Fukushima : Tepco envisage de rejeter en mer de l’eau souterraine décontaminée

Mise à jour: Record de radioactivité pour l’eau pompée dans les réacteurs

La question du jour est: comment décontaminer de l’eau radioactive pour pouvoir ensuite la rejeter saine dans l’océan? Info ou intox de la part de Tepco à votre avis? ;)

nuclear_japan_final

Plus de trois ans après le tsunami qui avait ravagé la côte japonaise, la situation dans la centrale de Fukushima reste complexe. Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale nucléaire, a affirmé, jeudi 7 août, préparer un nouveau plan consistant à pomper de l’eau souterraine radioactive près des bâtiments des réacteurs et à la décontaminer avant de la rejeter dans l’océan Pacifique.

Il s’agit d’une initiative complémentaire pour tenter de réduire autant que faire se peut les quantités énormes qui affluent continuellement dans les sous-sols des installations. Quelque 400 tonnes d’eau entrent chaque jour dans les bâtiments du site atomique, augmentant ainsi la quantité d’eau souillée au contact des équipements. Une eau qu’il est impératif de récupérer et assainir.

PÊCHEURS MÉCONTENTS

La tâche est d’autant plus difficilement surmontable que s’y ajoutent les eaux de refroidissement des réacteurs qui fuient. Pour le moment Tepco récupère une partie de l’eau et la traite au fur et à mesure, mais ne la rejette pas dans l’océan. Plus de 1 000 gigantesques réservoirs pleins et pas toujours fiables sont disséminés sur le site, un nombre qui continue de croître au rythme de plusieurs dizaines par mois, ce qui est encore insuffisant.

Lire aussi notre reportage interactif : Fukushima an III : sur la côte dévastée, la peur et la colère

Depuis le printemps, Tepco pompe de l’eau souterraine en amont des bâtiments, du côté de la montagne, avant qu’elle ne soit contaminée, pour limiter la quantité nouvellement souillée chaque jour. Cette eau, une fois contrôlée, est rejetée dans l’océan voisin.

Source et article complet sur Lemonde.fr

Mise à jour indispensable pour permettre d’affiner ses analyses quand à la situation exacte:

Record du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine :

Dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, la contamination en tritium est maintenant de 7 500 Bq/l (prélèvement du 30 juillet 2014). C’est le deuxième record de suite. Le précédent était de 2 300 Bq/l fin juin, et le record de césium fin juillet. On peut facilement en déduire que cela ne s’arrange pas du tout.

 Un mensonge de plus.

D’autant que Tepco reconnait maintenant qu’il ne reste pas beaucoup de combustible au fond du réacteur 3. Sachant que le réacteur 3 fonctionnait avec du combustible MOX, cela signifie que la contamination en alpha des zones contaminées, du à la présence de plutonium est plus forte que ce qui est annoncée par Tepco et le gouvernement japonnais.

Avant hier, TEPCo a revu le scénario de l’accident pour son réacteur n°3 et pense maintenant que presque tout le combustible a fondu. Il s’est accumulé au fond de l’enceinte de confinement. La compagnie affirmait, jusqu’à maintenant, qu’une partie du combustible était resté dans la cuve.
Par ailleurs, la commission d’enquête gouvernementale avait estimé que les personnes sur place avaient arrêté par erreur un système de refroidissement de secours et que cela avait contribué à l’accident.

Source, fin d’article et lien vers le rapport de Tepco sur Hillion-fukushima.blogspot.fr

40 commentaires

  • spipfx

    Et ils restent impunis…

  • gnafron

    http://www.youtube.com/watch?v=3zK17l3nLdA

    vidéo sur les pompes mises au point par les shadocks

  • engel

    Impossible à décontaminer!

    Tout au plus on peut ôter les grosses particules (minéraux poussières, matières organiques) devenues radioactives.
    Et ce faisant diminuer la radioactivité de l’eau devenue pure.

    En conclusion, vous obtenez:

    – D’un coté, l’eau pure, toujours radioactive,.. mais moins.
    – Et de l’autre, un tas de saloperie sous forme de boues radioactives.
    – Sans compter, que cette solutions laissent des filtres complètement saturés de radioactivité et donc, intraitables.

    Comme c’est beau la science et le moderne!

    NB: C’est bizarre!
    …On ne voit plus sur internet les génies prétentieux d’AREVA and Co.
    Vous savez, ces personnages bouffis d’orgueil et de suffisance qui venaient prendre les anti-nucléaires pour des cons d’arrières!

  • Natacha Natacha

    Les Californiens vont bronzer dangereusement.

  • kalon kalon

    Le vrai titre de l’article devrait être:
    « TEPCO envisage de NOUS INFORMER OFFICIELLEMENT qu’ils rejettent les eaux contaminés en mer depuis le début de la catastrophe »

  • Eaglefeather Eaglefeather

    Je signale à toutes fins utiles, qu’on a pas besoin de Tepco pour cela. La selle de tout le complexe a continué de se fissurer lors des différents séismes d’après 2011. Les très nombreuses infiltrations depuis la surface et de l’intérieur de la centrale, sont pour la plupart à l’origine de la contamination. Quant à Tepco, sa large incompétence à gérer adéquatement la crise, ajouté à cela une mythomanie exacerbée, n’y est qu’un élément polluant de plus dans cette triste affaire.

    Ce qui reste étonnant c’est qu’il n’y a absolument rien qui transpire à propos du corium, où est-il ?

    • rouletabille rouletabille

      Merci Eaglefeather,c’est clair qu’ils ne maitrisent RIEN et que c’est pire que Tchernobyl ,les merdias collaborent à tout les niveaux sans honte.

    • kalon kalon

      Ben, à mon avis, le corium se trouve déjà quelque part en Californie !
      Toujours cà de moins dont ils doivent s’occuper

  • polemile

    Ce que je comprends
    Un mur de glace souterrain va être construit autour de la cntrale pour éviter l’écoulement incontrôlé de l’eau contaminée vers la mer et vers les nappes phréatiques.
    Une aspiration de l’eau dans l’enceinte du site favorisera un débit de l’extérieur vers lintérieur, un confinement sera enfin réalisé.
    L’eau contaminée aspirée correspondra à un gros débit qui ne pourra pas, techniquement, être stocké.
    Elle devra donc être décontaminée autant que faire se peut avant d’être rejetée en mer.
    On peut dire qu’avec ce système, la situatin sera contrôlée, les produits radioactifs rejetés pourront être être quantifiés, voir orientés vers d’utres endroits que la mer.
    Bien entendu, l’accident par lui- même n’est pas sous contrôle puisque les coriums sont inaccessibles. Leurs cheminement dans le sous-sol ne peut pas être maitrisé.

    Tepco a beaucoup de responsabilité dans cet accident. Mais je pense qu’il faut arrêter de faire passer leurs équipes de travail actuelles pour des imbéciles à perpėtuité. Ils mettent toute leur énergie pour faire face à une catastrophe qu’aucun pays au monde n’est capable d’apréhender. Vous dites vous même qu’Aréva est reparti sur la pointe des pieds.
    On a beau jeu de chanter les oiseaux de mauvaise augure en regardant les shaddoks pomper, pomper et encore pomper.

    • So So

      « Un mur de glace souterrain va être construit(…) »
      « Mais je pense qu’il faut arrêter de faire passer leurs équipes de travail actuelles pour des imbéciles à perpėtuité (…) »

      pour information (et par ordre chronologique) en ce qui concerne le fameux mur de glace :

      http://fukushima-diary.com/2014/06/video-tepcos-building-frozen-water-underground-wall/

      http://fukushima-diary.com/2014/06/fukushima-worker-frozen-wall-was-originally-designed-to-stand-with-clay-wall-but-they-removed-to-cut-the-cost/

      http://fukushima-diary.com/2014/06/preceding-frozen-water-wall-hasnt-worked-since-april/

      http://fukushima-diary.com/2014/07/preceding-frozen-water-wall-frozen-2-months-video/

      http://fukushima-diary.com/2014/07/desperate-tepco-drop-ice-dry-ice-help-frozen-wall-frozen/

      http://fukushima-diary.com/2014/07/tepco-dropped-2t-ice-frozen-wall-shovel-protective-clothing-photo/

      http://fukushima-diary.com/2014/08/tepco-to-add-15t-per-day-of-ice-to-unfrozable-frozen-wall-for-2-weeks/

      http://fukushima-diary.com/2014/08/tepco-plans-discharge-contaminated-groundwater-around-reactors-bypass-frozen-water-wall-fail/

      Le mieux pour ne pas passer pour des imbéciles à perpétuité est peut-être de cesser de prendre les gens du commun pour des crétins (cela ne fait après tout que près de 41 mois que ça dure, et ils commencent seulement à admettre les évidences soulignées de toutes parts dès les premières semaines qui ont suivi la catastrophe – en outre, pour rappel AREVA n’a pas été la seule à prendre les jambes à son cou dès le 14 mars 2011, le responsable de la centrale avait déjà bouclé ses valises et c’est M. Kan le premier ministre de l’époque qui lui avait intimé l’ordre de rester) ; j’attends avec une impatience plus que jamais croissante de voir les nucléocrates de tout poil et de tous horizons se rendre sur place pour leur prêter main forte en mettant les mains à la pâte plutôt que de continuer d’affirmer que tout est sous contrôle et que la contamination est contenue, minime et sans effet sur la santé des populations.

      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

      • polemile

        Pourquoi ces interprétations basées sur des informations douteuses. Ce que j’écris est la réalité technique telle qu’elle se présente aujourd’hui.
        Réaliser un mur de glace d’une profondeur de 20 m est une première technologique et c’est normal qu’il y ait des aléas, des choses qui foirent.
        L’essentiel, c’est d’y arriver.
        Maintenant, la raison d’un mur de glace plutôt qu’un mur statique en béton, je ne la connais pas’. Peut- être pour la rapidité de mise en oeuvre ou pour des question de rinçage du béton par les courants d’eau souterrains.
        Je voulais également préciser que j’ai bien distingué le contrôle du confinement du contrôle de l’accident.
        Un contrôle consiste à pouvoir avoir une maitrise d’un processus, ce sera peut-être le cas lorsque le mur de glace sera réalisé.

        Maintenant en quoi peut- on aider dans la panique. Les solutions rapides sont forcément inadaptées et très couteuses. Les citernes montées â la hâte ne résistent pas, les systèmes de pompage ont leur limite d’installation de fortune. Ajouter du matériel et des moyens ne fait qu’empirer la situation.
        Le matériel se contamine et finit par encombrer sérieusement le site.
        Donc mieux vaut prendre du recul pour réfléchir à la conception et la mise en oeuvre de systèmes pérennes.
        C’est pourquoi je dis qu’il faut arrêter d’accabler les personnes qui oeuvrent durement pour améliorer la situation. Pour l’instant, s’ils vont vite et quand ça casse, ce sont des idiots. S’ils prennent le temps pour faire du robuste , ce sont encore des idiots parce qu’ils mettent trop de temps. S’ils ont des aléas lors de la mise en oeuvre d moyens inédits, ce sont encore des idiots.

        Ces catastrophes auraient pu être évitées en prenant en compte l’ensemble des risques d’agression à la conception. Mais, l’organisation de contrôle laissé des failles dans lesquelles la corruption s’est installée, elle-même soutenue par l’orgueil des dirigeants.

        De même, à Tchernobyl, les réacteurs Rbbk présentaient des failles de conception liées à la physique nucléaire. Il ėtait possible de passer en divergence incontrôlée dans certain mode de fonctionnement. Seule l’application stricte des procédures permettait d’éviter ce fonctionnement catastrophique. Et malheureusement, un jour, Les procédures n’ont pas été respectées pour des considérations de respect hiérarchique.

        Ces réacteurs sont aujourd’hui arrêtés, ils n’auraient jamais dû être autorisés â fonctionner. Le principe physique de conception sûre, étant que le réacteur ne doit jamais avoir un point de fonctionnement d’emballement nucléaire. On dit que le réacteur est auto stabilisant par conception.

  • Zugzwang

    J’ai toujours dit que la catastrophe de Fukushima serait insoluble. Tepco n’a pas su exploiter convenablement la centrale, passant outre toutes les sécurités qu’il savait nécessaire pour assurer son bon fonctionnement. Le jour de la catastrophe, il ont minimisé toutes les estimations (on parlait d’un incident au départ, de type 2 puis 3, puis d’un accident, 4, 5, puis d’une catastrophe, finalement pire que celle de Tchernobyl), il ne cessent de mentir continuellement, reconnaissant après des semaines et des mois faire régulièrement des rejets massifs de radionucléides dans l’environnement. Mais on continue de faire appel à cette entreprise pour « gérer » la situation, elle est subventionnée à coups de milliards pour tenter de régler l’impossible, acheter du matériel, recruter des employés, faire des terrassement, acheter des milliers de futs « prétendus » hermétiques qui se mettent finalement à fuir. Le système de décontamination des eaux « le dernier cri de la technologie de décontamination » ne filtre pas tous les radiocléides et en laisse donc passer des quantités astronomiques à chaque seconde… Quand il n’est pas en panne, auquel cas, tout est jeté à la mer. Ils ont tenté de construire un mur de glace souterrain pour éviter que l’eau ne parte dans l’océan ! Vous rendez-vous compte du genre de solution que les technocrates sont allé cherché pour tenter de limiter la catastrophe ? On est plus dans de l’innovation technologique et du hi-tech là, on fait une tranchée et on met de la glace ! On a plus rien comme idée ! Le mur ne prend pas d’ailleurs, le dernier rapport du site « Pectine » relate que la température du mur est stable à 5°C mais Tepco continue de dire qu’il va geler ! C’est les mêmes types qui ont pommé les coriums, vous savez les combustibles qui ont fusionné et dégagé une telle chaleur et radioactivité qu’ils ont rongé l’épaisseur de la paroi de confinement des réacteurs (3 fois plus épaisse que celles des centrales française) et sont allé de loger… on sait pas où. Tepco est pris en flagrant délit de mensonge tous les mois et il n’y a pas une semaine sans problème grave à Fukushima. Les effets sont toujours amoindris par le discourt officiel mais les relevés de radioactivité battent de nouveaux records presque tous les jours.

    Tepco (rien que lui, la seule évocation de son nom me rend méfiant) envisage (houla ! je comprends mieux les milliards investis) de rejeter de l’eau souterraine décontaminée !!! Merci les gars, c’est sympa, c’était un minimum d’envisager cette option depuis toutes ces années. Notez que moi aussi j’ai envisagé cette perspective. C’est quoi « décontaminée » ? C’est faiblement décontaminée, fortement décontaminée, décontaminée comme le reste de l’année ou TOTALEMENT décontaminée ? Non parce que c’est pas clair dans les propos Monsieur Tepco et comme vous êtes spécialiste pour mentir, cacher la vérité, minimiser les effets néfastes et surestimer les effets positifs, j’aurais aimé avoir CE DETAIL LA.

    Alors, y a-t’il eu une révolution technologique ? A t-on enfin inventé un appareil qui filtre tous les radionucléides ? Peu d’article en parlent en tout cas. C’est dommage car si ce système existe, il faudra illico le mettre en place à La Hague à tous les sites de retraitement du nucléaire, une petite révolution à venir pas vrai ? Et bien entendu, comme le signalent les autres posts, que faire des « déchets » contaminés (bâtiments, matériaux ainsi que les appareils et filtres utilisés pour décontaminer) ? On stock, on enterre, on cache, on met avec le reste sans rien dire, … on recycle ?

    Pour moi c’est de l’intox. Zéro crédibilité pour Tepco et son entourage, je maintient mon avis : il n’y a pas de solution actuellement pour régler la catastrophe de Fukushima. On s’excite car il serait indécent aux yeux de la population de ne rien tenter mais on sent bien qu’au fond, cette catastrophe ne sera jamais réglée.

    • polemile

      Pourquoi ces interprétations basées sur des informations douteuses. Ce que j’écris est la réalité technique telle qu’elle se présente aujourd’hui.
      Réaliser un mur de glace d’une profondeur de 20 m est une première technologique et c’est normal qu’il y ait des aléas, des choses qui foirent.
      L’essentiel, c’est d’y arriver.
      Maintenant, la raison d’un mur de glace plutôt qu’un mur statique en béton, je ne la connais pas’. Peut- être pour la rapidité de mise en oeuvre ou pour des question de rinçage du béton par les courants d’eau souterrains.
      Je voulais également préciser que j’ai bien distingué le contrôle du confinement du contrôle de l’accident.
      Un contrôle consiste à pouvoir avoir une maitrise d’un processus, ce sera peut-être le cas lorsque le mur de glace sera réalisé.

      Maintenant en quoi peut- on aider dans la panique. Les solutions rapides sont forcément inadaptées et très couteuses. Les citernes montées â la hâte ne résistent pas, les systèmes de pompage ont leur limite d’installation de fortune. Ajouter du matériel et des moyens ne fait qu’empirer la situation.
      Le matériel se contamine et finit par encombrer sérieusement le site.
      Donc mieux vaut prendre du recul pour réfléchir à la conception et la mise en oeuvre de systèmes pérennes.
      C’est pourquoi je dis qu’il faut arrêter d’accabler les personnes qui oeuvrent durement pour améliorer la situation. Pour l’instant, s’ils vont vite et quand ça casse, ce sont des idiots. S’ils prennent le temps pour faire du robuste , ce sont encore des idiots parce qu’ils mettent trop de temps. S’ils ont des aléas lors de la mise en oeuvre d moyens inédits, ce sont encore des idiots.

      Ces catastrophes auraient pu être évitées en prenant en compte l’ensemble des risques d’agression à la conception. Mais, l’organisation de contrôle laissé des failles dans lesquelles la corruption s’est installée, elle-même soutenue par l’orgueil des dirigeants.

      De même, à Tchernobyl, les réacteurs Rbbk présentaient des failles de conception liées à la physique nucléaire. Il ėtait possible de passer en divergence incontrôlée dans certain mode de fonctionnement. Seule l’application stricte des procédures permettait d’éviter ce fonctionnement catastrophique. Et malheureusement, un jour, Les procédures n’ont pas été respectées pour des considérations de respect hiérarchique.

      Ces réacteurs sont aujourd’hui arrêtés, ils n’auraient jamais dû être autorisés â fonctionner. Le principe physique de conception sûre, étant que le réacteur ne doit jamais avoir un point de fonctionnement d’emballement nucléaire. On dit que le réacteur est auto stabilisant par conception.

  • laspirateur

    Jean Marie Le Pen devrait être heureux de constater que le monde n’est plus qu’une chambre à gaz à ciel ouvert qui lentement mais sûrement se remplie…

    • polemile

      Je suis d’accord avec toi. L’état du site est désespérant.
      La maitrise technologique d’un tel état des lieu nécessite la mise en oeuvre de moyens colossaux. Peut- être au dessus des possibilités des moyens humains.
      Tu parles de décontamination avant rejet. C’est possible par divers procėdés de filtration, dēminéralisation, évaporation. Il y aura toujours des éléments résiduels dans l’eau tel que le tritium. Mais ces procédés sont extrêmement couteux et laissent des effluents concentrés dont fortement actifs. Je ne sais pas si c’est ėconomiquement supportable à long terme.

      C’est pourquoi, logiquement, il faudrait isoler les sources radioactives de la terre. Ceci implique d’énormes travaux de terrassement pour circonscrire les réacteurs et leur corium, pour localiser le corium.
      Ensuite, il faudrait creuser sous les coriums ou réacteurs pour faire une dalle de béton résistant à la chaleur du corium.
      Puis remonter des murs en béton reposant sur ces dalles pour créer un bunker étanche refroidissable.

      Nb il est possible de faire une dalle sous les réacteurs , ceci a été réalisé à Tchernobyl dans les premiers jours d l’accident.

      Mais ceci représente un chantier pharaonique car de plus, il devrait être réalisé avec des protections radiologiques, le site étant fort contaminé.

      Donc je m’imagine que le gouvernement japonais, via Tepco se trouve face à une solution insupportable économiquement, pour le pays, mais aussi par le consortium nucléaire mondial.

      7823588

    • polemile

      Heureusement qu’il y a des aspirateurs â gaz