Banques: fuite de données confidentielles lors d’une enquête de Bruxelles

Des données confidentielles ont fait l’objet de fuites au cours d’une enquête de la Commission européenne sur de possibles pratiques anticoncurrentielles de plusieurs grandes banques, a indiqué mardi un porte-parole de l’exécutif européen, qui a décliné toute responsabilité de la Commission dans cette affaire.

« Les informations qui ont été divulguées par erreur étaient considérées comme confidentielles par certaines entreprises », a expliqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, après la révélation de ces fuites dans la presse.

« Ces entreprises ou les cabinets d’avocats qui les représentent ont fait une erreur » en envoyant des versions non confidentielles de documents auxquels l’ensemble des parties devaient avoir accès, a-t-il expliqué au cours d’un point de presse.

En raison de cette erreur due à l’utilisation de « logiciels inadaptés », certaines informations confidentielles ont pu être extraites des DVD contenant ces dossiers, a-t-il expliqué.

L’affaire concerne une enquête en cours de la Commission européenne, qui vise 13 grandes banques européennes et américaines soupçonnées de s’être entendues pour empêcher des concurrents d’opérer sur le marché des produits dérivés de crédit (CDS) ou pour retarder leur entrée sur ce marché.

Sont concernés les établissements Bank of America Merrill Lynch, Barclays, Bear Stearns, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS, ainsi que le premier fournisseur d’informations financières sur le marché des CDS, Markit, et l’association internationale des dérivés (ISDA).

Le porte-parole n’a pas précisé quels étaient les établissements ayant pâti de cette brèche de confidentialité, indiquant seulement que « l’accès a des informations confidentielles est resté limité » car « seule une fraction des documents constituant le dossier de la Commission ont été concernés par cet incident ».

« Dès que la Commission a eu connaissance de cette brèche, elle a demandé la destruction des DVD concernés. Elle a donc réagi comme elle le devait à cette erreur, commise par les entreprises », a-t-il insisté.

Source: Agence de presse via Romandie

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