Poutine hésite entre intervention militaire directe et indirecte en Ukraine

Poutine qui hésite pour intervenir? Cela ne serait pas à son avantage, les américains n’attendent que cela pour justifier une riposte, et en tant que joueur d’échec, les chances de le voir opter pour une intervention directe sont surement réduites…

Depuis le 25 avril, les soldats russes sont prêts, massés aux frontières, dans l’attente d’un ordre qui ne vient pas. Que cherche Vladimir Poutine? Un prétexte? Le drame d’Odessa, dont les images défilent en boucle sur les écrans russes, était l’occasion toute trouvée, la preuve manifeste de «l’incurie criminelle» des autorités de Kiev. Et la Russie, comme le répète la propagande, «n’abandonne pas les siens». Pourtant, à en croire son porte-parole, le président russe n’a pas encore pris de décision. «Il réfléchit, car les enjeux sont énormes», observe Pavel Felgenhauer. Expert des questions de défense pour le journal Novaya Gazeta, il avait, dès le printemps 2008, annoncé la guerre de Géorgie pour août. À l’époque, personne ne l’avait pris au sérieux.

Selon lui, le Kremlin planche sur un vaste plan d’annexion de la «Novorossiya» (Nouvelle Russie), terme forgé à l’époque tsariste, qui désigne la ceinture sud de l’Ukraine, du Donbass à la Transnistrie, région séparatiste de Moldavie, où la Russie entretient une garnison. «C’est au Sud que se trouve tout ce qui intéresse Moscou: Odessa, mais aussi Nikolaev et Zaporojié, où sont construits nombre de nos équipements militaires.»

Pour cela, il faut des hommes. Or, Vladimir Poutine s’est déjà engagé à démobiliser 130.000 appelés d’ici à la mi-mai. «Les 40 ou 50.000 hommes massés aux frontières sont tout ce dont la Russie dispose à court terme. Rationnellement, nous n’avons pas les moyens de nous lancer dans une telle opération», observe l’expert militaire indépendant Alexander Golts. «La fenêtre de tir est étroite, nuance Pavel Felgenhaeur. Soit Poutine y va maintenant, soit il faudra attendre la fin de l’été, le temps de former de nouveaux soldats.» Autre élément, tout sauf anecdotique, les conditions météorologiques défavorables. «Notre aviation n’aime pas le mauvais temps», lance Felgenhauer.

La pluie pour sauver l’Ukraine? On s’étouffe. Autre piste: une confédération très lâche, qui permettrait à la Russie d’assujettir la «Novorossiya» sans ouvrir le feu aux portes de l’Europe. C’est pour Moscou le sens de l’accord de Genève, brandi par Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, comme la seule issue au conflit. «Nous sommes allés si loin qu’il est presque impossible de trouver un compromis, s’inquiète Alexander Golts. Il faut s’attendre à une déstabilisation durable des régions de l’Est et du Sud, ce qui va permettre à la Russie de décréter la présidentielle du 25 mai illégitime et surtout de prouver à l’Occident que toute incursion dans l’espace post-soviétique est vouée à l’échec et au chaos.»

Article complet sur Le Figaro

 

33 commentaires

  • Maverick Maverick

    Joli morceau de propagande; Poutine y est présenté comme le seul responsable des troubles, avec ses « petits hommes verts » … Comme si il n’y avait eu aucune défection dans l’Armée Ukrainienne (du genre, des types capables d’abattre un hélicoptère ?). Cet article est un torchon simpliste, avec ces histoires d’impérialisme russe. Un pigiste de l’OTAN qui fait de la géopolitique de maternelle …

    A mon avis, Poutine sait très bien ce qu’il fait. Le seul fait de faire des bruits de bottes à la frontière suffit à pousser oligarques et agents/gouvernements occidentaux à la surenchère; avoir des agents provocateurs en Ukraine même serait un luxe dangereux. Et tant qu’il n’intervient pas, il garde une meilleure maîtrise des évènements que les occidentaux, à qui tout est en train d’échapper.

  • Jujusmart

    RTLTVI ne parle même plus de l’Ukraine ce soir au 19 h00. Trop peur d’afficher leur collaboration à tous ces crimes par leur désinformation ?

  • Je pense que Poutine n’interviendra pas directement, d’ailleurs, il est sur le point de remettre les pendules à l’heure concernant les sanctions occidentales : http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=2&idrub=26&id=1726

    Quant aux VRAIES répercussions économiques de ces mêmes « sanctions », ca va très loin : http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=2&idrub=26&id=1727

  • Jujusmart

    On ne peut pas dire que Poutine ne fait rien, mais on peut dire qu’on ne sait pas ce qu’il fait ! Quand ça va tomber, ça va tomber, et ce ne sera pas rien. Malheureusement, des victimes innocentes font les frais de ces barbares, paix à leurs âmes !

  • Emy Emy

    Poutine a son port, des réserves de gaz il a l’essentiel les usa et ses copains font de la provoc, les usa c’est les gentils et les autres les méchants, ils veulent être du bon coté de l’histoire.
    les usa et Europe ils sont a bout de souffle ils n’ont pas de solutions pour que les choses s’améliorent pour eux donc ils font de mauvais choix et il n’y a que leurs mauvais cotés qui est visibles le temps qui passe empire les choses ils deviennent plus faibles.
    est ce qu’ils veulent une guerre ? est ce qu’une guerre peut les sauver ?
    je pense que la fin de tout cela va être terrible je ne vois rien de bon pour un future proche.

    • Jujusmart

      La Russie a tendu la main à l’Europe. Qu’est-ce qui interdit l’Europe de s’allier aux russes et aux Brics ? Qu’on ne me dise pas que c’est parce que les amerlocs nous ont défendu pendant la guerre, depuis ils ont été largement remboursé et ce sont servi des nazis allemands pour élaborer leur hégémonie mondiale. On ne leur doit plus rien !

  • Jujusmart

    Le Parlement en Ukraine vient de voter contre le referendum pour l’autonomie des régions ukrainienne. Ils savent déjà que les résultats seront comme pour la Crimée. La guerre va donc continuer …

    • kalon kalon

      et le président du parti des régions allié aux derniers communistes ukrainiens vient de demander la démission de toutes les têtes de Kiev
      Petit problème pour « arsenik »: ces partis ont la majorité à la RADA !

  • polemile

    Ce matin, sur télé matin, l’heure de vérité, on commence à parler d’une menace de guerre mondiale. C’est la première fois que j’entends évoquer ce thème relié à l’Ukraine par les médias télévisés.
    J’ai l’impression qu’on commence à préparer les gens au pire.