Valls et le renoncement, par Jacques Sapir

Le nouveau gouvernement « Valls-2 » inquiète, et pour plusieurs raisons. La première est que, loin de mettre fin à la crise politique rampante qui dure depuis plusieurs mois, il va, au contraire l’exacerber. Ce n’est pas en changeant des ministres que l’on résout les problèmes de l’heure. La « Valls-e » des ministères, si elle permet – peut être – une meilleure cohérence politique, réduit l’assise de ce gouvernement à une tête d’épingle. Certes, c’est cohérent, une tête d’épingle, mais comme assise politique on fait mieux…À moins que Valls n’espère des ralliements sur sa droite. Il risque fort, sur ce point, d’être déçu. A moins de trois ans des prochaines échéances électorales, on ne voit pas pourquoi des députés UMP ou UDI prendrait le risque de s’allier à un gouvernement nécessairement impopulaire, même si certains peuvent en apprécier les politiques.

De plus, cette hypothétique alliance validerait les discours qui disent qu’il n’y a plus de différence entre PS et UMP. En fait, le choix était simple : changer de politique ou retourner aux urnes, afin d’obtenir un mandat populaire clair sur les orientations du gouvernement qui, à l’évidence, ne sont plus celles de 2012. Le Président et son Premier-Ministre n’ont voulu faire ni l’un ni l’autre. Et l’on appelle cela une décision, et l’on veut voire dans ce gouvernement un exemple de courage politique ? On imagine que Clémenceau, auquel Manuel Valls aime bien se comparer, s’est retourné dans sa tombe.

Car, derrière les postures et les coups de mâchoire de Manuel Valls, c’est en réalité et comme toujours, la volonté d’allier la chèvre et le chou. Sauf que l’on sait bien qui mangera l’autre. En fait, c’est une politique profondément anti-démocratique qui est mise en œuvre aujourd’hui. C’est cette politique que Manuel Valls est allé faire applaudir à l’Université d’été du MEDEF ce mercredi 27 août. Les Français le ressentent ; on peut s’attendre à ce qu’ils ne la tolèrent pas. Ce gouvernement risque donc de s’enferrer dans des batailles parlementaires continuelles, qui pourraient rendre inévitable une dissolution à la fin de l’hiver. A ce compte, mieux aurait valu une clarification immédiate. Les déclarations faites mardi à 20h dans le journal de France 2 par Manuel Valls sont un autre motif d’inquiétude. Visiblement, ce monsieur n’a qu’une connaissance limitée de l’économie, et une connaissance encore plus courte de la politique étrangère.

La dette publique et l’austérité.

Commençons tout d’abord par la question de l’évolution de la dette publique. Le rapport qui sert de base à la discussion est Dette/PIB. Les grandeurs sont données en Euro courants. L’accroissement de ce rapport (vulgo : sa dérivée…) s’écrit Δ Dette – Δ PIB. Le premier terme, Δ Dette, c’est le déficit budgétaire en réalité. Le second terme correspond à l’accroissement du PIB nominal, autrement dit à la croissance réelle que multiplie le taux d’inflation. Le problème c’est qu’il y a une relation entre le montant du déficit et le taux de croissance. Si vous réduisez le déficit dans la situation actuelle, que ce soit par une réduction nette des dépenses publiques ou par une augmentation des impôts, vous réduisez la croissance. On a longtemps cru que la réduction de la croissance était inférieure à celle du déficit (vulgo : un multiplicateur des dépenses publiques inférieur à 1). Ainsi, vous pouviez réduire de 40 milliards votre déficit (soit 2% du PIB) et n’avoir, si les multiplicateur était de 0,5 qu’une réduction de 20 milliards de votre croissance potentielle (soit environ 1% du PIB). Tout allait bien, en somme. C’était douloureux (pour les autres) certes, mais jouable. Or, on s’est rendu compte que le multiplicateur était TRES supérieur à 1 (de 1,7 à 2,2 suivant les pays). Il est estimé, aujourd’hui, à 1,5 en France. Donc, si vous réduisez de 40 milliards votre déficit, vous réduisez votre croissance potentielle de 60 milliards. Ce n’est plus, du tout, la même chose. On comprend, alors, pourquoi les politiques d’austérité CREUSENT la dette au lieu de la réduire.

Monsieur Valls a ensuite prétendu que la politique française n’était pas une politique d’austérité. C’est de la mauvaise foi pure et simple. D’une part, comme on l’a montré, l’austérité peut conduire à des déficits et une dette en constante progression. On l’a vu en Grèce, en Espagne et en Italie. D’autre part, l’argument donné par le Premier Ministre a été : on n’est pas dans une politique d’austérité car on va créer 60 000 emplois dans l’éducation (en 5 ans…). Cette argumentation est grotesque. Le chômage augmente de 180 000 personnes par an environ (et sans doute plus) et l’on nous oppose 60 000 emplois créé en 5 ans ? Cela ferait rire si on avait le cœur à cela.

Nous avons ensuite le taux d’inflation. Si nous étions dans les années 1960, avec 3,5% d’inflation, même avec une croissance de 0,5%, un déficit de 4% ne creuserait pas la dette publique. Sauf que, à la suite de la politique de la BCE, nous sommes au bord de la déflation, avec une taux d’inflation de 0,5%, voire moins. On comprend tout de suite le problème. J’entends déjà certains dire : « Euréka, il suffit que la BCE change sa politique ». Sauf que, les choses se compliquent encore. En fait, l’inflation dépend de plusieurs facteurs (sauf cas d’une économie surréaliste auquel cas elle dépend du facteur Cheval). En fait, la relation de la croissance à l’inflation dépend du taux d’inflation dit « structurel », soit de l’inflation que vous avez si votre politique monétaire est dite « neutre » et que vous êtes au plein emploi des facteurs de production (donc, avec un chômage de l’ordre de 3%…). Ce taux structurel n’est pas le même dans différents pays, ce qui est parfaitement compréhensible. Il dépend de votre taux d’investissement, de l’âge moyen du capital productif, des conditions de formation de la main d’œuvre et de votre dynamique démographique (j’en passe et des meilleurs, PCC Victor Hugo). Donc, quand vous imposez un taux d’inflation identique à plusieurs pays, mais pour certains il correspondra, plus ou moins, au « taux structurel » tandis que pour d’autre il sera trop faible, ou trop fort. Donc, quel taux devrait viser la BCE ? Admettons qu’elle décide pour 4% (et que les représentants allemands et finlandais – entre autres – se suicident sur la place publique) ; ceci va convenir à la France et à l’Italie, mais certes pas à l’Allemagne. En fait, on ne peut pas avoir un taux d’inflation harmonisé entre des pays aux structures économiques très différentes, sauf à imaginer des transferts financiers importants entre eux. Pour l’Allemagne, ce serait au minimum de 8% du PIB par an. Oublions donc cela, il est clair que c’est impossible.

Mais, il y a un piège dans le piège. La question de l’inflation détermine AUSSI en bonne partie la compétitivité relative entre les pays. De fait, de 2000 à 2008, les taux d’inflations ont été très différents dans la zone Euro. Ce que l’on gagnait, pour certains, en croissance, on le perdait au bout de quelques années par accumulation de la différence des taux d’inflation se traduisant en écarts importants de compétitivité si l’on est dans une Union Monétaire comme l’est la zone Euro. Donc, si on laisse les inflations se caler, peu ou prou, sur les taux structurels, se pose un problème de compétitivité, et si tout le monde cherche à faire la même inflation, les pays ayant un taux structurel élevé sont terriblement pénalisés. IL N’Y A PAS DE SOLUTION dans le cadre d’une monnaie unique. Seule la dépréciation des monnaies, en fonction des taux d’inflations réciproques, mais aussi des gains de productivité, offre une solution. Mais, cela implique que chaque pays ait recouvré sa souveraineté monétaire.

La question de l’Euro.

Nous y voilà donc : la question de l’Euro est au cœur du débat. Manuel Valls l’a reconnu, mais pour dénier immédiatement la moindre crédibilité à une politique de rupture avec la zone Euro. Remarquons d’emblée que si cette question avait été REELLEMENT insignifiante, il n’aurait par éprouvé le besoin de s’appesantir dessus avec cette violence, et cette mauvaise foi. Quel est le fond de son argumentation ? Si la France sort de l’Euro, elle cesse d’exister et de compter en Europe. On reste ébahi devant l’impudence du propos. Pour autant que l’on sache la monnaie, qu’il s’agisse de l’Euro ou du Franc, ne fait pas le prestige et la force internationale de la France. C’est le dynamisme de son économie, c’est la clarté de sa politique, c’est pour tout dire la capacité de la France d’être une force de proposition, qui déterminent cette force et ce prestige. Or, l’Euro condamne la France à une longue et douloureuse agonie économique, à la perte de son potentiel industriel aujourd’hui et à celle de ses capacités scientifiques demain. On le mesure désormais dans le traitement des crises internationales. Quel est donc le poids de la France au Moyen-Orient ? Quel est notre rôle dans la crise ukrainienne ? L’Euro nous met à la remorque de l’Allemagne, nous prive de notre souveraineté, nous conduit à un effacement inéluctable. D’ores et déjà, la politique économique de la France ne se fera plus à Bercy mais à Francfort et Berlin. Nous voici condamnés à « finasser » comme disait le chancelier allemand Stresemann dans les années 1920. Mais, il avait l’excuse du traité de Versailles et du poids de la défaite de 1918.

Manuel Valls a aussi fait allusion au contexte international. Il ne serait donc as sage d’ouvrir une crise européenne en une période lourde de menaces extérieures. Mais, cette crise est DEJA ouverte, ne lui en déplaise. Quant aux « bruits de bottes » qu’il a évoqués, faisant implicitement allusion à la Russie, qui est responsable ? Comment qualifier la position du gouvernement français qui s’aligne sur la position des Etats-Unis et des plus excités des européens alors qu’il n’y a toujours aujourd’hui AUCUNE PREUVE de l’implication de la Russie ou des insurgés du Donbass dans la dramatique destruction de l’avion de la Malaysian Airlines (vol MH17). Notre soutien, plus que douteux, au processus « révolutionnaire » ukrainien nous interdit, désormais, de pouvoir jouer le moindre rôle de médiateur entre la Russie et l’Ukraine, et laisse l’Allemagne libre de déployer ses tropismes (mais aussi ses contradictions). En fait, la situation internationale, qui est aujourd’hui effectivement difficile, porte en elle la condamnation la plus radicale de la « politique étrangère » de l’Union européenne. Alors, oui, si l’on ne veut pas être entrainé dans ce gouffre, il faut faire éclater une crise européenne, faire passer celle-ci du stade larvé au stade ouvert.

Dernier argument, sortir de l’Euro serait faire la politique du Front National. Il est donc clair pour Manuel Valls que si, par jour de grand soleil, Marine le Pen dit qu’il fait beau nous devons immédiatement prétendre qu’il pleut et ouvrit nos parapluies. Comment ne pas être sidéré par la bêtise d’un tel propos ? Une politique se juge sur un raisonnement, et sur ses fruits. Ce que nous savons hélas aujourd’hui, c’est que les fruits de la politique menée depuis 2012, et qui est en continuité avec celle conduite par François Fillon à partir de 2011, sont bien amers. Une de mes collègues italiens, Alberto Bagnai, écrivait sur son blog “l’eau mouille et le chômage tue”. Rien n’est plus vrai. Nous avons eu 26 000 nouveaux chômeurs en juillet, chiffre qui fut annoncé ce mercredi. Il faut s’en souvenir.

Le choix de Manuel Valls, ce n’est pas celui du courage, ce n’est pas celui de la volonté, c’est celui du renoncement. C’est peut-être le sien, libre à lui ; cela ne peut-être celui de la France et des français. Nous le lui rappellerons.

Source : Russeurope

 

39 commentaires

  • PhildeFer

    C’est ça qui est bien avec les juifs… si t’es pas assez idiot ou crédule pour gober les paroles d’Attali, « ils » t’envoient Sapir pour te récupérer de l’autre bord…

    • yoananda

      Sapir est Juif ?

      • Tyr

        Il est le fils de Marie-Thérèse Roubaud et du psychanalyste Michel Sapir.
        Michel Sapir est né à Moscou le 8 mai 1915 dans une famille de la grande bourgeoisie juive russe.

        Jacques Sapir soutient en 2008 le Front de gauche, qui regroupe le Parti communiste français et le Parti de gauche

        Ces quelques lignes sont un copier/coller de la fiche wikipedia du monsieur et de son papa.

      • yoananda

        C’est la mère qui transmet la judaïté.

      • PhildeFer

        Ah bon? allez vous renseigner sur les conditions à remplir pour pouvoir obtenir automatiquement la citoyenneté israélienne…

      • Tyr

        La mère transmet AUSSI la judéité.
        Mais ça m’étonnerait beaucoup que ce soit en excluant le père dans la transmission de la judéité.

    • nicolepostier

      commentaire affligeant…

      • En effet. Ca sent le troll gratuit qui croit exploiter la fibre « d’extrême drouaaate » que nous sommes sensés tous posséder aux yeux des euro-mondialistes. Bref, un troll amateur.

      • PhildeFer

        Dormez, dormez braves gens…. indignez vous sur les blogs…ça doit bien « les » faire rigoler… Vous pensez changer le monde en venant ici échanger vos platitudes « politiquement correctes »?
        Vous n’avez pas compris qu' »ils » vous baladent de A jusqu’à Z et ce depuis plus d’un siècle!
        Et maintenant, « ils » vont vous faire patienter avec Lepen… le temps qu’elle soit élue, et que vous réalisiez qu’elle fait partie du système, vous serez pucés comme vos clébards… (je parle des survivants…) demandez à Pierre Hillard quel est le programme… Incroyable ce que certains commentaires sur ce blog me font penser à ce qu’il dit de toute cette masse irrécupérable à qui ça ne sert absolument à rien d’essayer d’expliquer quoi que ce soit…

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif bien d’ac avec toi sur ce coup là !

      • kalon kalon

        Ben, c’est une manière de ne pas vouloir baisser son froc trop tôt !
        Et toi, tu en es ou, Phildefer ? http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • patjura

    Bonjour, intéressant mais pas un mot des banques privées de la loi Rothschild de la nécessité de supprimer la main mise des banques privées sur les finances des états. Je pense que c’est par là qu’il faut commencer.Remettre en fonction la banque de France. Quel homme politique osera ? Cet homme existe-t-il ? Pas sur ! bonne journée à vous tous.

    • Thierry

      Bonjour Patjura, si c’est une femme qui le dit, ça ne vous dérangeras pas ???

      http://youtu.be/djmPFFt3zrs

      http://youtu.be/MXouPIXI_K4

    • yoananda

      La loi Rotschild signifie que la France ne rembourse pas en monnaie de singe (par la création monétaire) les prêteurs (et donc s’ouvre aux marchés internationaux) ! Ni plus, ni moins.
      Sapir n’en parle pas, parce que ce n’est pas sujet à débat chez les économistes.
      Revenir au temps d’avant, c’est revenir à l’époque ou le dirigeant pouvait imprimer de la monnaie pour ses guerres, pour acheter ses électeurs, et pour faire n’importe quoi en toute impunité.
      Imaginez Hollande avec en plus la planche à billet !! ???
      Qui pourrait vouloir ça au juste ?
      Le fait est que cette loi a pour but de limiter le pouvoir de nuisance des élus … et en fait, c’est ce qui se passe, ils se sont quand même endettés (en faisant rouler la dette) en notre nom pour distribuer des sussucres a leur clientèle électorale, et maintenant qu’il faut passer à la caisse, on râle ???
      S’il faut assainir la situation, alors il faut demander aux fonctionnaires, assos, retraités des régimes spéciaux et multinationales exemptées de fisc de rendre le trop plein perçu !

      Autant dire que ça va être un peu compliqué.

      • Si Hollande, tout incompétent qu’il soit, avait une planche à billets, l’effet catastrophique serait auto-limité. Car si l’inflation galopante qui en résulterait provoquait de-facto cette fameuse récupération de « trop perçu » d’une manière ni plus ni moins injuste que l’actuelle, elle aurait au moins le mérite de dévaluer notre monnaie. Nous aurions alors quelque chance de récupérer des emplois plutôt que d’acheter comme aujourd’hui la paix sociale par la redistribution, non pas du travail mais de l’argent gagné. Et ceux qui prêtent massivement aux gouvernements dépensiers et gaspilleurs, tant pis pour eux! Ils sont le cadet de mes soucis!

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Alors toi tu as vraiment bien choisi ton avatar, car pour dire des conneries pareilles c’est que tu t’es vraiment fait laver le cerveau au point de le faire rétrécir un max quoi ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

      • vaick

        yoananda
        l exemple meme du degat que fait la manipulation des masses et la propagande c est desolant !!
        la loi de 73 est une escroquerie qui n avait que le but d enrichir les banques par les intérêts sur la dette
        1400 milliard deja verser, depuis cette date c est la descente au enfer
        une loi qui coute tres cher
        les us via la fed (une autre escroquerie banquaire )
        eux ont le pouvoir de la planche a billet
        donc nous payons des interets sur de la fausse monnaie
        cette dette est a vie elle ne pourras JAMAIS etre remboursée. ce qui est le but l esclavage a vie et vendre les nations aux banques comme en grece ou le pays entier est a vendre

        https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_gXsDYN6zWI#!

      • yoananda

        Non, ces vidéos et cette explication sur la loi 73 sont de la désinformation.
        La dette d’état n’a pas vocation à être remboursée puisque c’est notre monnaie (les emprunts faisant les dépôts). Si on la rembourse, on n’a plus de monnaie, donc de salaire, plus d’économie, plus rien.
        Le problème c’est que les vidéos sur la création monétaire et les mécanismes bancaires sont toutes fausses (Grignon par exemple).
        Je sais que le conspirationisme est à la mode, mais il faut vérifier les infos qui sont balancées sur le net et aller à la source. La plupart des affirmations sont fausses ou basées sur de faux calculs. J’ai fait cet effort, je parle en connaissance de cause.

      • sceptique

        Ça, c’est l’argument qui a été servi; l’autre solution pour y remédier sans remettre les clés de son économie à des intérêts étrangers voire hostiles -c’est cela le problème- c’est de créer un plafond à cette création monétaire, en terme de % de PIB par exemple. L’irresponsabilité des banques et des banques centrales en terme de création monétaire ne rend pas la situation meilleure, à cause de l’externalisation des coûts (too big to fail) qui en fait ce que les libéraux appellent des irresponsables institutionnels. Je pense que pour ce qui est des taux d’intérêts, c’est l’école de Salamanque, au XVI siècle, qui avait apporté la solution la plus morale: les emprunts sociaux et d’infrastructure d’intérêt national doivent se faire à taux zéro, sous contrôle de la cour des comptes par exemple, qui serait dotée – enfin- d’un droit de véto

      • Bl@ck Sheep

        Créer un plafond, c’est créer une loi. Sachant que la haute finance dicte aux politiques leurs choix, il me semble difficile qu’ils aillent contre leurs propres intérêts.

        Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, le pouvoir français n’en a aucun, ce sont juste des larbins obéissants qui servent de soupape en cas de problème.

        Je me demande ce qu’a parié Hollande avec ses maîtres financiers le jour où il leur a certainement sorti autour d’un dîner bien arrosé :

        – Hé les gars, chiche je leur sert en direct que je suis l’ennemi de la finance.

        – Haha même pas cap’ Allez j’te file un bonus si tu le sort devant les médias. Et puis juste après, on incruste nos potes de Rothschild et cie au gouvernement, histoire de voir leurs têtes.

        – Sont trop cons, ils vont rien voir venir.

        – On va bien se fendre la gueule quand même. Hahaha

      • rouletabille rouletabille

        Génial Bl@ck Sheep,si ca marche on aura VALS comme 1er Ministre aussi,t’est TROP FORT HOLLANDE arrête de picoler quand tu roules en scooter t’est dangereux hahaha …http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      • Bl@ck Sheep

        Le coup du scooter aussi, ça devait être un pari.. Une sorte de concours Facebook entre élites

        « Z’avez vu les gars, je l’ai fait ! Même pas peur »..

      • rouletabille rouletabille

        Il marche dans tout les coups cette HANDOUILLE.
        Met une PIZZA ,chiche ?
        Il le fait ,hahahahaahah
        Ca reste un grand enfant crédule et DANGEREUX,faut le dire,mais il n’a encore tuer personne ok? si ?
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

      • rouletabille rouletabille

        Il marche dans tout les coups cette HANDOUILLE
        Met qui pas chiche perd.
        Il le fait hahahahahaahah
        Ca reste un grand enfant crédule et DANGEREUX,faut le dire,mais il n’a encore tuer personne ok? si ?
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif
        OK cher modé ?

      • yoananda

        Ce plafond, c’est les critères de maastricht ! ça existe déjà.

      • rouletabille rouletabille

        Espérons que le plafond leur tombe sur la tête .

  • patator patator

    la politique en générale est obsolète ! c’est fini ! faut tout laver !!!
    y’en a pas un pour rattraper l’autre que ce soit de gauche ou de droite c’est du kif kif bourrico !! une seule chose les préoccupe : comment rester au pouvoir en tapant dans le portefeuille des moutons !! pour moi c’est une immense secte !

    J’attend qu’un chose : que ça pète !! mais notre mère la Terre pourrait bien s’en charger avant que tout le monde se saute à la gorge !!!!! faut pas oublier qu’on est que des poussières mais je vous dit que la nature va bientôt nous le rappeler ! et ce jour là qu’on soit de droite ou de gauche ou blanc noir ou gris ce jour là cela n’aura plus d’importance !

  • jbbaron

    C’est très drôle de voir que tout ce qui est avancé par J. Sapir (et indirectement par MLP) est déjà décrit et analysé depuis un bon moment par François Asselineau de l’UPR… Je suis d’ailleurs convaincu que MLP, malgré son blabla populiste outrageant, ne cherche pas du tout à sortir de l’UE ou à abandonner l’euro… Elle a suffisamment joué au grand écart avec les principes fondateurs du FN et les puissants de l’ombre pour avoir une place médiatique et politique qu’elle n’abandonnera pas. Ce succès a un coût, qui poussera le FN dans le même lignage que l’UMP ou le PS.

    • lily

      après Mr le karcher et Mr je hais la finance
      ce sera Mr je veux sortir de l’euro ou Mr contre la loi Roquet

      z’avez bien raison, qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour
      attirer le chaland! pfff! Faut être c.. pour croire encore
      à Mr Honnête.

      Celui qui arrivera au pouvoir, ce sera avec l’accord des « bibendaum »http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • BA

    La France est devenue le 17ème Land de l’Allemagne.

    Wolfgang Schäuble en a marre que les salaires français soient aussi élevés.

    Wolfgang Schäuble est donc venu dans le 17ème Land pour donner ses instructions.

    Jeudi 28 août 2014, Wolfgang Schäuble est venu dans le Land de Frankreich pour demander la baisse des salaires français.

    Pour le moment, les dirigeants du Land de Frankreich ne lui ont pas répondu.

    Lisez cet article :

    Schäuble appelle le gouvernement français à appliquer ses promesses.

    Le ministre allemand des Finances, invité à l’université d’été du Medef, a plaidé pour « des réformes ambitieuses qui ne soient pas seulement des annonces ».

    « Il faut impérativement produire des réformes structurelles visant le marché du travail », a-t-il ajouté. Il a plaidé pour « plus de souplesse dans la formation des salaires qui prennent en compte aussi la productivité », alors que depuis la crise de 2008, un écart se creuse en France entre la productivité du travail, qui tend à stagner, et les salaires, qui continuent de progresser pendant que le chômage augmente.

    http://www.lepoint.fr/economie/schauble-appelle-le-gouvernement-francais-a-appliquer-ses-promesses-28-08-2014-1858150_28.php

    • yoananda

      Le plus simple serait que les Allemands augmentent leurs salaires et diminuent l’Euro … plutôt que de forcer la France à baisser ses salaires. Mais ce n’est pas dans leur culture « ordolibérale ».
      L’Europe c’est la paix … des multinationales.

  • evo-democratie

    En réponse aux dernières phrases du premier paragraphe : en effet, il n’y a pas de raison de s’allier à un gouvernement mal vu, au risque d’attirer sur soi le mauvais regard.

    Mais ça confirme ma réflexion, le PS n’est là que pour apaiser les critiques qui pèsent sur le bilan de Sarkozy (ou presque)… un moyen d’entretenir le bipartisme ou bien le pire.

  • Thierry92 Thierry92

    Faire comme certains. Monter un autre système en parallèle.
    Le faire connaitre et montrer que cela fonctionne tout en participant a la chute du système en place.
    Faites savoir que des villes comme Saillans ont changé, Vandoncourt, Marinaléda, fonctionnent depuis les années 70.