travail. Pour ça c’est une autre histoire.

Quelles ont été les étapes à suivre pour s’installer en Russie et pour y avoir le droit d’ouvrir une boulangerie ?

Cela a été très dur psychologiquement, surtout au début de se lancer et de ne jamais s’arrêter même en cas de doute malgré les critiques. Les gens qui vous disent qu’on ne va pas y arriver, essayer de peser les décisions, de connaître au mieux les gens, d’apprendre à connaître le milieu ou j’allais m’installer. Je n’ai compté sur personne. J’ai demandé de l’aide. On m’a reçu mais je n’ai jamais reçu aucune suite à ces rendez-vous. J’ai donc tout fait par moi-même. Ensuite, une fois le système enclenché, tout se fait lentement mais sûrement, contrairement à ce qu’on m’avait dit (encore des clichés). On ne m’a pas demandé d’argent. On m’a plutôt bien reçu. Je me retrouvais même parfois devant des chefs de certains services qui voulaient me voir car comme j’avais été policier et eux aussi, nous avions des choses à nous dire, c’était très enrichissant et intéressant.

Quel budget faut-il pour ouvrir une boulangerie en Russie ?

Le budget c’est 30 % du tout. Le plus important étant le caractère qu’on a et l’envie de réussir car une fois lancé, il ne faut jamais stopper. Donc pour le budget je dirais qu’avec 2 500 000 roubles, quelqu’un peut matériellement s’installer, mais… car il y a un mais… il doit être très professionnel et savoir se débrouiller comme nous le faisons avec les fours russes… et ça c’est une autre paire de manches. Le four russe coûte 1 000 euros. Le four européen de boulangerie est à 25 000 euros. J’ai donc mon ami boulanger, Étienne, qui est venu avec moi en Russie et qui sait magiquement tout faire avec tout ce matériel. Et j’en profite pour le remercier encore une fois.

Est-ce difficile de s’installer comme entrepreneur en Russie ?

Oui et non… comme je l’ai dit, tout dépend de votre caractère. Si vous êtes timide, hésitant, n’y pensez même pas. Si vous n’avez pas des connaissances parmi les élites (je parle d’amis, pas de corruption) ou des amis qui font tout pour vous, n’y pensez pas non plus. Même si vous êtes riche et que vous pensez payer quelqu’un en Russie pour tout faire pour vous, arrêtez d’y penser. Je dirais qu’il y a de grandes chances pour que votre budget s’amenuise chaque jour sans voir de résultat.

La solution c’est la famille, les amis. Il ne faut pas avoir peur de pousser les portes quelles qu’elles soient ou de faire confiance à un européen. Mais là encore ce n’est pas gagné. Le premier européen que j’ai rencontré à Kazan était un Italien et il a essayé de m’escroquer.

Quels conseils donneriez-vous à des Français qui seraient tentés par cette aventure russe ?

Me téléphoner ou venir me voir ! Venir vivre ici et se tisser un réseau d’amis et de connaissances pendant huit-dix mois puis se lancer dans son projet avec en tête les gens en qui ils peuvent faire une confiance aveugle, des gens testés avant bien entendu.

Quels produits voulez-vous vendre dans votre boulangerie ?

Nous produisons exactement la même chose que dans une boulangerie française en France. Malgré le four russe (et je dis ça pour tous les boulangers en Russie qui m’ont dit qu’on n’arrive à rien avec la farine russe), mon ami Étienne arrive à sortir des pains et des baguettes splendides. Mais nous préférons utiliser de la farine française que j’importe de France et nous vendons ces pains-là au public. Pour le reste ce sont des macarons 100 % faits maison, des croissants, des pains au chocolat, des galettes, des gâteaux comme des fraisiers, des mousses chocolat-pistache, des financiers, des petits sablés pour les enfants ou, comme je dis, des croissants avec des « trucs » dedans. C’est comme une hérésie mais les Russes aiment beaucoup ça. Donc j’y mets du jambon, du fromage, de la salade, des tomates et parfois du camembert.

Pensez-vous à un retour en France pour y vivre ? Pourquoi ?

Non, c’est trop dangereux, de plus en plus de gens quittent la France. Les Français que je rencontre en Russie, car ils sont là pour le travail ou les vacances, me disent tous qu’ils pensent aussi à partir. Les Français sont surchargés de taxes. Ils en ont marre de ne pas être protégés et de la dangerosité des rues, etc. Imaginez que des amies à moi en France se sont teintes en brunes car elles en avaient assez d’être accostées dans la rue par ce que j’appellerais des « jeunes »… qui ne sont pas des auvergnats.

Après, ces gens sont taxés de racistes. Même avoir le drapeau français à la main est devenu raciste en France. Lorsque je vois tous les ans en Russie les enfants apporter des fleurs aux grand-pères et aux grand-mères médaillés ou ayant fait la guerre, je vois ces gens pleurer. C’est une grande émotion. Lorsque je vois les maîtresses d’école crouler sous les fleurs le jour de la rentrée ou crouler sous les cadeaux durant l’année, comme pour le « jour des professeurs » où les parents d’élèves se cotisent pour payer une journée de voyage en bateau sur la Volga à l’enseignante de leurs enfants pour la remercier de ce qu’elle fait … ça aussi c’est des émotions. Je me dis que les Français feraient bien de retrouver des valeurs et du patriotisme car la France c’est toujours le pays où je suis né et que j’aime. Mais cela fait très mal de voir ce qu’ils en font en ce moment.

Source: La voix de la Russie

Trouvé sur les Brindherbes grâce à Lilie que je remercie

 

 

18 commentaires

  • Mehdi

    Jolie histoire.

    Sauf que le mec est un peu schyzo. Dans le même paragraphe il nous dit :

    qu’ils soient musulmans, juifs ou chrétiens. Tout le monde vit en harmonie.
    et Les Français ont été trop longtemps passifs et gentillets avec les autres religions et ils se sont aujourd’hui fait « manger ».

    Faudrait qu’il remette son cerveau à l’endroit.

    Et à la fin, il nous gratifie d’un :

    ce que j’appellerais des « jeunes »… qui ne sont pas des auvergnats.

    Ce mec aime les clichés. Il aurait du être photographe plutôt que boulanger.

    Bref, ça nous fera un raciste de moins en France, c’est toujours ça de gratté. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

    • sputnik

      commentaire stupide et inutile…

      • valles

        Pas si stupide que ça, peut-être que sa nouvelle position de minorité le rend un peus plus concilliant qu’en France.
        Avec le message sous-jacent du « grand remplacement » je pense qu’il devait a l’époque avoir une autre opinion du bon Français de souche qui attendait bien sagement la fin du ramadan de sa femme pour manger.
        La fuite n’est jamais la solution, tu peus pas faire confiance a quelqun qui te laisse en plan quand la merde arrive.

    • samlours94

      N’importe quoi ! Le mec donne son avis. Certes il est sans doute tranché sur la question de la religion, mais a t-il tort franchement quand on voit ce qui se passe ici?

    • Itsmie

      Ben oui il a raison, désolée!
      Les Français ont bien été trop longtemps passifs et gentillets avec les autres communautés et religions.

      Les préceptes religieux n’ont PAS à prendre le pas sur les lois d’un pays.
      Et aucun accommodement ne doit être accepté
      Qd on va vivre dans un pays, on se plie à ses lois.
      La religion c’est du privé.

      J’aimerais bien voir votre réaction si c’était l’inverse et si on allait faire ça dans les pays musulmans!!
      J’en ris d’avance!

      Effectivement, les jeunes qui « importunent »(pour rester correcte) les filles dans nos rues, ce ne sont généralement pas ce que Nicolas D. appelle des « auvergnats »…
      C’est une chose que tout le monde constate ou peut constater, évidemment qd on ne veut pas le voir…

      Et apparemment, imposer aux immigrants une ligne de conduite semblable à celle qui est imposée à tous les citoyens d’un pays, rend la cohabitation agréable…
      A méditer s’il en est encore besoin.

  • yoananda

    On voit bien que même en Russie il a encore la « pudeur » de n’oser parler vraiment de ce qui se passe en France … les racailles, l’immigration de remplacement, les tensions ethniques ne sont qu’évoquées à mots couverts !

    Tellement formaté par sa hiérarchie qui laisse tous les étrangers commettre des crimes, parce que ce serait raciste et stigmatisant de les mettre en prison.
    On peut, par contraste avec la Russie, mesurer le pouvoir culpabilisant des gauchistes dans notre pays.

    La France est devenu le pays de la haine de soi, mais c’est rassurant de voir qu’il y a encore des gens de bon sens sur la planète et qui parviennent à vivre ensemble. Mais la Russie ne badine pas les « revendications communautaires », tu t’intègres ou tu dégages. Du coup l’ambiance est beaucoup plus sympa et claire, et les gens peuvent se faire confiance et apprécier la vie au lieu de devoir se méfier à toute heure du jour et de la nuit de la police de la pensée et du soviet suprême gauchiste qui terrorise tout ceux qui osent penser par eux même.

  • Témoignage très intéressant qui donne envie de quitter notre pays notoirement en déliquescence.

    A moins d’essayer de le changer de l’intérieur, donc forcément en y restant. Mais je peux comprendre que certains soient découragés devant l’ampleur du travail à accomplir pour sortir la France de ce marasme de plus en plus inquiétant.

    Car la France est ruinée, sa gouvernance corrompue, ses élites sionisées, et son peuple surtaxé, contraint au multiculturalisme involutif !

    Comment imaginer que cette situation perdure encore bien longtemps ?

    Si aucun leader réellement dévoué à la France ne se décide à reprendre les rênes de notre nation, celle ci s’enfoncera toujours plus et le peuple se soulèvera !

    • mirzabad

      Salut les Enragés.

      Entièrement d’accord avec toi, LEAG!!!

      C’est vrai qu’à la lecture de ce qui est dit par cet ex-policier expatrié, ça donne envie de faire comme lui, partir, tant l’ampleur de ce qu’il y a à faire ici pour que les choses changent nous dépasse…

      Mon père me disait toujours d’enlever les fruits pourris du panier qu’on avait pour les garder au cagibi, car un fruit pourri, pourrit tous les autres fruits autour de lui…

      Mais là, chez nous,(enfin, chez nous… ou presque…), j’en viens à me dire qu’il devient de plus en plus urgent de retirer plutôt les fruits sains du panier, afin qu’il en reste au moins un peu…

      Je reprends ce que tu dis, LEAG:

      « Si aucun leader réellement dévoué à la France ne se décide à reprendre les rênes de notre nation, celle ci s’enfoncera toujours plus et le peuple se soulèvera ! »

      Mais quand est-ce qu’il va enfin se décider à se soulever, le peuple? hein, quand?

    • samlours94

      En effet, il va falloir que les Français reprennent leur Pays en main et fuir (comme cet homme l’a fait) n’est surement pas la solution !

  • sputnik

    Je confirme dans les grandes lignes ce temoignage. Perso , je suis a Kiev depuis 6 ans, bien sur ce n’est pas la Russie mais il y a de nombreuses similitudes entre les deux pays. A part le logement, les prix sont derisoires ici. Par exemple hier, nous avons mange deux pizza diablo et 2 bieres d’un demi litre pour 113 hrivnas (environ 7 euros) dans une pizzeria qui repond aux criteres occidentaux. Je n’ai jamais rencontre de problemes de securite, meme pendant les evenements de Maidan (je n’ai pas ete assez con pour me frotter aux berkuts lors des emeutes). Les femmes peuvent se promener de facon tres sexy sans se faire insulter par la racaille de banlieue comme en France.En resume, je mene une vie tres paisible ici, pas question de rentrer en France! Je precise egalement que je n’ai paye aucun bakchich pour obtenir ma carte de residence en Ukraine. Par contre, en ce concerne le business, je pense que l’environnement est assez difficile et je prefere ne parler de ce que je ne connais pas.

  • walter kurtz walter kurtz

    Salut,en france il y a « plus belle la vie » tous les soirs…
    Hier j’ai consommé deux pizzas « campagnarde » et deux 8.6 et j’ai déboursé 32 euros et encore…c’est pas chère…
    Et la jeunesse là bas ? Parce que selon des news ou des reportages sur la toile , ils trinquent pas tous les soirs en regardant plus belle la vie et en mangeant des pizzas….bref propagande quant tu nous tiens.

    • sputnik

      La vie pour les jeunes a Kiev est tres difficile en particulier si vous n’avez pas de famille pour vous loger. Car les loyers eleves de la capitale peuvent facilement avaler votre mois de salaire. D’apres mes amis Ukrainiens, trouver un job a Kiev n’est pas si complique, par contre en trouver un bien remunere n’est pas si facile. Si je vis « peinard » a Kiev, c’est aussi parceque je n’ai pas besoin de travailler dur pour vivre. Je trouve que c’est un assez bon plan pour un expat.

      • samlours94

        La Russie, future destination de certains retraités aisés de France ?
        Merde, notre Pays est un des plus beaux du monde, battons nous pour que les pourritures qui le salissent en soient chassés ! Et quand je dis pourritures, je parlent de ceux qui prennent les décisions avant toute chose !

  • Le veilleur

    Un ami me disait que tous les matins très tôt, la propagande contre Poutine sévit dans les dessins animés pour les tout petits.
    Et oui le bourrage de crâne commence tout petit afin de forger de futur guerrier plus tard prêt à ce battre pour les valeurs de l’oncle Sam.

    Pour ma part, je pense sérieusement partir de ce pays si rien ne change dans l’avenir comme l’on déjà fait des millions de Français, pourquoi pas faire comme notre ami boulanger, je pense qu’il a tout compris, ici nous n’avons aucune chance dans nos entreprises et l’espoir d’un monde meilleur ne pourra voir le jour que lorsqu’on admettra que nos intérêts ne sont pas avec l’oncle Sam.

    Notre Europe est devenue complètement totalitaire, menée par des politiques corrompus, je ne sais pas combien de temps nous pourrons supporter l’effondrement de notre société pour une poignée d’oligarques richissime et aux détriments de nos vies et de notre souveraineté, mais une chose est sûre, pour nous, notre avenir ne se trouve sûrement dans les objectifs démoniaques des Américains.

    http://croah.fr/videos/pourquoi-les-usa-veulent-une-guerre-en-europe-vf/

  • PhildeFer

    Surréaliste!

    Il parlait déjà couramment russe?
    Il avait de la famille à Kazan?
    Il ne semble pas être boulanger… heureusement que « son ami » est venu…
    Il explique bien que même en étant riche on a très peu de chance d’arriver à faire quelque chose là bas… et là je suis d’accord: ayant essayé de vendre des voitures d’occasions aux lituaniens dans les années 90/95… de « braaaaves » gens… en fait une société entièrement bâtie sur les principes de la mafia… comme tous les pays communistes…les polonais valent pas mieux… et complètement saouls dès 17h00…maintenant ils sont dans l’Europe…;-)
    Pour trouver un Russe qui parle français doit falloir chercher longtemps… surtout en dehors de Moscou…